AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2221197844
Éditeur : Robert Laffont (19/01/2017)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 175 notes)
Résumé :
ÊTES-VOUS BIEN CERTAINE DE CONNAÎTRE VOTRE FILLE ?
D'AILLEURS, EST-CE VRAIMENT LA VÔTRE ?

À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu'une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c'est Julie.
Passé la surprise et l'émotio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (92) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  23 mars 2017
Voilà un roman plein d'imperfections mais qui arrive tout de même à tirer son épingle du jeu grâce au talent de l'auteur pour distiller le suspens .
Driiiiing !
Vous ouvrez la porte , et sur le seuil, amaigrie et vieillie, apparaît votre fille de 21 ans disparue , 8 ans auparavant ... Quand je dis disparue, je devrais dire kidnappée en pleine nuit devant les yeux de sa petite soeur , par un mystérieux individu au couteau .
Après la stupeur , puis l'immense joie de la découvrir vivante , il va bien falloir se "taper" toutes les corvées ... Hôpital , examens divers et variés, et la police , et puis aussi la presse ...
Et c'est là que le bât blesse et qu'il va falloir vous asseoir sur toutes les connaissances que vos avez accumulées en lisant d'autres romans policiers , vous L'Expert(e) à Miami ...
Amy Gentry ne connait pas les tests l'ADN ou plutôt , elle repousse le moment où cette famille saura si leur enfant leur a été rendue , tout comme dans le livre pour ados , " Perdue et retrouvée "de Cat Clarke.
Le suspens repose entièrement sur cette question : cette jeune fille est-elle leur Julie ?
L'auteur , habilement fait des retours dans le passé et nous raconte l'adolescence de cette victime et ce n'est pas rose. Elle décrit excellemment le parcours que peuvent avoir les gosses paumés, fugueurs , enlevés etc...
Elle décrit aussi la vie qui continue pour les "restants" qui s'efforcent de maintenir un semblant de normalité pour élever l'autre enfant, celui qui reste, celui qui a été épargné ...
C'est ce qui fait la force de ce livre , son aspect psychologique .
C'est vraiment le début qui m'a gênée, avec la police qui accepte un seul entretien , qui ne poursuit pas l'enquête , avec les médias (absents) qui les épargnent miraculeusement en se contentant d'une conférence de presse . ( Quand on connait l'appétit des journalistes pour le croustillant, on ne peut qu'être étonnée ...). il manque aussi la réaction des amis, de la famille élargie , des voisins ...
J'ai été gênée aussi par les doutes exprimés par la mère sur l'identité de cette nouvelle Julie passée de 13 à 21 ans . A notre époque , il existe des radios dentaires, des photos, des films etc, qui peuvent confirmer un physique, une voix ...
J'aurai trouvé tout ceci plus cohérent et plus habile qu'Amy Gentry place ce kidnapping avant les années ADN, téléphone portable qui font aussi office d'appareil photos ou de caméras ...Elle s'en serait sortie haut la main , je ne comprend pas .
C'est donc un roman à suspens agréable mais qui souffre de quelques imperfections . Ceci n'est que l'avis d'une Experte à Miami, of course ... Laissez moi rêver !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          510
nameless
  06 novembre 2018
C'est l'histoire de Julie, adolescente de 13 ans kidnappée nuitamment au domicile familial, vêtue de sa chemise de nuit Mickey Mouse (ça se passe aux Etats-Unis), sous la menace du couteau emprunté dans la cuisine de maman, sous les yeux de sa soeur Jane, 10 ans. Le FBI de Houston, particulièrement réactif, interroge Jane, lui offre une sucette pour la remercier de son témoignage et laisse tomber l'affaire. Les policiers n'ont pas le temps d'inspecter le compte facebook de l'évaporée ni de vérifier si elle n'est pas ce mystérieux corps d'une autre adolescente retrouvé à la même époque.

