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EAN : 9782344010358
216 pages
Éditeur : Glénat (10/02/2016)
2.17/5   3 notes
Résumé :
Selon les époques, on pratique l'alpinisme pour des motifs scientifiques, nationalistes, contemplatifs, sportifs… Quel que soit le moteur de chacun, le risque, qu'on le souhaite ou non, est omniprésent. Alpiniste de renom et philosophe, Alain Ghersen nous entraîne dans une fascinante réflexion sur les liens qu'entretiennent risque et alpinisme ; il convoque tour à tour alpinistes et philosophes pour essayer de tracer les contours d'un Homo alpinus.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jffremaux
  03 mars 2016
Alain Ghersen est un alpiniste professionnel professeur à l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme de Chamonix qui a réalisé de nombreuses premières en solo dans
les années 80. Curieusement il s'est lancé dans les études de philosophie et est devenu un philosophe alpin. Dans cet essai il analyse la relation des alpinistes aux risques encourus par la pratique de ce sport passion.
L'alpinisme peut se pratiquer de nombreuses façons et toutes les motivations ne sont pas relatives au seul jeu avec sa vie et à contrario au côtoiement de sa propre mort. Des alpinistes célèbres et de haut niveau tels Gaston Rebuffat ou René Demaison n'ont jamais fait la promotion de l'alpinisme autrement que par une démarche esthétique, une maîtrise de son corps et de son mental. le risque pour ces athlètes doit être absolument maîtrise et réduit aux seuls risques objectifs que la montagne présente de manière intrinsèque. Plus récemment les grimpeurs de très haut niveau actuel ne vont rechercher que le dépassement de complexités techniques, la beauté du geste, et là encore en limitant au maximum le risque vital et en utilisant tous les moyens pour protéger leur progression.
Mais pour l'auteur il faut se concentrer sur une pratique qui se motive par le jeu avec notre propre vie. C'est une façon très particulière de considérer l'alpinisme mais cela lui permet de rentrer dans des analyses philosophiques et se rapprocher des thèmes tels que la liberté Sartrienne, la notion d'engagement et d'éthique, le sentiment de puissance et la notion de sublime. Et ainsi on verra au
fil des pages passer Kant, Spinoza, Platon, Sartre, Camus, au prétexte des activités alpines.
Après un bref historique de la motivation et de l'éthique des alpinistes, depuis la démarche scientifique des premiers découvreurs qui met un terme à la forme superstitieuse du risque, à la conceptualisation en tant que pratique occidentale du jeu et sa conceptualisation formelle en 1877 amenant l'alpinisme découverte
à une forme ultime du sport, l'auteur revient sur le rapport de ce sport à la technique et donc au risque assumé.
La démarche romantique initiale où l'alpiniste soumet la raison à la puissance de la nature et sa confrontation à l'infini mais qui va être contredite par l'aspect sportif qui va s'imposer à la fin du XIX siècle où l'homme va chercher à s'arracher à la nature et dominer son environnement, mais tout en prônant une éthique qui impose le respect d'un certain degré d'incertitude et donc de risque et donc d'engagement de l'alpiniste.
Pour l'auteur l'alpinisme se distingue des autres sports par la mise en danger de sa vie. Là encore il réduit l'alpinisme à un jeu morbide, mais cela lui permet d'étudier la notion de courage et d'irréversibilité des situations où l'alpiniste doit savoir « s'il lui est possible de réaliser l'impossible ».
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LN
  09 mars 2016
"Là est la double dimension de l'alpinisme, ambivalente, voire ambiguë : vouloir maîtriser la nature tout en la maintenant la plus intacte possible. Ce prométhéisme se définit, dans l'alpinisme, comme un défi pour l'homme qui, inlassablement, doit repousser ses limites face à la nature et ainsi, à travers ce repoussement, doit repenser, redéfinir sa nature." p. 65
Alain Ghersen, lui-même "homo alpinus" propose ici une plongée historique et philosophique dans le monde de l'alpinisme. Il s'interroge sur ce "Que nous dit cette figure de l'homo alpinus sur l'homme moderne en tant qu'être qui cherche à se frayer un chemin singulier entre et avec les contraintes qui composent son environnement."
