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EAN : 978B07CZNX7FP
228 pages
Éditeur : (09/05/2018)

Note moyenne : 4.62/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Brittany vient d'emménager dans une petite ville d'Alaska.
Maladroite et timide, elle craint de ne pas se faire accepter dans son nouveau lycée, mais se lie rapidement d'amitié avec Sihème et Caroline, dont elle découvre le passé trouble et les problèmes d'addiction.
Elle fait également la connaissance de Josh, dont le comportement fuyant la déstabilise et l'attire à la fois.

Elle tentera par tous les moyens de percer les secrets qui l'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LeslecturesdeNinon
  12 décembre 2018
coup de coeur !
J'ai d'abord été attirée par le titre, puis par le résumé. J'adore les histoires de lycée, j'adore les histoires d'amour. Ajoutez à ceci une plume fluide et addictive, et vous obtenez ce roman. J'ai adoré ! Un de mes coups de coeur de l'année chez les autoédités. L'auteure aborde ici plusieurs thèmes en vogue chez les adolescents: premiers émois, amitié, déménagement, maladie, perte d'un être cher, traumatisme, harcèlement, jalousie… etc… mais avec des mots justes, sans lourdeur. Vraiment, à découvrir si vous aimez ce genre-là et pour toutes les ados qui aiment lire.
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Cyssie
  31 octobre 2018
Bien loin du roman sur l'adolescence typique, ce livre est bien plus sérieux. le lecteur peut s'identifier à l'un des jeunes protagonistes qui vivent tous un mal être propre à l'adolescence et certains ont même des maux bien plus profonds. Un récit prenant que j'ai dévoré en une matinée. C'est aussi un message d'espoir ... quoi que te réserve la vie, vis au présent et profite de ce que tu as.
Belle découverte pour moi. Je recommande !
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MilleetunepagesLM
  21 juin 2018
Ouf! Je viens de le terminer et je peux vous dire que c'est un excellent roman qu'a écrit Agneta Gerson. Brittany (Britt) 16 ans vient tout juste d'arriver en Alaska avec son père! Elle est très fébrile à l'idée d'aller à l'école. Laissant ses amies à San Francisco, elle trouve la transition très dure. Heureusement pour elle, 2 filles l'accepteront d'emblée. Elle qui n'a pas eu de petit copain, se sent attirée par Josh malgré les mises en garde de ses amies et surtout les « grandes mises en garde » de Johanna! Mais malgré les gestes et les messages de Josh, Britt ne sait plus sur quel pied danser, car c'est souvent contradictoire, c'est lorsqu'elle découvrira son secret, qu'elle comprendra l'ampleur du désarroi de Josh! Wow! Bien que ce soit des ados, les personnages principaux, l'histoire est superbe. L'histoire est d'autant plus captivante, car il n'y a pas juste Josh qui a des problèmes. Agneta Gerson nous emmène dans une noirceur réelle que peuvent vivre les adolescents. Un excellent livre que je vous invite à découvrir et que vous lirez d'un bout à l'autre sans arrêt. Pour ma part, j'ai vraiment mais vraiment adoré ma lecture.
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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Sergineblandeau
  14 juin 2018
Brittany et Josh ont 16 ans, l'âge des premiers grands amours. Mais Josh a un terrible secret qui le pousse à rejeter tous ceux qui l'approchent.
J'ai dévoré ce roman "jeune adulte", qui reflète très bien les émotions adolescentes. L'auteur aborde des thèmes importants et graves, comme le harcèlement, la drogue, la grossesse, la maladie, tout en gardant une note d'espoir et d'optimisme. Très bien écrit et addictif. Je l'ai lu en trois jours !
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hannadagar
  29 mai 2018
Très beau livre, d'une auteur que j'ai découvert sur les thrillers mais qui change ici de registre avec brio. Une histoire d'amour donc, mais pas n'importe laquelle. Très émouvant et plein de douceur.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gerardemilegerardemile   27 août 2018
Au bout de trois quarts d’heure de montée, nous arrivâmes enfin au sommet. La vue était magnifique. Une dense forêt de sapins s’étendait à nos pieds, recouvrant à perte de vue de hautes collines. Au fond, on distinguait la plage où nous étions auparavant. Le temps s’était franchement couvert et de gros nuages sombres circulaient rapidement au-dessus de nos têtes. Une bourrasque chargée d’humidité me fit frissonner, autant de froid que de stress. Le paysage devenait vite inhospitalier quand le temps tournait à l’orage. J’avais de plus une peur viscérale de la foudre et je me sentis tout à coup oppressée. Ma respiration s’accéléra et je commençai à transpirer et à voir un peu trouble. Je n’avais pas eu de crise de panique depuis un bout de temps. Elles m’étaient tombées dessus après la mort de ma mère et j’avais suivi une thérapie cognitive et comportementale pour m’en débarrasser. En l’espace de quelques secondes, la peur monta, me vrillant les entrailles. Mon cœur accéléra d’un coup et je ressentis très fortement ses battements dans ma poitrine. Ma respiration était saccadée et j’avais l’impression de manquer d’air. Je me retournai d’un coup et marchai vers l’arrière du groupe afin que les autres ne perçoivent pas mon embarras. J’avais appris qu’il ne fallait pas demander de l’aide, mais plutôt gérer par moi-même.
