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ISBN : 109017506X
Éditeur : Serge Safran éditeur (23/08/2012)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Été 2001. Le cinéaste européen Peter Waltman s'envole vers les États-Unis. Il doit y présenter son dernier film et réaliser pour Arte un documentaire sur la célèbre violoniste Frederika Murray. Il ne sait pas encore que Willy, son collaborateur sur de nombreux tournages au Moyen-Orient, vient d'être assassiné en Bavière.

Waltman découvre l'Amérique, fasciné par la beauté, la vitalité et la violence de ses villes : New York, Philadelphie, Washington, S... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
caro64
  30 mars 2013
Quand Peter Waltman décolle pour New York, imagine-t-il à quel point destins et hasards peuvent parfois se liguer pour bousculer toutes vos certitudes ? Peter Waltman est un cinéaste quinquagénaire reconnu en Europe pour ses documentaires. Il part justement à New York où il doit rencontrer la violoniste Frederika Murray afin de réaliser un film sur celle qu'on appelle "La Murray", tant la magie de ses interprétations est, soit portée aux nues, soit vouée aux gémonies par un milieu musical intransigeant. Nous sommes à l'été 2001. A peine arrivé, Waltman apprend l'assassinat en Bavière de son principal collaborateur, avec lequel il a interviewé, entre autres, Massoud et Ben Laden, jugé inoffensif à ce moment là. Alors qu'une idylle amoureuse réunit Peter et Frederika et qu'il met ses pas dans les siens au gré des concerts qu'elle donne aux États-Unis, l'enquête avance.
Qualifier Virtuoses de simple roman policier serait un grave raccourci, ce n'est pas non plus un roman urbain voire même un roman d'amour, c'est un peu de tout cela. Max Genève sait multiplier les intrigues parallèles. Il nous emtraîne en Allemagne, au Moyen-Orient et dans sept villes des Etats-Unis, lesquelles donnent le nom aux chapitres. Dans le tourbillon des rencontres et des événements qui s'enchaînent, l'auteur prend plaisir à nous perdre et à conduire Peter et Frederika au bord de l'abîme. C'est autant un périple dans l'Amérique qui voit s'effondrer les Tours Jumelles qu'un regard acéré sur la duplicité des sentiments. Ce que voit le cinéaste et ce que joue la violoniste, c'est la partition insatisfaite de la fin d'un monde auquel chacun participe à sa façon. Un bon vrai-faux polar aux allures d'opéra géopolitique.
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ladesiderienne
  16 octobre 2012
Merci aux Editions Serge Safran qui, à travers l'opération Masse Critique de Babelio, m'ont permis de découvrir l'univers de Max Genève à travers "Virtuoses". Quelle belle surprise !
L'auteur nous emmène donc aux États-Unis sur les pas de Peter Waltman, cinéaste européen, à la renommée assez confidentielle, venu y présenter son dernier film et tourner un reportage sur Frederika Murray, célèbre violoniste.
L'histoire d'amour qui va naitre va être rattrapée par le passé de Waltman. Nous sommes en été 2001 et certains documentaires précédemment tournés par le cinéaste au Proche-Orient vont exciter la curiosité des services de renseignements américains (notamment des interviews du Commandant Massoud et de Ben Laden, jugé inoffensif à l'époque). Un membre de l'équipe de tournage est d'ailleurs retrouvé assassiné en Bavière.
Mais Max Genève ne s'arrête pas à un roman d'amour et d'espionnage doublé d'un polar. Chacune des 7 parties de son livre est consacrée à une ville : New-York, Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago et Boston, que visite pour la première fois Waltman. Nous y découvrons donc avec lui et à travers ses yeux de cinéaste, l'Amérique dans toute sa splendeur mais aussi ses bassesses. Ce dernier n'adhère pas vraiment à la culture américaine mais il perçoit ce qui l'entoure comme un décor de cinéma grandeur nature (superbes descriptions). Il y rencontre des personnages de tous horizons : riches producteurs, artistes, musiciens, maitre-chanteur, gangsters, dealers. Ce livre est en plus, une ode aux arts que sont le cinéma, la musique classique, mais aussi la peinture à travers les célèbres musées visités par Waltman dans chaque ville traversée.
A travers son personnage, l'auteur nous parle de la mort, des difficultés du monde, sans se départir d'un certain humour. Il a l'art de la phrase qui fait "mouche", du jeu de mot et j' ai eu beaucoup de difficultés à me limiter dans le choix de mes citations. Des chapitres courts, un style fluide, rythmé, m'ont permis de passer un excellent moment.
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dancingbrave
  07 novembre 2012
Cette critique a été réalisée dans le cadre de l'opération Masse critique de septembre 2012.

En juillet 2001, Peter Waltman, cinéaste allemand se rend aux états unis pour la double raison de présenter, lors d'un festival à San Francisco, un de ses films récents, et de réaliser un documentaire flatteur sur « la Murray », Frederika Murray, violoniste people talentueuse.

