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EAN : 9782764801437
Éditeur : Libre Expression (01/01/1900)
3.51/5   136 notes
Résumé :
La première clause du Manifeste du célibat était pourtant claire : «Être et demeurer célibataire». Voilà le but que s’étaient donné Chloé, Antoine et Juliette, trois amis qui ne croyaient pas en l’amour. Ils y seraient peut-être arrivés si Chloé n’avait pas décidé, un jour, de partir à la recherche du grand amour. Celui dont elle rêvait petite en demandant à sa mère si elle allait le trouver. Cette dernière lui répondait alors : «Qué sera, sera»… Et c’est ce que Chl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Shaynning
  25 novembre 2020
Ce roman appartient à un genre que je lis assez peu, mais comme on me l'a recommandé et que je travaille dans le monde du livre, je me suis mise sur son cas. Ce roman, qui a vraiment l'une des pires couvertures que j'ai vue, est un Chick-Lit québecois et en tant que tel, traite essentiellement d'histoires de coeur, de petits drames quotidiens, où l'alcool coule à flot et où le langage parfois vulgaire côtoie l'humour caustique. S'il y a quelques passages attendrissants, quelques passages amusants qui m'ont fait rire, dans l'ensemble, c'est prévisible et légèrement déjanté. Amusant de constater que les personnages de Chick-lit vivent autant de situations loufoque, souvent causé par une certaine maladresse, qu'elle soit kinesthésique ou verbale, sans parler des beuveries innombrables, des nombreuses baises ( sans détails, merci bien!) et du fait que ces personnages semblent ne pas avoir de travail. Ou du moins, s'ils en ont un, ils ont beaucoup de temps libre et pas trop de préoccupations.
Chloé, protagoniste de ce roman, ressemble donc beaucoup au peu de Chick-Lit que j'ai lu: fêtarde, extravertie mais timide, aimant les livres et les chats, sensible parfois un peu trop, craint beaucoup le jugement des autres, pratique la baise sans engagements, a une naïveté relative et bien sur, est jolie. C'est le personnage typique de ce genre de roman et c'est un peu embêtant, car ça ne laisse pas place à une grande variété de personnalités autre que celui-là. C'est un peu comme en Jeune Adulte, avec la typique "jeune-fille-spéciale-ambivalente-amoureuse-je-ne-sais-pas-que-je-suis-jolie". Ça manque de diversité.
Néanmoins, bien que peu marquée par le sempiternel archétype de la jeune femme libéré-mais-au-fond-pas-tant-que-ça qu'est Chloé, j'ai beaucoup aimé la présence de Marcus, drag-queen jamaïquain sensible, drôle, gay et empathique. le cliché type du drag-queen, mais tout de même, un personnage attachant qu'on se plait à imaginer.
Et Antoine. Ah, Antoine, l'archétype du beau brunet désinvolte qui ne s'attache à personne sauf à la protagoniste sans le savoir. À moins d'aimer ce genre de personnage masculin, ce qui n'est pas mon cas, Antoine est vraiment ennuyeux. Sans doute parce que des comme lui, il en pleut dans les histoires où le personnage principal est une fille, que ce soit en Jeunesse ou en Adulte. C'est le gars mystérieux qui ne s'attache pas, le gars si beau qui joue les distants, mais qui séduit tout ce qui bouge et qui, accessoirement, ne semble pas avoir de vie autre que de courir les filles et les bonnes bouteilles ( donc une job pas claire en background, pas de hobbies, pas d'amis). Un Casanova, quoi.
En fait, je trouve les personnages secondaires plus humains, mieux réussis que les deux principaux, beaucoup trop déjà-lus/déjà-vus.
D'un point de vue de la forme, ça se lit bien, je ne dis pas le contraire, mais ce sont les mêmes choses que j'ai vu dans les autres romans de Chick-Lit: des soirées arrosées entre amis plus ou moins matures, des sorties dans des bars, des partys de famille et toutes les humiliations subséquentes, les bitcheries entres ami(e)s, les complications amoureuses, les crises de la trentaine ( ben oui, ça existe), l'existentialisme amoureux, une petite dose de philosophie parentale et de psycho-pop bon marché, avec en prime quelques considérations intergénérationnelles.
Il y a un passage qui est assez "humain" et c'est celui sur la fausse-couche. On retrouve alors les deux soeurs qui se vide le coeur et se confie l'une à l'autre. Un petit moment touchant.
Le propre de ce genre de littérature semble être son côté "mondanités de classe-moyenne" avec des personnages féminins plus audacieuses que le commun des mortelles, sensibles et romantiques au demeurant, mais le problème est qu'il faut faire partie de cette catégorie de filles justement mondaines pour se reconnaitre. Donc, si ce peut être "amusant", à mes yeux, c'est surtout immature et compliqué pour pas grand chose. L'humour est ce qui permet de passer un bon moment, selon moi, car ce roman ne m'aura guère mené plus loin.
Il y a beaucoup de "sacres" et en ma qualité de québecoise, je tiens à dire que ce n'est pas généralisé comme le suggère ce roman.
