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EAN : 9782258101210
306 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (20/06/2013)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 8 notes)
Résumé :
En 1843, Justin Grenet, fils de paysans, est embauché à la filature de chanvre de Saint-Martin près de Riom. Justin découvre les conditions de travail rudes - danger, chaleur, enfermement - et les nombreux conflits avec les maraîchers locaux pour l'utilisation des "droits d'eau".
A dix-sept ans, l'avenir de Justin semble tout tracé lorsqu'il rencontre Géraldyne Chollet, la fille du patron. Ils n'ont rien en commun, le contraste de leurs quotidiens est saisiss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
candou42
  10 septembre 2020
Ce roman propose le minimum syndical du genre : un décor provincial, une immersion dans une usine de la seconde moitié du XIXe siècle, la dichotomie bourgeois/ouvriers et les conflit qui lui sont rattachés, l'histoire d'amour "impossible". Cela fait beaucoup de thèmes pour un livre aussi court d'où l'impression d'un survol de tous ces sujets. Quand il parle de l'industrie du chanvre, le livre peut être intéressant car c'est la partie qui a le droit à le plus de description. L'auteur a fait quelques recherches et cela se sent mais, malheureusement pour moi, ce n'était pas le sujet qui me passionnait le plus. En effet, quand dans le titre et le résumé l'accent est mis sur les "amants", on peut s'attendre à beaucoup plus et mieux à ce niveau-là. L'auteur nous sert donc une histoire d'amour basée avant tout sur la fascination et le physique. Pour le romantisme, on repassera. Ainsi, cet aspect du roman est trop superficiel pour m'avoir fait vibrer. Même si on nous assure de leurs sentiments réciproques, le tout n'est pas assez exploité pour qu'on puisse être embarqué dans leur passion et y croire.
De plus, du côté des personnages, ceux-là sont trop caricaturaux et réduits à quelques caractéristiques (Justin, l'ouvrier bon et rêveur ; Géraldine, la jeune bourgeoise raffinée et superficielle ; Emerand, le frère grossier et étrange, le maraîcher "ennemi" de l'usine colérique et alcoolique etc), ce qui ne permet pas d'installer une connivence avec le lecteur. Cela est peut-être encore dû au fait que le roman soit si court. C'est le parti pris de l'auteur, mais en tant que lectrice, j'aurais aimé qu'il s'attarde sur un ou deux sujets, quitte à en laisser certains de côté.
Pour conclure, ce roman de terroir peut être intéressant pour le côté industriel et la démonstration de son impact sur la région où s'implantent les usines mais, pour le reste, je suis restée sur ma faim. Les sujets abordés sont pourtant ceux attendus dans ce type de récit mais leur traitement est trop conventionnel et artificiel pour pouvoir retenir mon attention.
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LisonsDesLivres
  01 décembre 2017
C'est le premier livre que je lis de cet auteur et mes impressions sont un peu mitigées.
J'ai beaucoup apprécié le fait de découvrir la filature du chanvre et le métier d'aigueur qui consiste à veiller à ce que tout le monde bénéficie de l'eau d'un ruisseau de façon équitable.
Les descriptions du paysage sont très réussies.
Par contre, j'ai parfois regretté un manque de profondeur dans le récit. Ainsi, le travail d'enfants de 12 ans est évoqué, mais sans plus alors qu'il s'agit de la triste réalité à cette époque.
Au niveau des personnages, je trouve qu'il manque un petit quelque chose au récit : les faits sont racontés avec une certaine distance, sans faire en sorte que le lecteur soit touché.
Désolée, mais je pense que ce livre ne restera pas longtemps dans ma mémoire.
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sld09
  29 juin 2017
Les amants du chanvre a été une lecture agréable, mais pas vraiment enthousiasmante.
On apprend des tas de choses sur l'industrie du lin aussi bien que la vie dans les campagnes en Auvergne au milieu du 19ème siècle, le tout dans une langue légèrement archaïsante pour faire encore davantage "couleur locale".
Cependant si le décor est remarquablement planté, ce qui s'y passe ne m'a pas beaucoup touchée. le "héros" du roman est plutôt passif, attendant et subissant sans jamais vraiment prendre d'initiative, même pas pour obtenir les faveurs de la femme qu'il aime. Et ce manque de personnalité explique à mon avis qu'on a du mal à se passionner pour ce que raconte l'auteur.
Une lecture plaisante dont le souvenir s'estompera sans doute très vite...
Lien : http://lecturesdestephanie.b..
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vf
  13 avril 2015
Un très bon roman du terroir qui se passe dans les années 1840. Nous découvrons la dure vie des famille à cette époque et les métiers du chanvre. Un roman bien écrit, bien documenté avec en fond une histoire d'amour difficile. Un livre qui se lit très vite mais qui nous fait passer un très bon moment. Une lecture facile et distrayante. Un auteur à suivre pour les amateurs de lecture du terroir.
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danielehoslet
  23 décembre 2019
Ce roman de terroir sans grande profondeur dont l'intrigue entre deux personnages de condition sociale différente est assez téléphonée a pour mérite de faire découvrir la place de l'industrie du chanvre dans le centre de la France au 19è siècle. La filature Saint-Martin a bien existé et les problèmes d'approvisionnement en eau des agriculteurs locaux étaient une réalité. Ouvrage bien documenté.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld09   29 juin 2017
Les jours avaient raccourci. On devait à présent allumer tôt le chaleil que l'on suspendait au plafond. Pouvaient alors commencer les veillées.
L'on allait tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre, et l'on cassait des noix, tous ensemble, derrière la grande table en bois brut. Il fallait ouvrir l'écale puis dégager les cerneaux avant de les jeter dans une grande bassine qui trônait au centre. Les fruits seraient plus tard broyés au moulin sous une meule tournante, actionnée par la force de l'eau, et donneraient de l'huile qui suffirait à la consommation de l'année.
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LisonsDesLivresLisonsDesLivres   01 décembre 2017
Mais si la vie réserve parfois des surprises, et des évènements imprévus surviennent, qui suffisent à gripper la belle mécanique et à remettre en cause les plans les mieux échafaudés.
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meknes56meknes56   11 juillet 2019
Le cocorico enroué d’un coq égratigna la nuit. A l’orient, une lueur ténue s’était hissée au travers de la herse des peupliers, dont une brise légère faisait cliqueter les feuilles.

Comme tous les matins, Alphonse Grenet sortit sur son devant de porte, avança de quelques pas et entreprit d’uriner près du tas de fumier. Dans le ciel scintillaient encore des étoiles. Elles auraient tôt fait de disparaître dans les minutes qui suivraient.
Alphonse guettait les premières clartés de l’aube. Lorsque l’astre flamboyant se serait élevé par-dessus l’épaule de la colline, là-bas, à l’aplomb de la ville de Riom, il savait qu’il lui faudrait s’en aller réveiller Justin, son fils aîné, pour sa première journée de travail à la filature de Saint-Martin. A seize ans, il était bien temps que le garçon se mît à la tâche.
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meknes56meknes56   18 juillet 2019
Comme tous les matins, Alphonse Grenet sortit sur son devant de porte, avança de quelques pas et entreprit d’uriner près du tas de fumier. Dans le ciel scintillaient encore des étoiles. Elles auraient tôt fait de disparaître dans les minutes qui suivraient.
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LisonsDesLivresLisonsDesLivres   01 décembre 2017
Sur le parvis, la mariée ôta son voile blanc et le confia à sa demoiselle d'honneur. Il servirait maintenant à chacun des baptêmes de ses futurs enfants et recouvrirait leurs langes, en symbole de pureté virginale.
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