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EAN : 9791030702132
Éditeur : Au Diable Vauvert (05/12/2019)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
Dans l'Amérique rurale et délabrée d'un avenir proche, Flynne Fisher vit en participant à des jeux vidéo pour le compte d'accro fortunés. Un soir, au cours d'une session située dans un Londres déserté, elle assiste à une mort d'un réalisme saisissant : Il ne s'agissait pas d'un jeu. Le futur qu'elle a vu est bien réel, elle a été témoin d'un meurtre et est désormais menacée par des inconnus vivants dans cet avenir. À travers l'histoire d'une jeune femme ballottée en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Lenocherdeslivres
  22 avril 2021
Au Diable Vauvert continue la publication de l'oeuvre de William Gibson, après la nouvelle traduction par Laurent Queyssi de son roman phare, Neuromancien. Avec Périphériques (qui date de 2014), il renoue avec sa veine technophile, empreinte d'un grand sens de l'humain.
Un monde à la Gibson
Autrement dit, quand on est pas habitué, faut s'accrocher. de courts chapitres (124 en 600 pages, faites le calcul), avec une alternance de personnages que l'auteur nous balance à la figure sans beaucoup de détails. Et en plus, comme on finit par le comprendre, deux mondes différents, à des époques différentes et avec un évènement qui ne nous sera en partie expliqué que bien plus tard, le « jackpot ». Donc, pendant une petite centaine de pages (le livre en comprend un peu moins de six cents, donc c'est raisonnable, en proportion), on serre les dents. Ce n'est pas désagréable en soi, il faut juste accepter, plus encore que d'habitude en SF, d'être promené à droite à gauche sans tout bien comprendre à ce qui se passe, à qui est qui, aux enjeux. En bref, il faut faire confiance à l'auteur qui sait, lui, où il nous mène.
Où ? Quoi ?
Pour résumer rapidement, sans trop déflorer l'histoire : à l'époque de Wilf Netherton, après la survenue du jackpot, dont on comprendra peu à peu les contours, quelqu'un est parvenu à communiquer avec le passé, avant cet évènement tragique. Avec l'époque de Flynne Fisher, ancienne gameuse, qui se retrouve impliquée dans une histoire qui la dépasse (et nous aussi). Et tout ceci va prendre des proportions dantesques. En dire plus serait dommage. J'arrête là le bref résumé.
Un appareillage exotique
Outre la plongée en apnée dans un monde dont on nous cache les tenants et les aboutissants pendant un bon moment, la patte Gibson se remarque aussi dans les objets. Dans sa précédente trilogie (la trilogie Blue Ant, que j'ai vraiment bien appréciée et qui m'a donné envie de replonger dans l'univers de cet auteur), l'auteur canadien avait fait une pause sur l'ultra-technologique, ancrant davantage ses récits dans un monde classique, avec des objets iconiques, mais plus proches de notre quotidien : des vêtements griffés, le GPS et les ondes qui nous cernent. Dans Périphériques, les innovations sont partout, dans le moindre geste quotidien. Dans le monde de Wilf, on communique directement dans son crâne : la langue pour accepter un appel, les yeux pour voir qui appelle ; on peut utiliser des périphériques, corps qu'on peut louer pour un moment plus ou moins long, de l'enfant au monstre haut de trois mètres ; on est observé en permanence : seuls les plus riches peuvent se payer des zones de noir. Dans le monde de Flynne, on imprime tout, y compris les voitures ; on communique par une sorte de monocle, la viz ; on utilise un étrange plastique transparent pour protéger les surfaces. Et, petite remarque additionnelle, j'aime la façon dont William Gibson utilise la mode, les vêtements, pour marquer une époque ou simplement un personnage. Il le fait de façon simple, sans afféteries, mais extrêmement efficaces, en quelques observations bien senties.
