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EAN : 9782330078386
Éditeur : Actes Sud (07/06/2017)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Au large de la Californie, sur une île inhabitée au cœur d'un archipel quasi inaccessible et livré aux caprices des vents, Miranda, jeune photographe spécialisée de la faune sauvage, découvre un monde parallèle aussi séduisant que terrifiant, où la menace vient tout autant de la spectaculaire hostilité de la nature que de l'étrange micro-communauté scientifique qui l'accueille.

Abby Geni signe un premier roman comme un grand-huit des sensations, et p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  09 juillet 2019
C'est un archipel, au large de San Francisco, si petit qu'il est hautement probable que la plupart des lecteurs le découvriront avec ce roman, d'autant qu'il est peuplé essentiellement d'oiseaux et de phoques, et d'une poignée d'humains assez fous pour y passer du temps, en mission d'observation. le décor est rude, la terre inhospitalière, les animaux défendent leur territoire avec violence. C'est là que Miranda arrive avec son matériel de photographie, accueillie froidement par les exilés volontaires qui résident sur l'île. Chacun vient y panser ses blessures, montrant les dents comme une bête malade à la moindre tentative d'incursion dans leur vie privée.
C'est un huis-clos fascinant, émaillé de drames et de morts violentes, dans un cadre austère et dangereux, au coeur d'une nature sublime et sans pitié. Il y a fort à parier que l'on regarde différemment les goélands, chapardeurs et culottés qui séjournent sur nos littoraux.
Abby Geni a l'art de partager ses connaissances sur la nature, sans que cela paraisse artificiel. Les leçons de choses qui émaillent le récit ont leur place dans l'histoire : pas d'impression de copié-collé d'une encyclopédie en ligne
Très beau récit, à la fois instructif et palpitant, une belle découverte
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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marina53
  10 octobre 2019
Photographe spécialisée dans la faune sauvage ayant sillonné moult pays et mers, Miranda a décidé de poser ses valises sur les îles Farallon. Un ensemble d'îles très sauvages et peu accessibles, à 50 kms au large de San Francisco, où résident, pendant des mois, voire des années, des biologistes et des ornithologues. Lorsque la jeune femme débarque en ces terres inhospitalières, ils sont au nombre de six. Six hommes et femmes venus étudier et observer les requins, les oiseaux, les baleines et autres éléphants de mer avec qui elle devra cohabiter. Si les conditions météorologiques s'annoncent d'emblée mauvaises, l'accueil qui lui est réservé est tout aussi glacial. Chacun devra composer avec l'autre. Avec ses faiblesses, ses blessures, ses démons et son passé...
Pourtant pas loin des côtes californiennes, l'archipel des Farallons semble retiré du monde tant son climat est rude, sa végétation sauvage et ses habitants exilés des préoccupations habituelles. Ici, l'on vit pour et à travers sa passion, que ce soit celle des requins ou des oiseaux. Miranda, jeune photographe fraîchement débarquée, va devoir s'accoutumer à sa nouvelle vie, s'accommoder avec chacun. Au fil des saisons, elle retranscrit, par écrit, sa vie au quotidien. Des écrits qui, comme à son habitude, sont destinés à sa maman, décédée des années plus tôt. Dans ce huis clos, à la fois oppressant, angoissant et hors du temps, Abby Geni oscille habilement entre thriller psychologique et nature writing. Dans cet Archipel de la Mort, escarpé, menaçant et soumis aux vents violent, il n'y a pas que la nature qui peut s'avérer être dangereuse. Et la jeune Miranda l'apprendra à ses dépens. Ce roman fait, évidemment, la part belle à cette nature brute et sauvage mais aussi aux profondeurs de l'âme humaine. Un roman palpitant et foisonnant...
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LePamplemousse
  26 juin 2017
