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ISBN : 2258090075
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/02/2013)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 227 notes)
Résumé :
Découvrez Becca King, la nouvelle héroïne d’Elizabeth George !

Depuis toute petite, Hannah Armstrong entend des murmures. Ils sont en fait des bribes de pensées des gens se tenant près d’elle. Un jour, elle surprend le monologue intérieur de son beau-père et comprend qu’il vient d’assassiner son associé. Dès lors, sa mère, Laurel, la pousse à fuir. Elle l’envoie sous la nouvelle identité de Rebecca Dolores King sur l’île de Whitbey, où une vieille ami... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  21 février 2013
Livre lu dans le cadre de la Masse Critique Spéciale et du challenge ABC 2012-2013.
Je connais cet auteur de nom, étant une lectrice de thrillers et de suspense à la base, mais je pense ne pas avoir lu de livre d'elle. Cette masse critique me permet donc de la découvrir, bien que dans un style un brin différent, car ce livre fait, pour moi, parti de la littérature Young Adult.
Au début de celui-ci, nous découvrons Hannah, jeune fille de 14 ans, qui possède un don particulier. Elle entend ce que pense les gens dans leur tête, et surtout assez distinctement quand il n'y a qu'une ou deux personnes à côté d'elle. Si il y a plus de monde, cela lui crée une vraie cacophonie dans la tête :-(
Hannah vient de découvrir, par le biais de ce « don », que son beau-père a assassiné son associé. Elle va donc, avec l'aide de sa mère, s'enfuir le plus loin possible et devenir une autre jeune fille. Elle sera Becca King et brune, entre autre chose. Malheureusement, les plans de sa mère vont vite tomber à l'eau dès que Becca se retrouvera seule sur l'île de Whidbey. Personne pour l'accueillir et pour l'aider, seule avec son don particulier.
Nous la suivons donc dans son apprentissage de cette île et de ces habitants, où tout le monde semble avoir quelque chose à cacher. Certes, c'est également le cas dans la vraie vie comme les douleurs dues à une mort, une enfance malheureuse, un enfant en prison ou encore avoir été largué. Mais au début de ce roman, on avait vraiment l'impression d'être tombé dans l'île de tous les mystères.
Le narrateur principal est donc Becca mais à chaque changement de partie, nous découvrons le point de vue d'un autre habitant de l'île (connaissance de Becca) sur un des mystères de celle-ci. Ces points de vue nous permettent ainsi de constater que tous ces mystères n'en sont pas réellement et ne sont le fait que des « non-dit » et des interprétations de chacun à une situation.
Au bout des 200 premières pages, l'histoire commence vraiment à être intéressante et à aller de plus en plus vite et nous avec. C'est un élément déclencheur qui va permettre cette vitesse. Celui-ci vient de l'ancienne vie de Becca (Hannah) et qui va la faire se sentir moins en sécurité qu'elle ne le pensait sur cette île, loin de chez elle.
Le début était loin de me faire penser à un coup de coeur jusqu'à ce déclenchement inattendu, bien que prévisible si on y réfléchit bien, qui m'a fait accélérer ma lecture au point de vouloir lire certains passages en diagonale. J'ai néanmoins ralenti celle-ci de façon à la savourer jusqu'au bout sans précipitation. J'aime particulièrement ce type de bouquin grâce au petit apport de mystères et de fantastique à un roman type policier :-)
L'écriture de l'auteur est vraiment agréable à lire car elle décrit beaucoup les paysages, ce qui nous permet de bien visualiser les lieux. Les personnages sont, eux, moins détaillés mais c'est grâce aux discussions entre eux que l'on apprend comment ils sont, caractère et physionomie. La seule chose qui manque, en mon sens, serait une carte de l'île pour pouvoir situer les différents lieux nommés et leurs distances entre eux car j'ai l'impression que cette île fait la taille de la Corse, voire peut-être plus.
Le fil rouge principal de ce livre est le départ précipité de Becca de chez elle pour sauver sa peau. Il y en a un deuxième qui tient lieu d'histoire principale de ce livre, celle de l'enquête sur l'accident de Derrick, comme le prouve le titre de celui-ci. « Saratoga Woods » est la forêt où a lieu l'accident en question. La fin est prévisible en soi quand on sait que ce livre va avoir une suite... Mais quand est-ce qu'elle est sensée sortir ?... :-( Je veux connaître la suite des aventures de Becca et de sa mère. D'ailleurs, où est-elle passée ? Pourquoi n'a-t-elle pas essayé de joindre sa fille ? J'ai pensé à ces questions tout le long du roman...
