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ISBN : 9782800148151
Éditeur : Dupuis (05/11/2010)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Avec ce récit historique teinté de romance et de politique, Gibrat a suscité un enthousiasme public et critique que les années ne démentent pas. Cette intégrale permet de redécouvrir l'histoire de Julien, piégé par un destin cruel et moqueur dans la France de l'Occupation. En bonus, un carnet de croquis offre un nouvel aperçu de l immense talent de Gibrat.

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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Sociolitte
  24 février 2018
Cambeyrac, dans le Sud-Ouest de la France, en 1943. Un village français vivant l'Occupation.
Julien Sarlat se réfugie chez sa tante Angèle après avoir sauté du train qui l'emmenait en Allemagne s'acquitter de son STO. Par chance, un homme usurpe son identité et meure sur le champ. Plus besoin de fuir puisqu'il n'est plus...
Se cacher devrait suffire, en attendant les nouvelles de la guerre qui annonceraient l'espoir d'une libération...
Rien n'est joué pour l'instant, en 1943, et la vie du village s'organise tant bien que mal entre marché noir, pénuries et trahisons. La milice et les résistants plaçant chacun leurs pions.
Derrière ses persiennes, Julien voit tout (dont la scène mémorable de son propre enterrement), compte les points, et attend que l'espoir revienne... Celui d'une libération, mais qu'il souhaiterait plus amoureuse que militaire ! Incarné par Cécile, l'amour ne peut être que passionnel. À la vie, à la mort, un an dans cette chambre à attendre. Un an de sursis.
Superbe album de Jean-Pierre Gibrat, dont je ne me lasse décidément pas de découvrir le talent. Son talent de conteur, scénariste et poète, et bien sûr son talent de dessinateur. Un "style Gibrat" dans lequel la finesse du ton se marie avec la beauté du trait et l'éclat des couleurs.
Lu en janvier 2018.
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Jeanfrancoislemoine
  16 mai 2019
Pour tout dire , je ne suis pas un grand fan de bande dessinée mais , lorsqu'un ami m'a proposé la lecture du " Sursis " , je n'ai pas pu résister et me suis lancé à la découverte du petit village de Cambeyrac durant les années d'occupation , une occupation parfois violente , une occupation parfois d'un calme presqu'ennuyeux ... Dans ce village , le jeune Julien , réfractaire du STO , se terre , observant le monde comme il va , fuyant aussi bien la collaboration que la résistance , seulement fou de jalousie pour la jolie Cécile qu'il voit évoluer depuis sa " cache " dont il ne sort que la nuit....
D'abord , j'ai été , je l'avoue , fasciné par le destin de Julien , la dérision de la vie , qui , quoi qu'on fasse , conduit toujours à la mort , il n'y a pas de chemin menant à la vie éternelle....J'ai pu découvrir son caractère , ses états d'âme , sa jalousie , son humour , ses facéties , tout cela guidé par son amour pour Cécile .
L'art de la bande dessinée semble s'appuyer sur la justesse et l' impact du texte par rapport à l'image et , sans être puriste , il me semble que Gibrat est sacrément bon dans l'equilibre entre l'un et l'autre.
Quant au dessin , il est d'une qualité incroyable , montrant la vie et les objets de la vie quotidienne avec une finesse extraordinaire . On a parfois l'impression de se trouver réellement sur la place du village ou dans la cuisine en train de partager le repas avec Angele et Julien.Mention très bien aussi pour l'alternance des " clairs et des obscurs " qui donnent à l'ensemble une atmosphère incroyable , le plus souvent pleine de menace .
Enfin , je terminerai par les personnages dont le dessin montre des postures qui se suffisent à elles - mêmes , à exprimer bien des choses . C'est extraordinaire , notamment dans l'expression des regards ou les positions que prennent untel , unetelle pour s'exprimer . On a la sensation " d'entendre parler les images "...
La vraie vie saisie au bon moment .C'est très beau , vraiment , un bon moment de lecture du texte et de l'image, un bon moment , tout simplement et un dénouement......à couper le souffle.
.
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michfred
  10 avril 2018
Un pur régal! Dessin, couleurs, scénario, tout est parfait!
Le parti pris de "voyeurisme" ou de "noctambulisme" du récit est vraiment bien trouvé : Julien, le héros qui n'en est pas un, est un réfractaire du STO, plus concerné par son béguin pour une jolie serveuse de bar que par les démêlés de la résistance et de la milice. Pourtant, malgré le soleil qui filtre entre les persiennes, malgré les joyeuses parties de pétanque, malgré l'excitation d'une fenêtre allumée où se découpe la silhouette de la jolie Cécile , la guerre est là quand même, tapie dans ce charmant village aveyronnais. Elle fait parfois une irruption brutale dans le fil ensoleillé des journées immobiles et celui plus dynamique des nuits, passées au ravitaillement de notre reclus volontaire.
J'ai pensé au Hussard sur le toit de Giono pour les jeux plongeants de perspective, pour la neutralité bientôt intenable du point de vue, et pour la lumière de Cambeyrac qui m'évoquait celle de Manosque.
Le choléra, ici, c'est le nazisme, bien sûr, mais plus encore les égoïsmes, l'individualisme, le sacro-saint confort qui font fermer les yeux sur l'horreur de la guerre et qui soufflent toutes ces petites et grandes lâchetés de nos vies moyennes.
Julien n'est pas un héros, il s'est mis entre parenthèses. Mais il est en sursis.
Sans faire la morale, sans faire jouer les grandes orgues, par la subtilité d'un scénario sans effets de manches et le charme d'un dessin magnifique, Gibrat m'a totalement emballée!
Un grand merci à Sebthos, génial poisson-pilote!
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Dionysos89
  28 août 2012
Jean-Pierre Gibrat... voilà bien un nom qui ne me disait absolument rien. Pourtant, sur la recommandation d'un ami, je me suis lancé dans l'aventure du Sursis, fresque en deux épisodes sur la vie sous l'Occupation, et bien m'en a pris de découvrir un auteur aussi subtil.
Titre au sens mystérieux jusqu'à la dernière page, scénario enlevé sans être rocambolesque pour autant : le récit de Gibrat se veut ainsi subtil et le moins possible tourné vers l'action pure malgré l'époque choisie pour servir de contexte global. L'Occupation, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, constitue une trame de fond idéale et particulièrement lourde de sens et d'idéaux pour nous, Français. le scénario reprend donc les standards classiques de ce genre particulier en abordant l'histoire d'un jeune homme qui a fui le S.T.O. ; or, le train qui devait l'emmener en Allemagne déraille peu de temps après qu'il a sauté en marche. Son retour en cachette dans son village, son regard sur ses voisins qui interagissent dans le contexte d'Occupation, avec les collabos et les résistants habituels, en somme ses amis, ses amours, ses emmerdes, constituent le Sursis du jeune homme déclamé dans le titre. L'ensemble se lit très facilement et le récit est bien lié avec peu de rebondissement, mais des petites avancées quand il le faut.
La véritable attraction dans cet ouvrage, c'est bien évidemment le dessin. Jean-Pierre Gibrat opte pour un dessin très précis et sous forme d'aquarelle. L'impression qui en ressort est de se retrouver face à des fresques, d'autant plus que beaucoup de décors sont constitués de champs ou de vallées magnifiques du centre de la France. Comme on peut le voir sur la couverture de cette intégrale, le premier rôle féminin, l'amour du personnage principal, est parfaitement magnifié par ce dessin moitié crayonné, moitié sous forme d'aquarelle.
Une très belle intégrale, renfermant les deux tomes de cette petite saga d'Occupation : ce sont surtout les dessins qui valent le détour, même si au fil du temps on ne voit plus le temps passer, ni la fin arriver…
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Macha_Loubrun
  16 juillet 2015
En juin 1943, Julien saute du train qui l'emmène vers le S.T.O et retourne incognito se réfugier chez sa tante Adèle. Par chance pour lui, son train a déraillé et on le croit mort… Pour plus de sécurité, il s'installe dans la maison d'un juif déporté. de son nouveau petit nid, il surplombe le café de son village aveyronnais et avec une lunette, il observe les allées et venues des habitants. Miliciens, communistes, résistants, rien n'échappe à son regard, Julien ressemble un peu au personnage de Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock, il n'a rien d'un héros, c'est un jeune homme ordinaire, sans ambitions particulières ni convictions politiques mais il devient le témoin privilégié de la triste comédie humaine à laquelle les villageois se livrent. Cependant, c'est la belle Cécile qui retient toute son attention…
Le scénario traine parfois un peu en longueur, il y a peu de rebondissements, pourtant, le plaisir est présent à chaque page. Les personnages sont attachants, les dialogues sont pimentés d'humour et surtout, les aquarelles sont de toute beauté, le découpage des scènes et les cadrages sont particulièrement réussis.
Laissez-vous charmer par les superbes dessins aux couleurs chaudes de Jean-Pierre Gibrat en lisant le Sursis, vous êtes sûr de passer un très agréable moment.