Huit ans passent. Un soir, au moment où la famille s'apprête à déguster des fettucine sauce Alfredo aux crevettes panées et asperges grillées, on sonne, et pouf ! C'est Julie qui rentre au bercail. La police et l'hosto disent que ça va, même si la désormais jeune femme raconte qu'elle a été vendue et revendue, violée et reviolée durant toute la durée de sa disparition. Si ça va, ça va ! Sa mère l'emmène donc faire du shopping chez Nordstrom, lui achète des hauts en soie sans manches, des jeans griffés, des pulls en cachemire, des blouses paysannes, des T-shirts à 50 dollars. Puisque ça va vraiment très bien, Julie apprend à conduire en deux temps et trois mouvements, et comme huit années de séquestration, c'est franchement rien du tout, elle envisage d'obtenir un diplôme d'équivalence pour entrer à l'université.

Mais Alex Mercado, qui parce qu'il n'a pas supporté d'être flic est devenu détective privé avec une logique surprenante, fait son apparition miraculeuse et vient semer le doute dans la tête de maman Whitaker... Et si Julie n'était pas Julie... Par chance, Mercado en sait bien plus long que le FBI, qui bulle toujours sans penser à rien, les doigts de pied en éventail.

Sur fond d'endoctrinement religieux, avec en guest star, un prédicateur qui ressemble davantage à un humoriste qu'à un gourou, Amy Gentry écrit une intrigue invraisemblable, met en scène une famille incohérente, et invente des personnages inconsistants, dans un style banal aux dialogues surabondants où surnagent une infinité de questions : « Pourquoi ? Pourquoi ? Et si ? Et si ? » auxquelles l'auteure n'apporte que de bien faibles réponses. Une histoire, qui contrairement à ce qu'affirme Charlotte extasiée page 289, n'est pas « tripante » (du verbe triper, mot valide au Scrabble).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          464
Antyryia
  23 janvier 2017

Ils ne sont pas bien dans leur tête les éditeurs de la bête noire. Vous savez ce qu'ils ont fait ? Ils ont tout dégueulassé ma couverture à grand renfort de marqueur noir. Il ne manque que quelques paillettes pour parfaire sa customisation.
 
Avec les filles des autres, l'Américaine Amy Gentry écrit son premier livre, et pour ceux qui ne l'auraient pas compris, c'est un roman à suspense.
Au centre de l'intrigue, la famille Whitaker. Qui se compose d'Anna et Tom, les parents, et de Jane et Julie, leurs deux filles.
Ou pas.
Le prologue évoque leur drame familial, dont le seul témoin était la cadette, Jane. Celle-ci, alors âgée de dix ans, a assisté à l'enlèvement nocturne de sa soeur par un homme armé d'un couteau.
Huit ans plus tard, alors que Jane est exceptionnellement revenue de la faculté pour retrouver ses parents, une jeune femme de vingt et un an, épuisée et déshydratée, sonne à leur porte. Alors que tout espoir était devenu vain, que la famille ne rêvait plus que d'un corps à enterrer pour pouvoir faire son deuil, que les recherches de la police avaient été abandonnées ... Julie est de retour.
S'il s'agit bien d'elle.
La famille serait elle désormais enfin réunie ?
Julie raconte au poste de police ses huit années d'enfer : on l'a vendue, on l'a violée, elle a été emmenée au Mexique pour être de nouveau la simple marchandise d'un baron de la drogue juqu'à parvenir à s'échapper.
Mystérieuse Julie, qui ressemble étrangement à la chanteuse du groupe "Gretchen at Midnight", dont une vidéo datant seulement de quelques mois est visible sur Youtube.
Etrange Julie, qui évoque avec sa mère des souvenirs d'enfance mais qui appréhende que la couleur de ses racines ne devienne visible.
Mais pourquoi mentirait elle ? Pourquoi jouerait elle un rôle ?
Où peut-elle bien se rendre quand elle n'assiste plus à ses séances de psychothérapie ?
 
