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EAN : 9782919483440
50 pages
Éditeur : L'échappée belle (01/12/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
L'embrunir

Las !
Il est bien tard ce soir.
Les pâquerettes ont refermé leurs pétales de neige croûtée.
L'allée qui mène à la vanne
se referme
alors que luisent les premières étoiles.
Mais où va donc ce vieux chemin dallé ?
Dans la chute d'eau,
peut-être,
où voudraient s’engloutir les étoiles mouvantes
de ma vieille galaxie.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
DavidG75
  13 octobre 2019
Hier
Demain
Jamais
Un recueil de poésie au titre évocateur, ode au temps qui s'égraine inexorablement à travers son sablier de mots, aux instants passés qui jamais ne reviendront, aux saisons qui s'effeuillent, aux feuilles mortes, aux souvenirs et aux regrets chers à Prévert, aux amours perdues chères à Gainsbourg ou à la pendule d'argent qui ronronne dans le salon de Brel.
Mais point de Prévert, de Gainsbourg ou de Brel dans ce recueil, qui ne m'aura malheureusement entraîné dans cette valse à mille temps qu'à travers quelques-uns seulement de ses vingt textes, le temps d'un infime instant, trop court à mon goût que pour l'apprécier pleinement... J'ai repris ces quelques textes, qui ont su me toucher, en citations.
Je suis toutefois resté fermé à la plupart des autres poèmes, qu'il m'a fallu relire plusieurs fois pour certains, afin d'en comprendre le sens. Sens qu'il me fut tout simplement impossible de comprendre dans certains de ces textes malgré plusieurs lectures.
N'étant pas non plus, par ailleurs, un grand adepte de cette poésie hachée où l'on saucissonne les phrases à outrance pour en faire de la poésie qui aimerait avoir l'air mais qu'a parfois pas l'air du tout, j'ai malheureusement survolé ces textes sans parvenir à m'en imprégner.
J'aurais bien voulu passer le temps, j'aurais voulu que le corps exulte...
Mais finalement, finalement,
Je suis resté à Vezoul, je n'irai pas plus loin.
Gérard Georges a couché dans ce recueil une poésie qui touchera très probablement certains lecteurs mais qui ne m'aura parlé que trop peu souvent...
Je lui préférerai les bonbons. Au suivant !
Merci à Babelio et à l’Echapée Belle Édition pour l’envoi de ce livre.
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Lysette
  21 septembre 2019
Une jolie découverte.
Dans sa couverture sobre et son titre énigmatique, ce recueil cache un rapport à la vie, au temps, à l'être humain.
Au travers de mots parfois désuet, l'auteur tente de mettre à notre porté des concepts flous, qui régissent pourtant le monde.
La mise en page donne du mouvement aux mots, c'est pertinent.
Mais je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas compris le sens de tous les textes, et je suis sûrement passé à côté de certaines choses, mais qu'importe, j'ai apprécié cette oeuvre.
En bref, une belle découverte.
Belle lecture à tous.
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blaisejoinlambert
  16 février 2017
Ce recueil de poésies, le titre est assez explicite, veut rendre sensible – perceptible – au lecteur le caractère mouvant des choses, leur impermanence consubstantielle : cela même qui s'achève puis disparaît pour toujours et à jamais… en attendant le lendemain, qui recommencera une comparable sarabande – comme hier. Et l'auteur de convoquer pour nous les apparitions disparaissantes des phénomènes, les intempéries qui rythment le temps.
La saveur des mots, parfois volontairement désuets et de ce fait suggestivement nostalgiques, à la manière du « il était une fois » des contes, contribue à enclencher la « magie » revendiquée par le poète ; mais plus encore et surtout le lecteur est sensible au flux d'images, de paysages, de sensations d'une grande inventivité verbale, dont sont tissés les poèmes.
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Esa
  03 octobre 2019
Aujourd'hui je viens vous parler de ce recueil de poèmes que j'ai reçu grâce à l'opération Masse critique de Babelio !
J'ai tout d'abord été attiré par le titre très simple de cet ouvrage, et je n'ai pas été déçu par ma lecture. Je pense être passée à côté du sens de certains poèmes, mais dans l'ensemble je me suis très rapidement retrouvée plonger dans les mots du poète, qui nous décrit sans peine des univers plein de magie et de beauté. le but du poète est simple : nous faire prendre conscience du changement permanent des choses qui nous entourent, et c'est un très beau message. J'ai aussi beaucoup apprécié la petite citation de Charlotte Brontë (Jane Eyre).
En bref ce n'est pas un coup de coeur, mais ça n'en reste pas moins une bonne découverte.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DavidG75DavidG75   13 octobre 2019
-Impressions mouvantes-

[...]

