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ISBN : 2070362108
Éditeur : Gallimard (27/09/1972)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 354 notes)
Résumé :
La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... A cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulai dans le retrait du mur.
Je ne pus voir qui sortait du jardin; mais j'entendis, je sentis que c'était Alissa. Elle fit trois pas en avant, appela faiblement:
- Est-ce toi Jérôme?...
Mon cœur, qui battait violemment, s'arrêta, et, comme de ma gorge serrée ne pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  09 juillet 2017
Alors que L'immoraliste présentait un personnage désoeuvré et égoïste, La porte étroite nous fait voir tout le contraire. Moi, je l'ai trouvé assez joli. Quelque chose d'idylique, de bucolique se dégage dès le début. Cette évocation des années de jeunesse, le domaine de Fongueusemare, aux environs du Havre, la description de la nature (ce jardin, ces arbres, cette allée riante de fleurs, ce mur avec une petite porte à secret, l'horizon…) et ces personnages aux sentiments d'une pureté rare. le narrateur Jérôme se lie d'amitié avec son cousin Robert, puis avec ses deux soeurs Alissa et Juliette, toujours là à les suivre. Puis ils grandissent… l'amitié se transforme en amour. Malgré ces qualités magnifiques, le cadre tend parfois vers l'opposé, on y retrouve un je-ne-sais-quoi, on y étouffe entre ces trois-quatre personnages. Tout comme eux, on y est confiné. C'est quasiment un huis-clos, malgré les beaux paysages à n'en plus finir et les déplacements vers la capitale. Et c'est bien, ça évite de tomber dans les mièvreries et le sentimentalisme à l'eau de rose. Et c'est sans oublier l'univers protestant dans lequel ils évoluent, cette austérité, cette rigueur, cette ferveur religieuse troublantes pour le lecteur. Pas de doute, c'est bien du André Gide.
La relation entre Jérôme, et Alissa s'épanouit dans une ferveur religieuse partagée. (Un amour spirituel ?) Toutefois, la jeune soeur d'Alissa, Juliette, aime également Jérôme. Ce triangle amoureux trouve plusieurs dénouements qui se déclinent en une multitude de malentendus. D'abord, Alissa reporte à plusieurs reprises son mariage. Moi, à la place de Jérôme, j'aurais eu des doutes et au lieu d'accepter bêtement les reports, j'aurais exigé des explications. Mais bon, parfois, parfois on est mieux avec ses illusions. Puis, Juliette, dans un élan de d'amour ultime, épouse un autre homme qui ne lui plait pas vraiment. En effet, la meilleure preuve d'amour n'est-elle pas le sacrifice ? Et Alissa, se sent-elle coupable de laisser sa soeur se renoncer ainsi, par dévouement ? C'est là que l'histoire de la porte étroite se trouble vraiment, qu'on assiste à des conflits de valeurs mais ils sont rapidement balayés par les personnages. Au lecteur d'essayer de régler tout ça dans sa tête.
Malgré le sacrifice de Juliette, la situation de Jérôme et Alissa s'améliore à peine. Leurs retrouvailles semblent maladroites et les malentendus se multiplient. Plus rien n'est pareil. Puis, dans sa ferveur religieuse, Alissa décide de mettre fin au mariage définitivement. Avec tous les sentiments contradictoires qui l'habitent, elle croit que l'amour pur auquel elle aspire est impossible, que le bonheur terrestre n'est pas pour elle. Cette ferveur religieuse est troublante. Ça devient du mysticisme. À la fin du roman, la dernière partie consiste en le journal intime de la jeune femme. Elle a cherché dans les saintes écritures une justification à sa conduite et se conforme à un idéal difficile à accepter ou comprendre pour un Nord-Américain moderne. Mais, puisqu'il s'agit d'un journal intime, peut-on croire tout ce qu'elle y a écrit ? La même chose peut être dite de la narration de Jérôme. Était-il possible qu'il ne puisse avoir aucun doute quant à l'attitude d'Alissa ? D'être à ce point aveugle ? À moins qu'il ne s'agisse d'aveuglement volontaire ? Quelle est la vérité ? André Gide est manifestement très doué pour susciter la réflexion et la controverse.
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sylvaine
  12 février 2017
« D'autres en auraient pu faire un livre ; mais l'histoire que je raconte ici, j'ai mis toute ma force à la vivre et ma vertu s'y est usée.  » c'est par ces mots que débute La porte étroite ,roman "autobiographique "d' André Gide publié en 1909 à l'âge de 40 ans .