Du point de vue de l'histoire, dans me répéter sur ce qui se passe ( beuveries, sorties, soirées, etc) j'ajoute que c'est un scénario "très commode", dans lequel Chloé retrouve le garçon de ses rêves d'adolescente, puis découvre que son ancien Fuck Friend et meilleur ami ne l'a peut-être pas "friendzoné" comme il le suggère et bingo! Nous avons un autre triangle amoureux. Au fond, plus je découvre la Chick-Lit, plus j'ai l'impression que c'est un mélange de fantasmes, de nostalgie et d'Harlequin modernisé. Non pas que c'est mauvais, mais c'est un genre en soi qui s'adresse à un public en particulier dont je pense ne pas faire partie.
Cependant, voici ses points forts de la Chick-Lit québecoise: écriture simple, axé sur le plaisir et les émotions, qui traite de sujets actuels propres au Québec, dans un langage familier, sans grandes figures de styles, sur des personnages qui ont un peu trop de temps libre. Pas de prises de tête, pas de prose,beaucoup de crêpage de chignon et angoisses existentielles.
Et une fin super prévisible.
Ah, mais au moins Marcus m'aura fait beaucoup rire.
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PiertyM
  15 décembre 2018
Les 400 pages de ce livre, se lisent d'une seule traite, et j'avoue que j'ai apprécié cette lecture légère, sans prise de tète, sans exigence de style raffiné. Du moins, certains personnages ressemblent à certains de nos voisins ou de nos collègues de bureau. Bien qu'il y ait des longueurs qui, par moment m'ont dérangé, des dialogues vains presque inutiles, mais le rythme, lui, vous fera aimer ce livre! C'est à la fois drôle, enthousiasmant et réaliste, et avec sa petite philosophie, le plus souvent, c'est au loin qu'on croit retrouver le bonheur sans se rendre compte que parfois le bonheur sommeille juste à nos pieds!
Un petit moment de détente vraiment agréable!
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Cocotte8017
  09 février 2015
Soutien-gorge rose et veston noir, raconte les péripéties amoureuses de Chloé (qui est la narratrice), Antoine et Juliette, trois meilleurs amis qui s'étaient jurés d'être et de demeurer célibataire. S'étant lassée de ce style de vie, Chloé décide de partir à la recherche du grand amour.
J'ai trouvé ce bouquin assez ennuyant. J'avoue que le résumé n'est pas très convainquant, mais je m'attendais tout de même à un bouquin divertissant traitant d'amour et d'amitié et reflétant la réalité des jeunes adultes. J'ai été très déçue! le principal problème est que dès le départ, je ne me suis pas reconnue en ses personnages snobs, arrogants, peu sympathiques, ridiculisant les gens qui ne pensent pas comme eux. Ce type de personne me tappe généralement sur les nerfs! Leur attitude face à l'amour et au couple m'a souvent mise hors de moi! Au fur et à mesure de ma lecture, les personnages ont évolués et me sont apparus plus attachants, mais il était trop tard...
L'histoire racontée est assez banale, la fin très prévisible. L'humour de Rafaële Germain m'a rarement fait rire, les situation cocasses décrites tombaient plus souvent qu'autrement dans le ridicule. C'est tout de même un livre qui se lit rapidement, qui a du rythme, car il y a beaucoup de dialogues. le hic est que certains d'entre eux sont si insignifiants que je me suis surprise à sauter quelques lignes...
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helo231
  17 juillet 2014
Wow ! Mais quel beau roman. À la fois rigolo, touchant et cru, il est parfait pour une petite lecture d'été. Je l'ai dévoré en 2 jours sans vouloir m'arreter.
Ça montre très bien a quel point on peut avoir notre perle, notre trésor tout près de nous sans le voir, jusqu'au jour ou on se rend compte que nous l'avons peut-etre perdu. Comment faire pour le retrouver? Réapprendre a séduire pour retrouver le bonheur et être encore mieux.
C'est bien un roman québécois avec ses sacres et les expressions de jeunes adultes. Roman très léger, il parvient à nousquestionner et a regarder autour de nous pour voir ce que nous avons comme relation.
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Vivi66
  12 août 2015
Chloé a déjà eu une aventure avec Antoine, un coureur de jupon, mais lui ne voulait pas s'engager. Ils deviennent amis mais après plusieurs années à changer d'amant, Chloé souhaite trouver l'amour. Elle revoit Simon, ancien camarade de classe. Il est parfait et Chloé tombe amoureuse de lui, mais à la longue il lui manque quelque chose...
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   04 juin 2019
La journée avait plutôt mal commencé – je m’étais réveillée à quatorze heures, un peu étonnée d’être dans mon lit, et sans aucun souvenir de comment je m’y étais rendue. J’avais un mal de tête terrible, une vague nausée et la nette impression d’être couchée dans un nuage de vapeurs d’alcool, sans compter les dommages collatéraux d’usage: cheveux ternes et secs, sentiment lancinant de culpabilité et d’angoisse par rapport à ce que j’avais pu dire et faire la veille, et une morsure d’origine inconnue sur ma cuisse gauche. Au moins, il n’y avait pas un étranger ronflant à côté de moi, c’était toujours ça de pris, comme aurait dit ma mère.

