AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2367404259
Éditeur : Scrineo (09/02/2017)

Note moyenne : 3.11/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Depuis des siècles, les mondes de l'acumen vivent sous la coupe de la dynastie Combrail. Dès la naissance, le statut de chaque habitant est gravé dans les replis de son ADN. Chacun fait partie d'une hiérarchie sociale immuable. Avec, au sommet, le Prime Garant Bosmor, et tout en bas de la pyramide des castes, des milliards de caires.
Quand Bosmor est victime d'une tentative d'assassinat, héritiers potentiels et ambitieuses multinationales s'affrontent de plus... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  15 février 2017
Merci Babelio, merci Masse Critique, Merci Scrinéo !
Déjà c'est OK pour le livre-objet, avec une efficace illustration de couverture de Benjamin Carré.
L'univers est bien. L'auteur est un fin connaisseur des livres-univers auxquels il a consacré sa thèse, du coup on retrouve bien les inspirations de Jack Vance, Frank Herbert, et Brian Aldiss, Stefan Wul, Julia Verlanger et Pierre Bordage
Après on reste dans le mystère concernant les portes et les plaques Vangk, la fermeture du trou de ver vers la Terre ayant permis l'avènement d'une féodalité galactique ici inspirée de la célèbre dystopie d'Aldous Huxley. Par contre impossible de savoir s'il existe des mondes et des être humains au-delà des 3 milliards d'habitants des 6 planètes du Compas, puisque plusieurs éléments du roman sont contradictoires à ce niveau là…
On retrouve les relations incestueuses entre politique, religion et économie de "Dune", mais aussi son environnementalisme puisque l'auteur décrit l'écosystème des mondes traversés et leur terraformation forcée qui est l'un des principaux éléments du roman, mais aussi des i-machins, des biomachins et des nanomachins donc on est plus dans le New Space Opera que dans le bon Space Opera vintage… ^^
L'histoire est plutôt bien. le souverain est victime d'un empoisonnement et deux factions se déchirent pour récupérer le pouvoir : l'une veut achever le souverain, l'autre veut le sauver… Donc les deux sont à la recherche du dénommé Palestel qui serait la clé pour fabriquer un antidote. Nous sommes dans un stand alone de 300 pages résolument Young Adult, donc il ne faut pas s'attendre à de grandes réflexions sur le clonage, les manipulations génétiques, l'absolutisme, le fondamentalisme, les consortiums économiques ou la lutte des classes… Nous sommes dans une cavale, et on a droit à une poursuite sur les toits, au siège d'un bunker, à des combats en microgravité dans un convoi spatial, une grosse bataille dans un jungle alien et à une grosse exploz nucléaire… Après l'élément déclencheur du récit est un peu tarabiscoté (le fameux venin de la panthère ^^), et on a droit un bon vieux deus ex machina pour parvenir à une fin qui ne ressemble pas vraiment à une fin (d'ailleurs le mot « fin » n'apparaît pas après la dernière ligne du roman).
Là où le bat blesse c'est les personnages. Tout est centré sur le fuyard Palestel qui n'a aucunement suscité ma sympathie, donc j'en avais rien à carrer qu'il vive ou qu'il meurt… Il n'est jamais dans l'action mais toujours dans la réaction, et encore il se contente de suivre ses guides successifs et j'ai failli lâcher l'affaire quand on m'a ressorti la grosse ficelle « on n'a pas le temps, c'est trop compliqué, on t'expliquera plus tard » (le « viens avec moi si tu veux vivre » de la saga "Terminator" a quand même plus de gueule ^^). Bref, Palestel c'est la version SF du sempiternel boulet adolescent Fantasy… Il n'a aucune ambition et aucune conviction, à part dit-il mettre C-Luz en sécurité, le clone de sa défunte épouse ayant reçu son empreinte mémorielle (personnage qui en a rien à carrer de Palestel comme du reste de l'univers et dont on aurait pu parfaitement se passer, mais j'imagine que dans le cahier des charges il fallait une romance). On est dans un livre Scrinéo, donc je savais que les partis pris seraient Young Adult, mais dans ce cas j'aurai préféré des adolescents plutôt que des adultes qui agissent et réagissent comme des adolescents.