Comme vous l'aurez compris, je vous conseille donc de découvrir cet auteur et son style très imagé :-) Moi-même, je vais découvrir sous peu son univers pour adultes dans ses autres romans :-) En tout cas, je remercie vivement Babelio et les Presses de la Cité pour cette très belle découverte :-)
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Myiuki
  11 mars 2013
J'ai beaucoup de mal à trouver mes mots pour décrire mon ressenti concernant ce roman et je pense que, même arrivée au bout de ma chronique, ils me manqueront toujours. Pourquoi ? Je ne saurais vraiment l'expliquer. Une chose est sûre, j'ai vraiment trimé pour arriver à la fin de ma lecture, ce qui m'arrive rarement, j'ai été plusieurs fois sur le point de l'abandonner, pourtant, j'ai été jusqu'au bout. Au final, je suis contente de l'avoir fait même si, c'est clair, ce roman n'a pas su me conquérir ...
D'abord, l'histoire de fond. J'ai trouvé la base très intéressante. Une jeune fille qui entend les pensées des autres et qui se retrouve du jour au lendemain à devoir se débrouiller seule dans un environnement inconnu et restreint, sans sa mère dont elle n'a pas de nouvelles tout en se sachant poursuivie par un homme peu recommandable, ouais, sans aucun doute, ça a un sacré potentiel. On s'attend de suite à quelque chose d'angoissant, de suffocant et en même temps un peu "surnaturel" quelque part. Et c'est ça le souci du livre. Ce résumé vous met direct l'eau à la bouche, on a hâte de plonger entre ces pages et de se laisser emporter par une histoire à couper le souffle, bourrée d'actions, de rebondissements, un récit qui ne vous laissera pas de répit et qui vous entraînera dans les méandres d'une enquête policière vous poussant à être constamment sur le qui-vive, à observer, à décrypter. Tout ça c'est bien joli mais concrètement, même si tous ces éléments se sentent en fond, je les ai trouvé tellement atténués, tellement blafards, qu'ils n'ont pas su me faire l'effet escompté. Je me suis clairement ennuyée à la lecture ... je ne peux pas le dire autrement. J'ai eu beaucoup de mal à tourner les pages les unes après les autres avec enthousiasme. J'avais l'impression tenace que tout était embrouillé, pas clair, qu'il y avait, pour le coup, trop d'énigmes, de non dit, de mystères. J'aime pourtant les romans policiers, j'adore ce genre littéraire, jamais eu de souci avec mais là ... ça n'est pas passé. J'ai eu le sentiment de m'enliser dans un marasme d'inaction qui tirait en longueur vers des descriptions, des précisions inutiles qui alourdissaient le texte sans raison. Et j'en étais tellement déçue que j'ai du laisser le livre de côté pendant plusieurs jours à chaque fois avant de m'y remettre. Non pas qu'on ne comprenne pas l'intrigue ou que ce soit hyper complexe, non, mais j'ai trouvé beaucoup de choses trop tirées par les cheveux pour être crédibles, sans compter la révélation de la fin sur "l'accident" qui est au centre du livre, alors là, je suis tombée des nues. Sérieux ? Tout ça pour ça ! Non, faut arrêter ... trop simple, trop inintéressant, il y avait tellement d'autres choses à faire ici ! Je suis déçue de ce dénouement (le premier j'entends) et la toute fin est tellement téléphonée que j'en ai pleuré de frustration. Un peu d'imagination que diable ! Je n'en reviens pas qu'une auteur si connue qui a écrit tant de romans se laisse appâter par des ficelles si traditionnelles, c'est triste quand même ...