Orphelin de père jeune, il est élevé par sa mère et Anna Shackleton, l'ancienne institutrice de sa mère. de santé fragile il est souvent amené à séjourner en Normandie et est très proche de ses cousines. Un amour violent, passionné va l'unir à Alissa l'aînée . Mais dans ce milieu protestant où la religion imprègne chaque moment , son amour va devoir affronter l'idéal d'absolu , de pureté et de vertu auxquels Alissa aspire. S'en suit alors une correspondance régulière, un éloignement de fait et une aspiration à un idéal amoureux .
Tout le chemin que suivront les deux cousins est guidé par la bible et l'Evangile de Mathieu "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent."
Difficile me semble t'il de pénétrer dans cet univers si loin de notre monde actuel , il m'a semblé entendre en écho certains textes de Julien Green . Difficile aussi en ce début du XXème siècle d'affirmer et de vivre son homosexualité .
La Porte étroite est le premier texte d'André Gide que je lis. Cet écrivain comme d'autres avant lui a dérangé par ses moeurs, ses idées politiques et il aura fallu attendre 2016 pour que ce Prix Nobel de littérature 1947 soit inscrit au programme du Bac !!!
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Alzie
  25 avril 2014
Avec Gide, la Bible n'est jamais très loin.
Alissa et Jérôme se connaissent depuis l'enfance, ils sont cousins germains. Jérôme s'est promis de rendre sa cousine heureuse en l'épousant, après l'avoir surprise un soir, en prières et en larmes, alors qu'elle avait appris l'infidélité de sa mère envers son père. Un pasteur ami de leur famille fait un prêche fort opportun : petite ou grande, il faut savoir choisir la porte qui mène à la Vie ("Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite" Luc, XIII, 24).
L'interprétation très divergente que chacun des deux protagonistes fait du texte de Saint Luc reste au coeur de cette histoire. Jérôme semble penser que cette porte puisse se franchir à deux. Alissa non. Ils finissent par s'éloigner totalement l'un de l'autre.
Leurs sentiments réciproques semblent pourtant profonds. Mais Alissa n'a de cesse de soumettre Jérôme à l'épreuve. Epreuve du choix : en lui demandant d'épouser sa soeur Juliette qui est également amoureuse de lui, ce que Jérôme apprend par son ami Abel. Epreuve de l'absence : au fil des mois qui passent, Alissa espace leurs rencontres pour se placer finalement en situation de renoncement total, s'enfermant dans un mysticisme de plus en plus envahissant. Juliette fait un mariage de raison où elle trouve l'équilibre, Jérôme reste malheureux en découvrant, dans le journal qu'Alissa lui a laissé, l'aveu qu'elle l'a probablement bien plus aimé que ce qu'il pouvait supposer. Excès du renoncement. Gide face au "péché de la chair" !
Il écrit dans son journal : « Qui donc persuaderai-je que ce livre est le jumeau de L'Immoraliste et que les deux sujets ont grandi concurremment dans mon esprit, l'excès de l'un trouvant dans l'excès de l'autre une permission secrète, et tous deux se maintenant en équilibre ».
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brigittelascombe
  08 octobre 2011
Délicieusement désuet!
Que de contraintes morales et puritaines! Que d'entraves au bonheur!
Ces thèmes chers à André Gide(écrivain français 1869-1951 et prix Nobel en 1947) se retrouvent dans La porte étroite, cette porte, que vont essayer d'emprunter Jérome et Alissa(cousins qui s'aiment depuis l'enfance),se refermera par excés de vertu.
Un roman d'amour qui évoque un plausible bonheur repoussé.
Est-ce le départ de sa mère,Lucile Bucolin belle et sensuelle créole, avec un jeune officier, l'abandon de sa famille au fi des conventions qui incite Alissa à se sacrifier, à ne pas oser vivre une vraie vie de femme épanouie? Est-ce l'excés de dévotion religieuse et le désir d'atteindre un état de sainteté qui lui font repousser son amoureux transi?
Et Jérome? Est-ce une trop grande timidité, suite à la perte de son père à douze ans et à l'hyperprotection de sa mère et de son amie, qui l'enferme dans ce non désir des femmes, dans son attachement pour une seule, et l'empêche de voir le véritable amour que lui porte Juliette la soeur d'Alissa?
Que d'imbroglios! Que de différences entre les moeurs,la culture,les idées,les croyances,la morale d'un siècle à l'autre!
Une belle écriture et une bonne peinture de société mais un thème (à mon avis) un peu dépassé!
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MonsieurKiwi
