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ISBN : 2259230598
Éditeur : Plon (17/03/2016)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Paris, 1880. A l'académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n'est pas facile. L'apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d'un véritable talent et, surtout, d'une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n'en manque pas. De la force de caractère non plus. N'a-t-elle pas déjà prouvé qu'elle était prête à tout pour parvenir à ses fi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
SZRAMOWO
  16 juin 2016
Je n'irai pas par quatre chemins, le roman de Sylvie Gibert m'a complètement scotché et bluffé.
Deux raisons à cela :
1° La construction du livre :
C'est à se demander si l'auteur n'est pas elle-même peintre ! Les premiers paragraphes sont comparables à des esquisses, squelettes fantomatiques de l'oeuvre qui est en train de se construire. le lecteur comprend en les lisant qu'il a pris un ticket pour un voyage au long cours dans lequel il ne va pas s'ennuyer.
42 paragraphes d'environ une dizaine de pages chacun vont, par étapes, nous faire entrer dans une intrigue, dans des intrigues, qui se tissent autour de deux personnages principaux qui en sont à la fois les acteurs et les jouets.
Les premières esquisses nous présentent des personnages anonymes agissant d'une façon pour le moins étrange.
Une jeune femme se prépare à sortir de sa maison, se précipite chez un antiquaire et y dépense «presque tout son misérable pécule» pour acheter une croute noirâtre, dont on ne sait ce qu'elle va faire.
Un commissaire de police assis à son bureau, soupire et rêvasse en se posant des questions sur son rôle dans la société. On apprend que son secrétaire s'appelle Torrès. Il recrute un gamin des rues arrêté pour vol à l'étalage et en fait un garçon coursier.
Au deuxième passage, l'auteur ajoute quelques touches de couleur aux esquisses, les choses se précisent. le premier dessin prend chair et couleur, s'insère dans un paysage, les personnages interagissent avec d'autres, les détails d'arrière plan magnifient les premiers plans.
La jeune femme s'appelle Zélie Murineau et habite rue Feydeau. Elle fréquente les cours de l'atelier Julian. Un atelier qui est l'un des rares à accepter des femmes pour leur enseigner l'art de la peinture. On y retrouve Louise, Amélie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dans_le_bleu) , Jennie, et Mousse, qui n'est autre que Marie Bashkirtseff l'amie d'Edgar Degas (http://www.bashkirtseff.com.ar/marie_bashkirtseff_1_francais.htm).
Le commissaire de police s'appelle lui Alexandre d'Arbourg, son territoire est le quartier du Palais Royal. Ce quadragénaire vit seul avec sa mère, a connu une première déception sentimentale, et s'efforce d'apporter de l'intelligence dans la résolution des affaires qui lui sont soumises.
Très vite on comprend qu'entre ces deux-là une alchimie particulière se crée. Secret partagé ? Amour naissant ? Passion dévorante ? C'est-là un des ressorts du livre, de nous faire palpiter sur la nature des sentiments qui pourraient unir Zélie et Alexandre, avant de découvrir aux environs de la page 208, pourquoi Zélie et Alexabdre sont attirés l'un vers l'autre...Mais chut....
2° le tableau de la société française du XIXème siècle
Les intrigues policières sont l'occasion d'un tableau réaliste de la société de l'époque (le roman se passe en 1880 alors que les plaies de la Guerre de 1870 se referment à peine et que la IIIème République met en oeuvre son projet de modernisation de la France).
Cette réalité est peu reluisante :
Traffic et enlèvement d'enfants, alcoolisme, meurtres bizarres, vendeurs d'alcools frelatés, enfants livrés aux adultes, relations incestueuses.
La catalogue parait monstrueux et indigeste ! Mais, Sylvie Gibert ne nous assomme pas de clichés et de démonstrations ennuyeuses, c'est par touches subtiles, au hasard des investigations de Zélie et d'Alexandre, que les personnages rencontrés, les affaires sur lesquelles le Commissaire cherche à faire la lumière, que nous découvrons les rigidités d'une société en recherche d'elle même. (Rappelons que la loi Jules Ferry sur l'école obligatoire date de 1881).
Le lecteur trouvera dans ce tableau de la société du XIXème siècle certains accents du livre de Victor Cohen Adria «Les trois saisons de la rage» ou du Médecin de campagne d'Honoré de Balzac.
Les tares de la société de l'époque, dont certaines subsistent encore, traversent le récit, servi par le style fluide et sans fioritures de Sylvie Gibert :
Le cantonnement des femmes dans des rôles domestiques ou mineurs :
Faudrait-il toujours que les femmes artistes se cantonnent aux territoires attribués aux autres femmes. Certes, il s'agissait de beaux sujets, mais ils se limitaient à des scènes dont le décor ne s'éloignait jamais vraiment de l'intérieur du logis. (Page 35)
Mon fils m'a dit qu'il avait vu l'un de vos tableaux et que, pour une femme, vous semblez avoir un certain talent... (Page 51)
La fumée des cigares vous incommode-t-elle ?
Pas du tout ! Non seulement cela ne me dérange pas, mais j'ai moi-même l'habitude d'en fumer... (Page 61)
A quoi bon nier l'amour absolu et sans espoir de retour que Marianne avait éprouvé et qu'elle éprouvait toujours pour Joseph Brunel, cet amour qui la lierait à cet homme pour toute sa vie (...) La gouvernante ne chercha pas à démentir (...)
J'ai toujours su où se trouvait ma place. Toujours ! Même durant le veuvage de M. Brunel, je ne me suis jamais fait aucune illusion. (Page 112)
Ce geste ne la surprit pas, car elle savait qu'une femme respectable ne pénétrait jamais seule dans un lieu public. (Pages 165-166)
La misère de familles incapables d'élever leurs enfants dignement :
Il avait devant lui le plus pur spécimen de cette graine qui donnait en quelques années, le gibier de potence. (Page 18)
Elle la découvrit, non loin de là, blottie dans une sorte de niche ménagée à l'intérieur d'une barrique couchée. (Page 121)
Avant de le suivre, Zélie jeta un dernier regard sur cette masure, sur ces enfants miséreux et sur cette mère, portant son dernier né sur la hanche, le buste déporté du côté opposé. (Page 127)
Mais je les côtoie depuis quelque temps et je commence à m'habituer à leurs manières. Lorsque j'ai parlé de l'enfant, j'ai eu l'impression que sa disparition les laissait assez indifférents. L'aîné a déjà un fils, la postérité de la lignée est don assurée. (Page 172)
L'arrangement des mariages :
Quand Gabriel lui avait été présenté, Mme Dantillac avait pincé les lèvres. (...) Si elle avait connu ce beau militaire plus tôt, elle n'aurait certainement eu aucun mal à) diriger l'inclination de sa fille vers lui. ( Page 223)
L'autoritarisme parental :
Mon père a décidé que je rejoindrai Brest pour y faire l'Ecole navale. J'embarquerai sur le Borda dès l'été prochain. (Page 242)
L'alcoolisme :
- Hier, quand il m'a demandé un aut'litron, j'ai refusé de le servir. J'lui ai dit qu'il avait assez bu, qu'il f'rait mieux d'rentrer chez lui. J'crois que c'est ça qui a tout déclenché;;;J'lai foutu dehors. (...) il s'est jeté sur eux. On aurait dit un tigre. Il avait une bouteille entre les mains et il faisait des gestes dans tous les sens. (Page 195)
Face à ces fléaux, l'administration nouvelle de la IIIème République tente de faire face, tout en faisant preuve de pédagogie :
Mais les circulaires étaient très claires : il fallait e montrer affable, voire prévenant avec les citoyens afin d'effacer les mauvais souvenirs laissés par les commissaires de l'Empire. (Page 197)
Le récit est parsemé de belles surprises :
La présence d'Alphonse Allais au Café des Variétés, «(...) le comble de la ressemblance, c'est de pouvoir se faire la barbe devant son portrait.» (Page 167)
La rencontre avec Louis Andrieux, préfet de police, le père naturel de Louis Aragon (Page 237).
