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Jackson Guice (Illustrateur)Wagner Reis (Illustrateur)
ISBN : 234402641X
Éditeur : Glénat Comics (04/04/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
2016. Suite aux mauvaises décisions de ses dirigeants, la planète entière est devenue un enfer radioactif. Le dernier espoir de l’humanité a un nom : le Splitter, une colossale machine à remonter le temps conçue pour changer le cours de l’histoire. À moins que les paradoxes temporels qu’elle risque de produire n’aboutissent à un désastre plus terrible encore... Alors qu’une lutte de pouvoir s’immisce pour le contrôle du Splitter dans le présent, en 1945, l’agent du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Presence
  06 avril 2018
Ce tome contient une histoire complète indépendante de toute autre. Il comprend les 5 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2016/2017, coécrits par William Gibson & Michael St. John Smith (cocréateurs de la série), aidés par Michael Benedetto qui a effectué le découpage du scénario. Butch Guice a dessiné les épisodes 1 à 4 et en a encré une partie. Alejandro Barrionuevo a aidé Guice pour les dessins de l'épisode 4. L'épisode 5 a été dessiné par Wagner Reis. L'encrage des épisodes 1 à 5 a été réalisé par Tom Palmer. Les couleurs ont été réalisées par Diego Rodriguez et Wes Dzioba. Les couvertures ont été réalisées par Tula Lotay. Les couvertures alternatives ont été réalisées par Butch Guice (*3), David Fabbri (*1), James Biggie (*5, dont celle utilisée pour la couverture), Alejandro Barrionuevo (*1) et Wagner Reis (*1). le tome comprend également une postface de 2 pages rédigée par William Gibson (en juin 2017), et 9 pages de crayonnés d'étude de personnages réalisées par Butch Guice.
En 2016, la Terre est en piteux état, que ce soit à Tokyo, à Moscou ou à Londres. Dans un hôpital, un médecin vient de terminer son opération de chirurgie esthétique : le vice-président Henderson a maintenant le visage de son grand-père Aloysius Henderson, major dans l'OSS. le major Guadalupe Torres préside au maniement de la machine à remonter dans le temps qui permet d'envoyer Henderson et 6 soldats dans le passé, en février 1945, au Pentagone. Ils sont à la recherche d'Archangel. Toujours en 2016, le docteur Jack Davis demande au major Torres d'éteindre la machine Splitter. Au lieu de cela, elle abat les gardes dans la pièce, ligote le docteur Davis et lui explique qu'elle refuse de se rendre plus longtemps complice dans ce projet d'aller piller une Terre alternative.
En août 1945, dans un Berlin occupé, le lieutenant Naomi Givens met la dernière touche à son uniforme et sort à l'extérieur où l'attend Fritz, son contact avec le milieu du marché du noir. Elle se rend au quartier général de la British Royal Air Force, toujours dans Berlin. le commandant Gordon Tully lui présente un court film montrant un avion non identifié percuter un bombardier B-17 américain. Un des pilotes a été capturé par les militaires américains. le commandant suggère que Naomi Givens demande une faveur au capitaine Vince Matthews de l'armée américaine, qui fut son amant pendant un temps. Avec un petit chantage bien adroit, elle réussit à convaincre Matthews de l'introduire dans la cellule du Pilote (du mystérieux aéronef), puis dans la morgue pour regarder le cadavre d'un des autres membres d'équipage, et enfin de lui montrer un éclat de plastique provenant de l'aéronef lui-même.
