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EAN : 9782714459206
352 pages
Belfond (09/06/2016)
2.77/5   60 notes
Résumé :
Dans l'Angleterre du début du XXe siècle, les aventures désopilantes de Flora Poste, jeune orpheline déterminée à transformer les vies chaotiques des excentriques cousins qui l'hébergent dans leur ferme décrépite, au fin fond du Sussex. Œuvre culte au Royaume-Uni dès sa parution en 1932, La Ferme de cousine Judith dresse l'irrésistible portrait des travers et petites médiocrités de la middle-class, avec un charme et une ironie so british qui rappellent Jane Austen.<... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Je continue mon exploration des romans publiés par Belfond dans la section "vintage" avec plus ou moins de bonheurs ...

"La ferme..." s'avère une mauvaise pioche ...

Années 30... A la mort de ses parents que tout le monde croyait riches parce qu'ils passaient leur temps à voyager, Flora Poste (20 ans) découvre qu'elle est sans le sous , mais pas sans cervelle et sans éducation . Réfugiée chez une amie de 25 ans ( mais déjà veuve ) , et bien que celle-ci lui préconise de se trouver une situation professionnelle , Flora décide d'aller squatter chez des cousins .

Et des cousins , elle n'en manque pas , mais son choix se porte sur ceux du Sussex , qui habitent une ferme . Ce choix se fait , car Flora (qui n'a jamais vu une ferme de sa vie ), et qui ne les a jamais rencontrés , a décidé de les aider , de les transformer et de tout changer [bien qu'elle ne soit que l'invitée !]...

Une fois sur place, le constat est terrible et c'est à se demander pourquoi elle reste ...Le lieu est hostile, inconfortable, sa famille est cinglée ,ignorante ou indifférente mais Flora s'obstine et individu après individu , elle va arriver à ses fins et tout révolutionner .

Le tout en 5 mois , top chrono ...

Dés les premières pages , on sent l'influence de Jane Austen par des citations ou autres , et l'on pense à Emma, mais n'est pas Jane Austen qui veut !

Non mais !!!

Stella Gibbons ne s'attarde pas sur la psychologie des personnages, je dirais même que c'est ce qui pêche dans ce roman , alors que c'est ce qui fait le sel de l'oeuvre de la Grande Jane ...

Changer les gens oui, mais là, c'est trop rapide trop baclé . Flora ne rencontre jamais aucune résistance , tout lui réussit sans que le lecteur comprenne comment elle s'y prend .

J'ajouterai que tous les personnages sont antipathiques (ou à peine esquissés) , même Flora . A peine débarquée chez ses hôtes , elle exige d'une pauvre femme qui vient d'accoucher , qu'elle lui change ses rideaux ... [alors qu'elle-même n'en fout pas une !].

La fin est kitchissime , même une Barbara Cartland n'aurait pas osé , (enfin peut-être que si ... je ne connais pas la dame ].

Alors oui, c'est vintage ! Oui, c'est désuet, et certaines répliques sont savoureuses car Flora a comme "bible " un livre de conseils écrit par un abbé ... mais je suis passé un peu à coté de ce monument , devenu culte dés sa sortie en 1932, au Royaume -Uni ...

Peut-être qu'il est judicieux quelques fois, de ne pas chercher à retirer l'odeur de naphtaline qui s'échappe des vieux machins oubliés au fond des malles ...

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J'ai vraiment beaucoup ri à la lecture de mon premier roman de Stella Gibbons, qui ne sera certainement pas le dernier. Déjà, pour commencer, une auteure qui vénère Jane Austen ne pouvait que me disposer favorablement à son endroit. Ensuite, j'ai senti tout au long de ma lecture la douce influence à laquelle miss Austen et son oeuvre ont soumis Stella Gibbons qui assume totalement cet héritage sans jamais chercher à le plagier.

C'est au second degré et avec un goût pour l'humour anglais qu'il faut aborder ce roman sous peine de passer complètement à côté. Pas de danger de se tromper si on enfourche en toute confiance et fantaisie l'ironie du propos qui entraîne le lecteur au galop à travers lande et campagne anglaises, à la rencontre d'une famille truculente, les fermiers Starkadder (littéralement "redoutable vipère").

Flora est une jeune femme moderne qui vit dans le Londres mondain des années 30. Désormais orpheline et ruinée par l'imprévoyance paternelle, cette jeune femme de vingt ans débarque chez ses cousins campagnards avec la ferme résolution (elle était facile !) de modifier du tout au tout leurs manières rustiques qu'elle juge arriérées. Commence alors la lutte entre générations, traditions et modernité, passé et futur, immobilisme et action.

Je me suis follement amusée à lire les "péripéties" de Flora et de voir le mal qu'elle se donne pour parvenir à ses fins avec un sang-froid, un flegme et un pragmatisme so british ! La narration est très "cinématographique" et on se représente très bien chaque décor, chaque scène et chaque acteur tout en ne disposant que du minimum côté descriptions, ce qui assure un rythme enlevé et pétillant.

Une joyeuse découverte.

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Flora Poste est une jeune fille de 19 ans, qui se retrouve sans grande ressource à la mort de ses parents.

Une jeune fille non mariée ne pouvant vivre seule dans les années 30, elle doit donc choisir chez quel membre de sa famille elle ira habiter.

Elle a le choix entre une tante qui compte sur elle pour venir s'occuper de ses nombreux chiens, un vieil oncle malade qui ne semble pas ravi à la perspective de l'accueillir ou des cousins qu'elle ne connaît pas, vivant dans une ferme.

C'est donc sur ces derniers qu'elle jette son dévolu et la voilà partie pour des aventures champêtres.

Flora est intelligente et aime son confort, elle va donc manipuler tous les membres de cette famille pour pouvoir vivre selon son bon plaisir.

L'histoire est originale et de nombreuses situations sont drôles, mais un élément clé de l'intrigue ne sera pas résolu à la fin.

Le style d'écriture est suranné et l'héroïne ne manque pas d'astuces mais au final, l'intrigue est un peu trop légère et convenue.

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Flora Poste a 20 ans et au décès de ses parents se retrouve avec une petite rente de 100 livres par an pour vivre. Comme dans beaucoup de romans de la littérature anglaise, voici le point de départ de ce récit. Qui dit jeune fille célibataire sans le sou dit moyen de trouver soit un mari, soit un endroit où vivre..... Elle va chercher et trouver dans sa famille, ceux qui pourront l'accueillir et où elle pourra, pense-t-elle, se rendre utile.

Pour une fois le but n'est pas la recherche d'un mari mais d'un toit à mettre au-dessus de soi..... de là à dire que le bonheur est dans le pré il y a de la marge, car Flora va se retrouver au milieu d'une famille, les Starkadder (traduction vipère sévère), une famille de fermiers du Sussex, des "bouseux" de triste allure, vivant dans la saleté et les immondices mais qui acceptent de l'accueillir car apparemment ils ont une dette envers son père.

Confrontation de la vie citadine et de la vie rurale, le roman a la manière de Jane Austen (qui est d'ailleurs évoqué à plusieurs reprises et dont on sent l'influence) tourne autour de cette jeune femme qui va du jour au lendemain passer d'un monde à l'autre. Plus encore, elle va mettre en place un plan d'attaque que personne ne cherchera à contrecarrer, afin de trouver des solutions à chaque problème qui se présente à elle à Froid Accueil (je n'invente rien), la ferme où elle va vivre désormais.

C'est une petite comédie sans prétention, où l'auteure s'est amusée à écrire une "oeuvre à la manière de .....Jane Austen) allant jusqu'à donner aux personnages ou lieux des noms représentatifs de leurs caractères ou situations : Adam Lambsbreath (traduction haleine d'agneau) pour le commis de ferme, Howling pour la ville (traduction : hurlant) etc....

J'ai trouvé que Flora s'accoutumait sans problème des rudes conditions de vie à la ferme, qu'elle prenait très facilement une place prépondérante dans le lieu malgré les caractères des occupants et en particulier celui de la grand-mère Ada Doom, qui ne sort que deux fois l'an, une sorte de Ma Dalton qui terrorise tout le monde, et qu'on lui laissait toute latitude pour changer ce qui lui semble bon de changer, manipulant personnes et sentiments à sa guise.....

Je suis restée à l'écart de l'histoire, n'y prenant pas trop d'intérêt, c'est finalement très convenu, aucune surprise, c'est léger et sans conséquence. Les personnages sont stéréotypés et à la différence de son modèle, ils ne sont n'y aussi bien fouillés, étudiés, analysés et complexes. 

C'est une lecture de salon, de détente, qui se lit rapidement, pour les amoureux de littérature anglaise, sans prise de tête, où le seul argument est de  se distraire avec les rouages habituels : affrontement des classes sociales, mariage, rencontre et final où tout est bien qui finit bien.

L'écriture est quelque peu datée, les situations sont parfois grotesques par leur manque de réalisme (en particulier le bal où Elfine va rencontrer la famille de son futur mari, on s'attend à une confrontation violente et on se retrouve avec une situation de conte de fée). 

C'est finalement un roman pour "dames" comme dirait Souchon, à lire entre un petit gâteau et un thé, gentillet et en aucune façon il ne possède,  pour moi, "un charme et une ironie so british qui rappellent Jane Austen" comme le dit la 4ème de couverture. N'est pas Jane Austen qui veut.....


Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Si j'ai beaucoup aimé le style au début, j'ai trouvé qu'il perdait en qualité au fur et à mesure avec des passages un peu étranges et une écriture que je ne comprenais pas vraiment !!!

Même si l'intrigue suscitait une certain curiosité, j'ai ressenti une petite distance envers l'héroïne, Flora Poste, ou les autres personnages. Je ne me suis pas vraiment attachée à elle ayant l'impression de ne pas vraiment la connaître.