C'est un autre des soucis du roman, il n'y a rien de réellement palpitant dans le texte, d'excitant si je puis dire. J'ai le sentiment de l'avoir survolé sans jamais avoir réussi à m'y intégrer, à en concevoir de l'intérêt, comme si j'en étais tenue totalement à l'écart par l'auteur. Clairement, elle n'a pas réussit à m'atteindre, me laissant sur la bas-côté dès les premières pages. Je ne suis pas non plus montée en cours de route, comme ça m'arrive parfois, j'ai vu défiler les mots sous mes yeux sans qu'ils pénètrent ma psyché, le vide. J'aurais aimé ressentir les peurs, les émotions de Becca, notre héroïne, partager ses doutes, ses questionnements, je n'y suis pas arrivée. Comme un tableau devant lequel je serais restée pendant des heures sans trouver la clé pour en comprendre le message. le fouillis du livre ne m'a pas permis d'accéder à ce qu'il voulait me dire, j'y suis restée opaque. Je ne sais pas, j'ai l'idée tenace que ça partait dans tous les sens, en plus, on passait d'un personnage narrateur à un autre sans arrêt, de quoi vous perdre un peu plus. Même si, au final, ce n'est pas ce qui m'a plus dérangée, ça a entaché ma vision de la construction du texte que, de fait, j'ai trouvé confuse. Après, je ne peux pas dire que l'intrigue le soit, les évènements s'enchaînent de façon plutôt cohérente on va dire, tout suit son cours, malgré quelques petits raccourcis un peu trop faciles à mon goût, on entre dans le jeu même si celui-ci ne nous passionne pas réellement et on a malgré tout envie de savoir qui est réellement le coupable dans tout ça. Mais, ce petit détail m'a taraudé tout du long, j'ai eu envie de savoir plus par principe que par réelle motivation, voyez ce que je veux dire ? J'étais poussée par mon côté lectrice plus que par ce que l'auteur aurait réveillé en moi, je ne sais pas si je suis claire donc, passons à autre chose ... Bref, tout ça pour dire, oui, l'intrigue tient la route, mais il m'a manqué l'étincelle qui m'aurait fait me dire : waouh, trop cool, vivement que j'arrive au chapitre suivant pour en savoir plus ! Dommage ... J'ai senti les intentions, je les ai perçues nettement, et c'est peut-être ce qui me frustre le plus, que le fond soit si génial sur le papier et que la mise en forme le démolisse totalement. Un peu plus de punch, d'actions, n'auraient pas nui au texte. Après, oui, fonder son texte sur la psychologie des personnages qui l'habitent c'est aussi un super concept, que j'approuve totalement, mais dans ce cas, il ne faut pas non plus que ce soit trop calme ou alors on endort vite son lecteur.
Et je dois dire que les personnages de ce roman sont un peu trop ... conventionnels on va dire. Je ne sais pas là non plus comment l'expliquer mais j'ai eu le sentiment de me retrouver face à des archétypes sans texture. Et les fameux "outcasts" que j'apprécie tant d'habitude, même eux m'ont semblé trop "typés", trop gentillets. Quand les personnages ne vous parlent pas, c'est dur de s'intéresser à ce qui leur arrive, vous en conviendrez. Bon, j'avoue, quand même, Becca, je l'aime bien. Elle a une histoire difficile, c'est clair, on ne peut que compatir, mais j'ai trouvé là aussi qu'elle avait certains comportements qui n'avaient rien de logique avec l'image d'ensemble qu'elle tendait à dégager. Pour les autres ... ouais, bof quoi. Quoiqu'on sente que chacun tente tant bien que mal de conserver des secrets qui finiront de toute façon par exploser au grand jour et que, de fait, on puisse se sentir proche d'eux à un moment donné, ça reste en surface. Voilà, j'ai trouvé que le roman manquait de profondeur, c'est ça. On se concentre sur le principe un personnage = un problème, et on n'en sort pas. Alors que toutes ces vies parallèles s'entremêlent au coeur d'un microcosme plongé dans la tourmente à la suite d'un accident, on a pas le sentiment qu'aucun d'entre eux sortent réellement du lot. On s'embourbe dans les tracas quotidiens des uns des autres, dans le passé, les souvenirs, oui, ça peut être intéressant, je ne dis pas le contraire, et ça apporte sa pierre à l'édifice du récit mais ça reste mou, faiblard. Néanmoins les thèmes abordés, la mort, l'abandon, l'alcoolisme, la drogue, la maladie, sont des thèmes durs, certes, mais porteurs dans ce genre de récit, ils donnent des fondations crédibles à l'ensemble, nous entraîne dans une histoire difficile, une histoire qui fatalement va nous toucher. Hum ... Oui, tous ces thèmes sont abordés, même de façon récurrente, malgré tout, on les esquisse, on s'en sert comme d'une excuse, d'un prétexte. Autant n'en choisir qu'un et le développer plutôt que d'essayer de jouer sur tous les tableaux ... Je ne sais pas quoi penser de ce texte qui a tous les attraits d'un bon polar mais qui se laisse glisser sur des pentes déjà trop usitées en oubliant l'originalité du départ : une fille qui entend les pensées des autres ! Pourquoi est-ce que ça a été passé à la trappe si vite, si peu mis en avant tout au long du texte ? Je me le demande ! Parce qu'on avait là la pierre angulaire d'une histoire hors du commun ...