Sur la couverture n'apparaît que le nom de William Gibson, en gros caractère, sans mention des autres créateurs. Ce n'est pas étonnant puisque cet auteur est un romancier de science-fiction réputé, qui a créé le genre cyberpunk avec Neuromancien en 1984. Il a depuis écrit plusieurs romans dont certains relevant plus d'une légère anticipation comme l'excellent Identification des schémas (2004). Un lecteur rompu aux comics sait que les éditeurs sont friands de ce type de comics écrits par des romanciers. Cela permet d'attirer des lecteurs qui ne lisent jamais de comics, et de profiter de la notoriété d'un auteur connu, extérieur au petit monde des comics. Ce même lecteur sait également que cette promesse d'un comics écrit par un romancier ou par un scénariste de télé ou du cinéma peut s'avérer trompeuse : il arrive que l'auteur au nom connu n'ait apporté qu'une idée et qu'elle ait été développée par un autre scénariste. Il arrive également que l'auteur ne sache pas écrire une bande dessinée et incorpore de longues plages d'exposition, anathème d'une narration visuelle. En regardant qui a fait quoi, le lecteur devient un peu dubitatif. Non seulement, Michael Benedetto a réalisé le chapitrage du récit, mais en plus William Gibson n'a pas écrit le scénario tout seul, mais en plus il n'a pas imaginé le concept tout seul (mais avec Michael St. John Smith). Dans la postface, William Gibson explique qu'il s'agissait au départ d'un projet de film proposé à un producteur allemand, et déjà coécrit à la base par lui et St. John Smith.
Évidemment, en choisissant de lire ce tome, il est vraisemblable que le lecteur espère un récit de type cyberpunk, mais qu'il accepte de retrouver le regard décillé de William Gibson dans un récit appartenant à un autre genre. Dans la postface, il explique qu'il souhaitait écrire un récit se déroulant durant la seconde guerre mondiale. Il s'agit donc plus d'une histoire de science-fiction avec voyage temporel et une Terre alternative. Pour donner corps à cette reconstitution historique, les responsables éditoriaux ont réussi à débaucher le vétéran Jackson Guice qui a débuté sa carrière en 1982, sur la série Micronauts écrite par Bill Mantlo. Il bénéficie de l'encrage d'un autre vétéran Tom Palmer, ayant lui débuté sa carrière dans le courant des années 1960. Là encore, le lecteur tique un peu quand il constate que ce tandem n'a réalisé que 3 épisodes, et qu'à partir du quatrième Jackson Guice a commencé à céder sa place à un autre artiste. Cela peut s'expliquer par le fait qu'il s'est écoulé 8 mois entre la parution de l'épisode 3 et celle de l'épisode 4. Les 3 premiers épisodes offrent effectivement une belle immersion dans un Berlin en partie en ruine. Guice ne reconstitue pas la ville à partir de photographies, mais il crée des endroits plausibles, avec un bon niveau de détails dans les agencements, les ameublements et les accessoires. Les personnages sont représentés de manière réaliste avec des visages et des morphologies spécifiques, et des tenues conformes à la réalité historique. L'artiste a donc choisi une approche réaliste avec des séquences d'action, en se tenant à l'écart des tics graphiques des comics de superhéros.
L'encrage de Tom Palmer est à la fois précis et peu lâche, insufflant une réelle vitalité dans les dessins. Jackson Guice n'exagère pas les capacités physiques des personnages, ni l'étendue des destructions. Il n'y a que la petite amie de Fritz qui détonne vraiment, avec sa tenue laissant voir son nombril et sa mitrailleuse à la main. le lecteur suit donc des individus normaux essayant d'échapper aux balles, et se déplaçant dans des endroits plausibles et variés, les auteurs ayant bien assimilé que la narration d'une bande dessinée repose sur des éléments visuels. S'il y prête attention, le lecteur remarque que les dessins de l'épisode 4 présentent un degré de finition un peu moindre, même si l'encrage de Tom Palmer est toujours aussi vivant. En particulier, vers la fin de l'épisode, les visages commencent à être moins consistants. Étrangement, il ne ressent pas la même impression avec l'épisode 5 qui s'inscrit dans la continuité des dessins de Guice, mais avec un découpage de séquence moins fluide et des angles de prise de vue plus accentué.