AInsi il délimite les différents motifs pour escalader les montagnes en fonction des époques et des hommes, avant de s'intéresser au coeur de son propos : le risque. Quels sont les liens subtils qui s'établissent entre risque et alpinisme ?
"La liberté est la condition de possibilité d'une prise de risque, laquelle nous donne en retour la sensation d'avoir éprouvé cette liberté." p. 17
En flirtant avec la mort l'alpiniste est-il suicidaire ? Grimpe-t-il pour exorciser la peur de sa propre mort ? Pour vivre intensément quitte à ne pas vivre vieux ? Ou est-ce au contraire une volonté de maîtrise de la nature et de son propre corps, et finalement de sa vie ? "S'immerger délibérément dans un univers aléatoirement dangereux serait une façon qui, contre toute attente, permettrait de reprendre la main sur son destin, de provoquer une certaine réappropriation de soi." p. 204 S'agit-il d'un retour sur soi ?
L'alpiniste ne cherche-t-il pas finalement à simplement magnifier le temps présent, à créer des moments de grâce en déployant un savoir-faire toujours plus pointu face à une nature sauvage ?
Dans cette étude passionnante sont convoqués des philosophes comme Camus, Rousseau, Kant mais aussi des personnages emblématiques comme le capitaine Achab, afin de mieux cerner l'esprit de cette nouvelle espèce d'"homo alpinus".
Lien : http://www.lecturissime.com/..
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etoile05
  15 mars 2016
Tout d'abord, je voudrais remercier Babelio et les éditions Glénat pour cette masse critique et l'envoi de ce livre !
J'ai choisi ce livre parce qu'il parle d'alpinisme et de risque, et que c'est une notion que j'avais envie d'approfondir. Cependant, après lecture - lente et difficile je dois l'avouer - je n'ai aimé ni la forme ni le fond de ce livre.
C'est vrai que je me suis laissée tenter par ce livre sans en lire la 4e de couverture, rien qu'au titre. Donc quand j'ai découvert que c'était une thèse, j'ai été étonnée et déçue. C'est indigeste à lire.
Ensuite, l'écriture avec des phrases à rallonge et des mots compliqués ne m'ont guère convaincue. Quand il faut relire plusieurs fois la même phrase pour essayer de comprendre, non merci ! J'avoue que je me suis forcée à aller jusqu'au bout, mais je n'en ai pas retenu grand chose...
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CVolland
  25 novembre 2018
Alain Ghersen est alpiniste et philosophe. Comme le précise la préface, c'est la quarantaine passé que l'alpiniste à soutenu cette thèse de philosophie. Malheureusement, cette formation tardive n'a pas rendu l'auteur spécialement plus lisible, moins jargonnant que n'importe quels confrères au parcours classique. Nous avons donc bien affaire à un ouvrage de philosophie ou il faut s'accrocher pour comprendre et jongler avec les renvois en bas de pages et nombreuses citations de Kant, Anna Harendt, Spinoza, Nietsche et les autres.
Malgré cela le livre ne manque pas d'intérêts bien qu'un évident manque de formations de ma part m'empêche une compréhension «in extenso».
Le livre part de la genèse de l'alpinisme et une réflexion sur se qui peut êtres considéré comme tel ou pas, la fameuse ascension du mont aiguille de 1492 ordonné par Charles 8 et qui ne fût suivi de rien en était-il ?
1877, date de création du mot Alpinisme par le club alpin Français, cette date sera un peu le fil rouge de la première moitié du livre. Puis on vas faire le point sur quelques notions comme le risque, l'engagement, sur se qui défini un sport.
Ce que je regrette le plus, c'est que Alain Ghersen ne soit pas plus présent dans le livre, cela manque d'anecdotes personnel, de vécu alors qu'alpiniste et guide lui même il en à surement à revendre. Il se place plus comme observateur extérieur et prend de la distance avec le sujet, dommage...
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