La partie de campagne avec Edouard Degas (Page 289)
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ces paroles que Sylvie Gibert place dans la bouche d'Alexandre d'Arbourg :
- Voyez-vous, Zélie (...) tout le monde a des souvenirs de famille. Avec Merlin nous avons quelque chose de beaucoup plus rare : ce sont des souvenirs de famine. (Page 131)
Une question demeure lorsque le lecteur referme le livre. Vient-on d'assister à la naissance d'un nouveau couple de détectives, Zélie et Alexandre ? Et si oui, les verrons-nous bientôt dans d'autres aventures ?
Lors de la rencontre organisée le 30 mai par Babelio et les édition Plon, Sylvie Gibert a répondu oui.
J'attends avec impatience le prochain roman...
Merci Babelio. Merci Plon. Merci Masse Critique.
Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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migdal
  23 mai 2016
En 1879, Louis ANDRIEUX promu Préfet de Police à Paris en récompense de sa fermeté à Lyon lors de la Commune, s'appuie sur une police efficace incarnée par le séduisant commissaire Alexandre d'ARBOURG qui enquête successivement sur un empoisonnement, un enlèvement d'enfant, l'assassinat d'un ivrogne, un parricide, un trafic d'alcool frelaté, et autres "faits divers" qui nous permettent d'apprécier le talent d'empoisonneuse de Sylvie GIBERT dont la culture botanique et chimique est impressionnante. le commissaire utilise un certain nombre d'indicateurs et place ainsi Zélie MURINEAU, une jeune artiste, au sein de la bourgeoisie parisienne... ce qui nous offre un roman policier fort bien troussé.
Louis ANDRIEUX sera des années plus tard, le géniteur de Louis ARAGON, et notre commissaire d'ARBOURG est un homme cultivé qui fréquente Alphonse ALLAIS, Guy de MAUPASSANT et Edgar DUGAS et nous découvrons ainsi la vie culturelle des années 79/80 qui oublie progressivement l'académisme impérial pour s'initier au naturalisme et à impressionnisme... et Sylvie GIBERT, pédagogue talentueuse nous dévoile cette mutation sociale et culturelle. Mutation qui sert de cadre idéal à l'évocation d'Amélie BEAURY-SAUREL, élève de Tony ROBERT FLEURY à l'Académie JULIAN et à ses amies Marie BASHKIRTSEFF, Jenny ZILLHART, Louise BRESLAU et à toutes ses femmes qui sont devenues des artistes réputées égalant, voire dépassant, les peintres contemporains.
L'atelier des poisons n'est donc pas seulement un roman policier, mais c'est une brillante évocation de l'émancipation des femmes qui s'appuie sur une documentation impressionnante, mais jamais pédante, qui cultive le lecteur et lui apprend beaucoup au fil des pages. A noter que notre romancière semble ignorer que L'École navale (à Brest) forme les officiers de carrière de la Marine nationale (et non marchande) ce qui lui vaudra quelques torpilles de bordaches et incitera à relire Aziyadé de Pierre LOTI (Julien VIAUD pour la Royale) paru en 1879.
En conclusion l'atelier des poisons, que PLON a eu la gentillesse de m'adresser dans le cadre d'une rencontre BABELIO, est un véritable chef d'oeuvre qui m'incitera à plonger dans les autres ouvrages de Sylvie GIBERT, artiste au talent prometteur.
