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Dominique Wattwiller (Traducteur)
EAN : 978B08R13YL11
790 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (17/12/2020)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 286 notes)
Résumé :
En promenant son chien dans la lande près du cercle de pierres de Nine Sisters Henge, au nord de l'Angleterre, une vieille dame découvre le cadavre d'un jeune homme, poignardé. La police, rapidement arrivée sur les lieux, ne tarde pas à trouver, non loin de là, le corps d'une jeune femme, tuée d'un violent coup à la tête. Les victimes se connaissaient-elles ? Existait-il un lien entre elles ? Y a-t-il une raison pour que le meurtrier les ait tuées de deux façons dif... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  21 août 2016
Encore un volume des aventures de l'inspecteur Thomas Lynley l'aristocrate et de sa comparse Barbara Havers, surnommée la mocheté du Yard.
Dans cette enquête, c'est séparément qu'ils travaillent, suite à une mesure disciplinaire concernant Barbara.
Deux jeunes gens sont retrouvés assassinés sur la lande, une jeune femme qui étaient en vacances dans sa famille et qui randonnait, et un homme, probablement un motard, dont on ne sait rien.
J'ai eu bien du mal à m'habituer aux noms et surnoms de tout ce petit monde car en Angleterre, Nicola est un prénom féminin et Julie est le diminutif de Julian, prénom masculin, je ne vous parle même pas de Sam qui est le diminutif de Samantha et de Jule qui là encore sert à nommer le fameux Julian....
L'enquête comporte de très nombreuses ramifications, et une des personnes assassinées avait tellement d'ennemis potentiels qu'on en arrive à se demander comment elle a réussi à rester vivante jusqu'à maintenant, et honnêtement, j'en venais même à me dire que sa mort n'était finalement pas bien grave au vu de l'antipathie qu'elle m'inspirait.
Ce volume est assez long, il comporte des détours interminables et des encarts sur l'aspect psychologique d'un certain nombre de personnages très secondaires qui ne servent pas à grand chose.
Les rapports très tendus entre Lynley et Havers apportent un peu de changement bienvenu dans la série.
L'enquête en elle-même est assez complexe et ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
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Aline1102
  23 juillet 2012
David King-Ryder, un compositeur britannique, se suicide le soir de la première de son nouveau spectacle, une comédie musicale adaptée du Hamlet de Shakespeare. Pourtant, King-Ryder semblait enfin avoir retrouvé le succès après lequel il courrait depuis plusieurs années...

Quelques jours plus tard, l'inspecteur Linley doit se rendre dans le Derbyshire afin d'enquêter sur la mort de la fille d'un ancien collègue du Yard. Nicola Maiden était partie camper dans la lande autour de Maiden Hall, la propriété de ses parents, mais n'est jamais rentrée chez elle. Pourtant, cette étudiante modèle n'avait, selon ses parents, aucun ennemi ; bien au contraire, Nicola était tellement gentille que tout le monde l'adorait.

A quelques pas du cadavre de la jeune fille, on retrouve le corps d'un jeune homme tout de noir vêtu. Personne ne peut l'identifier et, d'après les Maiden, il ne faisait pas partie des fréquentations de Nicola.

Linley, furieux contre Barbara Havers qui a perdu son grade de sergent, décide de choisir Winston Nkata pour le seconder durant cette enquête qui s'avère délicate. Mais Havers et Nkata n'en font qu'à leur tête et Barbara se joint tout de même à eux, au grand regret de Linley.

De nombreux événements anime ce roman assez long mais passionnant d'Elizabeth George. Entre le suicide du compositeur et les déboires de son fils, l'ancienne carrière d'Andy Maiden au sein du Yard, les mensonges de Nicola Maiden, la rétrogradation de Havers, le cadavre du jeune inconnu... le récit est finalement très dense. Pourtant, on ne s'y perd jamais. La personnalité des différents personnage est clairement décrite dès qu'ils apparaissent, ce qui facilite la compréhension de l'intrigue.

