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ISBN : 2330078382
Éditeur : Actes Sud (07/06/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Au large de la Californie, sur une île inhabitée au cœur d'un archipel quasi inaccessible et livré aux caprices des vents, Miranda, jeune photographe spécialisée de la faune sauvage, découvre un monde parallèle aussi séduisant que terrifiant, où la menace vient tout autant de la spectaculaire hostilité de la nature que de l'étrange micro-communauté scientifique qui l'accueille. Abby Geni signe un premier roman comme un grand-huit des sensations, et pose un univers i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  09 juillet 2019
C'est un archipel, au large de San Francisco, si petit qu'il est hautement probable que la plupart des lecteurs le découvriront avec ce roman, d'autant qu'il est peuplé essentiellement d'oiseaux et de phoques, et d'une poignée d'humains assez fous pour y passer du temps, en mission d'observation. le décor est rude, la terre inhospitalière, les animaux défendent leur territoire avec violence. C'est là que Miranda arrive avec son matériel de photographie, accueillie froidement par les exilés volontaires qui résident sur l'île. Chacun vient y panser ses blessures, montrant les dents comme une bête malade à la moindre tentative d'incursion dans leur vie privée.
C'est un huis-clos fascinant, émaillé de drames et de morts violentes, dans un cadre austère et dangereux, au coeur d'une nature sublime et sans pitié. Il y a fort à parier que l'on regarde différemment les goélands, chapardeurs et culottés qui séjournent sur nos littoraux.
Abby Geni a l'art de partager ses connaissances sur la nature, sans que cela paraisse artificiel. Les leçons de choses qui émaillent le récit ont leur place dans l'histoire : pas d'impression de copié-collé d'une encyclopédie en ligne
Très beau récit, à la fois instructif et palpitant, une belle découverte
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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nameless
  07 avril 2018
Au large de San Francisco, les îles Farallon sauvages et inhospitalières, n'abritent qu'une petite communauté de six biologistes dont la mission consiste à étudier l'abondante et rarissime faune, requins blancs, baleines, éléphants de mer. Le roman raconte l'année au cours de laquelle Miranda rejoint l'équipe pour apporter ses compétences de photographe-nature, métier qu'elle a exercé sur tous les continents, souvent dans des conditions extrêmes de froid ou de chaleur, de l'Arctique à l'Australie, de l'Afrique à l'Amérique du Sud.

Au fil des saisons, Miranda relate tous les événements vécus par les 7 habitants, le climat violent, la promiscuité à l'intérieur du gîte, la vie quotidienne soumise à une gestion rigoureuse des stocks de nourriture et d'eau, les communications vers l'extérieur limitées aux urgences médicales, les relations âpres et inamicales entre les scientifiques, les observations animalières quotidiennes.

Farallon Islands est un huis-clos ilien asphyxiant, qui dès les premières pages distille une sourde angoisse que l'auteur accentue peu à peu, en inventant des rebondissements inattendus, parfois poignants. La menace plane en permanence, les dangers sont partout, à proximité des côtes déchiquetées par les tempêtes, au contact des animaux sauvages. Mais l'espèce la plus dangereuse n'est-elle pas humaine ? Miranda est un personnage attachant et fragile, qui ne s'est jamais remis de la mort prématurée de sa mère, à qui elle écrit de longues lettres. Elle n'a pas vraiment de patrie ni de maison. Elle sillonne la planète avec ses appareils photos sans jamais avoir réussi à se sédentariser ni à fonder une famille.

Comment son séjour à Farallon Islands va-t-il à jamais modifier le cours de son existence ? Il faut lire le roman singulier et envoûtant d'Abby Geni pour le savoir.
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LePamplemousse
  26 juin 2017
Les îles Farallon sont situées à seulement 50 km à l'ouest de la Californie, mais l'atmosphère sur ces îles est tellement étrange qu'on a l'impression d'être au bout du monde, complètement isolés, à des années lumières des hommes et de leurs préoccupations.
Miranda est photographe et elle va rejoindre pour une durée d'un an les six scientifiques qui vivent sur une de ces minuscules îles.
Ces îles sont le territoire exclusif des requins, des baleines, des éléphants de mer et des oiseaux, et la vie des scientifiques est rythmée par l'observation et l'étude de ces animaux, jour après jour, saison après saison.
Avec Miranda, nous allons découvrir la vie et les secrets des animaux qui peuplent ces îles, mais celle des rares humains sera plus difficile à appréhender, chacun étant là pour des raisons personnelles.
Au gré des marées et des jeux de lumière, nous finirons par découvrir ce que chacun a à coeur de trouver, de découvrir ou de cacher.