  15 janvier 2016
"La porte étroite" est un court roman, à l'intrigue simple et resserrée autour des deux figures que sont Jérôme - le narrateur - et Alissa ; tous deux sont cousins, et nourrissent un amour mutuel, dès l'enfance, avant même qu'ils en aient pris conscience. Au fil des années cet amour ne fait que s'affirmer, fortifié par la proximité spirituelle et religieuse des deux promis. Mais à mesure que la perspective des fiançailles se dessine, Alissa se referme, se montre fuyante, d'abord au prétexte de faire le bonheur de sa soeur Juliette - qui aime aussi Jérôme - pour qui elle est prête à sacrifier son amour, puis de ne pas s'éloigner de son père malade ; une fois ces obstacles levés, Alissa tente alors de repousser son amant - alors même qu'elle confie à son journal ne jamais l'avoir autant aimé - par son attitude, en s'enfermant dans une piété qui appauvrit et son corps et son esprit.
Car il apparaît vite qu'Alissa est déchirée entre la perspective de ce bonheur immédiat, terrestre, qui lui tend les bras, et l'aspiration à la pureté et à la vertu. Elle en vient à détruire la possibilité de son bonheur, et de celui de Jérôme, par cette exigence de sainteté, dans laquelle elle finit par se noyer. Jérôme lui-même a fait l'effort de la vertu, mais pour rejoindre Alissa ; celle-ci, au contraire, n'y voyant qu'un chemin vers une félicité plus grande - "Dieu nous ayant gardé pour quelque chose de meilleur" - cherche à s'effacer, à se soustraire, à sacrifier son amour pour la connaissance de ce "meilleur" - et pour que Jérôme puisse aussi le connaître. Il m'a toutefois semblé qu'il n'y avait pas, ou si peu, d'humilité dans la démarche d'Alissa, mais au contraire un orgueil démesuré, insoutenable, l'orgueil de la vertu et du sacrifice - Alissa ne se dit-elle pas blessée que le bonheur de sa soeur n'eût pas nécessité son sacrifice ? - que le roman met très bien en lumière.
De ce que j'ai pu lire par ailleurs, le roman est riche d'éléments autobiographiques, de l'enfance protestante austère et rigoureuse, à l'institutrice anglaise, en passant par l'amour spirituel et intellectualisé de sa cousine. Je ne crois pas qu'il faille y lire une diatribe contre la force stérilisante de la religion, même si l'on sent que Gide désapprouve cette course acharnée vers la sainteté - qu'il a pu connaître ou côtoyer - mais davantage un récit d'amour impossible, contrarié par l'attitude désespérée et pathétique de son héroïne. L'écriture de Gide est parfaitement classique - c'est déjà ce qui m'avait marqué à la lecture des "Faux monnayeurs" - mais sans même ici d'avant-gardisme dans la construction du roman. Sans doute le livre paraît-il aussi un rien désuet, par son style - toutefois très beau - et par un certain nombre de problématiques qu'il met en scène. Mais cela lui ajoute un charme indéniable, sans affaiblir nullement la dimension tragique d'une histoire d'amour au fond intemporelle.
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
natlitounatlitou   31 octobre 2016
Tu te rappelles, tout au fond du jardin, le mur bas au pied duquel on abritait les chrysanthèmes et sur lequel nous nous risquions ; Juliette et toi vous marchiez là-dessus hardiment comme des musulmans qui vont tout droit au paradis ; - pour moi, le vertige me prenait aux premiers pas et tu me criais d'en bas : "Ne regarde donc pas à tes pieds !...Devant toi ! avance toujours ! fixe le but !" Puis enfin - et cela valait mieux que tes paroles - tu grimpais à l'extrémité du mur et m'attendais. Alors je ne tremblais plus. Je ne sentais plus le vertige : je ne regardais plus que toi ; je courais jusque dans tes bras ouverts...Sans confiance en toi, Jérôme, que deviendrai-je ? J'ai besoin de te sentir fort ; besoin de m'appuyer sur toi. Ne faiblis pas.
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litteratuslitteratus   26 novembre 2013
L'univers de la porte étroite d'André Gide situé en Normandie nous invite dans l'intimité des lieux clos. Les tourments de l'âme et du cœur se perdent dans une ambiance confinée et étouffante. Le cercle familial se voit le siège d'une relation amoureuse tourmentée entre un jeune garçon, Jérôme, et de sa cousine, Alissa Bucolin. Nous sommes en présence de deux protagonistes de l'action qui, au moment où débute le récit, sont encore dans l'adolescence. Présentons-les brièvement avant d'entrer plus avant dans l'intimité de cette famille...