J'ai essayé de me raccrocher aux personnages secondaires, en espérant l'arrivée du code gandalfien (qu'on l'appelle Merlin ou Obi-Wan Kenobi ^^)… Oui mais non, ils meurent tous comme des merdes les uns après les autres (y compris le super agent chimérique sur lequel on avait bâti quelques twists bancals), et je suis presque persuadé que l'auteur l'a fait exprès…. Il y a bien une rivalité entre Daguenay le vieux général et Belake la jeune requin en talons aiguille, mais franchement ces personnages aurait davantage eu leur place dans un tome du "Traquemort"… ^^

J'aime beaucoup Laurent Genefort et tout ce qu'il a fait pour la SFFF en France mais avec ce stand alone je suis mitigé voire déçu, et j'ai presque eu l'impression qu'il s'était plus éclaté à décrire les faunes et les flores extraterrestres qu'à raconter son histoire. Mais il peut néanmoins constituer une bonne porte d'entrée à ses nombreux univers !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          389
Dionysos89
  03 mars 2017
Après Les Océans stellaires, la nouvelle collection de space opera chez Scrineo bénéficie rapidement d'un deuxième opus issu de l'imaginaire fertile de Laurent Genefort : Étoiles sans issue est un volume particulier, qui prend bien sûr place dans l'univers des Portes de Vangk de l'auteur.
Palestel est un simple employé dans une affaire fumeuse consistant à élever ce qui ressemble à une panthère, le souci étant que l'affaire en question est un vaste complot visant à décapiter le pouvoir en place. Mordu par la dite panthère, Palestel est laissé pour mort mais survit miraculeusement pour se voir poursuivi par toutes les parties prenantes : les comploteurs pour le faire taire, les défenseurs du gouvernement en place pour tenter de sauver leur souverain grâce à lui.
J'avoue, dans la même configuration que Les Océans stellaires, le début m'a été très difficile à appréhender autant en termes d'immersion que d'empathie avec les personnages. L'intrigue se lance de façon inégale, les personnages n'apparaissent pas de manière charismatique (cela semble volontaire, cela dit, ce n'est pas un acte manqué) et le protagoniste est transbahuté dans l'histoire sans vraiment agir par lui-même, au point d'ailleurs de l'énoncer directement au lecteur à la toute fin. Je retiens tout de même les chapitres 15 et 16 qui brillent malgré cela par une immersion très réussie où nous sommes au plus près des combattants, de leurs peurs et de leurs réactions face à l'adversité.
Pour un constructeur de mondes comme peut l'être Laurent Genefort, il y a enfin de quoi être quand même déçu de se voir offrir un aussi faible exotisme : honnêtement, on ne se retrouve pas tant que ça dans un « ailleurs ». Certes, cela répond très bien à l'esthétique donnée par Benjamin Carré à la couverture (on y reconnaît d'ailleurs parfaitement une scène du roman), mais pour un ensemble de sociétés disséminées sur plusieurs planètes et qui se sont volontairement mises à l'écart dans un système stellaire qu'elles nomment le Compas, de plus grandes différences sociétales pouvaient être attendues. L'aspect jeunesse traditionnellement attaché aux romans d'imaginaire de chez Scrineo n'empêche pas d'aller creuser cette idée, surtout avec la force de l'univers habituel de l'auteur ; de toute façon, ce roman confirme que la collection « Space opera » vise le grand public, vers une lecture pour tous. Ce manque de personnalité, de repères marquants, se retrouve dans un dernier aspect problématique : le système de castes qui conditionne les sociétés du Compas semble très important pour comprendre leur fonctionnement, mais finalement on n'en voit jamais vraiment les effets au sein-même des dites sociétés ; il y a quelques privilèges pour les Garants qui sont cités, mais ils surviennent surtout quand il y en a besoin pour se sortir d'une situation scénariste compliquée.