J'ai beaucoup aimé suivre le quotidien de ces sept personnes et de ces milliers d'animaux, j'ai eu envie d'attendre avec eux pendant des heures l'apparition des requins dans la baie, j'ai été émue par le retour des éléphants de mer venus donner naissance à leurs petits, j'ai eu peur assise dans une barque fragile à côté d'une baleine qui aurait pu la retourner d'un seul coup de queue, j'ai été horrifiée par l'attaque foudroyante d'un phoque par plusieurs requins blancs, j'ai adoré trouver par hasard une pierre d'estomac, j'ai été émerveillée par les nappes de brouillard qui surgissent d'un coup et les rayons du soleil qui les transperçaient tout aussi rapidement.
Le credo des scientfiques est d'observer mais de ne jamais interférer sur la vie de l'île.
Ca signifie qu'en aucun cas, ces hommes et ces femmes pourtant dotés d'intelligence et de compassion ne sont censés protéger un animal blessé des prédateurs, ils ne sont pas censés aider un petit éléphant de mer qui serait perdu, loin de son groupe, il ne viennent pas en aide à un bébé oiseau tombé du nid, ils se contentent d'assister à tout ce qui arrive, les combats, les blessures, les morts lentes, les cris de douleurs et d'agonie et consignent tout dans leurs carnets.
Miranda elle, vit à travers ses objectifs photographiques, le cadran de verre lui sert de rempart contre la douleur, la froideur et l'indifférence.
Le danger est partout sur ces îles, sur les rochers glissants, dans le brouillard, le froid, la nourriture répétitive, le manque de contact avec le continent, les animaux qui peuvent se révéler agressifs et les hommes qui eux-même peuvent être la pire menace qui soit pour leur semblables.
J'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir avec Miranda des kilomètres de cotes escarpées, à prendre des photos de tous les animaux qui trouvaient sur cette île un lieu de repos, j'ai été happée par le travail quotidien des scientifiques, j'ai été heureuse de jouir d'une pause avec mon propre quotidien bruyant, car ici, pas de téléphone, pas de télévision, pas de foule, pas de voiture, rien de ce qui rend nos vies à la fois si rapides et si remplies de tout un tas de choses sans intérêt.
Loin d'être un havre de paix, ces îles replacent l'homme dans la nature, et il apparaît comme l'animal qu'il est réellement, ni plus malin, ni plus fort, ni plus intelligent, ni meilleur que les autres animaux vivant sur cette terre.
Un gros coup de coeur pour ce roman où les notions de dangerosité et de compassion sont décortiquées, analysées, retournées dans tous les sens jusqu'à prendre des formes inattendues.
Un roman qui bouscule nos certitudes et qui nous hante longtemps après la lecture.
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cathulu
  20 juin 2017
"Photographe, nomade, orpheline de mère. Une épistolière, laissant derrière elle une traînée de papier et de mots partout dans le monde, comme celle d'un avion. une artiste avec un appareil photo en guise de cerveau: froid, précis, calculateur. Une femme en noir." Ainsi se définit a posteriori Miranda, la narratrice qui va passer une année sur les Farallon slands. Des îles tout sauf hospitalières où ne vivent que des biologistes chargés d'étudier la faune locale.
Rebaptisée Melissa, voire Souricette, la narratrice va peu à peu prendre ses marques et se laisser fasciner par cet environnement violent et meurtrier, peu accessible,où "tout est dangereux, même la peau des requins", ce qui nous donne un étonnant huis-clos en plein air.
Roman initiatique, se déroulant dans un environnement oppressant, où les distinctions entre humains et animaux ont disparu aux yeux des biologistes qui semblent détachés et sans empathie, Farallon Islands distille une sourde fascination qu'il faut prendre le temps de laisser agir. Un roman riche aussi en informations étonnantes sur les animaux qui la peuplent, avec un mention spéciale pour le poulpe "domestique", Oliver. Abby Geni, par son écriture précise, nous fait ressentir l'odeur du guano, sentir les poux d'oiseaux ou les attaques des goélands furieux avec une acuité sans pareille. Un roman puissant qui file sur l'étagère des indispensable
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LaPlumedEco
  01 août 2017
Le ton est donné dès les premières phrases, les premiers mots employés. le rythme d'écriture est haletant, sec, cassant, et offre ainsi une mimétique parfaite de l'ambiance tapissée par Abby Geni dans ce premier roman.
Consacré de prime abord à la découverte d'une île mystérieuse, le voyage réalisé par cette jeune photographe et l'équipe de biologistes qu'elle accompagne se transforme progressivement en un enchaînement de situations de survie. Férocité des animaux, magnificence et terreur des paysages, cette île semble regorger de secrets, constituant alors une aura qu'aucun des hommes ne parvient à percer.