Premier thème : le très original guide touristique :
Peter Waltman va donc effectuer un périple à travers les Etats-Unis le menant successivement à New York, Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago et Boston. Chaque étape sera l'objet d'une étude intéressante sur les lieux, les moeurs, bref, l' «american way of life » décliné dans ses nuances géographiques par un personnage pas forcément pro-américain.

Second thème : l'amour :
Peter Waltman va rencontrer Frederika Murray dont il va tomber éperdument amoureux avec force détails parfois surprenants.

Troisième thème : La musique
Max Genève est manifestement un grand mélomane, sa riche érudition transpire dans ces personnages principaux pour notre plus grand bonheur.

Quatrième thème : les intrigues ; intrigue policière, intrigue géopolitique et intrigue de moeurs :
Peter va croiser le personnage de Myriam, la soeur de Frederika.
Myriam va se révéler être un personnage ambigu, peut-être impliqué dans deux meurtres, celui de son ex-mari et celui d'un ancien détective, Wallace, lié à la famille Murray
(Mais cela n'a pas d'importance pour la suite…).
Sur ces entrefaites, Willy Westermann, cadreur de l'équipe de Peter, est assassiné par Piotr Ljubomir
(Mais cela n'a pas d'importance non plus pour la suite…)
Piotr Ljubomir est sous contrat d'un commanditaire, Graham Stoker, ancien de la CIA
(Mais cela n'a guère d'importance non plus….).
L'enquête policière conduit Peter à se questionner sur un ancien reportage que son équipe avait réalisé en 1994 à Khartoum, près du prince Hassan Al-Tourabi, une relation à lui, Houssama Ben Laden, et sur des images qu'ils n'auraient peut être pas du fixer.
Sur cette deuxième entrefaite, vient se rajouter une interview que Peter va accorder à Anton Bleicher, faux journaliste pas très méchant.
(Mais cela n'a toujours pas grande importance pour la suite…).
Sur cette énième entrefaite arrive l'attentat du 11 septembre
(Mais là encore tout le petit monde de Peter s'en sort et ça n'a pas d'importance pour la suite…)

A mon sens, "Virtuoses" est un « gloubiboulga » de thèmes et d'intrigues imbriqués mais finalement sans lien entre eux qui tous vont tomber comme des baudruches qui se dégonflent lentement.
Le grand mérite de ce roman est tout de même de montrer l'implication terrible que toutes les politiques, y compris celles des Etats-Unis ont eu dans la genèse des attentats du 11 septembre 2001 et de la nouvelle donne géopolitique mondiale.
Le style de Max Genève est agréable et brillamment descriptif avec de belles envolées expressives.
La langue est douce, faite de phrases souvent fouillées mais parfois un peu trop léchées ; notamment dans la volonté de s'abstenir de répétitions qui conduit l'auteur à user trivialement de synonymes désagréables pour évoquer Peter ou Frederika comme « le cinéaste », « la violoniste », « sa maîtresse », « le réalisateur » qui rompent, à mon goût, le charme de son écriture.
J'aurais aimé également un peu plus d'épaisseur dans la psychologie des personnages manquant de trempe.
Il ne faudrait pas grand-chose pour faire de Max Genève un « Virtuose » du roman.
Voilà, c'est cela, juste un peu d'épaisseur dans la construction et dans les caractères.
Mais attention, nous sommes là, tout de même, devant une écriture de belle qualité.
La description de l'attentat du World trade center restera pour moi la partie très poignante de ce roman.
Je remercie Babelio et l'éditeur Serge Safran de m'avoir permis de réaliser cette critique qui, je l'espère sera constructive.
Je souhaite attirer l'attention sur la qualité matérielle excellente du livre lui-même Sa couverture souple offre une prise en main agréable et son dos bien qu'encollant 400 pages est ressorti intact et supportera allègrement les assauts du temps et des relectures éventuelles. Il convient de le signaler car le fait est rare.
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Henri4
  11 août 2012
Max Genève, Virtuose,
A paraître chez Serge Safran le 23 août
J'ose dire que Max Genève nous offre un « super-Arlequin » ! On raconte que certains titres de cette inusable collection sont écrits par des normaliens en panne d'argent mais pas de talent... Donc Max Genève nous offre de belles voitures, de belles femmes, de belles demeures et un héros, Peter Waltman, cinéaste, aventurier, invité aux quatre coins des Etats-Unis pour présenter son dernier film dans différents festivals. Avec sa cinquantaine flamboyante, on se demande comment il fait pour être célibataire ! Il ne le reste d'ailleurs pas puisqu'il rencontre une jeune violoniste de renommée internationale : ravissante, talentueuse et richissime (voiture avec chauffeur, domestiques, demeure fastueuse, grands vins, restaurants chics, avant-premières…). de plus, elle aime se blottir contre notre héros, comme une petite fille qu'elle est restée, et se déplace rarement sans son énigmatique soeur aînée. Avec ce trio, nous visitons les grandes villes du pays dans les meilleures conditions (avions, grands hôtels…). Et il faut avouer que c'est un plaisir de suivre ce beau monde dans des histoires rocambolesques. Ici, tout le monde est virtuose, l'auteur, bien sûr, qui mène la danse, mais aussi chaque personnage qui joue sa vie con brio, à la façon d'une partition de Vivaldi !
Avec un sens parfait du rythme, de l'intrigue et du récit, Max Genève nous entraîne dans un roman trépidant, aussi efficace qu'un thriller, et nous régale au passage de quelques descriptions très crédibles du monde de la musique et des grands interprètes, et de celui du cinéma et des producteurs d'Hollywood. Un régal jusqu'au bout !
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Plumisa
  07 novembre 2012