Alissa

Belle et sensible, la jeune Alissa est l'aînée d'une fratrie de trois enfants. C'est le personnage principal de ce roman qui fait le contrepoint avec le héros de l'Immoraliste de Gide. Cette jeune fille vertueuse vit dans un monde clos où le rigorisme religieux l'amène à vivre non pour le bonheur mais dans le respect d'une foi scrupuleuse. Sur le plan physique, elle est dotée d'un charme très particulier. Le portrait que le narrateur en fait des années après les faits l'empêche de la décrire parfaitement. Il ne retient que deux détails singuliers :

« je ne revois que l'expression presque triste déjà de son sourire et que la ligne de ses sourcils, si extraordinairement relevés au-dessus des yeux, écartés de l'œil en grand cercle. (…) Ils donnaient au regard, à tout l'être, une expression d'interrogation passionnée. Tout, en elle, n'était que question et qu'attente... Je vous dirai comment cette interrogation s'empara de moi, fit ma vie. » (page 16).

La jeune fille possède un caractère fort et entier. Elle est volontiers exaltée. Elle reste une personne de son temps soumise aux lois de la société qui ne conçoivent pas d'autres horizons que le mariage pour les filles par ailleurs résignées à leur sort.


Jérôme

Orphelin de père et bientôt de mère, Jérôme est élevé -en enfant unique- dans la religion protestante avec une âme prédisposée, comme il le dit lui-même, « au devoir » (page 24). Il aime passionnément l'étude et les victoires que l'on obtient sur soi-même. Il se reconnaît comme un jeune homme tourné vers lui-même, vivant dans un monde clos. Il s'éprend un soir de sa cousine et lui voue un amour exclusif et idéalisé. Mais il est doté d'un caractère faible, guère entreprenant, qui le rend totalement passif dans le déroulement des évènements sur lesquels il s'entend pour n'avoir aucune prise.


Nous sommes donc en présence de deux êtres tendres aux caractères opposés...
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fanfan50fanfan50   29 février 2016
- Un jour, je lui ai demandé si elle souhaitait voyager. Elle m'a dit qu'elle ne souhaitait rien, et qu'il lui suffisait de savoir que ces pays existaient, qu'ils étaient beaux, qu'il était permis à d'autres d'y aller...
- Toi, Jérôme, tu désires voyager ?
- Partout ! la vie toute entière m'apparaît comme un long voyage - avec elle, à travers les livres, les hommes, les pays... Songes-tu à ce que signifient ces mots : lever l'ancre ?
- Oui ; j'y pense souvent", murmura-t-elle.
Mais moi qui l'écoutais à peine et qui laissais tomber à terre ses paroles comme de pauvres oiseaux blessés, je reprenais :
"Partir la nuit ; se réveiller dans l'éblouissement de l'aurore : se sentir tous deux seuls sur l'incertitude des flots...
- Et l'arrivée dans un port que tout enfant déjà l'on avait regardé sur les cartes ; où tout est inconnu... Je t'imagine sur la passerelle, descendant du bateau avec Alissa appuyée à ton bras.
- Nous irions vite à la poste, ajoutai-je en riant, réclamer la lettre que Juliette nous aurait écrite...
- ... de Fongueusemare, où elle serait restée, et qui vous apparaîtrait tout petit, tout triste et tout loin..."
Sont-ce là précisément ses paroles ? Je ne puis l'affirmer, car, je vous le dis, j'étais si plein de mon amour qu'à peine entendais-je, auprès, quelque autre expression que la sienne.
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aouatef79aouatef79   01 septembre 2015
Ö Seigneur ! Gardez-moi d' un bonheur que je pourrais trop vite atteindre !
Enseignez-moi à différer, à reculer jusqu' à vous mon bonheur .
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brigittelascombebrigittelascombe   08 octobre 2011
Efforcez vous d'entrer par la porte étroite car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et nombreux sont ceux qui y passent mais étroite est la porte et resserrée la voie qui conduisent à la Vie,et il en est peu qui les trouvent.
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Videos de André Gide (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Gide
Le Tombeau d'une amitié. André Gide et Pierre Louÿs - Luc Dellisse .Présentation de Luc Dellisse à propos de son essai littéraire "Le Tombeau d'une amitié. André Gide et Pierre Louÿs", publié aux Impressions Nouvelles en octobre 2013 http://www.lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/le-tombeau-dune-amitie-andre-gide-et-pierre-louys/ réalisée le 6 novembre 2013 aux Impressions Nouvelles
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