Un monde post-apocalyptique, en fait
Difficile d'analyser ce roman sans dévoiler des pans entiers de l'univers créé par William Gibson et, par conséquent, gâcher un peu le plaisir. Mais comment ne pas parler de ce monde post-apocalyptique bien différent de celui qui nous est vendu habituellement. En fait, ici, pas d'apocalypse. Juste une accumulation de problèmes, de petits détraquements de notre quotidien. Et la fin de la vie, telle qu'on la connaît, est là : une partie énorme de la population mondiale qui disparaît. Des sociétés à reconstruire. Et pour cela, la seule technologie. Donc le pouvoir à l'argent : ceux qui peuvent se payer de tels outils sont rares. C'est la naissance de la kleptocratie, joli mot qui rappelle les aristocraties et autres oligarchies. du grec « kleptos », que l'on retrouve dans « cleptomane », en français. le pouvoir aux voleurs, finalement. Tout un programme.
Une sacrée bonne intrigue
Et pour soutenir tout cela, une histoire qui tient vraiment la route. À partir d'un point de départ qu'il dit lui-même avoir emprunté à Bruce Sterling et Lewis Shiner (dans la nouvelle « Mozart en verres miroirs », qu'on retrouve dans l'anthologie du même nom, parue en France pour la première fois dans la mythique collection Présence du futur de Denoël, depuis republiée en Folio SF), William Gibson, en l'adaptant à son idée, a su tirer un récit bien construit et qui tient en haleine du début (où on essaie de comprendre où on est tombé) à la fin, avec une nette accélération du rythme dans la deuxième moitié du roman. Il nous permet de nous attacher aux personnages (j'ai beaucoup aimé Wilf Netherton, le paumé insatisfait du monde dans lequel il vit), tout en faisant avancer ses pions et l'action. Avec quelques bonne scènes de bataille, pas si nombreuses, mais radicales et très visuelles.
Périphériques m'a conforté dans la bonne opinion que j'avais de William Gibson. L'auteur canadien est parfois décrié, disant qu'après Neuromancien, il n'a rien fait. Je ne suis pas d'accord, vous l'aurez compris, avec cette assertion. Évidemment, les autres romans ne sont pas tous aussi novateurs, mais William Gibson possède un ton et un regard sur notre société qui me plait beaucoup. Je suis donc ravi de savoir qu'il a publié un autre roman dans ce même univers, Agency, dont je vais parler ici prochainement. Pour conclure, si vous voulez une bonne dose de dépaysement, mêlée à un trip sous contrôle, n'hésitez pas, Périphériques est fait pour vous.
(Merci aux éditions du Diable Vauvert pour ce SP.)

Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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Bazart
  25 février 2020
Les éditions du Diable Vauvert ont vingt ans cette année et pour cette occasion éditent un inédit du romancier américain William Gibson et l'intégralité du fond de celui ci .
L'auteur de Neuromancien a marqué l' l'histoire de la SF au début des années 80 et a posé les bases d'un courant littéraire de la pop culture qu'on a appellé le cyberpunk associant futur informatique et vidéo et montrant souvent un côté visionnaire très étonnant.
:C'est le cas avec ce nouveau roman entre dystopie ,technologie, voyage dans le temps et monde parallèle, ce roman qui entremêle les futurs et qui plaira à coup sur aux fans du genre.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Luniver
  01 juin 2020
Burton est un ancien militaire déclassé après des séquelles importantes. Lui et sa soeur Flynne vivotent en jouant des rôles insignifiants dans des simulations virtuelles, dans lesquelles des milliardaires oisifs passent leur temps. Après tout, il ne leur reste plus guère d'options pour gagner leur vie : refuser de piloter un drone de surveillance dans un monde virtuel, c'est se condamner à servir les cartels de la drogue, les seuls pourvoyeurs d'emplois stables de l'état.
Un jour, Flynne est témoin d'un meurtre dans une de ces simulations, chose peu fréquente, mais pas exceptionnelle non plus. Pourtant, les événements s'emballent autour d'elle : des sociétés puissantes la contactent pour essayer d'obtenir un portrait de l'assassin, et des groupes armés tentent de s'en prendre directement à elle et à sa famille.