La lecture du roman d'Amy Gentry, tout en gardant une identité propre, m'a tour à tour fait penser à trois autres thrillers.
Le premier, c'est Hortense de Jacques Expert. Quand Sophie croise Emmanuelle, elle est convaincue de reconnaître sa petite fille, enlevée presque vingt ans plus tôt. Mais Emmanuelle et Hortense ne font elles réellement qu'une ? le lecteur doute. Ici les circonstances ont beau être différentes puisque la fille des Whitaker se présente comme telle, nos hésitations sont similaires. Les indices savamment distillés paraîssent si contradictoires. Dans la peau d'une mère aimante, nous partagerons ses incertitudes pendant un très grand nombre de pages.
Le second, c'est Serre moi fort de Claire Favan. Dans ce roman, nous avions une première partie qui nous décrivait une famille effondrée suite à la disparition de leur fille, famille que portait à bout de bras leur fils adolescent. Ici, c'est la maman Anna qui va sombrer dans l'alcool et la léthargie tandis que son époux Tom va résister et tout mettre en oeuvre pour retrouver leur fille, placardant des affiches géantes de la disparue partout en ville, créant un fonds financier pour permettre de retrouver son aînée. Mais la comparaison ne s'arrête pas là. Dans les deux romans, on se place du point de vue de la famille qui a perdu cet être cher. Dans les deux, cette famille ( ici la mère plus spécifiquement ) marque sa préférence pour l'enfant disparu au détriment de celui qui est toujours là, ce qui donne dans les deux cas droit à des scènes familiales profondément injustes et pourtant criantes de vérité. Enfin, il est question des réunions de soutien dans lesquelles se rendent les familles pour partager leurs espoirs et leur douleur. Même si dans ce groupe, les enfants des autres ( première explication du titre ) n'ont que peu de chance d'être retrouvés comparativement à la médiatisation de l'enlèvement d'une magnifique adolescente.
Enfin, au niveau de la construction, ce livre rappelle Au fond des bois de Karin Slaughter. L'originalité des deux consiste en effet à relater une partie de ce qui s'est passé à rebours. L'histoire chronologique vue par la maman va en effet très vite alterner avec une autre narration, qui sera une autre explication au titre français du roman. Julie - ou la femme souhaitant se faire passer pour Julie - va en effet raconter sa propre histoire ... à rebours. Ce qui est un travail d'orfèvre de la part d'Amy Gentry. Elle livre certaines informations au moment le plus approprié pour faire le lien avec les rebondissements de la trame principale et conclue ces parties en permettant d'introduire un chapitre ... précédent, permettant au lecteur de voyager dans le temps, et d'incarner les filles des autres.
 
Le roman n'est pas exempt de défauts. Les réactions des personnages paraissent parfois discutables, même si le déni d'une mère persuadée d'avoir enfin retrouvé sa fille face aux personnes propageant un doute insidieux se conçoit. Et concernant cette seconde partie à la chronologie inversée, l'essentiel côtoie beaucoup le remplissage. Mais globalement, le suspense fonctionne et si on excepte ces quelques moments de ralentissement, il faut admettre que les pages se tournent avec une certaine frénésie et qu'il nous tarde de pouvoir identifier la pieuse Julie, ou son usurpatrice.
L'originalité de la construction est d'ailleurs à saluer et permet d'insuffler un vent de nouveauté dans les thrillers psychologiques puisque le lecteur aura cette fois à résoudre un puzzle très inhabituel.
Les romans à suspense ont encore de beaux jours devant eux.
 
