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ISBN : 2721004492
Éditeur : Editions des Femmes (24/02/1994)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Du côté des petites filles est une analyse, fondée sur de très nombreuses observations qui rendent la lecture agréable et parfois amusante, de la vie de l'enfant selon qu'il est un garçon ou une fille.
Comment l'enfant préexiste-t-il dans le désir de ses parents? Comment est-il déjà conditionné par l'attente de ses parents? Quelle répression lui fait-on subir s'il ne correspond pas aux souhaits des deux parents.
La petite enfance, comment les enfants o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Cacha
  08 juillet 2016
Essai critique féministe sur l'éducation des petites filles, depuis avant leur naissance.
Hélas encore terriblement d'actualité, sauf le dernier chapitre qui concerne les écoles italiennes en 1972.
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JCLDLGR
  18 octobre 2018
Pour moi, un des livres fondamentaux, sur la culture européenne, ancrée dans les principes d'éducation entre filles et Garçons. Ce livre est sans doute un point de départ important pour la prise de conscience que les filles sont élevées selon des règles et des principes inconscients de filles, et qu'on reproduit de génération en génération (avec le pendant Garçon évidemment)n, et qu'il n'y a que des différences culturelles et sociales inculquées et donc apprises dès le très jeune âge !
C'est clair, argumenté et bien traduit.
Le thème a été abondamment repris ensuite, mais c'est du niveau de ce qu'écrivaient Benoite Groult et Elisabeth Badinter à la même époque.
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IreneAdler
  04 octobre 2016
Il faut bien le dire, le conditionnent auquel était soumis les enfants (ici en Italie, dans les années 1970, mais on peut se dire que partout ailleurs ça devait être assez semblable). S'il touche les deux sexes, le conditionnement est plus violent pour les petites filles. Il s'agit d'aller contre tous les comportements naturels des enfants, tous sexes confondus : mixité, mouvement, curiosité... pour ne leur laisser que les tâches ménagères et les enfants. Cela crée des femmes repliées, souvent malheureuses et violentes envers elles-mêmes, mais surtout devant toujours être au service de quelqu'un pour exister. Bref, c'est terrifiant. Et l'on s rend compte que les femmes n'en sont pas tout à fait sorties même dans les pays occidentaux, mais au moins on ne dit plus qu'aimer faire les tâches ménagères est naturel pour les femmes, mais le fruit d'un conditionnement social et culturel. Et là, on peut commencer à déconstruire et avancer.
L'auteur est psychologue dans un centre de préparation et d'accompagnement à la maternité des femmes enceintes. Elle a ainsi pu observer des relations mères-filles, ou des institutrices à l'oeuvre. Si son ton est parfois vindicatif (notamment envers le personnel enseignant), elle met le doigt là où ça fait mal, tant dans les écoles que dans l'éducation. Bref, parfois ça décoiffe.
Mais ce n'est pas une fatalité ! Suivez Pénélope Bagieu et ses Culottées ! http://lesculottees.blog.lemonde.fr/
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usagi
  13 juin 2013
Réelle prise de conscience. Ce livre nous montre comment inconsciemment depuis la naissance, jusqu'à l'enfance, adolescence et vie adulte, nous, parents, enseignants, amis, reproduisons les stéréotypes de la « fille » et du « garçon » alors que rien ne justifie leur différence sociale. Les filles ne sont pas faites pour la vie domestique, elles ne naissent pas non plus douces et prudes. Certaines sont casse-cous, ambitieuses, mais si elles présentent de tels traits, leurs actes seront freinés, dès la naissance, car ils seront vus comme « masculins ».
À lire absolument. Pour ne pas enfermer nos enfants dans des moules qui les frustreront, les feront souffrir et les empêcheront de s'épanouir pleinement.
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Femi
  29 mars 2011
Un livre qui se lit d'une traite et qui analyse finement la différence d'éducation entre filles et garçons, (pratiquement) dès la naissance.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
usagiusagi   12 juin 2013
« Il est essentiel que la personnalité sociale de chaque individu évolue de manière à correspondre à son sexe biologique, c’est-à-dire que le garçon doit avoir des habitudes de garçons et les filles des habitudes de filles. La normalisation des sexes tend à préparer les enfants à leur rôle de futurs parents. Cette normalisation, bien que biologiquement déterminée de toute évidence, se développe en fonction de comportements indifférenciés de la prime enfance. Par exemple, les garçons apprendront qu’ils n’ont pas à se battre avec leur sœur, mais doivent se battre avec les autres garçons de leur âge s’ils ne veulent pas qu’on les traite de femmelettes. Les filles doivent apprendre qu’une jeune fille comme il faut ne grimpe pas aux arbres, même si les garçons le font ; les garçons doivent comprendre qu’après un certain âge, les hommes ne jouent pas à la poupée, même s’ils y jouaient avant. Les garçons doivent apprendre que les larmes ne sont pas une réaction convenable dans une situation conflictuelle, alors qu’on n’insiste guère pour que les filles renoncent à ce même comportement. Les filles doivent aussi apprendre à croiser les jambes en s’asseyant, alors que de telles précautions ne seront pas nécessaires pour les garçons. Et cette liste pourrait se prolonger à l’infini ; il suffira d’avoir évoqué ces modifications progressives dans les comportements imposés afin de réaliser la normalisation des sexes, modifications qui sont à considérer comme des frustrations plus ou moins grandes. Dans certains cas, chez les adultes, les tendances à se rebeller contre la répression des formes de comportement originel restent encore visibles. » (John Dollard, « Frustration and agression »)
Dollard semble un peu hâtif dans son analyse qui appelle certaines objections : la normalisation des sexes n’a pas pour but de préparer les enfants à leur rôle de futurs parents, mais de préparer les petites filles à leur rôle d’épouse et de mère, et les petits garçons à leur avenir de détenteurs du pouvoir. La normalisation, biologiquement déterminée, ne l’est qu’en fonction de la procréation ; tout le reste est culturel, jusqu’à preuve du contraire.