J'aime beaucoup le titre français du roman, qui me semble très adapté aux diverses situations qui sont décrites par l'auteure. La plupart des personnages que l'on rencontre au fil de l'histoire font justement preuve d'une patience d'ange.

Les Maiden, tout d'abord. Nan Maiden, la mère de Nicola, fait preuve de patience envers sa fille. Les fugues à répétition, les aventures amoureuses incessantes, les excentricités de Nicola, sont tolérées de façon presque surprenante par Nan.

Andy Maiden, quant à lui, a fait preuve d'une extrême patience lorsqu'il a finalement appris la nature exacte des activités de Nicola à Londres. Quel père accepterait d'offrir une somme d'argent colossale à sa fille pour l'empêcher de tomber aussi bas ? Andy est allé jusqu'à s'endetter pour convaincre Nicola de laisser tomber sa nouvelle profession (Attention, spoiler !!!) d'escort-girl pour clients fortunés.

(Fin des spoilers)

Samantha, la cousine de Julian Britton, se dévoue pour aider le jeune homme à rénover le manoir de la famille. Amoureuse de son cousin et souhaitant l'épouser afin d'assurer la descendance des Britton, elle supporte pourtant avec une grande patience la liaison de Julian avec Nicola Maiden.

Barbara Havers, enfin, est excellente dans ce roman. Malmenée par Linley, qui estime que la rétrogradation de Havers au rang de constable n'est pas une punition suffisante pour l'insubordination dont elle a fait preuve, Barbara sert pourtant les dents. Grâce à Nkata, elle parvient à se mêler de l'enquête en cours et finit par suivre les bonnes pistes. Parce que Barbara écoute son instinct. Et même si sa vie privée n'est pas toujours facile, elle parvient à la mettre de côté quand elle travaille ; contrairement à Linley qui rumine une fois de plus ses problèmes de couples. Aveuglé par son admiration pour Andy Maiden, l'inspecteur Linley va passer à côté de nombreux indices importants pour l'enquête. Heureusement pour lui, Havers et Nkata sont là pour sauver les meubles !

