AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Cédric Perdereau (Traducteur)
EAN : 9782846260725
476 pages
Éditeur : Au Diable Vauvert (02/09/2004)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Consultante en design de réputation internationale, fille d'un ponte de la sécurité américaine présumé mort le 11 septembre 2001, Cayce Pollard se voit confier une mission très spéciale : trouver le créateur de mystérieux clips vidéo diffusés sur le Net. Plus que l'argent, le courant culturel underground qu'ils génèrent dans le monde entier intéresse son nouvel employeur. Mais après l'effraction de son appartement londonien, le piratage de sa messagerie et le vol de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MarieC
  06 mars 2013
Un roman agréable pour profiter du premier soleil du printemps, mais que j'oublierai sans doute très vite. le début est pourtant assez prometteur, avec un personnage principal fort original : Cayce, dotée d'une hypersensibilité aux marques commerciales, a pour talent inné de "sentir" ce qui fonctionnera pour la mode de demain. Elle gagne donc sa vie comme "chasseuse de cool"... D'où quelques chapitres assez fascinants, ou on devine peu à peu les tenants et aboutissants de cette curieuse profession, au travers de descriptions exotiques à mes yeux des personnages vus à travers la marque de leurs vêtements. Un exotisme au charme quelque peu surrané, le roman se déroule en 2002, une période où la technologie du téléphone portable et de l'internet, très importante dans la suite de l'intrigue a un côté presque préhistorique.
Ensuite, le roman s'engage dans une intrigue assez convenue : Cayce se lance à la recherche de l'auteur de fragments d'un mystérieux films, mis en ligne sur internet, se heurte à des espions, des faux-amis... L'argument se dégonfle peu à peu de lui même et la fin est décevante...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
ildibad
  28 août 2011
De roman d'anticipation à sa publication (2003) le livre est plutôt à classer maintenant dans les thrillers - les techno-thrillers.
Peu de violence physique dans ce livre, quelques centilitres d'hémoglobine tout au plus.
L'héroïne est une "identificatrice de cool" capable de déceler les tendances en émergence en se promenant dans une ville.
L'ensemble de l'intrigue est construite sur notre monde virtuel, sur les contacts via forums mais aussi sur les relations extrêmement fortes entre les personnages. le double jeu n'est jamais bien loin.
La fin me laisse un peu perplexe, si perplexe, que je pense que j'ai du louper une marche. en gros, l'enjeu révélé, ne me parait pas si terrible que ça ...
Cela étant, plein de réflexions, de questions à l'issue du bouquin et quelques mots à sortir à bon escient pour terroriser la compagnie :
- Stéganographie
- Apophénie
- Mème (avec accent grave)
Commenter  J’apprécie          60
Lunateek
  13 janvier 2021

Cayce Pollard a depuis son enfance des réactions allergiques fortes lorsqu'elle est confrontée à certaines marques ou logos. Mis à part le désagrément physique que cela peut lui occasionner, Cayce en a plutôt tiré profit et au fil des années elle est devenue une figure incontournable dans le petit monde de la publicité et du marketing. Les grandes agences se l'arrachent afin qu'elle donne son avis sur tel ou tel logo.
Mais Cayce est également devenue une filmeuse, une accro de ce film diffusé sur Internet par petites séquences, sorte d'oeuvre d'art sans fonction ni motif. Une communauté grandissante s'est formée autour de ce phénomène, et Cayce fait partie des membres assidus d'un des forums dédiés à ce film.
Comment dans ces conditions pouvait elle refuser l'offre de Bigend (le grand manitou d'une grande agence) : retrouver l'auteur de ce mystérieux film…
Tel un sous-marinier dans l'attente de la plongée imminente, préparez-vous à l'immersion totale dans notre monde moderne et ses travers. Un monde ou la mondialisation, Internet et le marketing prennent le contrôle de votre vie.
Articulé comme un roman d'espionnage à la John le Carre, Identification des schémas incite le lecteur à se poser des questions sur l'influence grandissante des marques et du besoin compulsif de chacun de s'identifier à celles-ci.
Loin de ses univers saturés de technologie (Neuromancien, Lumières virtuelles…) Gibson nous livre malgré tout un récit ou les non initiés à Internet seront sans doute un peu perdu.
Au contraire de ces logos qui hantent notre inconscient sur plusieurs générations, ce livre s'il est bon et vivement recommandable ne restera sans doute pas gravé dans les mémoires de la même façon…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Enroute
  11 juillet 2018
Succession de phrases descriptives dont la seule originalité est le retrait du sujet de temps à autre, aucune psychologie d'aucun personnages qui pourraient tout aussi bien être des plantes ou des objets, aucune intrigue dans cette immensité insipide : le seul intérêt est de nature chauvine car la pensée française n'y est pas déconsidérée.
Commenter  J’apprécie          20
emidam
  07 mars 2021
Identification des schémas est le premier roman que je découvre de William Gibson. Ce roman n'est pas son plus célèbre, mais il m'a été vivement conseillé. Une belle découverte. Sans être un très grand roman, la lecture a été très agréable et, après avoir commencé, il a été difficile pour moi de s'arrêter.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ildibadildibad   28 août 2011
-Bien sur, nous n'avons pas la moindre idée de ce que les habitants de notre futur seront. A ce sens, nous n'avons aucun futur. Pas comme nos grands parents en avaient un, ou pensaient en avoir un. Les futurs culturels entièrement imaginables sont un luxe révolu.Ils datent d'une époque ou "maintenant" durait plus longtemps. Pour nous, bien sur les choses peuvent changer si brusquement, si violemment, si profondément, que des futurs comme celui de nos grands parents n'ont plus assez de "maintenant" pour s'établir. Nous n'avons aucun futur car notre présent est volatil. Nous nous contentons de limiter la casse. De faire tourner les scénarios du moment. Identification des schémas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
finitysendfinitysend   16 septembre 2012
Les déferlements limbiques lui affolent le cerveaux . Ce bon vieux reptile demande à tort et à travers du sexe , de la nouriture , l'oubli , tout en même temps ...
