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EAN : 9782070361441
148 pages
Gallimard (12/07/1972)
3.34/5   160 notes
Résumé :
"Mon amour, voici ma dernière lettre... Vite ces quelques mots encore, car je sais que ce soir je ne pourrai plus rien te dire; mes lèvres, près de toi, ne sauront plus trouver que des baisers. Vite, pendant que je puis parler encore, écoute: Onze heures c'est trop tôt; mieux vaut minuit. Tu sais que je meurs d'impatience et que je m'exténue, mais pour que je m'éveille à toi il faut que toute la maison dorme. Oui, minuit ; pas avant. Viens à ma rencontre juqu'à la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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aouatef79
  30 avril 2021
Ayant lu plusieurs romans d 'André Gide depuis des lustres et je peux affirmer avec modestie que je suis un peu familiarisé à l 'univers romanesque de cet auteur que
j 'affectionne !
le premier livre que j' ai lu de cet auteur est "Les nourritures terrestres".Cette lecture m' a bien marquée. Aujourd'hui, en lisant le roman du même auteur,"Isabelle",je trouve un passage de ce livre :"Tu n' as pas donc compris que j' ai pris tous ceux qui s' attachent à moi en horreur, tous ceux qui m'attachent ici. (...)...J 'étouffe ici, je songe à cet ailleurs qui s' entrouvre... J' ai soif..." En revenant, en arrière et en comparant les deux lectures, on trouve ce leitmotiv cher à Gide et on ne peut oublier ce cri lancé par l' auteur des"Nourritures terrestres" :"Famille je vous hais...".Il 'aime la liberté et aime la vie sans aucune contrainte lui qui durant son enfance n 'a connu qu 'elle .
"Isabelle", est un excellent roman. Avec quel plaisir je l' ai lu !
Une lecture prenante et addictive. Poétique. Ce roman, pour goûter sa saveur, il faut le lire pour mieux le sentir !
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Marcellina
  09 octobre 2014
Une perle perdue dans ma bibliothèque.
Un roman d'amour construit sur une imagination débridée, une sensibilité exacerbée, une jeunesse encore folle pour qui tout est possible. Un court voyage dans le temps où les belles lettres sont de mise, où les mots ont tout leur sens, où les métaphores font rêver... Ou encore, une prose emplie de poésie...
Un moment hors du temps quand l'esprit se prend au jeu de l'histoire et quand le coeur se met à battre au rythme de la musique des phrases et la magie des mots.
Un petit roman qui a tout d'un grand :-)
Gide, un auteur oublié, lu pendant mes années d'école et dont les ouvrages prennent un peu la poussière bien classés dans les rayons de ma bibliothèque. Quelle belle découverte que celui-ci que je n'avais jamais lu :-)
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lecassin
  09 novembre 2012
Le château de la Quartfourche, demeure des familles Floch et Saint-Auréol, en fait un manoir menaçant ruine au coeur de la campagne normande. Vit également là un enfant infirme, Casimir, que sa mère, Isabelle de Saint-Auréol a plus ou moins abandonné et dont l'éducation est assurée par un précepteur en soutane, l'abbé Santal…
C'est dans cet environnement que Gérard Lacase, un jeune étudiant qui, dans le cadre de la rédaction d'une thèse de doctorat sur Bossuet, vient visiter l'érudit M. Floche mais aussi et surtout sa bibliothèque pour les précieux documents qu'elle contient.
C'est sans compter sur le portrait d'Isabelle dont Lacase deviendra amoureux, sans la connaître, et qu'il apercevra - apparition fugace - rendant visite à sa famille, en cachette de son fils…
Qui est-elle vraiment ? Pourquoi a-t-elle abandonné son fils ? Est-elle vraiment celle que Lacase a reconstituée autour de son portrait au gré des confidences des uns et des autres ?
Ce que l'on remarque en premier lieu, à l'entame d'un livre d'André Gide, c'est le style… et « Isabelle» ne fait pas exception à la règle.