Une patience d'ange est donc un très bon polar de la série Havers et Linley. La psychologie des personnages est exploitée à fond par l'auteure qui parvient presque à nous faire oublier que des meurtres ont eu lieu : la police recherche un coupable, certes, mais on a plutôt l'impression d'être plongé dans une analyse sociologique que dans un roman policier, tant les pensées intimes de chacuns des personnages et les différences sociales existant entre eux sont soulignées par Elizabeth George.
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Unhomosapiens
  21 mai 2020
Excellent roman policier. Cette auteure Américaine connaît si parfaitement l'Angleterre que l'on pourrait croire qu'elle est Britannique. On se croirait vraiment, hormis quelques intermèdes situés à Londres, dans cette campagne pluri-millénaire du centre de l'Angleterre. Les meurtres sont commis dans un haut lieu préhistorique. Le décor est planté. Pour les crimes, les amateurs du genre ne seront pas déçus. C'est tordu et sanglant à souhait. Et bien sûr, on rencontre tout une galerie de portraits, pour la plupart suspects présumés. On passe du milieu aristocratique au proxénétisme sadomaso, en passant par le monde de l'art moderne londonien. Côté enquête, c'est également très bien troussé, sur fond de règlement de compte entre un inspecteur et son adjointe qui vient d'être rétrogradée suite à une bavure. On avance par petites touches, à la manière d'un puzzle. Les différentes équipes œuvrant à différents endroits simultanément, on reste un peu perdu au début, mais tout finit par s'imbriquer magistralement. Bref, on avale ces 750 pages en quelques jours avec impatience. Du très grand art.
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Cormorobin
  21 février 2016
J'ai été longtemps fan des livres d'Elisabeth George, à l'affut des sorties de ses nouveaux romans. La galerie de ses détectives et de leur famille, leur passé, leur vie, leurs choix, rythmaient ses romans avec une grande finesse d'écriture et des intrigues bien ficelées. Mais petit à petit, les crimes se sont rapprochés de ces personnages. J'imagine mal que dans la "vraie vie", les policiers aient à conduire des enquêtes qui les concernent de près ou de loin.
Et quand c'est parti vraiment en vrille, c'est avec un certain soulagement que j'ai arrêté tout contact avec cet auteur, peut-être poussé par l'aspect commercial de l'écriture comme d'autre, du type Patricia C ou Camilla L.
Ce roman, une patience d'ange, est cependant plutôt réussi, et pouvait, par sa richesse, se rapprocher de la grande dame qu'était PD James. Mais leurs chemins se sont ensuite écartés.
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camati
  15 juin 2020
Quitte à me répéter, je dirais qu'Elizabeth George ne m'a à nouveau pas déçue sur le plan de l'écriture; elle y prend toujours autant de soin. Pour vous donner un exemple, lorsque Phoebe Neill se promène sur la lande ( ses pas vont la mener à la découverte d'un corps), c'est tellement bien décrit que, comme ce personnage,je n'avais qu'une envie: faire demi-tour. Pas besoin de violence ni de sang pour décrire une atmosphère oppressante.
Par ailleurs, j'ai été contente de retrouver le couple (mal assorti) de policiers Lynley et Barbara Havers. Cette fois-ci, leur relation est plutôt tendue car Barbara est du genre obstiné alors que son supérieur suit les règles à la lettre!
Comme toujours avec cette auteure, l'intrigue est compliquée, plusieurs pistes se croisent, et le lecteur se prend au jeu. Tout n'est pas toujours très crédible, mais c'est fréquent dans les romans policiers,non?
Et comme d'habitude, je ne comprends cette manie des éditeurs français de modifier le titre d'un roman (en anglais In pursuit of the proper sinner, soit A la recherche du véritable pécheur).
J'ai passé de bons moments de lecture et vous en souhaite tout autant.


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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   05 octobre 2018
Julian Britton était conscient que, jusqu’à maintenant, sa vie se résumait a fort peu de choses. Il élevait ses chiens, gérait le domaine familial en piteux état et, jour après jour, sermonnait son père pour l’empêcher de boire. C’était à peu près tout. Il n’avait réussi à rien si ce n’est à vider force bouteilles de gin dans l’évier. Et aujourd’hui, à vingt-sept ans, il avait l’impression que son existence était marquée du sceau de l’échec. Mais ce soir, pas question de se laisser influencer par ce bilan négatif. Ce soir, il lui fallait réussir. Faire triompher son point de vue.
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fanfan50fanfan50   15 janvier 2015
Nan n'avait jamais compris sa fille. Elle s'en apercevait maintenant beaucoup plus clairement qu'au cours des années où elle avait attendu que Nicola émerge de la chrysalide de son adolescence troublée sous la forme d'une adulte façonnée à l'image de ses géniteurs. En songeant à son enfant, Nan sentit se poser sur ses épaules le poids d'un échec si vaste qu'elle se demanda comment elle pouvait continuer à vivre. Se dire qu'elle avait enfanté une telle fille... que des années de sacrifices l'avaient conduite à ces instants... Que les soins qu'elle lui avait prodigués, les soucis, les projets, le don de soi à répétition l'avaient amenée à se sentir comme un poisson arraché à l'océan qu'on a laissé se dessécher et pourrir loin de l'eau... Se dire que les pulls qu'on avait tricotés, la température qu'on avait prise, les genoux éraflés qu'on avait soignés, les petites chaussures qu'on avait cirées, les vêtements qu'on avait soigneusement entretenus, tout cela avait finalement compté pour rien aux yeux de la seule personne pour laquelle on avait vécu et respiré... c'était insupportable.
Elle s'était consacrée corps et âme à la maternité et elle avait échoué, n'apprenant rien d'important à sa fille. Nicola était Nicola, et voilà tout.
Nan était contente que sa propre mère fût morte pendant l'enfance de Nicola. Il lui avait été épargné de voir sa fille échouer là où ses ancêtres avaient réussi. Car Nan elle-même incarnait toutes les valeurs que sa mère lui avait inculquées. Née à une époque de privations, elle avait été à l'école de la pauvreté, de la souffrance, de la générosité et du devoir. En temps de guerre, on ne cherchait pas à se faire plaisir. Le moi était secondaire et passait après la Cause. La maison où l'on habitait devenait un havre pour les soldats convalescents. La nourriture et les vêtements et jusqu'aux cadeaux qu'elle avait reçus pour son huitième anniversaire lui étaient gentiment mais fermement retirés des mains et donnés à plus nécessiteux qu'elle. C'était une époque dure mais cela vous forgeait le caractère et Nan avait du caractère. C'était ça qu'elle aurait dû transmettre à sa fille.
Nan était devenue la réplique de sa mère et pour récompense elle avait eu l'approbation de cette dernière qui se manifestait sans phrase par un hochement de tête quasi royal. Elle avait vécu pour ce hochement de tête d'approbation qui disait : "Les enfants apprennent à vivre en observant leurs parents, tu as appris la leçon à la perfection, Nancy." Les parents donnaient au monde de leurs enfants sa signification. Les enfants découvraient ce qu'ils étaient et apprenaient à se comporter dans la vie en suivant l'exemple des parents. Qu'est-ce que Nicola avait bien pu voir dans ses parents pour devenir ce qu'elle était devenue ? Nan ne voulait pas répondre à cette question qui la mettait face à des monstres qu'elle n'avait pas envie d'affronter.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   13 mai 2020
Il songeait aux compromis que l'on était obligé de faire lorsqu'on liait son existence à celle d'une autre personne. On se rencontre, se dit-il, on s'aime, on poursuit l'objet de sa flamme, on le conquiert. Mais il se demanda s'il existait un homme qui , pris dans le feu du désir, était capable de se demander s'il pourrait vivre avec l'objet de sa passion avant de se retrouver en sa compagnie. Cela lui semblait douteux.
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BoutonBouton   20 avril 2020
Phoebe avait d’abord cru que la symphonie de la mort à laquelle elle participait depuis maintenant plusieurs années était porteuse d’un message. Mais elle commençait à se rendre compte que cette forme de mort était dotée de trop de tentacules, que ces tentacules cherchaient à étouffer des victimes trop diverses pour qu’on puisse en tirer une leçon. Elle qui avait des années d’expérience savait que la mort était parfaitement impartiale, venant cueillir aussi bien grands et petits, importants et sans grade, riches et pauvres, faibles et puissants. Quels que soient le pouvoir, le prestige ou les moyens dont on disposait, on ne marchandait pas avec la faucheuse lorsqu’elle frappait à votre porte. Mais cette mort, cette fin particulière, au cours de laquelle la brigade des sapeurs-pompiers médicale éteignait un incendie pour en affronter aussitôt un autre… elle n’avait jamais rien connu de pire.
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fanfan50fanfan50   22 janvier 2015
Et c'était vrai, dit Barbara. Alors votre décision était fondée.
- Je ne crois pas qu'on puisse séparer une décision de son résultat, dit Lynley. Je le croyais avant, mais plus maintenant. Le résultat découle de la décision. Et si le résultat est une mort absurde, c'est que la décision était mauvaise. On ne peut pas déformer les faits pour présenter une autre réalité, quelle qu'en soit notre envie.
Ces paroles sonnaient comme une conclusion aux oreilles de Barbara. Elle les prit comme telles. Elle saisit sa ceinture de sécurité et la ramena autour d'elle. Elle allait la boucler quand Lynley se remit à parler :
- Vous, vous avez pris la bonne décision, Barbara.
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