Rien de tout cela n'est possible pour l'instant , pas même la nouriture : la nouvelle cuisine de Damien est aussi vide que les élégantes vitrines récupérées chez un designer de Camden Hight Street . Étagères supérieures en plastifié jaunes poussin
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Charybde2Charybde2   14 novembre 2017
Stonestreet exhale une rivière de fumée.
– Eh oui, il faudrait.
Ils regardent tous les deux Cayce. Qui fixe Dorotea dans les yeux.
– Prête, quand vous voulez.
Dorotea déroule la ficelle sous le bouton le plus proche de Cayce. Soulève le rabat, saisit entre pouce et index.
Silence.
– Allez, ponctue Stonestreet en écrasant sa Silk Cut.
Dorotea tire un carré de papier cartonné, vingt-sept centimètres d’arête. Le montre à Cayce.
Il y a un dessin. Une sorte de gribouillis au pinceau japonais, un trait noir et épais. Elle y reconnaît la marque de fabrique de Herr Heinzi lui-même. Pour Cayce, on dirait un spermatozoïde en syncope, par le dessinateur underground américain Rick Griffin, en 1967. Elle sait tout de suite que pour les obscurs standards de son radar interne, cela ne fonctionne pas. Elle ne sait pas comment, mais elle le sait.
Mais elle imagine soudain la foule d’ouvriers asiatiques qui pourraient, si elle disait oui, passer des années à appliquer des interprétations de ce symbole sur une marée incessante et écrasante de chaussures. Quel sens aurait-il pour eux, ce spermatozoïde sautillant ? Finirait-il par pénétrer leurs rêves ? Leurs enfants le dessineraient-ils sur le trottoir avant de connaître son sens de marque ?
– Non.
Stonestreet soupire. Pas très fort. Dorotea range le dessin dans son enveloppe, sans prendre la peine de la refermer.
Le contrat de Cayce pour une consultation de ce type stipule qu’on ne lui demandera en aucun cas de critiquer, ou de donner le moindre conseil créatif, le moindre apport que ce soit. Elle n’est là que pour servir de réactif humain très spécialisé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Charybde2Charybde2   14 novembre 2017
Cinq heures de décalage horaire made in New York. Cayce Pollard se réveille à Camden Town, cernée par les loups affamés de son cycle circadien chamboulé.
Elle traverse la fatidique non-heure d’inertie spectrale. Les déferlements limbiques lui affolent le cerveau. Ce bon vieux reptile demande à tort et à travers du sexe, de la nourriture, l’oubli, tout en même temps…
Rien de tout cela n’est possible pour l’instant, pas même la nourriture : la nouvelle cuisine de Damien est aussi vide que les élégantes vitrines récupérées chez un designer de Camden High Street. Étagères supérieures en plastifié jaune poussin, les plus basses en contreplaqué laqué, aulne et bouleau mêlés. Le tout très propre, presque désert, à part une boîte contenant deux pains de Weetabix complètement secs et quelques sachets de tisane épars. Rien dans le frigo allemand étincelant, qui sent le froid et les monomères longs.
À cet instant, en entendant le bruit blanc qu’est Londres, elle est certaine que la théorie de Damien sur le décalage horaire est juste : son âme immortelle est loin derrière elle, au-dessus de l’Atlantique, tractée sur quelque fantomatique cordon ombilical dans le sillage de l’avion qui l’a menée jusqu’ici. Les âmes voyagent moins vite, suivent à leur allure. Il faut les attendre à l’arrivée, comme une valise perdue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Charybde2Charybde2   14 novembre 2017
Quatre heures plus tard, elle est sur le réformateur d’un studio Pilates, dans une allée chic appelée Neal’s Yard. La voiture et le chauffeur de Blue Ant attendent dans la rue, un peu plus loin. Le réformateur est un appareil très long, très bas, presque inquiétant, évoquant Weimar avec tous ses ressorts. Elle s’allonge, les jambes écartées en appui contre la barre du bout. La plateforme matelassée sur laquelle elle repose roule d’avant en arrière sur des glissières d’acier, les ressorts chantant tout bas. Dix comme ça, dix sur les orteils, dix avec les talons… à New York, elle fait cela dans un centre de fitness fréquenté par des danseurs professionnels, mais là à l’écart, ce matin, elle pourrait être la seule cliente. L’endroit vient d’ouvrir, et ce genre de chose n’est peut-être pas encore très populaire ici. Sans parler de l’ingestion de toxines archaïques, typique du monde-miroir. Ici, les gens fument et boivent comme si c’était bon pour la santé. Ils semblent encore filer le parfait amour avec la cocaïne. Le prix de l’héroïne a baissé, d’après ce qu’elle a lu. Le marché est encore saturé par la vente à perte des réserves d’opium afghanes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de William Gibson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Gibson
Amusement - interview avec William Gibson .Entretien avec William Gibson à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Code Source"; pour le magazine Amusement. Réalisation : www.FatCat.fr
autres livres classés : cyberpunkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3503 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre