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EAN : 9782266222105
480 pages
Pocket (10/05/2012)
3.52/5   132 notes
Résumé :
C'est l'été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d'Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt !

Placé bien malgré lui au centre d'un j... >Voir plus
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Un polar à la sauce hollandaise…

Pour quatre cent soixante-seize pages à dévorer à toute vitesse, procurez-vous impérativement:
- Trois femmes plutôt jolies d'origine hollandaise exclusivement,
- Un lieutenant de police de Perpignan avec femme et enfants,
- Un homme parfaitement détraqué amateur de jeux de pistes,
- Un chauffeur de taxi un peu louche,
- Un retraité inconsolable depuis le décès de sa femme.

Pour commencer, martelez la première jeune hollandaise et disposez-la sans vie sur un lit d'herbe dans un camping à Argelès. Laissez la reposer en paix, le retraité au bout du rouleau découvrira sans peine son cadavre !

Ensuite, mettez sous cloche le chauffeur de taxi pour le faire disparaître pendant un bon moment. Réservez !

Pendant ce temps, placez au froid dans une cave la seconde jeune hollandaise, Ingrid Raven, sous la surveillance du détraqué. Arrosez-la fréquemment tout de même pour la garder fraiche ! Pas glacé non plus…

Enfin, agitez le lieutenant de police Gilles Sebag pour retrouver le chauffeur de taxi et Ingrid Raven tous deux disparus. Plus vite, plus vite, battez le pavé ! Les familles s'inquiètent drôlement !

N'oubliez pas au passage le zest d'humour de Philippe Georget et pressez le tout aux éditions Jigal… avant de vous rendre compte que vous avez oublié d'incorporer la troisième hollandaise dans la recette.

Oups, c'est raté !

Pas de panique, ce n'est pas si grave ! Rallongez la sauce en prétextant une agression sur la troisième hollandaise. Ni vu, ni connu, saupoudrez de quelques chapitres en plus et le tour est joué !

Pour un premier essai, Philippe Georget s'en sort remarquablement bien et on se doute déjà du potentiel de l'auteur. Il faut dire que l'auteur m'avait déjà cuisiné d'une manière admirable dans « le paradoxe du cerf-volant », une classe encore au-dessus de ce premier jet d'encre.

Personnellement, j'ai savouré du début à la fin cette histoire à la sauce hollandaise, non sans ketchup tout de même, le final étant haletant au possible. Résultat, quatre sur cinq, emballé c'est pesé !

Si L'été tous les chats s'ennuient...., moi, je ne me suis pas ennuyé une minute. Mon prochain Georget qui m'a été offert en août, s'intitule « Les violents de l'automne”, peut-être une histoire de crème anglaise sait-on jamais !
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La devinette de l'été pour l'inspecteur Sebag : quel est le point commun entre trois jeunes hollandaises ? Elles sont toutes les trois jeunes et hollandaises ? Oui mais surtout, on a retrouvé le cadavre de l'une près d'un camping, une deuxième a disparu, et une troisième s'est fait agresser en pleine rue. Cela dans les environs de Perpignan.
Autres tourments en ce mois de juillet pour notre policier quadragénaire : qu'arrive-t-il à sa femme, à leur couple ? Comment laisser ses enfants adolescents quitter peu à peu le nid ?

Un polar plutôt classique : une équipe d'enquêteurs occupés par les affaires en cours et préoccupés par leur vie privée. le tout est calme, pas de super-héros, pas d'action trépidante, Sebag n'utilise son gyrophare que pour échapper aux bouchons, un signe qui ne trompe pas !... Mais nulle place à l'ennui. Avec son air de ne pas y toucher, Georget met brillamment en scène des personnages crédibles et sympathiques, et leurs relations sont particulièrement bien vues - tensions, solidarité, mesquineries, diplomatie du chef - sans caricature... le suspense réside davantage dans le 'pourquoi' que dans le 'qui'. Même si l'on est curieux de suivre ce jeu de piste complexe et impatients de connaître l'issue de cette course contre la montre.
Au-delà de l'intrigue policière, le roman propose des réflexions intéressantes sur le couple et la famille, via les cogitations et comportements de Sebag.