Après, c'est mon premier roman de cet auteur, peut-être que c'est juste son style qui ne me convient pas à moi personnellement et qu'en fait le roman est totalement génial, je ne peux ni l'infirmer ni le confirmer. C'est peut-être juste moi qui suis passée à côté d'un truc totalement exceptionnel, je ne sais pas. Pourtant, ça partait bien. La mise en place d'une sorte de huis clos avec un nombre restreint de personnages interagissant entre eux me paraissait pertinente, on devient vite parano dans ce genre d'ambiance, surtout quand chacun doit conserver son secret. Et oui, très vite, on ne sait plus à qui se fier, on a des soupçons sur tout et tout le monde, c'est assez déstabilisant, c'est un point que je dois mettre au crédit de l'auteur car elle a très bien réussit à le rendre dans le texte. Mais l'ambiance ne fait pas tout. Les mystères entourant cette île sont nombreux, ce qui rend l'atmosphère étrange et pénétrante, j'ai bien aimé cet état de fait. Malgré tout, c'est pareil que le reste, c'est une parade, une illusion d'optique, parce que, quand on creuse un peu dans le brouillard, il n'y a plus grand chose pour vous tenir en éveil. Comment celle que l'on surnomme "la reine du crime" a pu pondre ce texte, je me pose la question, franchement, parce que j'attendais quelque chose de percutant. Moi qui suis habituée à la littérature jeunesse, dont se rapproche fortement cet ouvrage, j'étais dans l'expectative d'un bon scénario, un peu comme ceux des dystopies qui m'ont tant fascinée, que nenni. C'est trop calme. Et c'est assez paradoxal parce que, quand on y regarde de près, il se passe toujours quelque chose dans ce roman, il y a toujours un élément perturbateur qui surgit dans le récit pour lui faire prendre une autre direction, pour instiller le doute. Voilà, ce roman pour moi est un paradoxe vivant (enfin, si on veut ^^). J'aurais du accrocher, j'aurais du être emballée par l'histoire, mais ça ne s'est pas produit alors que, foncièrement, je ne peux pas dire que ce soit un mauvais roman, d'ailleurs, il ne l'est clairement pas. Je ne peux pas dire que le style de l'auteur est sans intérêt, car ça n'est pas le cas, elle a clairement démontré que ça ne l'était pas. Alors, où est le problème ? Lu à une mauvaise période ? Pas su détecter son charme enchanteur ? Je ne sais pas. Ce dont je suis certaine c'est que je suis franchement déçue de ne pas avoir été plus enthousiasmée par cet ouvrage dont la couverture et le résumé m'avaient percutée dès le départ. Je suis incontestablement restée sur ma faim ... c'est apparemment l'apanage des tomes 1 ...
Pour conclure, je dirai qu'il faut lire ce livre pour se faire sa propre opinion. Je ne suis pas une spécialiste du genre et de ses codes propres, peut-être que je n'ai tout simplement pas su les interpréter correctement et ainsi m'identifier totalement au récit ... peut-être. En attendant, je suis quand même contente d'avoir réussit à achever la lecture de ce roman, j'ai fait là une nouvelle découverte qui m'a emmenée vers d'autres horizons, plus sombres que ceux dans lesquels je fraie habituellement. A vous de juger !
Lien : http://coeurdelibraire.over-..
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Analire
  23 avril 2013
Avec ce roman, je découvre enfin la plume de l'auteure Elizabeth George. Elle a la réputation d'une très grande romancière de littérature policière, titre confirmé d'ailleurs pas son obtention du Grand prix de la littérature policière étrangère en 1990. Avec ce nouveau roman, plus basé sur la littérature pour les jeunes adultes, elle signe de nouvelles aventures avec une toute jeune héroïne : Becca King. Car Saratoga Woods n'est que "le premier livre d'une série" qui s'avère très prometteuse.
En tout cas, le couverture de l'ouvrage est sublime, et donne vraiment très envie de découvrir l'histoire de cette jeune fille. Je n'ai pas spécialement hâte de lire les prochaines aventures de Becca, mais une chose est sûre ; j'attends avec impatience ses prochaines couvertures.
Hannah Armstrong a une faculté très particulière : elle a le pouvoir d'entendre les pensées de chacun. Ce don lui a été hérité de sa grand-mère, qui, comme elle, était une fille spéciale, détenant ce lourd secret, qui ne lui attire plus d'ennuis qu'autre chose. Quand elle apprend que son beau-père a tué quelqu'un, sa mère, pour la protéger, l'envoie loin d'elle, et lui fait changer d'identité. Désormais, elle s'appellera Becca King. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : arrivé dans le petit village, aux abords de la maison dans laquelle elle devait se cacher, elle apprend que la propriétaire qui devait la recevoir vient de mourir. Seule dans ce pays inconnu, elle essaie de joindre sa mère... en vain.
