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EAN : 9782917283462
64 pages
Editions Cleopas (14/06/2012)
3.29/5   12 notes
Résumé :
A la fin du premier siècle de notre ère, dans la cité d'Arelate (Arles), suivez le quotidien de nos héros : Vitalis, tailleur de pierre que ses vices vont rattraper et Neiko, adolescent qui ne rêve que de prendre la mer.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  19 août 2013
Arles, fin du premier siècle après J-C. Vitalis le tailleur de pierres vient une fois de plus de se faire renvoyer d'un chantier. La fois de trop sans doute puisque plus aucun contremaître ne veut de lui. Bagarreur et incurable joueur de dés, il passe son temps à parier avec les autres ouvriers au lieu de travailler. Ayant contracté pas mal de dettes, il rentre chez lui la queue entre les jambes annoncer à sa femme enceinte qu'il est une fois de plus au chômage. Sollicité quelques temps plus tard par Atticus, un ancien gladiateur devenu entraîneur, Vitalis doit se résoudre à embrasser une carrière à laquelle il n'était absolument pas destiné au départ. En signant son contrat d'engagement auprès d'un promoteur, le jeune homme renonce à la citoyenneté mais trouve par la même le seul et unique moyen de gagner l'argent nécessaire pour rembourser ses créanciers. Seulement le plus dur commence, car pour devenir un gladiateur de talent, le parcours est long et difficile...
Une BD historique de plus sur la Rome antique ? Pas vraiment. Ne cherchez ici aucun empereur aux moeurs débridées. Point non plus d'épiques batailles ou d'intrigues politiques complexes mais plutôt une plongée dans le quotidien des gens du peuple. le pari est très didactique. Aidé par un archéologue, Laurent Sieurac met en perspective les connaissances scientifiques les plus actuelles concernant le monde romain. Ainsi l'image des gladiateurs présentée dans cette BD est à des années lumières des standards Hollywoodiens et du Gladiator de Ridley Scott. Contrairement aux idées reçues, la gladiature n'était pas une infâme boucherie au cours de laquelle des esclaves s'entretuaient pour le plaisir d'un public assoiffé de sang. Les gladiateurs étaient en fait des sportifs de haut niveau choyés par des promoteurs ayant beaucoup investi sur leur compte. Des athlètes volontaires grassement payés pour assurer un spectacle certes violent mais où, contrairement à ce que l'on croit, la mort des combattants était extrêmement rare.

Parfaitement documentée jusque dans les moindres détails (architecture, vêtements, objets), Arelate reste éloignée d'un ton professoral qui plomberait le déroulement des événements. Intelligemment, les auteurs ont préféré apporter les éclaircissements scientifiques nécessaires dans un copieux dossier à la fin de chaque volume. L'histoire racontée n'est donc en aucun cas parasitée par des considérations historiques et scientifiques qui rendraient la lecture pour le moins indigeste.
Visuellement les planches aux tons sépia sont du plus bel effet même si parfois les personnages souffrent d'une certaine raideur, notamment dans l'expression des visages. Quoi qu'il en soit, voila une série restituant le plus fidèlement possible la vie quotidienne d'une ville antique que j'ai trouvée passionnante et dont j'ai hâte de dévorer le troisième tome sorti il y a peu.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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bdelhausse
  01 mai 2022
De passage à Arles, on est séduit et interpellé par le passé historique de la ville. Son histoire remonte très loin et les arènes sont un haut lieu touristique et historique. Mes enfants ont été happés par l'atmosphère et les explications (nous avions comme guides un couple d'amis qui en savent un rayon sur l'histoire locale). Tout ce préambule pour dire que cette ambiance, cette Histoire, on la retrouve dans la BD Arelate.
Rigueur historique, scientifique. Souci du détail qui ajoute une plus-value indéniable au résultat. Oui, bien sûr. Un travail tout à fait digne d'éloges. le rendu de l'architecture romaine d'Arles est très bon.
Là où le bât blesse, c'est au niveau de choix éditoriaux, comme la colorisation sépia. Je ne suis pas fan, d'autant que cela renforce le côté un peu brouillon du trait de crayon. J'ai parfois eu du mal à identifier qui est qui (même si c'est globalement OK). Ces points sont du détail. Plus fondamental, la faiblesse du scénario m'a semblé plus problématique. On a Vitalis, joueur invétéré, bagarreur, futur papa, qui se fait virer de tous les chantiers. Il se fait courtiser par un organisateur de combats de gladiateurs, et en même temps il est harcelé par son principal créancier. Quelques phrases m'ont posé des problèmes, car elles semblent davantage refléter les préoccupations du XXè siècle que l'état d'esprit de l'Antiquité. Un effort au niveau du scénario aurait élevé le niveau de la BD, à mon avis. Ici, on reste à u nniveau très basique.