Je reste malgré tout un peu frustrée, j'ai encore des questions, m'sieur Georget, siou plaît ! Mais c'est une des habiletés de l'auteur, probablement : de ne pas nous mâcher le travail, de nous laisser autant d'incertitudes qu'aux enquêteurs à l'issue d'une affaire - ce qui doit être fréquemment le cas, je présume, dans la 'vraie vie' des policiers...
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Comme vous devez commencer à le savoir si vous lisez mes chroniques (oui, il est toujours bon de rêver), je suis un féru de romans policiers, encore plus quand ils mettent en scène un enquêteur récurrent.

Lassé par les thrillers à succès suivant toujours la même recette pour ne pas décevoir les lecteurs, je me plonge souvent dans les récits d'antan. Mais, parfois, j'aime aussi découvrir des auteurs contemporains moins connus et le travail d'éditeurs régionaux.

Après avoir testé des ouvrages d'un éditeur de ma région, T.D.O. Éditions, ceux de petits (pas si petits) éditeurs bretons comme Palémon, voilà que je me penche enfin sur le travail d'un éditeur qui me fait de l'oeil depuis longtemps : les éditions Jigal ou Jigal Polar.

Il était temps, me direz-vous, pour un éditeur qui existe depuis 1998.

Oui, il était d'autant plus temps que l'éditeur a mis la clef sous la porte voici six mois.

Peu importe, les éditeurs passent, les écrits restent.

Alors, qui choisir dans ce vaste catalogue ? Mon choix s'est porté sur des récits se déroulant dans mon département : aux alentours de Perpignan.

Et c'est donc « L'été tous les chats s'ennuient » de Philippe Georget qui a remporté la timbale.

Philippe Georget, bien que né en région parisienne, a fini, après moult aventures, à se retrouver à Perpignan suite à une mutation en tant que journaliste pour France 3.

En 2009, il fait publier son premier roman, « L'été tous les chats s'ennuient » mettant en scène un personnage qu'il reprendra par la suite dans toutes les saisons, Gilles Sebag, un lieutenant de Police muté à Perpignan avec femme et enfant.

Ce roman a remporté trois prix littéraires en 2010 (le prix Sang pour Sang polar ; le prix Arsène Lupin ; le prix Polar).

Le policier, depuis la naissance de son fils maintenant grand ado, s'est plus concentré sur sa famille que sur son boulot et fait bien souvent le strict minimum au travail. Pourtant, il n'est pas dénué de qualités en tant qu'enquêteur…

Gilles Sebag, inspecteur de Police muté quelques années auparavant à Perpignan avec toute sa famille, craint l'été qui débute. Son grand fils va partir à un stage d'apprentissage de la moto, sa grande fille, s'en va en vacances avec la famille d'une copine en Espagne. Et il craint de se retrouver seul avec sa femme pour la première fois depuis la naissance des enfants. Mais sa femme aussi, va le laisser, pour partir en croisière avec une amie.

Heureusement pour lui, une sordide affaire va le tirer de l'ennui. Quelqu'un semble s'en prendre à de jeunes Hollandaises en vacances dans le département. Une jeune femme est assassinée à Argelès plage, une autre disparaît et une troisième échappe de peu à un enlèvement…

L'été, tous les chats s'ennuient, sauf quand les souris les narguent. Mais qui est le chat, qui est la souris dans cette histoire ?

C'est étrange de découvrir son département par les yeux d'un « étranger », encore plus quand celui-ci les voit par ceux d'un autre « étranger ». En clair, quand le département est mis en valeur par un personnage étranger au département et que l'auteur qui le fait vivre est lui aussi étranger au département.

Ainsi, Philippe Georget s'empresse de présenter les beautés de la région à travers les yeux de Sebag qui aiment faire son jogging dans les montagnes, que ce soit autour de Castelnou ou lors de randonnées au Canigou (le symbole du département avec le Castillet).