Sur l'immense bibliographie de qualité de Laurent Genefort, il peut bien y avoir quelques déceptions et Étoiles sans issue en fait malheureusement partie, par manque d'immersion et d'exotisme. Notez qu'il se lance en parallèle dans une nouvelle trilogie, Spire : il n'y a donc pas d'inquiétude à avoir pour retrouver l'univers des Portes de Vangk et découvrir de nouvelles planètes !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
UnKaPart
  10 février 2017
Dis au revoir aux enfants, enfile ta combinaison spatiale (ou l'inverse si tu es curé), on part pour les étoiles ! Et en musique, s'il te plaît, parce que c'est du space opera.
Dans Etoiles sans issue, tu te glisses dans les godasses de Palestel, un type qui n'a rien de particulier, hormis beaucoup de bol et autant de malchance. Il va se retrouver à son corps défendant au beau milieu d'une machination qui grimpe jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat. Contraint à la fuite, il s'enfuit, il fuit et il fuit encore.
Pas évident de qualifier ce bouquin. Plutôt pas mal, bien, moyen, intéressant, décevant, sympa… Un peu tout ça à la fois, ça dépend ce qu'on attend de la SF.
Un très bon point, l'écriture propre. Une qualité de plume qu'on retrouve chez Asimov, Herbert ou Bordage. Un style classique, donc, mais très agréable à lire parce que de haut niveau.
Tant que j'y suis à citer des noms, niveau influences, références et “choses qui font penser à”, on peut citer Stargate, Aeon Flux, Fondation, Dune, Les Guerriers du Silence.
Avec tout ça et ses propres idées en prime, l'auteur arrive à monter son truc à lui. Dépassant la mosaïque référentielle en libre-service, il développe un univers riche, cohérent et personnel. Un univers qui ne se limite à un joli décor en arrière-plan, puisque Genefort l'utilise à fond. Sur ce point, Etoiles sans issue est un très bon roman.
A un détail près qui m'a laissé très frustré : les Vangk.
Si l'auteur utilise très bien le cadre qu'il construit… le cas des Vangk laisse perplexe. Tout ce qui les concerne est botté en touche alors que certains éléments nécessitent des explications. C'est pas comme si leurs portes des étoiles formaient la base du voyage spatial, ni comme si leurs écosystèmes sur plaque faisaient résonance avec la terraformation qui est au coeur de l'intrigue. A chaque fois qu'il est question des Vangk, on se croirait dans X-Files, les réponses oscillent entre “je sais pas” et “parlons plutôt d'autre chose”. Non mais non, quoi ! On veut savoir ou au moins avoir des pistes. Tu vas me dire que c'est normal, vu que Genefort parle des Vangk dans d'autres bouquins. Sauf que a) je ne les ai pas lus, étant donné que b) si tu regardes bien la couv', il n'est mentionné nulle part “cycle de machin”. Etoiles sans issue se présente comme un stand-alone, il est censé constituer un tout en soi.
Autre manque, un défaut majeur à mes yeux, derrière le récit, ça sonne creux. Tout le long, je me suis demandé ce que le bouquin cherchait à me dire. L'auteur raconte une belle histoire mais ne va pas beaucoup plus loin. Ben oui, mes attentes en SF, c'est le message, les réflexions suscitées, au-delà des gros vaisseaux spatiaux et des piou piou de rayons laser.
Les luttes politiques, l'absolutisme et la puissance grandissante de l'Eglise ne s'accompagnent d'aucune réflexion politique ou religieuse. Idem le féodalisme et le système de caste niveau social, la croisade de terraformation niveau environnemental, et les consortiums niveau économie. Dommage, parce qu'il y a tout ce qu'il faut.
Oui, on voit bien que des gens veulent tripatouiller l'environnement et que ça va mal finir. Qu'un Etat absolutiste allié à une Eglise intransigeante et soutenu par ceux qui ont le pognon, ça va mal finir. Qu'une société de castes est inégalitaire. Mais ce sont des évidences et on n'en décolle jamais. On le sait tout ça, l'Histoire le démontre depuis 6000 ans, et on vit dedans en plus.