L'histoire débute directement sur une explication rapide (trop rapide à mon goût, vu qu'elle contient moins de cinq pages) du passé de Becca. On entraperçoit son beau-père et sa mère, mais peu de détails concernant toute sa vie d'avant (ses relations avec les autres, ses amis ou autre...), n'est écrit. On rentre donc directement dans le vif du sujet, et même pour le lecteur, l'héroïne ne s'est jamais appelée Hannah Armonstrong, elle a toujours été Becca King. Un manque de développement sur son ancienne vie m'a donc gênait durant tout le long du roman.
C'est pour cette raison que je n'ai pas réussi à m'attacher à Becca. Elle me semblait lointaine, trop secrète et mystérieuse. Malgré son jeune âge (elle n'a que 14 ans), elle se montre courageuse, elle ne laisse aucunement filtrer sa peur, et se débrouille très bien seule.
Mais seule, elle ne le reste pas longtemps. Très rapidement, nous découvrons les autres habitants vivant à Whidbey Island ; Derric, Jenn, Hayley, Diana, Seth, Chloé et Josh, Dave... que de prénoms, et que d'apparitions. Tous ses personnages sont souvent nommés, surtout vers le début du roman, et il faut vraiment avoir une assez bonne mémoire pour se souvenir de qui est qui, au début, du moins. Becca fait donc la connaissance de tout se petit monde, et c'est avec une très grande naïveté qu'elle donne sa confiance aux premiers venus. Son manque de réflexion et sa trop forte précipitation aurait pu lui jouer des tours. Elle a foncé tête baissé pendant toute l'histoire... mais elle n'est pas la seule. Les personnages secondaires ont également été assez naïfs, si on y réfléchit bien, surtout le policier Dave, qui est décrit comme un incompétent, et qui donne la sensation d'être un vrai idiot. Personne ne connaissait rien de cette fille, et aucun n'a eut l'idée de lui demander plus d'indications sur son ancienne vie, sur sa venue chez eux...
Elizabeth George a donc choisit de peindre le portrait de jeunes adolescents naïfs, mais courageux.
En parlant d'adolescents, elle aborde implicitement le thème de l'addiction à la drogue, à l'alcool, et à la mort qui s'ensuit. Des sujets qui reviennent souvent tout au long de l'histoire, ils ne sont pas exploités plus que ça, mais mettent en garde le jeune lecteur, et rappelle furtivement les conséquences sur la santé que procurent ce genre de choses.
Vers la seconde partie du roman, la forêt de Saratoga Woods entre enfin en jeu. Je n'ai pas du tout trouvé crédible cette partie de l'histoire : comme par hasard, tous les habitants se donnent rendez-vous en même temps dans la forêt, pour diverses raisons. Mais si nous passons sur cette petite parenthèse qui m'a certes gêné, mais aussi amusé, on découvre le début de l'intrigue principale du roman : la chute du jeune Derric dans le ravin, qui l'a conduit dans le coma. La grande question que chacun doit se poser est : mais qui est le coupable ?
Une question que j'aurais dû me poser également, mais que, malheureusement, je n'ai pas eu le temps. Car à peine l'intrigue lancée, je connaissais déjà le nom du "coupable". Ça m'a semblait tellement évidant... Je n'ai donc pas été surprise ne apprenant le fin mot de l'histoire, et en découvrant que j'avais effectivement raison sur la nature du fautif.
Pour terminer avec le dénouement, il n'a pas été à la hauteur de mes espérances. le roman se termine très vite, dans une fin banale, sans rebondissements, ni révélation exceptionnelle qui aurait pu faire que le lecteur se souvienne plus de ce livre qu'un autre. Une fin qui m'a déçue, comme toute l'histoire, en général.
Mon avis est donc plus que mitigé. J'ai aimé l'atmosphère du roman, mais certains détails m'ont plus qu'embêtés. le don surnaturel de Becca aurait du constituer la base centrale de l'histoire, mais il n'a pas été plus exploité que ça, et n'est resté que superficiel. Quant aux personnages, je n'ai pas réussi à les cerner.
Elizabeth George était très connue pour ses romans policiers qui tiraient presque vers le thriller, mais Saratoga Woods a été une vraie déception. Ce livre annonçait "du suspense", alors que le seul vrai suspense que j'ai trouvé à été celui du réveil de Derric... plutôt superficiel !
En se lançant dans les romans jeunes adultes, Elizabeth George pénètre dans un nouveau genre littéraire, qui n'est peut-être pas son vrai domaine de prédilection.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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florencem
  13 février 2013
J'ai un avis assez mitigé concernant ce roman. Je l'ai beaucoup apprécié (lu en trois jours malgré mes occupations) et j'ai été captivée tout du long. Et pourtant, je ne sais pas trop pourquoi mais il manque quelque chose. Ou plutôt certains détails font que ce roman n'est pas un coup de coeur. Je vais donc déjà commencer par les points "négatifs" et ensuite vous donner tout de même envie de lire Saratoga Woods.
L'histoire en elle-même met beaucoup de temps à se mettre en place. Les trois premières parties ne nous apprennent quasiment rien, c'est même pire, elles nous donnent des mystères irrésolus au fur et à mesure. Si bien qu'à un moment donné il y a tellement d'intrigues qui ne trouvent pas de réponse qu'on se demande si un jour, le lecteur aura droit à quelques éclaircissements. Bien sûr, un incident en particulier relie tout cela, mais je n'arrive pas à me défaire que cette impression de toile d'araignée. Et même après avoir fini le livre et avoir eu droit à des réponses, je ne suis pas sûre d'avoir obtenu toutes celles que je voulais tellement il y en avait. Je me dis que cela doit être en partie dû au fait que ce roman va avoir une suite voire plusieurs, et qu'il faut plutôt le voir comme une sorte de présentation de l'héroïne, de son entourage et du lieu où elle évolue. Néanmoins, même si après la dernière page, j'ai très envie d'en lire plus sur Becca King, je trouve qu'il est assez difficile de se projeter dans une suite.
Les deux autres faits qui m'ont un peu désappointée sont le manque de connaissance sur certains personnages et des phrases incompréhensibles à plusieurs endroit du livre (j'ai bloqué dessus, j'ai relu quarante fois les dites phrases, et non, elles ne voulaient rien dire...). En ce qui concernent les personnages, je pense notamment à Jenn, Diana, Dave ou Mme Primavera. Ces personnages sont très souvent présents, et au final, je n'arrive pas vraiment à les cerner, à comprendre certaines de leurs actions, de leurs pensées... Ils seront peut-être plus mis en avant dans la suite, mais pour le coup, j'ai trouvé ça un peu étrange. Comme si ils étaient mis de côté parce qu'ils ne servaient plus à l'intrigue. Des sortes de bouches trous en quelque sorte.
Mais comme je vous l'ai dit au tout début, j'ai quand même apprécié le roman de Elizabeth George. Il faut dire que choisir une adolescente de quatorze ans comme héroïne pour ce genre de roman était assez osé, je trouve. Et c'est un pari gagnant finalement. Becca est pleine de ressources et les personnes qui l'entourent ont rendu crédible ce roman à suspens. le choix aussi des points de vus différents en fonction de l'intrigue était aussi une excellente idée. Car au lieu de se focaliser sur Becca, chacun des autres personnages a son heure de gloire, si je puis dire, et même si ça ne fait pas forcément avancer l'intrigue, cela donne une toute autre dynamique à l'histoire, et c'est beaucoup mieux ainsi.
Saratoga Woods se lit de plus très facilement. le style est fluide et ponctué de pas mal de dialogues qui mettent en avant les dons de Becca et la façon dont ils fonctionnent. La nature humaine est aussi beaucoup traitée par ce biais-là. Nos relations vis à vis des autres, les idées reçues que l'on peut avoir, les secrets qui nous empoisonnent la vie, nos décisions et leurs conséquences... J'ai trouvé très intéressant la façon dont l'auteur met finalement en avant ce genre de détails. Les personnages en étaient bien plus complexes mais aussi pour le coup plus intéressants, captivants même.
En somme, je dirais que Saratoga Woods est un bon roman, mais je pense qu'il serait encore plus plaisant à lire avec le deuxième volume qui donnerait sans doute une fin et des réponses auxquelles j'aspirais.
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Luna05
  22 février 2013
Avant de commencer je tiens tout d'abord à remercier le site Babelio et les Éditions « Presses de la cité » pour ce nouveau partenariat. Je suis décidément une incroyable chanceuse car j'ai une fois encore été sélectionné pour recevoir un livre dans le cadre de l'opération masse critique. Pour cette fois ce sera une plongée dans le roman « Saratoga Woods » d'Elizabeth George. Une auteur m'étant inconnue et dont je me suis empressée de prendre des renseignements. Cette dernière officie habituellement dans le domaine des thrillers, néanmoins, la dame a décidé de s'essayer dans le genre Young Adult/suspense saupoudré d'un brin de fantastique. Qu'allait bien pouvoir donner cette expérience, serait-elle concluante ou bien peu convaincante?