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domeva
  27 mai 2016
Je viens de refermer à regret ce roman car j'aurais bien aimé poursuivre l'aventure de Zélie Murineau et de son ami le commissaire Alexandre d'Arbourg.
Tout d'abord,l'atmosphère du Paris de 1880 m'a semblé si réelle que je m'y suis sentie intégrée.Le combat pour la reconnaissance des femmes en tant que peintres est passionnant car son issue qui nous est actuellement connue,n'a pas été sans drames et injustices,dont les héroïnes ont été oubliées.
Bravo à l'auteur de les avoir fait revivre le temps d'une histoire.D'une écriture soignée et d'une grande fluidité,est né ce roman dans lequel on croise des personnages tels qu'on peut les imaginer dans la société d'autrefois.
Belle découverte pour moi.
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Mimeko
  29 octobre 2016
Abandonné p 175 (sur 352)
Alléchée par le sujet qui aborde la vie de femmes peintres et leurs difficultés à trouver les moyens d'exercer leur art, je me suis ennuyée dans une histoire qui vire à une enquête sur la disparition ou enlèvement d'un bébé qui ne m'a pas particulièrement interessée....Un rythme atone, des personnages qui ne m'ont pas passionnée, même le contexte n'a pas réussi à susciter un intérêt dans ma lecture.
Dommage car apparemment Sylvie Gilbert a approfondi son sujet, mais arrivée à la moitié du roman et après une lecture en pointillé, j'abandonne.
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IdeesLivresMandarine
  19 juin 2016
Ce livre m'a tout de suite attirée par la couverture que je trouve assez troublante et très jolie. C'est sans hésitation que je me suis inscrite à la rencontre BABELIO en espérant également pouvoir rencontrer Sylvie Gibert. La chance a été mienne, j'ai pu lire ce livre et rencontrer son auteure.
Ce qu'il me plaît dans ce livre ce sont les recherches qu'a fait l'auteure pour essayer de "coller" au maximum aux faits historiques (la fameuse académie Julian et ses premières élèves féminins par exemple) et j'avoue que j'ai un faible pour ces histoires entre fiction et histoire et surtout quand cela se passe dans les années1860 et plus ... le personnage principal est monté de toute pièce, c'est Zélie : très attachante, vive, intelligente mais aussi très indépendante (ce qui n'est pas évident pour l'époque mais cela rajoute un peu de piquant !)
Une des autres forces de ce roman c'est le fait qu'il n'y ait pas qu'une intrigue mais trois intrigues qui, je trouve, dynamisent la lecture de manière fort agréable.
La rencontre m'a confirmé que Sylvie Gibert aime les femmes différentes, qui font la différence dans leur siècle, ces femmes hors du commun qui se sont battus pour être reconnues non pas seulement pour leur "âmes" mais aussi pour leur cerveau. Ce livre en est en fait une belle illustration.
La lecture est très agréable, pas compliquée mais en même temps on apprend beaucoup de choses pour qui sait lire entre les lignes et surtout - dernier point- ne passez pas à côté des explications de l'auteure sur les différents protagonistes rencontrés au cours du roman.
Une suite ? oui, j'aimerais bien ... Sylvie Gibert lors de notre rencontre n'a pas dit non ! On croise les doigts !
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   06 mai 2016
Avant de sortir, elle recompta son argent. Il ne lui restait que dix-huit francs. Elle fit glisser les pièces dans son réticule, et ne voulant pas alerter la bonne, ouvrit la porte sans bruit. Une fois dans la rue, elle héla un fiacre.
Quelques minutes plus tard, elle se faufilait entre les meubles poussiéreux d'une brocante pour parvenir jusqu'aux recoins les plus obscurs. Enfin, elle débusqua ce qu'elle était venue chercher, coincé entre un guéridon bancal et le mur écaillé de salpêtre
Le brocanteur lui en demanda quinze francs. Sans un mot, elle aligna les pièces devant lui. Elle venait de dépenser presque tout son misérable pécule pour une toile noircie sur laquelle on distinguait avec peine un mauvais paysage champêtre.