Les îles Farallon sont situées à seulement 50 km à l'ouest de la Californie, mais l'atmosphère sur ces îles est tellement étrange qu'on a l'impression d'être au bout du monde, complètement isolés, à des années lumières des hommes et de leurs préoccupations.
Miranda est photographe et elle va rejoindre pour une durée d'un an les six scientifiques qui vivent sur une de ces minuscules îles.
Ces îles sont le territoire exclusif des requins, des baleines, des éléphants de mer et des oiseaux, et la vie des scientifiques est rythmée par l'observation et l'étude de ces animaux, jour après jour, saison après saison.
Avec Miranda, nous allons découvrir la vie et les secrets des animaux qui peuplent ces îles, mais celle des rares humains sera plus difficile à appréhender, chacun étant là pour des raisons personnelles.
Au gré des marées et des jeux de lumière, nous finirons par découvrir ce que chacun a à coeur de trouver, de découvrir ou de cacher.
J'ai beaucoup aimé suivre le quotidien de ces sept personnes et de ces milliers d'animaux, j'ai eu envie d'attendre avec eux pendant des heures l'apparition des requins dans la baie, j'ai été émue par le retour des éléphants de mer venus donner naissance à leurs petits, j'ai eu peur assise dans une barque fragile à côté d'une baleine qui aurait pu la retourner d'un seul coup de queue, j'ai été horrifiée par l'attaque foudroyante d'un phoque par plusieurs requins blancs, j'ai adoré trouver par hasard une pierre d'estomac, j'ai été émerveillée par les nappes de brouillard qui surgissent d'un coup et les rayons du soleil qui les transperçaient tout aussi rapidement.
Le credo des scientfiques est d'observer mais de ne jamais interférer sur la vie de l'île.
Ca signifie qu'en aucun cas, ces hommes et ces femmes pourtant dotés d'intelligence et de compassion ne sont censés protéger un animal blessé des prédateurs, ils ne sont pas censés aider un petit éléphant de mer qui serait perdu, loin de son groupe, il ne viennent pas en aide à un bébé oiseau tombé du nid, ils se contentent d'assister à tout ce qui arrive, les combats, les blessures, les morts lentes, les cris de douleurs et d'agonie et consignent tout dans leurs carnets.
Miranda elle, vit à travers ses objectifs photographiques, le cadran de verre lui sert de rempart contre la douleur, la froideur et l'indifférence.
Le danger est partout sur ces îles, sur les rochers glissants, dans le brouillard, le froid, la nourriture répétitive, le manque de contact avec le continent, les animaux qui peuvent se révéler agressifs et les hommes qui eux-même peuvent être la pire menace qui soit pour leur semblables.
J'ai eu beaucoup de plaisir à parcourir avec Miranda des kilomètres de cotes escarpées, à prendre des photos de tous les animaux qui trouvaient sur cette île un lieu de repos, j'ai été happée par le travail quotidien des scientifiques, j'ai été heureuse de jouir d'une pause avec mon propre quotidien bruyant, car ici, pas de téléphone, pas de télévision, pas de foule, pas de voiture, rien de ce qui rend nos vies à la fois si rapides et si remplies de tout un tas de choses sans intérêt.
Loin d'être un havre de paix, ces îles replacent l'homme dans la nature, et il apparaît comme l'animal qu'il est réellement, ni plus malin, ni plus fort, ni plus intelligent, ni meilleur que les autres animaux vivant sur cette terre.
Un gros coup de coeur pour ce roman où les notions de dangerosité et de compassion sont décortiquées, analysées, retournées dans tous les sens jusqu'à prendre des formes inattendues.
Un roman qui bouscule nos certitudes et qui nous hante longtemps après la lecture.
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Fleitour
  23 août 2019
Un nouvel Nature-Writing a débarqué de Chicago, oui c'est certain, de retour d'une île où seuls les animaux osent frayer, "Farallon Islands", un archipel inhospitalier, dit-on. C'est simple il faut prendre la mer et naviguer au large de San Francisco. Ce beau bébé de près de 400 pages c'est une femme qui le porte, Abby Geni. La narratrice, Miranda photographe de la nature sauvage, en parle à vous gaver, et cohabite avec 6 pingouins, des taiseux qui ne l'ont pas attendue pour cultiver leur savoir.