Avant de m'étendre sur le récit je vais très vite vous parler de sa couverture car je la trouve tout bonnement sublime, j'ai craqué dessus dès que je l'ai vu, quant au toucher n'en parlons pas, j'adore ce genre de texture douce rendant la prise en main du livre très agréable. Les tons vert/bleuté et l'illustration en toile de fond sont du plus bel effet laissant planer un climat mystérieux et intrigant.
Abordons à présent son contenu qui, je dois bien l'avouer m'a, contrairement à sa couverture beaucoup moins charmé. Je suis ressortie de cette lecture à vrai dire quelque peu mitigée.
Nous suivons donc Hannah Armstrong nouvellement appelée Becca King dans sa fuite pour survivre. Parachuté sur île de Whitbey au large de Seattle, la jeune fille découvrira très vite que le plan savamment réfléchis de Laurel sa mère n'était malheureusement pas dépourvus de failles. Deux d'entre elles se matérialiseront sous la forme de l'imprévue et de la fatalité.
C'est au travers d'une narration omnisciente mais intiment liée à Becca et son entourage que nous découvrirons cette île à la fois si attractive et ombrageuse. Un petit patelin où tout le monde se connait depuis toujours et où l'arrivée d'une nouvelle venue est loin de passer inaperçue. La jeune fille sera donc livrée à elle-même jusqu'à ce qu'elle fasse des rencontres fortuites qui lui permettront de survivre en attendant le retour de sa mère, cette dernière qui se révèlera néanmoins injoignable. Où est-elle ? Que s'est-il passé ? Pourquoi n'a-t-elle pas pris contact avec sa fille ? Son beau-père l'a-t-il retrouvé ? Tant de questions qui ne cesseront de hanter cette toute jeune adolescente de 14ans se devant de mûrir plus rapidement que les autres afin de se préserver. « Saratoga Woods » ne sera pas uniquement consacré à Becca et sa quête mais concernera également les gens gravitant autour d'elle lui apportant réconfort, chaleur et amitié. Elizabeth George a divisé son oeuvre en plusieurs parties et dévoilera au compte-gouttes et tour à tour les failles de ces adolescents et adultes dont les secrets n'auront de cesse de les consumer.
L'auteur nous embarque sans difficultés dès le premier chapitre dans son univers et nous y maintient jusqu'à son épilogue. C'est dans une ambiance à la fois étrange et pesante que nous apprenons à connaitre les divers protagonistes peuplant l'île de Whitbey. Elizabeth George a également mis beaucoup de soin quant à nous immerger dans cette contrée naturelle où la nature règne en maitre, entre virages en tête d'épingle, montées chaotiques difficilement praticable à vélo, humidité ambiante, air iodé, falaise abrupte et forêts à perte de vue, l'auteur n'a décidément pas lésiné sur les détails et nous enchante. Cette dernière nous plonge un peu plus dans ce milieu en nous présentant les commerces, restaurants, bars, épiceries, centre d'aide sociale, hôpital et écoles, tout ceci nous devenant en fin de lecture incroyablement familier. Au fur et à mesure de l'avancée de cette lecture, l'atmosphère changera sensiblement et se voudra de plus en plus glaçante et nimbé de suspense quant au drame s'étant déroulé à « Saratoga Woods ». Une enquête émergera alors, nous tenant en haleine sans discontinuer rythmé par les soupçons tout en étant doucement bercé par une pointe de fantastique. Des scènes rendant notre lecture par moment, laborieuse et complexe au vu du don de Becca quant à entendre des bribes de pensés incomplètes voir saccadés mais piquant doublement notre curiosité.
À ce stade de mon billet il est grand temps d'aborder les points négatifs. Malgré une lecture s'étant avérée prenante et addictive j'ai néanmoins trouvé quelques faiblesses à ce récit. Pour exemple je citerai la façon dont se résoudra l'énigme de « Saratoga Woods » qui à mes yeux a été trop facile, tant de tension s'étant accumulé et de suspense habilement soutenu pour en arriver là, tout ça pour ça ? Autre détail m'ayant quelque peu interpellé fut les personnages se révélant dans l'ensemble certes attachants mais pas assez développés à mon goût, sans compter la maturité concernant ces adolescents. La jeune Becca âgée de seulement 14ans m'a plus fait penser à une adulte dans ses réactions et raisonnements. Il est vrai que je préfère avoir affaire à ce genre de personnalité qu'à une adolescente écervelée et têtes à claques.