Dans le bref répertoire relevé par Dollard, il est clair que la balance de la frustration issue de la contrainte à se conformer au modèle sexuel exigé, penche décidément en défaveur des petites filles. Quelle frustration occasionne, par exemple, pour les garçons, le fait de ne pas se battre avec les filles, au regard de la défense absolue d’en venir aux mains ? Si la frustration, comme le soutien Dollard, engendre l’agressivité, les petites filles, bien plus frustrées que les garçons, devraient en développer davantage. Il en est probablement ainsi, à ceci près qu’un obstacle s’ajoute à l’autre puisque même la libre expression de l’agressivité leur est interdite. Leur condition serait insupportable si elles ne trouvaient pas le moyen de l’exprimer par des formes différentes, telles que l’agressivité dirigée contre soi, l’agressivité verbale (insultes, médisance, commérage), ou encore, les réactions somatique négatives, inhibitions, stéréotypes (dont font partie également les jeux ritualisés et contraignants que nous avons examinés), perfectionnisme anxieux et ambivalence.
Mais cela ne suffit pas : en échange de la maîtrise d’elles-mêmes, on offre aux petites filles des compensations extrêmement attrayantes en apparence, mais qui se ramènent à de véritables limitations de la réalisation de soi en tant qu’individu : la valorisation de la beauté, le soin attentif et excessif de l’aspect extérieur, l’encouragement au narcissisme, des possibilités accrues de manifester leur propre émotivité, tout cela manque d’authenticité. Toutes les petites filles restent au fond des rebelles impuissantes, contraintes à calculer à chaque moment s’il vaut mieux se livrer à la rébellion ou se soumettre à la dépendance. Celles qui ont plus de vitalité combattent plus longtemps et douloureusement que les autres, mais le dilemme sera le même toute la vie, à chaque occasion de faire un choix, et les maintiendra en permanence dans un état de désengagement et d’attente.
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Alice_Alice_   30 juin 2014
Les personnages féminins des légendes appartiennent à deux catégories fondamentales : les bonnes et incapables, et les malveillantes. "On a calculé que dans les contes de Grimm, 80% des personnages négatifs sont des femmes."
Pour autant qu'on prenne la peine de le chercher, il n'existe pas de personnage féminin intelligent, courageux, actif et loyal. Même les bonnes fées n'ont pas recours à leurs ressources personnelles, mais à un pouvoir magique qui leur a été conféré et qui est positif sans raison logique, de même qu'il est malfaisant pour les sorcières. Un personnage féminin doué de qualités humaines altruistes, qui choisit son comportement courageusement et en tout lucidité, n'existe pas.
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Alice_Alice_   30 juin 2014
Quelle opération massive de répression faudra-t-il pour qu'un tel individu, débordant de vitalité, d'énergie et d'amour pour la vie, donne une petite femme disposée à rester enfermée entre les quatre murs opprimants de son petit intérieur, prête à consacrer son énergie débordante à la misère obsédante des tâches domestiques? Et cela admis, combien de ténacité, d'efforts, de persévérance et combien d'hostilité faudra-t-il déployer pour réduire un être aussi riche à ce carcan rigide qui passe pour être la féminité?
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Alice_Alice_   30 juin 2014
Cendrillon est le prototype des vertus domestiques, de l'humilité, de la patience, de la servilité, du "sous-développement de la conscience", elle n'est pas très différente des types féminins décrits dans les livres de lecture aujourd'hui en usage dans les classes primaires et dans la littérature enfantine en général. Elle non plus ne bouge pas le petit doigt pour sortir d'une situation intolérable, elle ravale les humiliations et les vexations, elle est sans dignité ni courage. Elle aussi accepte que ce soit un homme qui la sauve, c'est son unique recours, mais rien ne dit que ce dernier la traitera mieux qu'elle ne l'était jusqu'alors.
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usagiusagi   12 juin 2013
Les préjugés sont profondément enracinés dans les coutumes : ils défient le temps, les changements, les démentis, parce qu’ils présentent une utilité sociale. L’insécurité humaine a besoin de certitudes, et les préjugés en fournissent. Leur force stupéfiante réside justement dans le fait qu’ils ne sont pas transmis à des adultes qui, tout conditionnés qu’ils soient, pourraient avoir conservé assez de leur sens critique bien appauvri pour les analyser et les refuser, mais qu’ils sont présentés comme vérité indiscutables depuis l’enfance et ne sont plus jamais remis en question par la suite. […] Pour les réfuter et les détruire, il faut non seulement une prise de conscience très aiguë, mais aussi le courage de la rébellion qui n’est pas le fait de tous.
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