Dans Fondation, on trouve un discours sur l'histoire, le poids des masses et des individus sur son cours. Chez Philip K. Dick, les questions tournent autour du contrôle de l'individu et de la définition de l'humain. Dune, il me faudrait des heures pour lister toutes les pistes sur le destin, la liberté, la politique, la religion, l'environnement…
Je n'attendais pas du bouquin qu'il tartine des pages de message tout prêt à interpréter et méditer ensuite. Mais il ne pose même pas de questions, en tout cas rien de renversant (politique et luttes de pouvoir, religion et croisades, on a du stock sur le sujet depuis un bail).
Donc là, déception. D'autant plus grande que le bouquin ne manque pas de qualités. Entre une belle plume, un cadre bien construit, des tonnes de détails inventifs, on plonge vite dedans, on s'attend à… et là… ben ça dépend vraiment du lecteur. Certains y trouveront leur compte en matière d'évasion, d'action, d'opéra spatial. D'autres, comme moi, resteront sur leur faim.
La narration n'est pas parfaite non plus. A la moitié du bouquin, je me suis demandé où était la tension. J'ai vérifié dans mon séant, elle n'y était pas. Ok, on trouve une bonne dose d'enjeux politiques autour de Palestel, de ce côté, rien à redire. Mais lui là-dedans ! A ce stade, Palestel a déjà échappé X fois à la mort et Y fois à Z poursuivants. Schéma qui ravira les amateurs d'action mais un peu répétitif. Et comme il ne peut visiblement rien lui arriver, on ne s'angoisse pas sur son sort (là où Herbert n'hésite pas à flinguer des personnages chers au lecteur).
Palestel souffre aussi d'un gros défaut : il a autant de charisme que Luke Skywalker au début de Star Wars. Autant dire pas des masses. Je veux bien qu'il soit écrasé par des forces qui le dépassent, mais jamais il ne prend les choses en main, se contentant d'être bringuebalé par un gars, puis un autre, puis un troisième, et ainsi de suite. Toujours en retrait, le personnage principal pèse autant qu'un second couteau. Tous les protagonistes qu'il rencontre prennent le pas sur lui. L'exemple flagrant est Mautes lors de l'affrontement spatial, alors que dans cette situation Palestel pourrait enfin devenir un acteur de premier plan.
Luke finit quand même par se déniaiser au fil de la triologie (même s'il reste pâlot à côté du charismatique Han “Shot first” Solo). Tixu Oty, insipide au début des Guerriers du Silence, j'en aurais presque chialé à la fin si j'étais pas un grand garçon. Palestel, lui, on suit ses aventures comme il les vit : en spectateur, sans participer.
Les autres personnages ne m'ont pas trop emballés non plus, souvent stéréotypés. Je ne vais pas dire où pour éviter de flinguer la surprise, mais on croise un traître qui le porte sur la figure. On le voit arriver avec des sabots XXL, le modèle spécial Bozo le clown pointure 92. Belake, la méchante de service, est très très méchante – il ne lui manque que le rire sardonique à la fin de chaque phrase – et donc forcément gaulée comme une bombe atomique. Idem avec Daguenay, le vieux général sévère mais juste, Mautes, le rebelle bourrin mais avec un bon fond, etc.
Au final, un bouquin qui possède d'indéniables qualités objectives (style riche et fluide, inventivité et richesse de l'univers, rythme, action, rebondissements, grand spectacle). Quelques défauts aussi (Vangk et personnages). Dans l'ensemble, Etoiles sans issue est un bon roman de divertissement. Si on aime la SF bien fichue, pas dénuée d'intelligence mais pas trop prise de tête, ça devrait plaire.
Perso, une lecture pas inintéressante qui me laisse pourtant sur ma faim, faute de faire carburer mes neurones.
Lien : https://unkapart.fr/etoiles-..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          22
euphemie
  14 avril 2017
En prenant connaissance des précédentes critiques...certaine d'éminent amateur éclairé de SF :-)) , je les trouve un peu dures...