La richesse du travail des chercheurs provient directement de là : comment capter, comprendre ce lieu et les regards qu'il comporte ? Finalement, la photographie semble être le moyen le plus adéquat pour transporter et transformer les espèces naturelles présentes.
Mais ce qui provoque réellement le sentiment d'obscurité et de danger, ce sont les hommes plus que les rochers, les animaux ou encore les vagues. A la croisée des chemins entre Shutter Island de Dennis Lehane et les Dix petits nègres d'Agatha Christie, Farallon Islands suggère un univers étouffant, angoissant, voire agonisant dans lequel les disparitions et la violence rythment les journées de cette équipe scientifique.
Grâce à cette écriture elle-même porteuse d'une certaine terreur, l'auteure nous entraîne dans un tourbillon noir, qui tangue tantôt avec l'imaginaire d'une narratrice déboussolée, tantôt avec une frontière poreuse entre réalité et fantastique. On cherche à expliquer un enchaînement des événements parfois scabreux : cette île est-elle à ce point mystérieuse, à ce point vivante, qu'elle réparerait elle-même les injustices des hommes qui l'habitent ?
Mais plus que l'endroit, le danger provient des personnages. le recours à la focalisation interne dans la construction du récit participe à cette impression d'isolation et d'étouffement qui ressort de la lecture. Nous voyons, nous ressentons à travers la narratrice, Miranda. Située derrière l'objectif de son appareil, elle est constamment dans une position d'observatrice du paysage et des personnes qui l'entourent.
Désir de retrait, de protection, elle va pourtant prendre pleinement conscience de son existence sur cette île suite à un événement brutal qui la poussera à (enfin) agir. Mais trouver sa place d'artiste et de femme dans cette communauté ultra restreinte se révèle finalement beaucoup plus difficile que de s'accoutumer du lieu et du mode de vie qu'il impose. le temps s'étire, les animaux domestiques sont exotiques, la nourriture affamante.
Rien ne semble fonctionner comme de coutume sur cette île qui impose un rythme à la fois infernal et terriblement long, déconnecté. Même l'isolement que s'impose la narratrice dans sa chambre ne lui offre pas de répit, de respiration, et l'entraine malgré elle dans cette spirale infernale qui l'engloutit un peu plus chaque jour. Une seule question parcourt l'esprit du lecteur lorsqu'il parvient à se détacher de ce récit hypnotique : Miranda repartira-t-elle vivante de Farallon Islands ?
Lien : http://www.laplumedeco.fr/fa..
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   02 juillet 2017
Un thriller psychologique amplifié par la Nature.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   04 avril 2018
Avant que les humains ne remplissent les océans de bruit - ronron des bateaux, grondement des plate-formes pétrolières, vibrations des câbles sous-marins - les baleines pouvaient chanter d'un bout à l'autre de la planète.
p. 102
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michdesolmichdesol   03 janvier 2019
Galen m'a dit qu'il glanait tout ce qui parlait de la vie sur les îles. Il ne faisait pas de distinction entre le trivial et l'essentiel, l'humain et l'animal, le tragique et le merveilleux. Pour lui, la plus grande illusion des humains était de croire qu'ils étaient en dehors de la nature – qu'ils ne faisaient pas partie de la chaîne alimentaire – qu'ils n'étaient pas eux-mêmes des animaux.
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kathelkathel   12 septembre 2017
Les gens imaginent souvent que prendre des photos les aidera à se souvenir précisément de ce qui est arrivé. En fait, c’est le contraire. J’ai appris à laisser mon appareil au placard pour les événements importants parce que les images ont le don de remplacer mes souvenirs.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   10 juin 2019
Galen m’a dit qu’il glanait tout ce qui parlait de la vie sur les îles. Il ne faisait pas de distinction entre le trivial et l’essentiel, l'humain et l' animal, le tragique et le merveilleux. Pour lui la plus grande illusion des humains était de croire qu’ils étaient en dehors de la nature – qu’ils ne faisaient pas partie de la chaîne alimentaire – qu’ils n’étaient pas eux-mêmes des animaux.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   26 août 2017
La force de mon propre élan m'a surprise. Je voulais avoir le petit près de moi, le prendre dans mes bras. La solitude de cette jeune créature était insupportable. Je ne savais pas si je pleurais. Cela pouvait aussi bien être la pluie froide sur mes joues. Mick a tenu bon, ne m'a pas lâchée. Nous avons regardé le bébé poursuivre son chemin vers l'intérieur des terres, se démener à travers la brume, poussant des cris que personne n'entendait, jusqu'à ce que l'air vaporeux l'engloutisse.
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