En réponse à ma question émise au tout début de mon billet, je dirai que oui ce roman se veut convaincant et nous offre un bilan concluant fortement appuyé et confirmé par la conclusion de l'épilogue absolument stupéfiant. Un cliffhanger des plus sadique nous laissant totalement frustrés une fois la toute dernière page tournée…
Une lecture pour le moins surprenante s'étant révélée addictive et prenante pourvue de plusieurs intrigues portées par un suspense soutenu du début à la fin. Cependant, malgré ses qualités il m'a tout de même manqué quelque chose lors de cette lecture, un détail qui aurait pu rendre ce titre réellement inoubliable et indispensable.
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critiques presse (2)
LaPresse   06 juin 2013
Décevante première incursion dans la littérature destinée aux jeunes adultes que celle d'Elizabeth George. Mais attention: passé les 150 premières pages (poussives) de Saratoga Woods, il y a là un rythme et des éléments prometteurs...
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   22 mars 2013
Plus que le suspense, ou l’écriture, ce sont les personnages du roman qui se révèlent intéressants par leur histoire dévoilée avec parcimonie.
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WitchbladeWitchblade   23 février 2013
On l'informa poliment que ça ne marchait pas comme ça, puisque la situation avait dégénéré au point qu'un mandat d'arrêt avait été émis contre lui. A présent, la caution pour sa libération provisoire s'élevait à mille dollars, somme dont il était libre de s'acquitter s'il le souhaitait. Dans le cas contraire, il passerait la nuit dans la suite que le commissariat mettait à sa disposition et, le lendemain matin, il expliquerait au juge de Oak Harbor, par liaison vidéo, pourquoi il se considérait comme au-dessus des lois. Il tenta bien un « C'est juste un oubli ! », mais ça ne l'avança pas à grand-chose. Sinon à se retrouver enfermé dans une salle d'interrogatoire pour qu'il puisse « réfléchir à ses options ».
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WitchbladeWitchblade   23 février 2013
- Je n'appelle pas ça l'œuvre d'un raté, fiston.
- Je devrais m'en servir davantage, rétorqua Seth. Je t'ai donné tout ce boulot et je ne viens pas...
- L'objectif n'a jamais été de s'en servir, simplement de la construire. Regarde-moi ça, Seth. C'est une œuvre d'art, et tu en es l'auteur.
- Absolument pas, tu m'as tout montré.
- C'est comme ça qu'on commence. Le savoir-faire se transmet. Et la transmission n'est possible que si, à l'autre bout de la chaîne, il y a quelqu'un avec le talent nécessaire pour l'utiliser.
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WitchbladeWitchblade   24 février 2013
- Il n'y a pas pire épreuve, pour une mère, que perdre son enfant, Becca. A une exception près.
- Laquelle ?
- En être responsable.
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WitchbladeWitchblade   24 février 2013
Elle se souvint que sa grand-mère lui disait : « Prendre des risques exigera un grand effort de ta part, trésor. La plupart des gens le font dans le noir. De ton côté, tant que tu ne sauras pas contrôler les murmures, tu le feras dans le demi-jour. » Becca comprenait enfin la signification de ces paroles : les pensées ne lui fournissaient que des informations partielles, et avec Diana elle se retrouvait dans une de ces situations incertaines.
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WitchbladeWitchblade   23 février 2013
- Comment va-t-il ? Je ne savais pas quoi dire à Josh.
- Il est encore dans le coma.
Devant le hochement de tête compatissant de Debbie, Becca sentit un poids se soulever de sa poitrine. Puis elle surprit des murmures : « Bien mérité... que croyait-il ?... » Ils lui firent l'effet d'une gifle, et elle se détourna. Debbie ajouta alors :
- Pauvre gosse. Je suis vraiment désolée pour lui.
Elle avait l'air sincère, ce qui acheva de déstabiliser Becca. Soit elle mentait, soit son « Bien mérité » était destiné à quelqu'un d'autre. C'était tout le problème avec les murmures.
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Videos de Elizabeth George (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth George
À l'occasion du Quai du Polar 2019, rencontre avec Elizabeth George autour de son ouvrage "La punition qu'elle mérite" aux éditions Presses de la Cité.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2307534/elizabeth-george-la-punition-qu-elle-merite
Propos traduits de l'anglais par Fleur Aldebert
Notes de Musique : Bibliothèque Audio Youtube
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