-L'exotisme , moi je l'ai trouvé dans ce récit, faut peut être moins et crédible que trop...parce que trop eh bah c'est trop ;-)
-Les méchants trop méchants et les gentils pas assez charismatiques...bah dans la "vrai vie" les méchants le sont souvent "un peu trop" et les gentils...un peu "fade", sinon ça se saurait que si on est gentil gentil ont devient super attractif...il y aurait ptète un peu plus de candidat....à la gentillitude.
Moi la poursuite dans des mondes ternes, dans des vaisseaux poubelles enfin pas le genre Enterprise rutilant de partout, ma foi, c'est plus que probable pour moi...Faut pas se leurrer la Grande Boule Bleue...y a pas mieux. Les combats dans les vaisseaux , je ne suis pas une spécialiste OK , mais j'ai bien participé, euh visualisé plutôt.
La petite histoire d'amour, il y en a toujours une n'est ce pas. La SF c'est comme le Hard ( la musique ;-) ) ses amateurs sont de grands tendres, bien, juste ce qu'il faut, pas fleur bleue, responsable et libertaire.
Au final , j'ai bien aimé et 4 étoiles pour des étoiles sans issue...c'est mérité
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Allisonline
  06 mars 2017
Lectrice des littératures de l'imaginaire, j'ai pourtant toujours eu plus de mal avec la Science-Fiction qu'avec ses soeurs de la trinité SFFF. Lorsque Scrineo a annoncé le lancement d'une collection Space Opera, j'y ai vu la parfaite occasion de redécouvrir ce genre, d'autant qu'elle est dirigée par Stéphanie Nicot (directrice artistique des Imaginales, salon que j'aime très fort). J'ai donc jeté mon dévolu sur Étoiles sans issue afin de faire la rencontre, par la même occasion, de la plume de Laurent Genefort (il était temps) et j'ai passé un agréable moment, dans l'ensemble.
Finalement peu habituée à ce genre, j'ai eu besoin d'un peu de temps pour prendre mes marques dans l'univers complexe proposé par l'auteur. Dans la nébuleuse du Compas, le rang de chacun lui est implanté à la naissance, faisant de sa place dans la société un élément de son patrimoine génétique. Les caires sont les travailleurs, au bas de l'échelle, alors que les ektasiarques et les garants sont hiérarchiquement au sommet. le centre du Compas, enfin, de l'histoire, c'est Palestel : un simple caire qui se retrouve bien malgré lui emporté dans un complot qui le dépasse. Après avoir été employé en secret, empoisonné, puis laissé pour mort, il se retrouve à devoir fuir… absolument tout le monde. Étant le seul espoir de guérison du Prime Garant, lui-même empoisonné, Palestel est recherché tout à la fois par ceux qui veulent la mort du souverain et par ceux qui souhaitent l'utiliser comme antidote.
Le roman est dynamique, ne souffre d'aucun temps mort et la plume de Laurent Genefort, clairement addictive, est au service d'un univers vaste et travaillé. Malheureusement, je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les personnages. Palestel est presque anecdotique, l'intrigue se forme autour de lui mais il ne provoque jamais aucune action, il se contente de subir et d'obéir. Je pense que c'est clairement un parti pris de l'auteur, lequel a choisi le point de vue d'un caire sans envergure et sans talent particulier bien loin d'être un élu à l'intelligence ou à la force singulière… mais j'aurais tout de même aimé que quelque chose ressorte du personnage, qu'il soit un peu plus consistant, voire attachant. Je pense que c'est aussi dû au format court du roman, lequel nous présente un univers extrêmement fouillé sur quelques 300 pages. Ajouté au rythme haletant provoqué par la fuite de Palestel, nous n'avons bien le temps de nous arrêter sur rien d'autre que l'intrigue principale. Cela vaut pour la psychologie des personnages, mais aussi pour l'univers lui-même (n'ayant déjà pas le sens de l'orientation sur une seule planète, alors cinq…) qui aurait mérité que l'on s'y attarde plus longuement (même si je crois que c'est le cas dans d'autres de ses romans… mais je parle pour la néophyte que je suis). de plus, l'auteur pose les bases de plusieurs réflexions intéressantes, qu'elles soient politiques, sociales ou religieuses, mais ne s'y attarde pas vraiment. Alors qu'il parle d'un système de castes hyper abusif, de l'implication de la religion dans la famille régnante, ou bien encore de clonage humain, par exemple.