William Gibson est un auteur connu pour avoir instauré le cyberpunk (high tech, low life) et pour le livre Neuromancien qui a inspiré la trilogie Matrix. On retrouve dans ce roman toutes les caractéristiques de ce genre : la technologie a creusé les inégalités sociales au lieu de les réduire, et les systèmes toujours plus poussés de surveillance ont donné aux plus riches le contrôle des corps et des esprits des plus pauvres. Et même les progrès scientifiques, dans le domaine de la médecine par exemple, n'ont pas vraiment contribué au bonheur des populations.
Comme dans Neuromancien toutefois, j'ai eu du mal à entrer pleinement dans le roman, à cause des choix d'écriture de l'auteur (expliqués après le dernier chapitre d'ailleurs, passage très intéressant) : privilégiant l'action et les dialogues, le lecteur n'aura droit à aucune description ni explication venues d'un narrateur omniscient : à nous de nous débrouiller avec les éléments que l'on reçoit pour reconstituer le puzzle. « X entre dans la pièce » et si X est un ami bien connu du personnage principal, la description s'arrête là. de la même manière, les acronymes ou les termes techniques (« la Sécu », « haptique », « zoneurs », …), s'ils sont connus des personnages, ne reçoivent pas plus d'explications. Il m'a fallu parfois attendre jusqu'au milieu du roman pour avoir une certitude sur la signification d'un terme rencontré au début.
Ce choix se ressent dans l'intrigue également : il faut également atteindre un bon tiers du roman pour avoir une idée plus précise sur la nature de cette simulation dans laquelle a eu lieu le meurtre et pourquoi des groupes de gens importants s'y intéressent autant.
Si j'ai globalement apprécié le futur pas si lointain que nous propose l'auteur, un peu déprimant mais tristement réaliste, cette lecture demande quand même un niveau de concentration un peu trop élevé à mon goût.
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PostTenebrasLire
  28 février 2021
C'est un roman qui mélange avec brio : “voyages” temporels, “post-apo”, cybernétique et action.
Attention aux guillemets.
Par “voyages”, il faut comprendre influences mutuelles de différentes trames temporelles.
Par “post-apo”, il faut comprendre qu'une partie de l'humanité lors d'une mystérieuse période catastrophique appelée bizarrement “Jackpot”.
J'avais déjà lu William Gibson avec “Neuromancien”, et je savais que l'auteur n'est pas du genre à prendre le lecteur par la main.
Je n'ai pas été déçu avec “Péripériques”. le récit commence plutôt comme un saut en parachute : je ne comprenais même pas dans quel sens je tombais (qui est du futur, qui est qui, qu'est-ce qui est réel ?)
Au bout d'une quinzaine de chapitres, l'auteur a la bonne idée de me donner le parachute sous la forme d'une “rencontre” entre les personnes des différentes trames temporelles.
Mais même avec le parachute entre les mains, tout n'est pas encore simple.
Qu'est-ce que le mystérieux serveur qui peut mettre en relation présent et passé ?
Quel est ce passé, ce fragment de passé, qui dérive pour devenir au fur et à mesure des interventions du futur. C'est un passé qui diverge du “réel” passé.
Pourquoi se mêler d'un passé, qui dès qu'on le touche se détache ?
Une fois, le cap difficile passé, l'histoire devient plus prenante. L'intrigue mélange avec talent cybernétique et “voyage” dans le temps. le récit utilise avec maestro les drones, les humains augmentés, les androïdes de tous styles.
Le tout sert bien une histoire de meurtre énigmatique.
L'univers est intéressant et son nouveau roman “Agency” va prolonger le plaisir.
J'avais l'idée de faire dans cette critique une petite photo de famille sur le mode je vous présente “Bob” lui il vient du futur ,”Alice” du présent, etc. Mais non !