J'imagine les commentaires de notre planète, "Lire-Télérama", où une colombe fera un beau papier pour nous susurrer : "Je la vois Abby Geni encapuchonnée, affronter la mer, seule, portée par toutes les images qui flottent dans ses rêves marins".
Dans cette nature hostile, c'est une réalité bien différente qui vous attend.
Ce magnifique roman, d'espaces et d'aventures est aussi un huis clos où nos pingouins, sont des biologistes à la carcasse taillée dans de vieux chênes. Les quatre femmes ont elles aussi des tempéraments inaltérables même par gros temps.

Miranda écrit tous les jours à sa mère depuis ses 14 ans, quand elle s'est retrouvée orpheline devant un père dévasté. Les " îles Farallon" offrent une opportunité idéalisée pour y glaner des prises de vue improbables, des images qui peut-être feront la une des journaux. Prendre sur le vif la naissance de bébés phoques, et pourquoi pas des jumeaux serait pour elle marquer les esprits et inscrire un nouveau maillon dans la chaîne des grandes photos insolites de la faune sauvage.

Imaginons son rêve de gamine réalisé, dans le plus beau décor qu'une terre vierge puisse porter, où la nature s'exprime sans retenue. Ses premiers pas dans l'île principale est un choc pour la jeune femme, même pour elle qui a parcouru le monde.

Ce matin j'ai exploré les lieux.
Je ne peux pas expliquer la joie que j'ai éprouvée.
Tout ce qui constitue ces îles m'a semblé exquis.
L'air iodé.
Le fracas des vagues.
La danse des souris qui s'égaillaient à la limite de mon champ visuel.
Le granit qui craquait et s'effritait sous mes bottes.
page 60

Quand elle débarque à la fin de l'été c'est la saison des requins blancs, des grands requins blancs dont Galen et Foster sont les spécialistes, ils sont intarissables sur ces bêtes féroces qui dégustent un phoque ou une otarie, comme un hamburger. Mais sur le passé de Galen et de Foster rien ne perce.
Elle pensait bien avoir à affronter les pires conditions de survie. Face aux carnages engendrés par les requins blancs, Miranda faisait l'expérience du vent, un vent dévastateur, qui parfois se transformait en un feulement doux et rêveur.

A la fin de l'automne, les baleines se multiplient autour des îles. Les voici, "dans les eaux comme des cauchemars, elles se confondent avec les vagues, les nuages, les îlots et reflètent la lumière, les baleines bleues comme les baleines grises". Mick spécialiste des baleines, est fasciné, et comme lui c'est peut-être ce spectacle qui est le plus déroutant. Imaginez des nageuses synchronisant des chorégraphies, les baleines sont capables de défier nos sirènes, un moment inoubliable.

Le brouillard s'installe de façon permanente, c'est la mi-décembre la saison des phoques commence. Pour Lucy et Andrew coiffé de son "bonnet rouge cramoisi" c'est aussi la bonne saison pour observer les océanites de Wilson. Oiseaux nocturnes, ils nichent dans les falaises. Lucy allait ainsi découvrir une vraie cité dortoir.

Mais au printemps, le temps redevient majestueux, c'est l'île aux oiseaux, avec la nidification, la couvaison, le travail des biologistes est alors intense pour répertorier toutes les espèces présentes, ou celles qui migrent. Cette planète, la demeure des macareux et des guillemots est aussi celle des oiseaux de nuit, les nocturnes comme les chauves-souris ou les océanites qui font la nuit un bruit d'enfer.

"Farallon Islands" est un roman magnifique aux multiples facettes, Melissa ou souricette selon les surnoms qu'on lui attribuait, évoquait souvent le souvenir de sa mère, et lui dévoilait son dialogue intérieur imprimant au récit une respiration, des moments de calme qui allaient devenir au fil des pages, indispensables pour suivre son regard sur cette équipe fragilisée.

Comment éviter une confrontation, avec ces 6 chercheurs biologistes et une stagiaire Charlene, qui donnent le sentiment de tempéraments introvertis, formant dans ce refuge exigu une communauté dévouée au silence, à un passé que nul doit connaître.
Il est difficile de se mettre à nu. Malgré le vacarme qui règne au dehors tous les bruits sont écoutés, entendus, interprétés. Seul Nick cherche à coopérer dans les corvées ou dans les coups durs. le temps des drames et des accidents les surprend tous, incapables de s'en extraire, le huis clos va se refermer sur eux.

Nous sommes dans une version marine d'Agatha Christie. Hercule Poirot chez Abby Geni n'est pas prêt à imaginer l'enchaînement dramatique, qui va peu à peu balayer la vie et l'univers minéral de ces chercheurs. Comment les rêves de Miranda vont ils être laissés un temps à l'abandon pour une autre lumière, comme si un jour le soleil avait enfanté une déchirante foison de couleurs, pour lui montrer une autre traversée.