L'auteur doit apprécier la région pour en occulter certains travers, mais passons sur le sujet.

La seconde chose qui titille l'esprit est l'impression de ne pas se retrouver dans un premier roman. Cette impression est autant due à une plume fluide et maîtrisée que, surtout, au fait que le personnage semble présenté comme si le lecteur avait déjà eu l'occasion de le découvrir auparavant.

Gilles Sebag n'est pas fraîchement muté à Perpignan, l'auteur évoque très légèrement son passé de policier…

Bref.

Philippe Georget fait donc jouer un second rôle au département, à Perpignan, au Canigou, à Castelnou, à Força Réal, à Saint-Estève, que des endroits que je côtoie depuis des lustres ou que je vois tous les jours (de loin, en ce qui concerne le Canigou et Força Réal)…

C'est étrange cette sensation de suivre l'enquêteur en terrain connu… Étrange pour un Catalan (du nord, comme dirait l'auteur), car rares sont les auteurs (à part moi) à utiliser mon département comme terrain de jeu de ses personnages.

Alors, l'auteur oublie d'évoquer la tramontane omniprésente, les côtés négatifs de Perpignan et plein d'autres choses, mais passons.

L'auteur nous propose un personnage assez éloigné des héros-enquêteurs usuels, ce qui est un atout.

Il évoque beaucoup les problèmes familiaux du policier (trop ?) surtout ceux de couple (trop !) notamment l'amour immodéré du policier pour sa femme et ses enfants et ses doutes concernant la fidélité de sa femme.

C'est d'ailleurs cette question (sa femme le trompe-t-elle ?) qui prend souvent le pas sur l'enquête criminelle à tel point que le lecteur est pressé de savoir pour passer à autre chose (enfin, moi, car c'est souvent un travers qui me lasse, les affaires de famille dans un récit policier).

Côté enquête criminelle… on ne peut pas dire que l'auteur élève le genre à un niveau extraordinaire. L'intrigue, bien que cherchant à jouer sur différents niveaux (le potentiel tueur en série ; le psychopathe égocentrique ; le criminel intelligent cherchant à jouer avec la police…) ne parvient pas à se hisser à un niveau qui tient le lecteur en haleine.

Finalement, assez simple, cette intrigue n'est finalement qu'un prétexte (ou presque) à faire visiter certains points du département au personnage (j'oubliais Collioure dans le lot).

D'ailleurs, Gilles Sebag, malgré son flair, a toujours un train de retard sur le criminel, ce qui permet de faire durer l'histoire, mais surtout sur le lecteur qui, lui, découvre bien avant le policier l'identité du coupable et, pire encore, comprend avant lui l'énigme finale tellement évidente que l'on se demande comment les policiers peuvent passer à côté aussi longtemps.

Heureusement, il reste un personnage intéressant, original, attachant, une plume très fluide, agréable, et les décors (du moins pour ceux habitant ma région).