Au bout d’une heure, je m’étais traînée jusqu’à la cuisine pour me faire frire quelques tranches de bacon, que je comptais arroser d’un grand verre de Gatorade – du gras, du sel, des électrolytes: le remède idéal contre la gueule de bois. Je m’étais assise sur la machine à laver, regardant tour à tour le bacon et le liseré tout effiloché de ma vieille robe de chambre, et portée comme toujours en ces matins-là à l’introspection, j’avais réfléchi (quoique mollement) à ce que j’étais devenue: 28 ans, célibataire (irrémédiablement, joyeusement et fièrement célibataire), recherchiste pigiste, vivant dans un quatre et demie pas vraiment moderne avec trois chats et un bac à recyclage rempli de bouteilles vides de Gatorade – aucune de ces bouteilles, il faut dire, n’ayant été consommée dans un contexte sportif.

À seize heures, j’étais encore en train de digérer mon bacon quand je suis arrivée chez Stéphanie, à Verdun, pour sa maudite épluchette de blé d’Inde annuelle. Elle avait décoré la cour selon une thématique assez douteuse, avec des ballots de foin et des nappes à carreaux – l’idée étant sans doute de créer un effet «retraite champêtre» qui, malheureusement, se mariait plutôt mal avec la ruelle sordide qui passait juste derrière sa clôture, et où un chat pouilleux jouait avec une canette de bière vide.
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CielvariableCielvariable   04 juin 2019
«Je suis contente que vous soyez ici, a repris Stéphanie, parce que, ce soir, Charles et moi aimerions vous annoncer une grande, grande nouvelle.»