Un texte, publié en 1911, qui n'est pas le plus connu de l'auteur… mais un texte subtil qui décrit la débâcle d'une famille en un coin somnolent de province, une plongée dans une ambiance ouatée, angoissante…
Ajoutons à cela une construction astucieuse où l'auteur se fait narrateur dans le cadre d'une visite au château de la Quartfourche, accompagné de Francis Jammes (bien réel) et de Gérard Lacase, un personnage créé de toutes pièces pour l'occasion auquel, dès le premier chapitre, il laissera la responsabilité de la narration.
C'est toujours un émerveillement pour moi de me replonger dans cette prose début vingtième, si admirablement maîtrisée par André Gide. Certes, le style est daté, mais quel régal !
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PiertyM
  13 mars 2017
Une drôle d'histoire d'amour où les mots impossible et inaccessible ne sauront définir, c'est un flair comme un flash qui abime les yeux pendant quelques secondes, puis comme un portrait gravé à un mur depuis des siècles, un petit souvenir se grave à tout jamais dans l'âme, de cette manière que l'image d'Isabelle se grave sur la mémoire de Gérard Lacase alors qu'il n'a connu d'elle que son portrait, puis son histoire qui la fait passer pour une espèce de femme fatale...
Gérard Lacase se rend dans le château de la Quartfourche pour consulter, et Monsieur Floch, et sa bibliothèque pour sa thèse de Doctorat sur Bossuet, la singularité des personnages qu'il rencontre dans le château lui fait regretter la ville, il décide de partir mais aussitôt la sympathie que lui manifeste les habitants du château le touche, il se ravisera encore plus quand Casimir, un enfant infirme lui montre le portrait de sa mère Isabelle, frappé d'un coup de foudre, Gérard reste dans le but de découvrir qui est cette Isabelle...
Une belle écriture qui nous fait oublier le contraste qui se dégage dans la beauté physique d'Isabelle et de la beauté de son âme.
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Sharon
  21 janvier 2011
Isabelle paraît de premier abord un roman au charme désuet. Avec lui, je me suis retrouvée dans au château de Dominique de Fromentin ou du grand Meaulnes d'Alain-Fournier. Je retrouvais la vie à la campagne, dans un monde coupé de la société, où les saisons rythment encore la vie.
Après le prologue qui les mène dans une demeure à l'abandon, le narrateur laisse la parole à son ami Gérard, qui nous entraîne dans le passé des lieux qu'ils visitent. La vie semblait s'y être arrêtée avant la Révolution Française. Des hobereaux, les Saint-Auréol, et de riches bourgeois, reçoivent un jeune visiteur (le narrateur) venu compléter sa thèse sur les sermons de Bossuet. Ni le curé de campagne promu percepteur du petit Saint-Auréol, infirme, ni Gratien le dévoué serviteur ne manquent à l'appel. le récit n'a beau s'étendre que sur deux jours, il donne l'impression que le temps s'écoule très lentement, en dépit des recherches, distillant l'ennui de journées toujours semblables.
Puis survient la péripétie romantique entre toute : le narrateur s'éprend du portrait de la fille de ses hôtes. le privilège d'André Gide est alors de détourner tous les codes que je connaissais. Non, nous ne sommes pas dans un conte fantastique de Théophile Gautier, dans lequel le héros s'éprend d'une héroïne pure et innocente, hélas décédée. Nous ne lisons pas non plus un récit romantique, dans lequel l'héroïne se montre à la hauteur des aspirations exaltées de son aimé. André Gide écrit un roman cruellement moderne, et Gérard verra ses rêves romantiques se briser au contact de la réalité. le romantisme est mort, et c'est avec lucidité qu'il découvre la véritable Isabelle de Saint-Auréol. Décrire ses défauts est vain. Elle joue un personnage dans une sinistre comédie, toujours recommencée, celle de la jeune fille abandonnée, de la mère sacrifiée, et tant pis si ses actes démentent ses paroles puisque les autres habitants du château participent à cette comédie. Casimir, l'enfant délaissé, et Gratien, le fidèle serviteur, échappent seuls à cette hypocrisie et en ont payé le prix.