1. J'ai toujours peur des romans qui ont une annexe avec une cinquantaine de noms de personnages et leurs liens décrits en quelque mot. Et j'apprécie modérément les films qui ont besoin de commencer par une dizaine de paragraphes qui défilent…
2. Je pense que c'est vraiment intentionnel.
Peut-être qu'il faut, avec William Gibson, être toujours un peu perdu !
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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Deidre
  27 mai 2020
De Gibson, je connais Neuromancien, souvent présenté comme l'ouvrage fondateur du mouvement cyberpunk et dont la lecture très exigeante m'a marquée. Je retrouve donc son écriture avec ce nouveau roman, qui suit les aventures de Flynne Fisher, qui gagne sa vie en jouant à des jeux vidéos. Lors d'une séance éprouvante, elle assiste à un meurtre qui l'entraînera dans une intrigue entre deux mondes, et deux temporalités différentes.A travers l'histoire de Flynne Fisher, l'auteur reste fidèle à son univers de prédilection, abordant en prime la dystopie et le voyage dans le temps. Périphériques est un roman atypique, à la lecture difficile car l'auteur avoue lui même dans la postface avoir voulu ce livre avec le moins d'explications possibles, sans pavés d'exposition, ni d'instructions au lecteur. L'absorption des premières centaines de pages est donc particulièrement ardue, projetés que nous sommes dans un monde complexe, très codifié et aux enjeux peu claires. Il m'a fallu toute ma patience et mon implication de lectrice pour m'accrocher aux maigres indices et points de repère et pour m'ancrer, petit à petit, dans une histoire ardue et dense, aux multiples implications et proposant une vision de l'avenir amer et résignée. On ne sort pas sauf de la lecture de Périphériques. Ce n'est pas une partie de plaisir, mais un exercice qui demande de l'attention et un véritable investissement. Quand la dernière page s'est refermée, j'ai eu l'impression d'avoir pris part à la construction du récit. Une expérience particulière et enrichissante, que je te conseille si tu as envie de te sentir impliqué.…
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   30 juin 2020
Périphériques est un roman inédit de Gibson, un roman complexe du père du cyberpunk qui dépeint deux visions sombres de notre avenir, dans deux lieux différents pour une intrigue unique [...] L’effondrement environnemental et sociétal qui sépare les deux visions du futur est terriblement probable et rend le roman d’autant plus important.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
NINI   13 juin 2015
Netherton looked at her. 'Do you know what she's dreaming?'
Lowbeer looked at her candle. Looked up at him. 'No. Noth that it can't be done, of course, though our connection in the stub is slightly makeshift, perhaps not entirely up to it. I've seldom found the result particulary useful, myself, as thematically interesting as primary oneirics can be.Though mainly in how visual banal generally are, as opposes to the considerable glamor we all seem to imagine they had, as we remember them'
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BazartBazart   25 février 2020
Le lego rouge, sphérique, sortit lentement de derrière le saladier d'oranges en roulant, alla se fondre avec son compagnon jaune dans un bref cliquetis et redevint rectiligne. Netherton se demanda quelle forme il avait prise pour remonter le long du pied de la table."
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   28 février 2021
Nous divisons l’Histoire en époques, ce qui est bien pratique pour ceux qui ne les ont pas vécues. Mais nous n’en savons pas tout. Nous collons des étiquettes sur ces périodes. Nous leur donnons des noms qui prennent trop d’importance.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   01 mars 2021
— Faut que ce soit simple, les théories du complot. Et ça n’a aucune logique. C’est la complexité du réel qui fait peur aux gens, bien plus que ceux qui sont censés conspirer dans leur dos.
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NINI   13 juin 2015
Conspiracy theory’s got to be simple. Sense doesn’t come into it. People are more scared of how complicated shit actually is than they ever are about whatever’s supposed to be behind the conspiracy.
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Videos de William Gibson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Gibson
Amusement - interview avec William Gibson .Entretien avec William Gibson à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Code Source"; pour le magazine Amusement. Réalisation : www.FatCat.fr
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