Sur le chemin du retour, elle s’arrêta chez le marchand de couleur et déboursa encore quelques sous pour une huile siccative.
Lorsqu'elle revint chez elle, la bonne l'attendait sur le pas de la porte. La vieille femme semblait inquiète, mais l'air rogue de sa maîtresse la dissuada de poser la moindre question. Pourtant, tout en la débarrassant de son paletot, elle ne cessait de lancer des regards effarés vers le tableau décati.
- Si quelqu'un sonne, je ne veux pas que tu ouvres la porte. à personne ! Sous aucun prétexte ! As-tu bien compris ?
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fanfanouche24fanfanouche24   11 septembre 2017
Et vous, mademoiselle Murineau, que nous préparez-vous ?
-Eh bien, à vrai dire...J'ai déjà commencé...il y a quelques jours...J'ai décidé de faire le portrait d'une nourrice (...)
- Jullian, un peu contrarié de ne pas avoir été consulté plus tôt, releva avec froideur :
- Ainsi vous sombrez dans le naturalisme...Cela pourrait vous desservir...Enfin, puisque telle est votre décision, souhaitons que les goûts de messieurs les jurés s'infléchissent en ce sens. Ce n'est pas impossible, après tout, Zola commence à faire des émules dans la peinture...Nous verrons bien ! (p.33)
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fanfanouche24fanfanouche24   12 septembre 2017
"Décidément, l'art est tout sauf une science exacte", constata-t-elle. Comment était-il possible de réussir en quelques minutes un dessin aussi juste, aussi poignant, alors qu'elle peinait parfois des semaines entières sur une toile, sans obtenir autre chose qu'une croûte terne ? (p. 22)
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fanfanouche24fanfanouche24   12 septembre 2017
Le commissaire émit un petit rire désabusé, avant de concéder :
– Vous avez raison, « ces gens-là » [Les impressionnistes], comme vous dites, je les connais bien. La plupart d’entre eux sont mes amis et je suis bien obligé de confirmer qu’ils ne vivent pas de leur peinture, ou si mal… Mais la roue tourne… Vous êtes encore trop jeune pour savoir à quelle vitesse les goûts et les modes changent. Ce qui avait de la valeur hier en a beaucoup moins aujourd’hui, et vice versa… Le jour où les Bouguereau et les Cabanel seront remisés dans les greniers ou dans les réserves obscures des musées, alors vous vous souviendrez de ce que vous disait un vieux commissaire…
Plus sérieusement, je crois que le temps est le meilleur des critiques d'art. (p. 75)
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PlumettePlumette   18 juillet 2016
Lorsqu’elle recommença à peindre, elle assombrit le fond, maniant sa brosse avec une sorte de rage, jusqu’à le rendre presque noir. Juliette apparaissait maintenant telle qu’elle l’avait découverte le jour où elle avait fait sa connaissance. Une attention inquiète figeait ses traits. Elle fixait un objet que l’observateur ne voyait pas mais qui semblait capter toute son attention. Une moitié de son visage était d’autant plus vivement éclairée que l’autre restait dans l’ombre. Cette lumière crue donnait à ses yeux une eau de pierre précieuse. Seules quelques lueurs flamboyantes de ses cheveux venaient réchauffer le fond ténébreux du tableau.
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Video de Sylvie Gibert (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Gibert
Interview de Sylvie Gibert à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et ses lecteurs chez Babelio.com, le 30 mai 2016 pour son roman L'atelier des poisons publié chez Plon.
Découvrez notre compte rendu de la rencontre : https://babelio.wordpress.com/2016/06/03/quand-les-lecteurs-de-babelio-rencontrent-sylvie-gibert/
La page du livre L'Atelier des poisons : http://www.babelio.com/livres/Gibert-Latelier-des-poisons/819031
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