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EAN : 9782889491834
212 pages
Éditeur : 5 sens (22/07/2020)
3.33/5   3 notes
Résumé :
Etre seul des journées entières, c'est soliloquer quelque part dans sa tête. C'est composer du silence dont l'écho n'est perçu par personne. C'est faire face à un tsunami de pensées armé d'une barque. C'est se perdre dans les méandres d'un dédale conçu par soi-même. C'est chercher un fil d'Ariane qu'on a oublié de fabriquer. C'est regarder dans le ciel le vol plané d'une mouette et imaginer que c'est un cerf-volant sans fil.
C'est se souvenir que l'enfance es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Chantalama
  03 octobre 2020
A l'occasion d'une opération Masse Critique de Babelio, que je remercie ainsi que 5 Sens Editions, j'ai reçu un livre pour le moins énigmatique tant par son titre que par le portrait figurant sur la couverture. Je n'avais entendu parler ni du livre, ni de l'auteur. Il est toujours plaisant de se lancer dans l'inconnu. C'est donc avec un a priori favorable que je suis partie à la découverte de Ecueil et suspension.
Curieusement l'ouvrage commence par deux notes de l'auteur, d'une page chacune, telles des mises en garde. La première intitulée "notes d'intention écrite avant le voyage", la deuxième "notes d'intention écrite après le voyage". Si je voulais être surprise, c'était raté, tout y était dit. Ce livre est le "journal de bord" du voyage de l'auteur au Chili après que sa femme, avec qui il devait partir, l'eut quitté "du jour au lendemain, à quelques semaines des premières noces”. L'auteur se lance "le défi d'écrire" au jour le jour ce qu'il vit "dans le dedans et dans le dehors". Et l'auteur de nous avertir : "on y trouve de la prose, des rimes, des aphorismes, des descriptions, des pensées, des dialogues, des réflexions, des idées". Quant à la forme : "c'est décousu, incohérent, dépareillé ”. Et d'ajouter : "les écrits sont bruts je ne les ai pas retouchés".
Bien que prévenue, je n'ai guère fait attention à ces propos quelque peu déconcertants et j'entrepris donc la lecture des 127 jours du journal de bord. Les premiers jours se passèrent bien, contrairement à ceux du jeune homme. Je relevais de nombreuses citations ou idées intéressantes. Mais au fil des jours, je passais par des phases contradictoires fluctuant entre un certain plaisir, de l'émerveillement même et de l'agacement avec l'impression que l'auteur se moquait du monde. Un méli-mélo d'impressions et de ressentis, à l'image de l'écrit jeté jour après jour comme des miettes à picorer. Certaines ont un goût agréable, d'autres sont indigestes.
Le tout donne une impression de gâchis.
Gâchis d'une part devant le désarroi et le mal être du jeune homme en mal d'amour (chagrin d'amour quand tu nous tiens !) face à la chance d'effectuer un sublime voyage (Santiago du Chili, Valparaiso, Patagonie, tout de même !). Un voyageur qui, tel un enfant gâté à qui on a retiré son jouet, se replie sur lui-même, dans l'incapacité de profiter de tous les autres qui se trouvent devant lui.
Du gâchis d'autre part, quant à la forme et au style lapidaire, servi à l'état brut. Oui, je sais, j'étais prévenue, mais est-ce une excuse ? J'y vois de la négligence ou de la paresse. Ce livre, volontairement pas abouti, finit par agacer voire lasser le lecteur. Quel dommage ! car, sans conteste, Brice Gharibian a du talent. Des fulgurances et une originalité certaine côtoient des platitudes et trop souvent une pauvreté de style.
La désolante errance intérieure comme extérieure, à pied, à vélo ou en voiture, finit par désespérer à notre tour. " Dans mes doigts ça pleure de l'encre. Perdu quelque part entre la légèreté d'un voyage et l'absurdité de la vie. Alors, j'écris et ça sort comme une tache d'encre qui se range toute seule en mots et en phrases".
Il faut attendre le 123ème jour pour voir poindre un peu d'espoir : " Ce soir avant le départ, je voudrais écrire, écrire et écrire encore, écrire tout ce que je n'ai pas su écrire, mais les mots s'envolent". Il serait pourtant temps ! Plus que 4 jours, si vous avez bien compté ! Et au 127ème et dernier jour : "Au bout du monde, je vois l'horizon, et je vois quelqu'un de dos, en train de regarder l'horizon. Je suis allé au bout de moi-même et maintenant il faut revenir".
Ce livre de bord a sûrement permis au jeune mari éconduit de se reconstruire, mais le publier, à mon humble avis, reste un écueil.