Par contre, j'ai bien aimé l'idée que le personnage principal soit antipathique. Cela nous change un peu. Au final, une BD avec de belles qualités, mais qui va atterrir (et disparaître...) au milieu de plusieurs séries (Murena, entre autres) dont les qualités sont bien meilleures.
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alouett
  21 octobre 2013
Arelate (Arles), 1er siècle après Jésus-Christ.
Vitalis est tailleur de pierre. Malgré la grossesse de sa femme, il continue de dépenser son argent dans les jeux de hasard et l'alcool. A force de parier, il a déjà perdu sa solde avant même de l'encaisser, ce qui le contraint à emprunter toujours plus. Mais le prêteur entend bien rentrer dans ses frais et décide de lâcher ses sbires dans la Cité pour mettre la pression sur Vitalis.
Ce dernier se retrouve acculé. Il décide de renoncer à sa liberté et signe un contrat auprès d'un laniste, devant ainsi gladiateur.
En parallèle, nous suivons Neiko, jeune adolescent qui s'apprête à devenir un homme. Son rêve est de pouvoir naviguer mais il se heurte aux réticences de sa mère encore affectée par le décès de son frère.
-
Il est désormais assez rare que je me plonge dans de telles fresques historiques. La dernière en date est Murena et je n'ai pas ressenti l'envie d'en parler sur ce blog. Comme il y a des exceptions à la règle, j'ai accepté une proposition que m'a faite Jérôme de découvrir Arelate. La maison d'édition Cleopas m'a envoyé l'intégralité du premier cycle de la série (trois tomes). Mais aussi sceptique ai-je été avant de m'engager dans la lecture, j'ai découvert cet univers avec avidité, d'où mon envie d'en parler.
L'aisance avec laquelle les auteurs installent les personnages et les font évoluer dans cette société est assez déconcertante. L'ensemble est fluide, didactique et divertissant. Quelques pages m'ont suffit pour être totalement captivée par ce scénario.
Si deux personnages principaux [Vitalis et Neiko] se démarquent aisément, c'est pourtant le tailleur de pierre qui retiendra notre attention ; c'est aussi ce personnage que les auteurs développent le plus. Cependant, l'assurance dont témoigne Neiko dès lors qu'il atteint la majorité laisse présager que nous sommes en présence d'un protagoniste à fort potentiel, il n'est pas impossible qu'il nous surprenne dans les tomes à venir.
Concernant Vitalis, l'histoire s'amorce à un moment crucial de la vie et son addiction aux jeux d'argent ne servira finalement que deux choses : c'est un prétexte pour aborder la question des jeux durant la Rome Antique (sujet qui sera d'ailleurs repris de manière plus détaillée dans l'intéressante Annexe du premier tome) et d'acculer tant et tant le personnage au point qu'il contractualise avec le laniste… cela met l'intrigue sur les rails de manière tout à fait intéressante.
Laurent Sieurac et Alain Genot sont parvenus à construire une oeuvre intelligente et à rendre la science ludique. Chaque tome développe cette fiction historique sur une cinquantaine de pages et en annexe, le lecteur peut profiter de dossiers d'une quinzaine de pages où sont repris point par point les sujets importants croisés dans le péplum. La partie documentée ne fait qu'accroître l'intérêt de la série. Des questions aussi variées que les codes vestimentaires, les corporations professionnelles, la gladiature, la grossesse, les croyances et les rituels sont abordées, mais je ne dresse-là qu'une liste non exhaustive de l'éclairage apporté au lecteur. A noter que Alain Genot est archéologue au Musée départemental Arles antique (si vous êtes intéressés, cliquez sur ce lien pour lire une interview d'Alain Genot). On aura également le plaisir et la surprise de découvrir en quoi les auteurs se sont permis quelques libertés avec la réalité historique ; ils abordent ces points très naturellement et assument totalement la part interprétative qu'ils ont sciemment intégré dans le scénario. Un peu de fantaisie historique ne fait de mal à personne lorsque les propos sont aussi bien étayés (écoutez également cette émission sur France Culture dans laquelle Alain Genot revient sur les méthodes d'expérimentation archéologique employées par son équipe ; ils organisent des combats pour retrouver les gestes des gladiateurs).