Le lecteur plonge donc dans un thriller (la course à Archangel) juste à la fin de la seconde guerre mondiale, avec une dimension de science-fiction. Les auteurs partent d'un postulat de départ un peu classique et très efficace. Une Terre parallèle a épuisé ses ressources et l'une de ses nations (les États-Unis) dispose des moyens d'aller s'approprier les richesses d'une autre Terre, peu importe ses habitants. Gibson et St. John Smith utilisent pour de vrai la situation de l'époque à laquelle se déroule l'histoire, et pas seulement comme un vague décor interchangeable. Ils construisent une course-poursuite dans laquelle les héros avancent en aveugle. Ils n'ont effectivement pas oublié qu'ils écrivent une bande dessinée et qu'il faut qu'un maximum d'informations soit apporté de manière visuelle. Ainsi, ils prennent soin que l'histoire change régulièrement d'endroit, et que les personnages en rencontrent des nouveaux parfois étonnants, comme Herr Saügling (surnommé Mister Baby). Ils développent un suspense à 2 niveaux, celui du temps présent dans la Terre parallèle et celui en 1945 sur la Terre principale.
Le lecteur fait son deuil de l'absence d'éléments cyberpunk, pour un récit de science-fiction plus traditionnel. Les auteurs mettent en scène la rapacité d'une humanité consommant tout au fil de son existence, et n'hésitant pas à aller se servir chez le voisin. Au fur et à mesure de la prise de conscience de la dangerosité de cet ennemi venu du futur, les militaires de différentes nations (Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis, URSS) finissent par s'allier contre cet ennemi commun. D'un côté, le récit bénéficie de sa brièveté car les auteurs ne peuvent pas se permettre de temps de mort, et ils restent donc en avance sur le lecteur qui découvre révélation après rebondissement. D'un autre côté, ils n'ont pas le temps ou la place de s'attarder sur les personnages qui finissent vite par être un peu lisse, passée leur scène de présentation initiale.
Par rapport à d'autres histoires plus ou moins écrites par des auteurs de renom n'appartenant pas au monde des comics, celle-ci tient la route, sous la forme d'un thriller effectivement raconté avec les outils narratifs de la bande dessinée. Jackson Guice effectue un bon travail pour donner de la consistance aux personnages et aux environnements, avec un encrage toujours aussi vivant de Tom Palmer. le lecteur regrette que cette équipe artistique n'ait pas réalisé l'ensemble des 5 épisodes. Les auteurs racontent une bonne histoire de science-fiction qui finit par perdre un peu de se sensibilité dans la mesure où les personnages ne disposent pas d'assez de place pour exister.
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badpx
  07 juillet 2018
Encore une lecture due au hasard : Encore une histoire de couverture qui m'intrigue. Et hop, me voilà sortie de la médiathèque avec un livre qui dans un premier temps m'a un peu rebutée. En effet, dès les premières pages j'ai été gênée par le dessin, peut être trop réaliste, ou peut-être un dessin d'une autre époque... ou peut-être le dessin de ce que je considère être une BD pour spécialiste... Donc j'ai lu quelques pages, puis j'ai attendu quelques jours... en fait j'ai attendu que ce soit la dernière BD à lire de toute celles que j'avais emprunté. Donc je n'ai plus eu le choix, il a fallut s'y jeter, pour pouvoir la rendre pas trop tardivement.
Finalement j'ai été assez surprise par cette histoire, au scénario nickel et tout de même assez complexe... d'ailleurs peut-être un peu trop complexe pour si peu de pages, et j'étais assez contente de retrouver un dossier graphique en fin de volume, avec un petit résumé du rôle de chaque personnage : cela m'a permis de mieux comprendre le sujet.
Conclusion, malgré un début difficile, c'est une bonne lecture, et je me dit qu'il est souvent bon de se laisser tenter par une image de couverture
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critiques presse (2)
BDGest   04 mai 2018
Sur le plan graphique, l’impression générale est plutôt agréable, les ambiances étant bien rendues grâce à une mise en scène efficace, un bon travail sur les décors et une colorisation plutôt soignée.
Lire la critique sur le site : BDGest
Actualitte   11 avril 2018
Très loin de l’univers de son célébrissime Neuromancien, William Gibson, génial auteur de science-fiction, nous bascule dans un monde parallèle, en pleine Seconde Guerre mondiale. Archangel, à ranger dans les thrillers militaires, parvient à un syncrétisme diaboliquement efficace.
Lire la critique sur le site : Actualitte
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Vidéo de William Gibson
Amusement - interview avec William Gibson .Entretien avec William Gibson à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Code Source"; pour le magazine Amusement. Réalisation : www.FatCat.fr
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