C’était un éternel passé
qui tardait à venir.
La fenêtre ouverte laissait flouer toutes les pensées
les plus osées -les moins formelles.
Des embruns crépitaient sous les senteurs de résine.
Ton corps alangui sur la couche
-si nu, si beau, si doux-
tressautait au moindre souffle du vent.
Cette envie de te toucher
de faire l’amour
de renaître aux jours anciens
-tous ceux qui fleurissaient comme les roses de Noël-
et puis
ce demain qui déboulait tellement vite
que,
sitôt que je pus ouvrir mes yeux purulents,
je ne sus remonter
tout à l’envers
du temps
+ Lire la suite
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DavidG75DavidG75   13 octobre 2019
-Songes-

Déjà,
ce sont vêpres qui tonnent
la mer est ivoirine
un albatros couleur de vent
déploie « ses ailes de géant »
et moi,
immobile,
je m’empêche de marcher

Tant de fleurs du mal
se sont encanaillées dans ma vie
j’effeuille tout ce qui passe
je soliloque à l’avenir
et me moque du paon qui tasse
et étale
ses plumes de néant

Ô vieille nuit de mes vers
nuit d’hiver à la neige à la pluie
comment ai-je pu tant courir
autour de tous tes sortilèges ?

Mon tour viendra
-et tôt sera sans doute-
de ne plus entendre tonner les cloches
Ni vêpres
Ni mâtines

Il pleure des larmes de verre sur
le chemin qui n’en finit pas

Il plane encore un peu de nuit sur
l’herbe gelée
un oiseau suspendu attend
que
naisse enfin l’aurore
que
fonde cet abîme
que
les couleurs l’emportent

Je me souviens de ce jour qui n’a jamais été
et jamais ne sera
C’est ma mémoire enfuie
enfouie

que j’hésite à exhumer
C’est une mer de nuages
un hourvari de temps anciens
une galopade de tout ce qui aurait pu être

ici-bas
sous la houppelande de la voûte
là où s’accrochent en vain les étoiles
là où commence ce chemin
qui,
jamais,
ne
finira
demain
+ Lire la suite
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DavidG75DavidG75   13 octobre 2019
Never more

Je tourne ma fange dans sa boue
jusqu’à
sept fois dans la semaine
du 1er de l’an
jusqu’à
la Saint-Sylvestre.
Mais déjà
le temps qui passe jamais ne se recompte
et,
au défilé des refrains séculaires,
je rêverai souvent d’autres aubes diamantaires.

Jamais plus ne viendras
toi,
la compagne éprise.
J’ai beau tourner et retourner dans ma tête
cette musique qui m’obsède,
il est bien tard déjà
pour conjuguer le verbe aimer...
+ Lire la suite
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fissacfissac   02 mai 2017
L’ embrunir

Las !
Il est bien tard ce soir.
Les pâquerettes ont refermé leurs pétales de neige croûtée.
L’allée qui mène à la vanne
se referme
alors que luisent les premières étoiles.
Mais où va donc ce vieux chemin dallé ?
Dans la chute d’eau,
peut-être,
où voudraient s’engloutir les étoiles mouvantes
de ma vieille galaxie.
Commenter  J’apprécie          20
LysetteLysette   21 septembre 2019
Hier...
Demain...
Jamais...

Concepts étroits de notre misère humaine.
Se retrouver dans une autre dimension par la poésie magicienne.
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Video de Gérard Georges (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Georges
Lors de la rencontre du 12 juin 2014 à la librairie Georges, pour la présentation du livre le chant des possibles, disponible sur www.lacheminante.fr
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