Oh! mon Dieu, me suis-je dit. Elle est enceinte. Mais elle avait un grand verre de vin dans une main, ce qui rendait cette explication peu plausible. Un nouvel emploi, peut-être? Une maison en banlieue?

«Charles et moi, a dit Stéphanie, on va se marier.»

QUOI? Tous les yeux se sont tournés vers moi. Apparemment, j’avais parlé à haute voix. J’ai pris un air un peu idiot: «J’ai renversé mon verre. Oups.» Et je me suis penchée vers le sol, où il n’y avait, évidemment, absolument rien.

Il y a eu un bref temps mort, puis une explosion selon moi fort exagérée de joie, d’applaudissements et de cris stridents de filles. Pourquoi, me suis-je demandée, pourquoi est-ce que les filles sont toujours surexcitées quand une d’entre elles se marie?

«Chloé?» Je me suis retournée pour apercevoir Charles, tout souriant, qui tirait doucement sur ma manche. «Tu avais l’air dans la lune, m’a-t-il dit. Es-tu contente pour nous?» Cher Charles. Il était, lui, au bord de l’extase. «J’en reviens pas, a-t-il baragouiné. J’en reviens pas qu’elle ait dit oui!»
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CawaiiCawaii   26 août 2010
" Je suis ici, dans une rue de New York, en train de te dire que je suis en amour avec toi. Et ça m'est jamais arrivé de ma vie, je te signale, alors, c'est pas comme si j'avais pas vraiment, mais vraiment réfléchi à toute cette affaire. Pendant huit mois. Chloé, il y a juste près de toi que je me sens comme ça. On dirait que je vois mieux, on dirait que, tout d'un coup, tout a un sens."
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CielvariableCielvariable   04 juin 2019
«Au fond, a dit Juliette, si ça les rend heureux de se marier…

— Ils vont divorcer dans trois ans, a continué Antoine, et ça va juste être plus plate et plus compliqué. Ils ont aucune raison de se marier, ces deux-là. Ils font tous les deux autant d’argent, et c’est pas comme s’ils étaient super cathos, ou quelque chose du genre. C’est juste pour faire comme tout le monde.

— Ça dépend, ai-je dit en me servant un autre verre de vin. On peut voir ça comme quelque chose de très postmoderne, genre, je le sais que c’est cucul et inutile, et je me marie justement pour ça. C’est comme acheter une lampe vraiment laide au marché aux puces, parce que, en fait, elle est tellement kitch que ça fait cool.

— Non, a répliqué Antoine. Personne se marie au deuxième degré. Ce serait comme faire un enfant au deuxième degré. Ridicule.

— Moi, j’ai rien contre le mariage, a dit Juliette. J’en vois juste pas du tout la nécessité. On est au XXIe siècle, câlisse. Ton couple sera pas plus fort, ou plus stable ou plus cute, parce qu’uni par les liens sacrés du mariage. Les gens qui disent le contraire sont des hypocrites.»
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CielvariableCielvariable   29 mars 2013
«Manifeste du célibat:

Nous, Chloé Cinq-Mars, Antoine Bertrand et Juliette Beauchemin, voulons :

-Être et demeurer célibataires.
-Redonner ses lettres de noblesse au célibat.
-Être parfaitement et joyeusement autosuffisants.
-Rejeter la dictature que l'amour exerce sur nos sociétés oisives et comblées.
-Propager la bonne nouvelle qu'il n'est pas nécessaire d'être en couple pour être heureux.
-Honorer régulièrement la mémoire de Casanova.
-Défendre le célibataire, ses droits et son estime personnelle.

Ça allait jusque-là, mais Juliette s'était ensuite un peu emportée et avait ajouté:

-Acquérir l'usine de Guinness de Dublin.
-Fourrer avec Johnny Depp....»
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