Un véritable bijou, tout converge pour émerger de ces heures, sombres, tumultueuses ou lumineuses, avec un autre regard sur la nature, et sur nos compagnons de route les hommes. Des biologistes passionnés, que l'on adoptera, et comprendra, les douleurs comme leurs faiblesses étaient les clés de leur humanité, l'écriture et la délicatesse de Abby Geni les rendaient crédibles et sensibles.
Un très grand roman.
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moussk12
  02 janvier 2020
Le temps s'est arrêté pour Melissa. A 14 ans, la perte de sa mère a suspendu sa vie. Elle vit désormais sur un fil, comme un funambule, repoussant les limites de son destin comme elle repousse le genre humain.
Le temps s'est arrêté pour elle, malgré tous ses voyages aux quatre coins de la terre, aux confins du froid, de la sécheresse, du danger, sans attache, munie uniquement de ses appareils photos.
Le temps s'est arrêté et elle le fige dans ses photographies. Animaux de toutes sortes peuplant la terre sont ses seuls liens avec le vivant et ce, depuis vingt ans. Devenue animal elle-même, elle s'arrête aux îles Farallon, des îles inhospitalières, dangereuses, nauséabondes, où se croisent au fil des saisons requins, baleines, phoques et oiseaux. Melissa partagera un an de sa vie avec les six occupants de l'île, biologistes, scientifiques spécialisés dans cette faune locale qui devient vite, aux yeux du lecteur, une faune aussi repoussante qu'envoûtante. Odeurs, vacarme incessant, violences perpétuées par ces animaux sont encerclés de brouillard, de vents qui rendent dangereuses chaque sortie du refuge. Melissa y vivra de longs mois, capturant cette nature, obstinément. On devine la force et la beauté des photos.
Les habitants cohabitent, avec pour seule intimité leur chambre, territoire respecté de chacun. Pourquoi ont-ils fait ce choix ? S'entourer de cette force vitale tout en s'éloignant de l'homme et de la civilisation ? Ici, "on ne parle pas du passé". Cela convient à Mélissa qui se confine dans son mutisme et vit dans le déni total. Déni de la disparition de sa mère à qui elle écrit depuis vingt ans. Déni des vivants restés sur le continent. Déni d'une grossesse dont elle ne s'aperçoit que cinq mois plus tard. Déni de sa propre personne, laissant les habitants de l'île se méprendre sur son prénom. Les interrogations de chacun, les conséquences de son silence lui importent peu. Elle ne s'en rend même pas compte.
Livre intimiste malgré la vie bouillonnante. Livre de silences et de cris, où la perte d'un être cher et le relationnel prennent ici toute leur place.
J'ai beaucoup aimé malgré un certain malaise ressenti par rapport à la personnalité du personnage principal.

PS : voudriez-vous lire aussi mon commentaire ?
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   02 juillet 2017
Un thriller psychologique amplifié par la Nature.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   04 avril 2018
Avant que les humains ne remplissent les océans de bruit - ronron des bateaux, grondement des plate-formes pétrolières, vibrations des câbles sous-marins - les baleines pouvaient chanter d'un bout à l'autre de la planète.
p. 102
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marina53marina53   11 octobre 2019
- Voilà une expression intéressante, a-t-il dit. Tu as perdu ta mère. J'ai perdu ma femme.
- Oui.
- On les perd. On les égare. C'est exactement ça. Cette chose qu'on a toujours eue avec soi, cette chose à laquelle on était si habitué qu'on n'y pensait plus. Comme des clés ou un portefeuille. Je me pose encore la question : "Où est-elle passée ? Elle était là il y a encore une minute."
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marina53marina53   13 octobre 2019
Le corps et l'esprit ne marchent pas l'un sans l'autre : la pensée devient émotion qui devient sensation qui devient sens qui devient chair. Mais pendant la majeure partie de ma vie, j'ai été sans racines, sans amarres, un fantôme. Un être de pensée, sans corps. J'ai été cette personne constituée d'une sensibilité artistique et de chagrin. J'ai cru que mon esprit était primordial et mon corps secondaire – le premier un instrument compliqué, le second un simple véhicule. Ma chair n'a pas compté dans la formation de mon identité.
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marina53marina53   11 octobre 2019
Chaque fois que nous nous souvenons de quelque chose, nous le transformons. Ainsi fonctionne notre cerveau. J'envisage mes souvenirs comme les pièces d'une maison. Je ne peux pas m'empêcher de les modifier quand j'entre à l'intérieur – je laisse des traces de boue par terre, je bouscule un peu les meubles, crée des tourbillons de poussière. Avec le temps, ces petites altérations s'additionnent.
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marina53marina53   10 octobre 2019
La nuit ne suit pas le jour, pas vraiment – cela impliquerait que l’un arrive avant l’autre. Non, le jour et la nuit fonctionnent plutôt comme une grande vague dont la base serait une aube étincelante qui déferlerait à travers un long après-midi doré et dont la crête serait le soir allant se fracasser contre l’obscurité, après quoi tout recommencerait.
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