Que dire de la langue ? Elle est fine et précise, sans fioritures inutiles. En 148 pages, André Gide nous raconte comment un jeune étudiant est devenu un homme.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   29 avril 2021
J' ai presque peine à comprendre aujourd'hui l'impatience qui m'élançait alors vers la vie. A vingt-cinq ans je n'en connaissais rien à peu près, que par les livres ; et c'est pourquoi sans doute je me croyais romancier ; car j'ignorais encore avec quelle malignité les événements dérobent à nos yeux le côté par où ils nous intéressaient davantage, et combien de prise ils offrent à qui ne sait pas les forcer .
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JoohJooh   08 octobre 2014
Elle coupait ce récit d’interjections, il est vrai, récriminant contre le destin, et elle déplorait que dans ce monde la poésie et le sentiment eussent toujours tort ; mais je m’attristais de ne distinguer point dans la mélodie de sa voix les chaudes harmoniques du cœur. Pas un mot de regret que pour elle ! Quoi ! pensais-je, est-ce là comme elle savait aimer ?...
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JoohJooh   10 octobre 2014
(…) la connaissance superficielle des évènements ne concorde pas toujours, pas souvent même, avec la connaissance profonde que nous en pouvons prendre ensuite, et l’enseignement que l’on peut en tirer n’est pas le même ; (…) il est bon d’examiner avant de conclure…
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lecassinlecassin   09 novembre 2012
Gérard Lacase, chez qui nous nous retrouvâmes au mois d’août 189., nous mena, Francis Jammes et moi, visiter le château de la Quartfourche dont il ne restera bientôt plus que des ruines, et son grand parc délaissé où l’été fastueux s’éployait à l’aventure. Rien plus n’en défendait l’entrée : le fossé à demi comblé, la haie crevée, ni la grille descellée qui céda de travers à notre premier coup d’épaule. Plus d’allées ; sur les pelouses débordées quelques vaches pâturaient librement l’herbe surabondante et folle : d’autres cherchaient le frais au creux des massifs éventrés ; à peine distinguait-on de ci de là, parmi la profusion sauvage, quelque fleur ou quelque feuillage insolite, patient reste des anciennes cultures, presque étouffé déjà par les espèces plus communes. Nous suivions Gérard sans parler, oppressés par la beauté du lieu, de la saison, de l’heure, et parce que nous sentions aussi tout ce que cette excessive opulence pouvait cacher d’abandon et de deuil.

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CielvariableCielvariable   07 mai 2018
J'étais comme au spectacle. Mais puisqu'elles ne se savaient pas observées, pour qui ces deux marionnettes jouaient-elles la tragédie ? Les attitudes et les gestes de la fille me paraissaient aussi exagérés, aussi faux que ceux de la mère... Celle-ci me faisait face, de sorte que je voyais de dos Isabelle qui, prosternée, gardait sa pose d'Esther suppliante; tout à coup je remarquai ses pieds : ils étaient chaussés en pou-de-soie couleur prune, autant qu'il me sembla et que l'on en pouvait juger encore sous la couche de boue qui recouvrait les bottines; au-dessus, un bas blanc, où le volant de la jupe, en se relevant, mouillé, fangeux, avait fait une traînée sale... Et soudain, plus haut que la déclamation de la vieille, retentit en moi tout ce que ces pauvres objets racontaient d'aventureux, de misérable. Un sanglot m'étreignit la gorge; et je me promis, quand Isa quitterait la maison, de la suivre à travers le jardin.
Mme de Saint-Auréol cependant avait fait trois pas vers le fauteuil de Mme Floche :
« — Allons! donnez-moi ces billets ! Pensez-vous que, sous votre mitaine, je ne voie pas se froisser le papier ? Me croyez-vous aveugle, ou folle ? Donnez-moi cet argent, vous dis-je ! » Et, mélodramatiquement, approchant les billets, dont elle s'était emparée, de la flamme d'une des bougies du candélabre :
« — Je préfèrerais brûler le tout (faut-il dire qu'elle n'en faisait rien) plutôt que de lui donner un liard. »
Elle glissa les billets dans sa poche et reprit son geste déclamatoire :
« — Fille ingrate ! Fille dénaturée ! Le chemin qu'ont pris mes bracelets et mes colliers, vous saurez l'apprendre à mes bagues ! » Ce disant, d'un geste habile de sa main étendue, elle en fit tomber deux ou trois sur le tapis. Comme un chien affamé se jette sur un os, Isabelle s'en saisit.