Au final, loin d'être totalement convaincant, ce premier roman est pourtant empreint de nombreuses promesses et donne envie de découvrir la seconde enquête de Gilles Sebag, ce que je vais m'empresser de faire.
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Bienvenue dans la région Perpignanaise, même si l'été bat son plein, l'inspecteur Gilles Sebag et son équipe ne sont pas en vacances. La disparition d'un chauffeur de taxi vient perturber le quotidien de ce commissariat catalan, l'enquête révèle que la dernière fois qu'il a été vu, il était en compagnie d'une jeune hollandaise qui elle-même a disparu. Peu de temps avant, à Argelès une jeune hollandaise a été retrouvée assassinée près d'un camping, il n'en faut guère plus pour penser à l'oeuvre d'un serial killer. Pourtant la fine intuition de l'inspecteur le guide sur une tout autre piste beaucoup plus tordue mais qui s'avèrera lucrative. S'ensuit un mystérieux jeu de piste mis en place par un être machiavélique qui fait tout pour s'assurer la coopération de l'inspecteur Sebag flairant en lui un bon flic à la hauteur de son jeu. Chacun des personnages rencontrés dans ce polar nous est familier que ce soit l'inspecteur, sa femme, ses enfants, ses collègues, les présumés coupables ou non, leurs vies nous ressemblent beaucoup. L'intrigue se déroule finement sans véritables éclats mais avec une sagacité remarquable qui en fait tout le charme. Ce premier roman primé par le prix SNCF du polar 2011 présente un talent prometteur avec lequel il faudra compter c'est certain.
Lien : http://ma-bouquinerie.blogsp..
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Sur trois jeunes Hollandaises en vacances dans la région de Perpignan, une est retrouvée assassinée, une autre est victime d'une tentative d'enlèvement, la troisième enfin disparaît. le commissaire local Costello et son collègue Lefèvre envoyé de Paris en renfort pensent que ces faits sont liés et qu'un sérial-killer sévit dans la région. Gilles Sebag est inspecteur de police au commissariat de Perpignan et ne partage pas l'analyse de sa hiérarchie. Il est convaincu que les trois affaires ne sont pas nécessairement liées et que l'homme qui a enlevé Ingrid Raven et qui s'est enfin manifesté a décidé de les mener en bateau et de jouer avec eux au chat et à la souris. le ravisseur choisit Gilles Sebag comme interlocuteur privilégié pour un jeu de piste macabre. Comme dans tous les classiques du genre, parallèlement à l'enquête, on assiste au déroulé de la vie privée du policier qui va inévitablement interférer avec les exigences de sa vie professionnelle. Seul petit reproche : l'histoire traîne un peu en longueur. Pour autant, l'intrigue est prenante, le suspense est bien ménagé. Il y a dans ce polar une vraie atmosphère, avec des personnages crédibles et attachants. En résumé, j'ai passé un bon moment à lire ce thriller que je recommande sans réserve.



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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
- Oouah… Un portable, c’est trop cool ! Tu t’es enfin décidé…

La reconnaissance de Léo était toute relative, mais sa joie faisait plaisir à voir. Il avait compris avant même d’ouvrir le paquet, Sebag l’avait vu dans ses yeux.

- Et tu disposes d’un forfait illimité, précisa t-il perfidement.
- Illimité ? Je peux appeler comme je veux ?
- Exactement.

Il n’en revenait pas, le fiston. Sebag attendit quelques secondes le temps de le laisser se bercer d’illusions. Claire lui faisait les gros yeux.

- A condition toutefois d’appeler le numéro de la maison ou celui de nos portables, celui de de ta mère ou le mien. Pour les autres communications, c’est toi qui payes, bien sûr.
- Ah ouais, d’accord… Je me disais aussi…
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Le gardien comprit avec retard qu’il aurait dû lui-même être prudent. Il ouvrit le tiroir du bureau d’accueil et passa à Sebag une paire de gants en plastique.
- Je ne pouvais pas savoir…bredouilla-t-il.
- Non, c’est sûr. Une enveloppe anonyme à destination d’un inspecteur postée en pleine nuit, quoi de plus normal, n’est-ce pas ? J’en reçois toutes les nuits.
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La contemplation des photos de famille le plongeait toujours dans un état étrange. Presque nauséeux. Un sentiment de vertige comme lorsqu'il se laissait entraîner par [sa femme] et les enfants dans les manèges infernaux des fêtes foraines. Secousses et vitesse. La vie qui vous bouscule et vous glisse entre les doigts. Le temps qui passe trop vite. Chaque page tournée représente des mois, voire des années de vie. Enfouies. Enfuies. A tout jamais.
(p. 283)
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Les gens aiment bien avoir un flic dans leurs relations. Comme un médecin ou un plombier, ça peut rendre service.

Mais on ne se confie pas à un flic. Pas sans commission rogatoire.
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A côté du téléviseur se trouvait un long cierge éteint. La jeune veuve l'allumait sans doute le soir pour sublimer sa solitude et sa peine. De son salaud de mari, elle était en train de faire un saint. Elle avait raté son mariage et tenait à réussir son veuvage. (p. 282)
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Videos de Philippe Georget (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Georget
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