Les mains sur un arbre, penchée en avant, je tentai de reprendre mon souffle quand je sentis une main sur mon bras. Sihème me regarda avec inquiétude.
- Ça va Britt ?
- Moyen
- Britt ne se sent pas bien, cria-t-elle aux garçons qui avaient continué à admirer le paysage.
Ils arrivèrent tous les trois vers moi, m’encerclant et accroissant mon malaise, faisant s’accélérer d’autant plus mon hyperventilation.
- Assieds-toi, dit Steven en me prenant par la main. Voilà, respire bien fort, ça va passer.
- Arrête de lui dire n’importe quoi ! s’exclama Josh en le poussant sans ménagement. Si elle respire plus fort ça va juste empirer ses symptômes.
Il me prit par les épaules et me releva. Je le regardai, les larmes aux yeux, paniquée par l’idée que personne ne pourrait me secourir dans ce coin perdu si mon cœur ne ralentissait pas. J’avais perdu toute capacité de raisonnement censé.
- Regarde-moi, me dit-il avec fermeté. Tu vas respirer comme moi. Fais exactement comme moi.
Je le regardai pleine d’espoir.
- Inspire. Maintenant, retiens ton souffle. 1. 2. 3. 4. Expire. Plus doucement ! Expire en même temps que moi, huit secondes, pas moins.
Je recommençai deux fois et je me sentis un peu mieux.
- Merci, vraiment, soufflai-je en le regardant.
- De rien. J’ai eu ça aussi, je sais que c’est assez terrible à vivre.
- Ça va, tu es sûre ? Je peux appeler des secours sinon, me dit Steven.
- Elle va bien, répondit Josh sèchement.
- Ce n’est pas à toi que je l’ai demandé, tu peux peut-être la laisser répondre, non ?
Ils se regardaient tous les deux en chiens de faïence, leur rivalité n’était pas feinte et j’en étais clairement la cause.
- Il a raison, je me sens mieux, merci, Steven.
Il me regarda toujours un peu inquiet.
- Tu me le dis si ça te reprend ?
- C’est sûr que tu as été d’une très grande utilité tout à l’heure…
Je regardai Josh avec étonnement. Je ne le connaissais pas sous ce jour. C’était la première fois que je le voyais avoir un accès de jalousie aussi net. Cela voulait clairement dire qu’il avait des sentiments pour moi, ce que je pensais depuis le début. Alors pourquoi se faisait-il violence ainsi ? Pourquoi ne se laissait-il pas plus aller ?
Steven laissa filer et repartit simplement admirer le paysage. Sa réaction me plut, il faisait preuve de sang froid et de classe. Josh était au contraire resté à le regarder partir, le visage fermé et les mains crispées sur ses poches.
Sihème rejoignit rapidement Steven en m’ayant d’abord interrogé du regard et Adam la suivit, me laissant seule avec Josh.
- Ça va mieux Brittany ?
- Oui, mais je suis fatiguée. Ça va être difficile pour marcher si ça grimpe encore.
- Ça devrait aller, on est au point le plus haut. Le plus dur est fait. Est-ce que tu as le vertige ? C’est le fait de regarder le paysage qui t’a fait peur ?
- Pour une fois, ce n’est pas moi qui pose des questions indiscrètes, lui dis-je timidement.
- Désolé, c’est vrai que je te demande de ne pas le faire et je te questionne aussi, dit-il un peu contrit.
- Non, ne t’excuse pas, au contraire. Je ne sais pas de quoi j’ai eu peur, juste de la peur elle-même en fait. Je me suis sentie isolée ici, en danger. Depuis le début de la balade je ne me sens pas très à l’aise en fait. Je suis une fille de la ville, je n’ai pas l’habitude de me promener dans les forêts du Grand Nord !
- C’est quand même un chemin ultra aménagé et fréquenté ici, ce n’est pas inhospitalier comme certains coins de l’Alaska. Fairbanks n’est pas le trou paumé que tu crois, tu sais.
- Oui, je sais, j’ai vu qu’il y avait une belle activité culturelle et sportive. Mais ce qui me fait peur ici, c’est le froid, l’hiver qui arrive. Par moins quarante, qu’est-ce que je vais faire ? Les larmes gèlent non ? Le nez aussi sûrement.
- Tu sais, dit-il en riant, on s’adapte, ne crois pas que plus personne ne sort d’octobre à mai !
- Certes, mais ça m’oppresse quand même, il va falloir que je m’y habitue.
- Pourquoi ton père n’a-t-il pas cherché de boulot à San Francisco au fait ? Il y a de l’emploi par là pourtant.