J'avais déjà eu l'occasion de profiter du travail illustratif de Laurent Sieurac sur L'Assassin royal. Son dessin réaliste se marie parfaitement à ce registre narratif. le trait des dessins est fin, très descriptif, un peu figé par contre sur certains moments (surtout les visages). Je n'ai pas eu l'occasion de tenir en mains la première édition du tome 1 d'Arelate. Cet ouvrage fut en effet publié une première fois en 2009 avec une couverture que je trouve plus criarde que celle qui habille la réédition de 2012. de plus, les planches étaient initialement d'une extrême sobriété, en noir et blanc et complétées des jeux de lumière plus ternes et très contrastés. Cette nouvelle édition s'inscrit dans la même veine graphique que les deux autres tomes du cycle 1 où dominent des teintes sépia. Ponctuellement, de courts passages sont mis en couleur par de doux lavis de gris ; ils nous signalent un temps narratif légèrement décalé dans le passé et nous aident à mieux appréhender l'histoire principale. On peut ainsi mesurer la teneur de certains liens relationnels entre certains personnages ou l'importance d'un événement antérieur à l'action présente. Il y a une belle harmonie entre les deux atmosphères.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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Fandol
  11 février 2017
Travailler en commun pour un scénariste – dessinateur et un archéologue est une excellente idée car le résultat est d'une très grande qualité, fournissant un récit passionnant et instructif à la fois. Se basant sur les découvertes les plus récentes, les auteurs battent en brèche pas mal d'idées reçues, sur les gladiateurs, par exemple.
Comme site, ils ont eu la très bonne idée de choisir Arles (Arelate), souvent appelée la petite Rome ou la Rome des Gaules. de plus, au cours des trois premiers albums (premier cycle), ils s'attachent à décrire le quotidien des gens du peuple, sans oublier le rôle des femmes. L'histoire débute à la fin du premier siècle après Jésus-Christ et nous sommes tout simplement sur le chantier des arènes, ces arènes qu'il faut d'urgence visiter comme le musée de l'Arles antique, si cela n'a pas encore été fait !
Le dessin est précis, impressionnant de justesse et de technique, et les teintes de brun renforcent encore le caractère unique de cette bande dessinée. Nous nous permettrons juste un petit bémol concernant les visages des personnages dont certains se ressemblent un peu trop, ce qui gêne la lecture.
Comme l'indique le titre du tome 1, Vitalis en est le héros. Tailleur de pierre joueur, buveur et belliqueux se fait renvoyer du chantier et doit d'urgence retrouver du travail car Carmilia, son épouse, est sur le point d'accoucher. Nous faisons aussi connaissance avec Neiko qui rêve de devenir naute pour naviguer d'abord sur le Rhône puis en mer.
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Erik_
  21 novembre 2020
Arelate est sans doute une bonne bd historique se situant au coeur même de l'Empire Romain. Arles était une formidable ville gallo-romaine regorgeant de vie. C'est dans ce cadre que se déroule cette histoire avec un joueur de dés invétéré. le vice du jeu existait déjà ainsi que les dettes et les prêteurs sans scrupule. On regrettera juste que le personnage principal soit si antipathique...
Sur la forme, le ton sépia donne un joli aspect à l'ensemble. Il est vrai que la colorisation manque un peu. le dessin est parfois un peu approximatif mais c'est masqué habilement. Cependant, dans l'ensemble, cela reste graphiquement très agréable.
Pour le reste, cette bd souffre de la concurrence d'un Murena ou encore Les Aigles de Rome qui le surpassent aisément. Pour autant, les auteurs ont fait un véritable travail de reconstitution historique. Cela regorge de détails sur la façon de vivre de ce peuple. le cahier pédagogique à la fin de chaque épisode permet d'en savoir plus. Bref, la rigueur est présente.
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critiques presse (1)
BulledEncre   21 décembre 2012
Divertissant et très convaincant.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ClioInoClioIno   27 février 2015
- Pourquoi tu joues ?
- Je ne sais pas ! Quand je joue, j'oublie tout ... Ça me prend aux tripes, ça me fait me sentir vivant !
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CristieCristie   29 janvier 2014
" Tu l'as perdu le tiens ? ... De rêve, je veux dire ...
- J'en avais un en effet, et les dés me l'ont volé pour ainsi dire. "
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Erik_Erik_   21 novembre 2020
Au temps des Grecs et des romains, les gens croyaient qu'à chaque personne correspondait une étoile. Quand la personne mourait, elle tombait du ciel et devenait une étoile filante.
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py314159py314159   08 février 2020
C'est très important que tu apprennes le latin, le grec ainsi que les mathématiques.
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