 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          204
Ziliz
  24 décembre 2018
Julie avait treize ans lorsqu'un homme l'a enlevée en pleine nuit dans sa chambre, sous les yeux de sa petite soeur.
C'est une jeune femme marquée, fragile, qui réapparaît un soir chez ses parents, huit ans plus tard.
La famille va devoir se recomposer, et chacun des membres y retrouver sa place – une place.
Que s'est-il passé pendant tout ce temps ?
On va le savoir, à condition de s'accrocher et de faire preuve de patience pendant un dernier tiers interminable. Des noms à gogo, une chronologie complètement chahutée, des rebondissements qu'on met parfois du temps à comprendre. Bref, le fouillis, la perte de repères, l'ennui...
En 2018, j'ai lu une quarantaine de romans noirs, polars, thrillers, dont une dizaine évoquant des disparitions de jeunes filles (fugue, kidnapping, séquestration...). Evidemment on trouve des redites d'une intrigue à l'autre.
Bons points ici : la description du bouleversement familial induit par les retrouvailles, le point de vue de la soeur, les souvenirs sur les huit années passées dans la tourmente, et l'analyse de l'emprise
Mauvais points : les invraisemblances sur l'enquête bâclée, les longueurs.
Une des résolutions pour 2019 : varier davantage mes lectures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          303
gruz
  03 février 2017
Surtout ne biffez pas le titre de ce roman sur votre liste, Amy Gentry mérite au contraire qu'on surligne son nom.
Les filles des autres est un roman à suspense, comme le souligne la couverture. C'est un fait, mais cette histoire est davantage qu'un énième thriller psychologique.
Pour un premier roman, l'auteure frappe fort… mais tout en finesse. La maîtrise de sa narration, l'originalité de son approche et la psychologie de ses personnages sont des modèles du genre.
Imaginez une fille de 13 ans qui disparaît de son cocon familial et qui réapparaît 8 ans plus tard à la porte de sa maison. Que s'est t-il passé ? Que cache cette fille sur le seuil ?
Amy Gentry m'a bluffé par sa manière de réinventer un type de narration pourtant usé jusqu'à la corde : l'alternance du passé et du présent. Elle a su trouver une approche originale qui rend le propos d'autant plus poignant.
Parce que si suspense il y a, c'est en lien avec la recherche d'une vérité. L'écrivaine joue avec le doute, les non-dits, sans jamais surjouer pour autant. Son approche de la relation mère / fille est étonnante, parfois déchirante.
Le lecteur que je suis a été littéralement happé par cette histoire, subjugué par cette intrigue et bouleversé par ces personnages cassés par un drame vieux de 8 ans. Il peut se passer tant de choses en 8 ans…
Amy Gentry prouve avec brio qu'il n'est pas utile d'en faire des tonnes dans ce genre de récit. Bien au contraire, la subtilité de son approche le rend parfaitement crédible.
Je vais suivre son exemple et simplement vous dire que, dans le genre très à la mode du thriller psychologique, Les filles des autres est une réussite rare, aussi surprenante que touchante. Amy Gentry se distingue déjà dès son premier roman. Chapeau bas.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240

critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   12 juin 2017
Ce formidable roman à suspense dévoile au compte-gouttes l’histoire d’une fille de 13 ans, kidnappée dans sa chambre, qui revient dans sa famille dix années plus tard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Actualitte   27 janvier 2017
C’est un suspense plaisant, dans lequel on se laisse volontiers emporter.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
JANE SE RÉVEILLA ET MURMURA :

— Julie ?

Autour d'elle, la pièce n'était qu'un grand vide. Après deux années dans la nouvelle maison à dormir seule dans sa propre chambre, Jane ne rêvait plus que le ventilateur, au plafond, tombait sur son lit et la hachait menue. Les araignées avaient disparu elles aussi de l'obscurité ; à dix ans, on n'a plus besoin de faire contrôler tous les coins et recoins avant de se coucher. Pourtant, parfois, quand quelque chose la réveillait en pleine nuit, le silence autour d'elle souffrait de l'absence de la douce respiration de Julie. Dans l'ancienne maison, elle passait un pied par-dessus la rambarde de la mezzanine et poussait des gloussements jusqu'à ce que Julie lui lance : « Chut, Janie, rendors-toi. » Mais dans la nouvelle, cette nuit-là, elle s'empressa de fermer les paupières avant que son regard ne soit attiré par les zones d'ombre à la jonction des murs et du plafond.

Le bruit qui retentit venait de la chambre de Julie. Aucun doute possible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
Jane ferma les yeux, serra fort les paupières tandis que des pas légers se rapprochaient dans le couloir.