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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SociolitteSociolitte   21 février 2018
– N’insiste pas, Édouard, Monsieur Basile doit avoir peur de se salir les fesses dans une voiture de collabo !
– Tout juste, mon cher ! On dit déjà que la milice a les mains sales, alors je ne suis pas sûr qu’elle ait le cul propre !

Page 23, Aire libre, 2010.
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SociolitteSociolitte   20 février 2018
– Dis-moi, pourquoi ils l’ont arrêté Monsieur Thomassin ? Il était juif ?
– Non, communiste... Mais je crois qu’il était juif aussi.
– Alors, on n’est pas près de le revoir !

Page 13, Aire libre, 2010.
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SociolitteSociolitte   22 février 2018
J’ai suivi la guerre sans y participer. J’ai même assisté à mon enterrement dans la pénible nécessité de mourir. C’est dire à quel point j’ai été épargné...

Page 59, Aire libre, 2010.
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Dionysos89Dionysos89   15 juillet 2012
1943 n'avait fait de cadeaux à personne, sauf à moi peut-être... sans doute même. J'ai suivi la guerre sans y participer. J'ai même assisté à mon enterrement sans la pénible nécessité de mourir. C'est dire à quel point j'ai été épargné.
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blandine5674blandine5674   02 février 2019
- Messieurs, messieurs ! Un jour sur deux sans alcool et tous les jours sans politique, c'est la devise de la maison!
- Qu'est-ce que je vous sers, monsieur Basile ?
- N'importe ! Un pastis, tiens !
- Je suis désolée. Aujourd'hui, c'est un jour sans alcool !
- Ah ? Tant pis, ce n'est pas grave. Donne-moi celui de demain !
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