Dans la jungle de la rentrée littéraire, il est des romans qui passent inaperçus ou presque, et c'est fort dommage car il s'y trouve quelques pépites : "Virtuoses" est de ceux-là.
Ce roman se lit d'une traite comme une belle histoire et en même temps il évoque des thèmes aussi profonds que la politique, la violence, l'amour, la conséquence des actes.
C'est aussi la découverte de l'Amérique avec un regard neuf, celui d'un quinquagénaire plein d'à priori contre cette dernière, qui la découvre après avoir parcouru le monde entier et surtout le proche orient envers lequel il ressent une grande attirance.
L'histoire se déroule jusqu'au 11 septembre qui infligera de toute sa violence à l'Amérique une cicatrice indélébile.
Suite au meurtre de son coéquipier, Peter revient sur les reportages tournés auprès de personnalités : un certain commandant Massoud ou un certain Ben Laden alors à la tête d'une inoffensive entreprise agricole au Soudan.
Peter cherche à comprendre et par là même déclenche en nous des réflexions : rien n'est jamais anodin en ce monde, et surtout pas en politique internationale.
Au rythme de concertos, de violon, d'amour, d'humour, de films, le roman se déroule et le lecteur y prend une part entière car il ne peut pas juste survoler ces pages, il s'y laisse emporter en totalité.
Une image peu commune de l'Amérique, une belle surprise et une excellente lecture !

Lien : http://isabelle-passions.ove..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   15 octobre 2012
C'est donc bien un miroir déformant que l'Amérique nous tend et l'image de nous qui s'y révèle est tout sauf gratifiante.
La conclusion s'imposait, une lapalissade : il ne serait jamais Américain. Les mois, les années n'y changeraient rien, quelque chose en lui refusait aussi bien le mode de vie, son cortège d'hypocrisies larvées, que les paysages urbains dominés par le culte de l'automobile, les gens - au cœur dur sous la religiosité chantante - le parler promis à dominer l'univers, bien qu'il fût la plus monstrueuse altération que l'anglo-saxon eût subie.
Combien d'artistes, condamnés par la guerre et l'exil, à devenir américains en ont souffert jusqu'à leur mort : Von Stroheim, Bartok, Nabokov et tant d'autres.
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caro64caro64   30 mars 2013
Je n’ai vu jusqu’à présent que vos villes. L’Amérique est un beau et grand pays. Grand, je veux dire vaste. Ce qui m’intrigue, c’est que ces millions de kilomètres carrés, votre première richesse, aient si peu d’effet sur les mentalités. Ici, comme ailleurs, c’est le petit qui domine dans les têtes.


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ladesiderienneladesiderienne   13 octobre 2012
- Votre Grâce...
Son interlocuteur le coupe.
- Appelez-moi prince ou Turki, nous ne sommes pas à Monaco. Dans la rue, les gens du peuple m'appellent Turki. Cela vous surprend peut-être, mais dans l'ensemble notre dynastie est aimée et respectée dans le royaume.
Peter se garde bien de dire que les rares opposants se retrouvent en prison. Le prince semble lire dans ses pensées.
- J'en conviens, nous ne sommes pas une démocratie au sens occidental du terme. Pas une tyrannie non plus. Une monarchie éclairée me semblerait l'expression juste. Certes dans la stricte observance des règles coraniques. Cela vous amuse ?
- Pardon, je pensais aux malheureux petits voleurs à la tire à qui l'on coupe la main ou à ces femmes que l'on fouette pour avoir laissé dépasser une mèche de cheveux sous leur voile. Pour nous Occidentaux, cela rappelle plutôt le Moyen Age.
Le prince resta silencieux. L'aurait--il blessé?
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ladesiderienneladesiderienne   13 octobre 2012
Mais bon, Waltman n'en ressentait pas moins, à cet instant-là, une sorte d'innocente jubilation d'ahuri à être là, dans ce grand brassage bruyant et bigarré d'humains et de machines en mouvement, sentiment déjà éprouvé dans d'autres métropoles mondiales au sortir de l'habituelle léthargie qu'entraine le décalage horaire. Innocente, car il n'y était pour rien, ce qui se passait là ne demandait aucune approbation, ne méritait aucune réprobation, échappait en somme à toute forme d'appréciation critique, c'était simplement absurde, monstrueux et beau.
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ladesiderienneladesiderienne   24 avril 2013
La vie lui avait appris à transcender les vicissitudes objectives en décisions courageuses, voire en réussites personnelles.
- Vous savez ce que disait Cocteau ? "Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur."
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Max Genève à l'exposition Michel Krieger Palais du Rhin à Strasbourg
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