Flora perd ses parents durant l'épidémie annuelle de la grippe espagnole. Son père avait toujours eu la réputation d'être riche alors qu'il était pauvre. Elle connue peu ses parents qui voyageaient beaucoup et ne passaient que deux mois par an en Angleterre. Elle ne plonge donc pas dans un profond chagrin. Elle se demande plutôt quel tournant donné à sa vie et trouver une solution pour subvenir à ses besoins. Elle part alors séjourner quelque temps chez son amie Mrs Smiling pour se donner le temps de réfléchir. Son amie devant partir ensuite en voyage, Flora décide d'envoyer plusieurs courriers espérant être accueillie quelque part. C'est ainsi qu'elle part vivre quelques mois chez les Starkadder à Froid Acceuil, de la famille du côté de sa mère qu'elle n'avais jamais rencontré jusque-là. Flora y trouve un famille nombreuse dont les membres n'osent pas vivre leur vie car ils se sentent obliger de rester auprès de leur matriarche, tante Ada Doom, qui menace de faire une attaque s'ils s'éloignent d'elle parce que lorsqu'elle avait deux ans, elle avait vu quelque chose de vilain dans la grange. Flora ayant une forte volonté, beaucoup d'intelligence et de tact, elle va brillamment transformer tout ce petit monde d'un tour de main et le lecteur suit l'évolution de ce vent de changement avec quelque curiosité.

Seulement, le rythme est quand même assez lent et les intrigues un peu plates. Ce qui apparaissait comme un grand attrait pour moi de poursuivre ma lecture était de découvrir ce qu'avait bien pu voir tante Ada de si horrible dans la grange lorsqu'elle était toute petite. Et bien, qu'elle déception que l'auteure est tout bonnement fait le choix de ne pas nous le révéler !!!???

Même s'il s'agit d'un roman d'humour so british avec des noms de lieux et de personnes toujours bien choisis et significatifs, puis des situations fantaisistes mais crédibles, j'ai trouvé que cela manquait un peu de rythme et d'attrait. Il me semble, en fait, qu'il pouvait peut-être très bien convenir aux lecteurs anglais de l'époque de la sortie de ce roman en 1932 mais pas à un large public de notre époque. Je ne saisi pas bien le choix des Editions France Loisirs qui a pu probablement vendre ce roman car Jane Austen est évoquée en quatrième de couverture comme ayant été souvent comparée à Stella Gibbons et que ce roman recèlait d'un charme à la Jane Austen : cela a dû faire beaucoup de déçues comme moi, je suppose ! Car c'est très loin des romans beaucoup plus riches et à l'humour beaucoup plus fin et subtil de Jane Austen.

Je n'ai pas vraiment été touchée par l'héroïne ni par son histoire qui me semblait tenir pour beaucoup à l'intrigue évoquée sur Tante Ada Doom dont le dénouement a été quasiment sapé car nous ignorons comment Flora s'y est prise avec elle et comment elle a résolu toutes les questions qui se posaient à son propos. Je me demande bien quel lecteur peut se satisfaire de cela et comment une auteure peut faire ce choix. Ce doit être de l'humour !!! J'en rigole encore !!! Oui, vaut mieux en rire tout compte fait !!!

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation

- Voulez-vous vraiment dire que vous avez l'intention de ne jamais travailler à quoi que ce soit ?

Flora répondit après réflexion :

- Eh bien, quand j'aurai cinquante-trois ans , ou quelque chose comme cela , j'aimerais écrire un roman aussi réussi que Persuasion , mais dans un cadre moderne , naturellement ! Pendant les trente ans à venir , je vais collectionner des matériaux . Si quelqu'un me demande à quoi je travaille , je répondrai :"Je me documente ."

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Son expérience pratique des accouchements était nulle , car celles de ses amies qui étaient mariées n'avaient pas encore d'enfants , et toutes les autres étaient encore trop jeunes pour penser au mariage autrement que comme un état infiniment lointain . Mais elle avait acquis des connaissances théoriques assez poussées en lisant des romans écrits par des femmes généralement non mariées elles-mêmes . Leurs descriptions de ce qui attendait leurs infortunées soeurs mariées tenaient généralement quatre à cinq pages de caractères serrés ou huit à neuf pages de lignes espacées contenant sept mots et un grand nombre de points de suspension groupés par trois .

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Son expérience pratique des accouchements était nulle, car celles de ses amies qui étaient mariées n'avaient pas encore d'enfants, et toutes les autres étaient encore trop jeunes pour penser au mariage autrement que comme un état infiniment lointain. Mais elle avait acquis des connaissances théoriques assez poussées en lisant des romans écrits par des femmes généralement non mariées elles-mêmes.

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- [...] J'ai des idées bien précises au sujet du mariage, comme vous le savez. J'ai toujours aimé entendre cette phrase : "Un mariage a été arrangé." Et c'est ainsi que cela devrait être : "arrangé" ! N'est-ce pas la plus importante décision qu'une simple mortelle puisse prendre ? J'ai bien l'intention d'arranger moi-même mon mariage, plutôt que d'attendre qu'un homme prédestiné me tombe du ciel. Mon mariage ne se fera point dans les nuages, il se créera sur cette terre où je saurai bien trouver mon paradis.

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A la guerre, il avait vu ses amis agoniser. Désormais, pour lui, la vie n'était plus qu'un sport amusant qu'aucun homme de goût et d'intelligence ne pouvait se permettre de prendre au sérieux.

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