- Il voulait rester dans sa boîte pour garder son ancienneté. Et puis à Frisco, les loyers sont devenus complètement exorbitants avec la Silicon Valley qui se développe à toute allure. Les ingénieurs de Palo Alto à San José font jusqu’à deux heures de bouchons pour rester habiter à San Francisco. Ils ont pas mal d’argent et l’immobilier a suivi le mouvement. Et les écoles étaient également très chères. Mon père ne voulait pas me mettre à l’école publique là-bas en raison des soucis de violence. Ici, le loyer est faible et on peut avoir une petite maison avec un jardin, tout près du boulot de mon père et du lycée. Je crois qu’il voulait aussi couper les ponts avec cette ville, car elle lui rappelait trop ma mère…
Il ne répondit rien, hochant la tête avec pudeur à cette évocation.
- C’est depuis la mort de ta mère que tu fais des attaques de panique ?
- Oui, avouais-je sans le regarder. Mais c’était passé. Je n’en ai plus vraiment peur en temps normal, mais je me suis sentie trop isolée ici, loin de tous mes repères.
- Ça finira par passer complètement, quand tu ne craindras plus ces sensations, elles ne seront plus anxiogènes et la machine ne s’emballera plus.
- Tu connais vraiment bien le sujet. Tu en fais encore ?
Je me mordis les lèvres, attendant sa réponse avec anxiété. Allais-je de nouveau me faire rejeter ou accepterait-il enfin de me parler ?
- Non, cela fait longtemps que j’ai résolu ça. Mais je me souviens bien de l’état dans lequel cela me mettait. On ne peut pas l’oublier et je ne le souhaite à personne, même à mon pire ennemi.
- J’espère que je ne le suis pas !
- Non.
- Et qu’est-ce que je suis si je ne suis ni amie ni ennemie ?
J’avais peut-être été un peu trop loin et je le regardai avec une pointe d’anxiété. J’espérai vraiment qu’il ne me laisserait pas en plan comme à son habitude. Rien que d’y penser les larmes me montaient aux yeux. Pour une fois que l’on discutait calmement et réellement. Il me regarda en silence, semblant peser le pour et le contre, réfléchissant sûrement à ce qu’il allait me dire. Il semblait dans l’embarras et je sentais chez lui une irrépressible envie de fuir.
- Je ne sais pas, avoua-t-il simplement en baissant les yeux.
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gerardemilegerardemile   27 août 2018
Elle s’était redressée, dans une attitude guindée et distante. Ces histoires heurtaient manifestement trop ses valeurs pour pouvoir avoir de la compassion ou un semblant de compréhension. Ce n’était pas mon cas. Peut-être n’avait-elle jamais suffisamment souffert pour envisager des échappatoires, ou peut-être avait-elle simplement une force que d’autres n’avaient pas, un soutien familial plus important, je ne savais pas ce qui pouvait faire la différence, ce qui pouvait faire basculer ou au contraire aider une personne en souffrance. Je n’avais pas su aider ma mère, je lui avais montré mon désespoir, mon chagrin, alors qu’elle me demandait de rester forte. Je ne le pouvais pas. Comment me raccrocher à la vie quand un de mes piliers s’écroulait devant moi, m’abandonnait ? Au-delà de la peine, il y avait cette colère, cette fureur presque, que l’on ressent quand une personne aimée se vide sous vos yeux de sa force vitale. J’avais envie de secouer son grand corps qui s’amaigrissait de jours en jours, de lui intimer l’ordre de s’ancrer, de rester avec moi. Même si je contenais tant bien que mal cette peur primale qui me rendait agressive, j’avais gardé des derniers moments avec ma mère un sentiment de ressentiment envers elle. Elle m’avait laissé. C’était la première chose que j’avais pensé quand j’avais compris qu’elle ne me regarderait plus avec ses grands yeux verts pleins de douceur.
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gerardemilegerardemile   27 août 2018
Le lendemain matin, mon premier réflexe fut de consulter ma messagerie. Il avait répondu. J’ouvris son mail avec anxiété, me massant les mains pour me décontracter tant bien que mal.
« Brittany,
Je n’inviterai personne d’autre. Je n’ai pas beaucoup d’amis ni même de connaissances qui aiment la rando. Concernant ta proposition, je ne sais pas comment répondre sans te vexer. Je ne pense pas ne pas être quelqu’un de bien, juste qu’il ne vaut mieux pas trop s’attacher à moi. Quant à l’amitié, nous ne sommes pas des amis et nous ne le serons jamais. Je me suis demandé ces derniers temps quelle relation nous avions, comment la définir. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas de l’amitié. Je ne crois pas à l’amitié homme-femme qui plus est.
Josh »
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gerardemilegerardemile   27 août 2018
Mais n’avait-il pas raison de penser comme cela ? Je me souvins de sa dernière question : était-ce l’avenir que je souhaitais ? Etais-je prête à tenter quelque chose avec lui malgré l’épée de Damoclès qui se tenait au-dessus de sa tête ? Qu’est-ce que cela voulait dire aimer quelqu’un ? Espérer le meilleur ensemble ou savoir qu’on affronterait tout, y compris le pire, main dans la main ? Ma peur de la perte était énorme et je ne savais pas si j’étais capable de la surmonter pour vivre le présent sans penser à l’avenir. Désespérée, partagée entre colère contre ces maladies qui m’enlevaient les êtres aimés et sensation de ne pas avoir été à la hauteur lors de notre dernière conversation, je me couchai en tentant de trouver le sommeil.
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