Pour terminer je vous dois deux explications. le portrait de la couverture a été réalisé par Cédric Marachian, et me paraît être l'effigie de l'auteur, ”une marionnette sans fil, esclave d'une douleur sournoise". Quant au titre il s'explique par : "Si je devais choisir aujourd'hui mon épitaphe, ce serait des points de suspension… En suspens, quelque part au-dessus de l'écueil".
A vous maintenant d'accomplir ou non ce périple. Il peut vous emporter, pour ma part je reste suspendue au-dessus de l'écueil.
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secondo
  30 septembre 2020
C'est de la poétique d'un coeur triste, d'un gars qui se fait larguer par son amour à l'aube d'un grand voyage. Alors il se décide d'aller au bout du monde, au bout de lui-même, dans un spleen-opérator, un contre-voyage à vélo, à pied, en stop et en bus, pour chercher à ne pas comprendre.
C'est une "chute lente mais violente", une chute nécessaire pour prendre appui et se relever.
De ces lignes goutte une humanité déconcertante, une sérénité de bien élevé, le déconnecté reconnecté au vent, à la pluie, au froid, aux éléments.
Le gars devient poète mais ça lui fait une belle jambe.
Et nous lecteur, on perd le fil, les jours se marquent, on croit qu'on va s'ennuyer et on reste scotché, à lire encore un jour, le Chili, encore un jour, la Patagonie.
Le style dépouillé et précis, naïf quelquefois, construit des phrases légères, des poèmes venteux, des proses mouillées, des rencontres taiseuses, des riens qui font des jours.
Une véritable mine de citations à ciel ouvert.
Un grand merci à 5 sens éditions dans le cadre de Masse Critique.
Toutefois je dois dire que ce qui arrête net c'est l'emballage, pourquoi avoir choisi ce titre qui n'appelle pas à ouvrir le livre et ce dessin de couverture rédhibitoire ?
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Unalibellule
  06 octobre 2020
Ce livre de poésie "Écueil et suspension" de Brice Gharibian m'a été offert par Babelio, dans le cadre d'une opération Masse Critique. C'est un ouvrage dont la 4ème de couverture m'avait intriguée. et qui commence ainsi."Être seul des journées entières, c'est soliloquer quelque part dans sa tête. C'est composer du silence dont l'écho n'est perçu par personne. C'est faire face à un tsunami de pensées armé d'une barque..."
La forme du journal intime permet à l'auteur de coucher sur papier, ses humeurs, ses pensées, ses impressions sur l'histoire d'un amour perdu et d'un voyage qu'il entreprend en Amérique latine, un voyage, seul qui cristallise ses peines, car il l'imaginait à deux mais qui au bout du compte fini, par l'écriture, éloigner sa douleur.
Une prose délicate, des poèmes,touchants d'une grande simplicité, deux lettres étonnantes d'originalité, ce recueil mérite que l'on s'y attarde. "L'école de la vie m'a appris la sensibilité, pas la littérature" écrit l'auteur et plus loin"la poésie, c'est l'écriture de l'inaccessible" ; on a en a pourtant ici, plus qu'un échantillon. Juste une impression, il me semble que ce livre aurait gagné en force à être plus court, quelques pages seraient à élaguer dans la deuxième partie, peut-être.
Merci à Babelio de faire découvrir des auteurs de qualité dans ce registre.
Lien : https://petiteabeilleweb.blo..
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
secondosecondo   30 septembre 2020
L'amour me manque.
Parce qu'il est irrationnel.
Que cette irrationnalité est la seule chose que j'ai trouvée jusqu'à présent pour supporter l'absurdité du monde dans lequel il faut vivre une vie dont on ne sait rien sinon qu'elle s'arrête un jour.
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ChantalamaChantalama   02 octobre 2020
Chercher le bonheur, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin : tu soulèves, tu remues, tu retournes, jusqu'à ce que tu piques le doigt.
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secondosecondo   30 septembre 2020
Le syndrome de la nuit blanche est une page de ciel sur laquelle on n'écrit aucun rêve.
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secondosecondo   30 septembre 2020
Je ne me sens pas de passer 2 cols de plus comme je ne me sens pas de les passer demain sous la pluie.
ça va vite dans la tête.
Il pleuvine.
Quelque chose dont je ne sais rien, fait que je décide.
Je me remets en selle et laisse le coin d'herbe attrayant.
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secondosecondo   30 septembre 2020
du soleil dans les doigts, du café sur la langue, de la mer dans les oreilles, une houle dans le cœur.
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