Lorsque, quelques instants plus tard, elle osa regarder de nouveau, la porte de la penderie s'était immobilisée à sept ou huit centimètres du chambranle. Par contraste avec l'obscurité plus profonde de la penderie, la tranche de couloir apparente depuis sa cachette était presque lumineuse ; elle pouvait discerner chaque fibre de moquette beige, chaque strie de peinture et, dans un cadre au mur, la moitié d'un portrait photographique où une Jane beaucoup plus petite, vêtue d'une robe pour bébé ornée d'un bateau à voile, était assise sur les genoux d'une Julie beaucoup plus jeune, elle aussi. Le voilier vacilla sur ses vagues brodées. Tout le reste vacilla aussi. Les pas continuaient d'avancer vers la chambre de Jane.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
collectifpolarcollectifpolar   22 octobre 2019
CELA FAIT HUIT ANS que Julie a disparu, mais bien plus longtemps – des siècles – qu'elle est morte lorsque je sors dans l'air bouillant pour aller donner mon dernier cours du semestre de printemps. À Houston, la mi-mai est aussi chaude que le souffle humain. Avant même d'avoir fermé la porte à clé, je sens une friction humide entre ma peau et mes vêtements ; au bout des cinq pas qui me mènent au garage, tous mes replis cachés sont moites. Le temps que j'atteigne la voiture, la sueur de mes doigts poisse le plastique de mon mug isotherme, si bien que je manque de le lâcher au moment de monter dans le SUV. Quelques gouttes de café, aussi noir que du pétrole, giclent sur le couvercle et sur ma main. Je les laisse me brûler et j'enclenche l'air conditionné.

Chaque année, l'été commence un peu plus tôt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
iris29iris29   21 mars 2017
Au premier abord , elles lui avaient semblé avoir bien vécu. Or elle remarqua que les petits accrocs dans la toile - un premier à côté du gros orteil droit, un autre sur le flanc, un troisième près du talon - semblaient artificiels. Des baskets comme ça , elle en avaient usé jusqu'à la corde ; la toile aurait dû être élimée sous les lacets, des trous bien moches auraient dû bailler le long de la couture du talon, rien à voir avec ces petits ovales réguliers, au milieu du tissu, et le caoutchouc sous les semelles aurait du être râpé au point de lui faire sentir chaque gravier sous le trottoir . Ces Converse-là n'étaient pas usées; elles étaient maquillées .
Elle imagina une ville divisée entre les gens comme elle ou le gamin au jean trop large - des gens, dont les chaussures devaient constamment affronter l'herbe, la boue et le goudron brûlant - et ceux qui, le long de la route, les doublaient dans leur SUV - des gens qui ne faisaient jamais plus de vingt pas par jour à l'extérieur , qui n'avaient pas à marcher jusqu'à un arrêt de bus ou un supermarché et dont les chaussures, par conséquent , "ne s'usaient jamais".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
ZilizZiliz   23 décembre 2018
[ strip-tease ]
Détestant se retrouver au milieu des hommes qui la fixaient et ne se gênaient pas pour la palper, elle se montrait distante, voire morose. Mais son petit côté maussade plaisait à certains, et elle avait autant de clients que les filles qui gloussaient et flirtaient à tout va. L'enthousiasme n'était pas exigé tant qu'elle collait au scénario, et les répliques n'étaient que trop faciles à mémoriser. Peu importe qu'elle les débite de façon crédible ou non, personne ne s'attendait à ce qu'elle y mette son âme. Elle apprit vite qu'il convenait de dire à certains clients qu'elle faisait ça pour la première ou deuxième fois seulement, à d'autres qu'elle économisait pour ses études ou pour acheter des jouets à son gosse. A d'autres encore, elle ne parlait pas du tout d'elle-même, se contentant de ronronner comme si elle n'en revenait pas de l'honneur qu'on lui faisait de la laisser ainsi se frotter contre leur entrejambe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Amy Gentry (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amy Gentry
Les Filles des autres de Amy Gentry et Simon Baril aux éditions Robert Laffont ÊTES-VOUS BIEN CERTAINE DE CONNAÎTRE VOTRE FILLE ? D?AILLEURS, EST-CE VRAIMENT LA VÔTRE ? À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu?une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c?est Julie. Passé la surprise et l?émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu?un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité ? n?osant s?avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne? AVEC AMY GENTRY, VOUS ALLEZ REDÉCOUVRIR LE SENS DE L?EXPRESSION » ROMAN À SUSPENSE « .
Vous pouvez commander Les filles des autres sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : enlèvementVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Amy Gentry (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1734 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..