« — Partez, à présent: nous n'avons plus rien à nous dire, et je ne vous reconnais plus. »
Puis ayant été prendre un éteignoir sur la table de nuit, elle en coiffa successivement chaque bougie du candélabre, et partit.
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« Je serai poète, écrivain, dramaturge. D'une façon ou d'une autre, je serai célèbre, quitte à avoir mauvaise réputation. » Oscar Wilde (1854-1900) était un homme de parole : il fut poète, écrivain et dramaturge, il eut une mauvaise réputation et il est célèbre. […] le jeune Wilde, élève brillant, entre au Trinity College de Dublin avec une bourse […] et suit des études classiques : histoire ancienne, philosophie et littérature. Il commence à voyager et découvre l'Italie et la Grèce. […] Il s'installe à Londres et fréquente les milieux élégants intellectuels. […] Il se fabrique une image d'esthète : […] ses tenues vestimentaires de dandy font fureur… Oscar Wilde est à la mode. […] il fait une tournée de conférences sur « l'esthétisme » aux États-Unis, avant de séjourner à Paris où il rencontre Hugo (1802-1885), Daudet (1840-1897), Zola (1840-1902), Edmond de Goncourt (1822-1896) (qui le décrit comme « un individu de sexe douteux »), Verlaine (1844-1896), et les peintres Pissarro (1830-1903), Degas (1834-1917) et Jacques-Émile Blanche (1861-1942). […] […] Un second voyage à Paris lui permet de rencontrer Mallarmé (1842-1898), Pierre Louÿs (1870-1925), Marcel Schwob (1867-1905) et André Gide (1869-1951). Juillet 1891 marque le début d'une liaison qui ne se terminera qu'à la mort De Wilde : Alfred Bruce Douglas (1870-1945), « Bosie », vient d'entrer dans sa vie. […] Accusé de sodomie, Wilde […] est arrêté et jugé, […] déclaré coupable d' « actes indécents » et condamné à la peine maximale : deux ans de travaux forcés. […] Wilde séjourne dans plusieurs prisons […]. Au bout de quelques mois, son état de santé lui vaut d'être dispensé de travaux forcés proprement dits. Ne pouvant payer les frais de justice du procès […], il est condamné pour banqueroute et ses biens sont vendus aux enchères. […] En 1900, un abcès dentaire dégénère en méningite et Oscar Wilde meurt le 30 novembre après avoir reçu, à sa demande, l'absolution d'un prêtre catholique. le convoi funèbre est composé de quelques artistes anglais et français, dont Pierre Louÿs ; Wilde est enterré au cimetière de Bagneux. Ses restes seront transférés au Père-Lachaise en 1909. » (Dominique Jean dans Oscar Wilde, Maximes et autres textes, Éditions Gallimard, 2017)
« […] Les aphorismes traduits ici ont été publiés en 1904, quatre ans après la mort de leur auteur, par Arthur L. Humphreys, qui s'appuyait sur un recueil « analogue » qu'il avait lui-même publié en 1895 sous le titre Oscariana : Epigrams. […] le recueil de 1904 s'intitulait simplement Sebastian Melmoth, Oscar Wilde n'étant mentionné qu'entre crochets. […] Cet ensemble donne un aperçu de la pensée et de l'esprit De Wilde, et si les aphorismes sont parfois contradictoire, ils n'en sont pas moins - précisément - le reflet exact de sa personnalité. Wilde, en public, offrait un tel feu d'artifice de mots d'esprit et de paradoxes que le poète Yeats (1865-1939) a dit qu'il donnait l'impression de les avoir préparés à l'avance […]. » (Bernard Hoepffner)
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Références bibliographiques : Oscar Wilde, Aphorismes, traduits par Bernard Hoepffner, Éditions Mille et une nuits, 1995
Oscar Wilde, Pensées, mots d'esprit, paradoxes, traduits par Alain Blanc, Éditions V
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