Au final, je pense que ce roman a rempli sa fonction en piquant mon intérêt. Étoiles sans issue est un roman de Science-Fiction divertissant et bien rythmé, auquel il manque un petit quelque chose du côté des personnages. J'aurais aussi aimé qu'il s'attarde sur les messages qu'il aurait pu faire passer. Je retiens en revanche la belle plume de Laurent Genefort et son imaginaire débordant, et je vais probablement me pencher sur le reste de sa bibliographie !
Lien : http://allison-line.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   27 février 2017
Ne te leurre pas, ce fauve est vicieux comme pas deux. Capable de retenir son élan des jours et des jours pour te persuader qu’il ne peut pas t’atteindre. Et puis, à la seconde où il le décide, clac ! il t’emporte une main, net et sans bavure.
Commenter  J’apprécie          160
AlfaricAlfaric   13 avril 2017
Les fleurs ne sont qu’un artifice de séduction des plantes qui les produisent, belles et parfois vénéneuses. Leur pouvoir s’exerce avant tout dans les têtes.
Commenter  J’apprécie          120
AlfaricAlfaric   09 février 2017
- Glenic a été massacré pour des raisons égoïstes : l’obtention du pouvoir absolu. Tel est le cancer du pouvoir personnel.
Commenter  J’apprécie          90
AlfaricAlfaric   13 avril 2017
- Des guêpes étrilleuses ?
- Des bêtes territoriales aux ailes tranchantes comme des rasoirs. Seules, elles ne causent pas grand mal, mais à la moindre menace, elles se regroupent ne essaim qui environne l’intrus et l’épluche vif. Heureusement, ça n’arrive pour ainsi dire jamais, car le temps que met l’essaim à se former laisse largement celui de prendre la fuite.
Commenter  J’apprécie          20
AlfaricAlfaric   27 mai 2017
L’acumen tient par l’usage modéré de la force. Trop de force exhibée trahit la peur.
Commenter  J’apprécie          121
Videos de Laurent Genefort (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Genefort
Les 15 et 16 juin 2019 auront lieu la 11ème édition du salon international du livre de poche Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés organisée par la librairie La Griffe Noire et la ville. Le libraire Jean-Edgar Casel vous présente quelques informations de l'édition 2019...
L'Agent des ombres Tome 1 - L'Ange du Chaos de Michel Robert et Bénédicte Lombardo aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/24075-sci-fi-l-agent-des-ombres-t1-l-ange-du-chaos.html
La lyre et le glaive, Tome 1 : le diseur de mots de Christian Léourier aux éditions Critic https://www.lagriffenoire.com/143629-livres-de-science-fiction--le-diseur-de-mots---la-lyre-et-le-glaive-t1.html
La voie des Oracles, I : Thya: La voie des Oracles, I de Estelle Faye aux éditions Folio SF https://www.lagriffenoire.com/?fond=recherche
Le Puits des mémoires (1) de Gabriel Katz et David Camus aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/24013-sci-fi-le-puits-des-memoires-la-traque-vol1.html
Les vaisseaux d'Omale: L'Aire hodgqine de Laurent Genefort aux éditions Folio SF https://www.lagriffenoire.com/55630-sci-fi-les-vaisseaux-d-omale.html
Les Épées de glace, T1 : le Sang sur la lame de Olivier Gay aux éditions Bragelonne https://www.lagriffenoire.com/81301-sci-fi-les-epees-de-glace-le-sang-sur-la-lame-vol1.html
ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
+ Lire la suite
autres livres classés : clonesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

La horde L'ascension du serpent

Que donnent les pierres extraitent d'un crâne de dragon?

Force et rapidité
Pouvoir et longévité
Pouvoirs magiques
Vision nocturne

20 questions
1 lecteurs ont répondu
Thème : Hordes, tome 1 : L'ascension du serpent de Laurent GenefortCréer un quiz sur ce livre