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EAN : 9782021121704
480 pages
Éditeur : Seuil (14/09/2017)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Pour les habitants de l'Europe occidentale, les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale furent des années de deuil, mais aussi de paix et de prospérité retrouvée. Mais pour peu que l'on déplace le regard à l'est du continent, c'est un tout autre paysage qui se dévoile. Sur les terres des empires vaincus, jusqu'en 1923, ce furent des années de cauchemar sans fin.

Robert Gerwarth reconsidère l'héritage de la Grande Guerre. Pour une large part, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Astroploukos
  21 février 2018
Enfin un livre qui a le mérite de se plonger dans les déprimants soubresauts de l'après première guerre mondiale si peu pris en compte dans l'historiographie française et pour cause : La France fut certainement le seul pays d'Europe pour qui l'Armistice et les différents traités de la Banlieue parisienne, à commencer par celui de Versailles, a pu signifier la paix.
Partout ailleurs, l'arrêt de la guerre n'a pas était synonyme de l'arrêt des hostilités.
Des révolutions et guerre civiles, russes, allemandes, hongroise, irlandaise, aux putschs Italien, Espagnol, Portugais, en passant par les guerres de libération baltes, turque et polonaise, il n'y a bien eu que les Français et les Belges pour croire que la guerre s'était terminée en novembre 1918.
L'oeuvre est titanesque et semée d'embuches mais il faut dire que Robert Gerwarth s'en titre très bien et réussi à exposer sans s'y perdre le maelström politique européen de ces années post conflit mondial extrêmement mouvementées. le très grand intérêt du livre est d'exposer clairement des faits sans porter de jugement de valeur, ce qui en soit est une prouesse. S'il se lit bien, il ne se lit pas sans risque puisque sa lecture vous confrontera avec des situations déprimantes et risque de saper le peu de foi que vous pouvez avoir dans l'humanité tellement ses propos font apparaitre les spirales infernales qui se sont emparées des uns et des autres à l'issu d'un conflit déjà extrêmement meurtrier mais qui pose également les bases fragiles sur lesquelles reposent une bonne partie de notre monde actuel qui n'a pas encore totalement digérer la somme d'humiliations et d'avanies subit par une bonne partie de l'Europe et que le second conflit mondiale n'a pas soldé dans son entier.
Certainement l'un des livres les plus durs, clairvoyants et intéressants qu'il m'est était donné de lire.
Ne soyez pas surpris pas sa taille puisque 30% (130/473) de ses pages sont en fait les notes et les références d'une incroyable bibliographie. le livre est même assez court et on se trouve surpris d'arriver à sa fin.
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Bougnadour
  02 mai 2019
Croire que les guerres mondiales se sont arrêtées le 11 novembre et le 8 mai est une erreur répandue, surtout en France semble-t-il.
Comme Keith Lowe l'a démontré pour la seconde GM , Robert Gerwarth le prouve pour la 1ère. de 1919 à 1923 l'Europe (à l'exception du Royaume Uni et de la France) s'est déchirée, de différentes façons mais avec un lot de violence et de cruauté difficile à imaginer.
Le clan des vaincus a explosé, du reich allemand à l'empire austro-hongrois en passant par l'empire Ottoman et la Russie les structures qui maintenaient les peuples à peu près en paix se sont effondrées laissant place à des nationalismes incontrôlables.
Le traité de Versailles largement inspiré par l'esprit de revanche des vainqueurs et la naïveté américaine sur l'émancipation des peuples sera le ferment de guerres civiles et de guerres de conquêtes particulièrement cruelles pour les civils.
Le mérite de R.Gerwarth est de donner une synthèse assez accessible pour le lecteur ordinaire tout en étant exhaustif et précis. Cette étude éclaire de façon pessimiste l'impossible cohabitation des ethnies et religions dans un même espace.
Comme Lowe, R.Gerwarth liste les cruels nettoyages qui ont eu lieu à l'issue des deux guerres mais qui ont probablement produits les 75 ans de paix actuels. Dure leçon à l'heure du vivre ensemble. Peut être faut il voir l'Europe politique comme une sorte d'empire Austro Hongrois de bric et de broc mais gage de cohabitation paisible ?
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Nikoz
  26 mai 2019
Une étude intéressante sur les conséquences de la Grande Guerre du côté des vaincus ou de ceux qui ont raté leur victoire.
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critiques presse (1)
LeMonde   29 septembre 2017
Dans « Les Vaincus », Robert Gerwarth rappelle les conflits sanglants qui, dans l’Europe du centre-est et la Méditerranée orientale, ont perduré bien au-delà de 1918.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
irianirian   15 mars 2019
Le professeur de littérature juif-allemand Victor Klemperer, qui deviendrait célèbre par la suite pour son récit au jour le jour des persécutions nazies après 1933, observa directement en 1919 la fin de la République des conseils de Bavière depuis la capitale bavaroise : […] à l’instant même où j’écris ces lignes, une véritable bataille fait rage dehors. Toute une escadrille d’avions survole Munich, tirant, se faisant tirer dessus, balançant des fusées éclairantes […]. Le feu de l’infanterie est nourri. De plus en plus de soldats marchent, ou conduisent ou descendent à cheval la rue Ludwig, sous les barrages d’artillerie et les tirs de mortier […], et, de la sécurité relative qu’offre le coin des rues, là où l’on est à l’abri des tirs et où la vue est bonne, des foules de spectateurs assistent au combat, des lunettes d’opéra à la main.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2017
Au Moyen-Orient également, la Première Guerre mondiale ne fait que l’objet d’un intérêt marginal comparée à l’« invention des nations » (comme l’Irak ou la Jordanie) par les Alliés qui s’ensuivit, le régime de mandat imposé par la Société des Nations, ou encore le conflit toujours en cours en Palestine. Pour de nombreux Arabes, ce conflit tire son origine de la promesse que fit le ministre des Affaires étrangères britannique, Arthur Balfour, de soutenir « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif » (promesse par conséquent connue sous le nom de « déclaration Balfour »)
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2017
Plus récemment, toutefois, certains historiens ont mis en doute la valeur explicative de la thèse de la « brutalisation », principalement parce que l’« expérience de guerre » elle-même ne rend pas compte de la raison pour laquelle la politique et la société furent « brutalisées » dans certains anciens États combattants, mais non dans d’autres. Après tout, il n’existait pas de différence fondamentale entre les « expériences de guerre » des soldats alliés et celles des soldats des Empires centraux – à part évidemment l’issue de la guerre.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2017
« Les deux camps, vainqueur comme vaincu, étaient en ruine. Tous les empereurs et leurs successeurs avaient été tués ou destitués. […] Tous étaient vaincus ; tous étaient dévastés ; tout ce qu’ils avaient donné, ils l’avaient donné en vain. Personne n’avait rien gagné […]. Ceux qui avaient survécu, les vétérans d’innombrables batailles, qu’ils soient couronnés de laurier ou qu’ils pleurent la défaite, revinrent à un foyer déjà englouti par la catastrophe. »
Winston Churchill.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2017
Le cas le plus extrême est bien évidemment la Russie, où l’hostilité entre les défenseurs et les opposants au coup d’État des bolcheviks de Lénine en octobre 1917 s’était rapidement transformée en une guerre civile d’une proportion sans précédent dans l’histoire, qui emporta avec elle 3 millions de vies.
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