AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782070362103
185 pages
Gallimard (27/09/1972)
3.51/5   523 notes
Résumé :
La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... A cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulai dans le retrait du mur.
Je ne pus voir qui sortait du jardin; mais j'entendis, je sentis que c'était Alissa. Elle fit trois pas en avant, appela faiblement:
- Est-ce toi Jérôme?...
Mon cœur, qui battait violemment, s'arrêta, et, comme de ma gorge serrée ne pou... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 523 notes

Sachenka
  09 juillet 2017
Alors que L'immoraliste présentait un personnage désoeuvré et égoïste, La porte étroite nous fait voir tout le contraire. Moi, je l'ai trouvé assez joli. Quelque chose d'idylique, de bucolique se dégage dès le début. Cette évocation des années de jeunesse, le domaine de Fongueusemare, aux environs du Havre, la description de la nature (ce jardin, ces arbres, cette allée riante de fleurs, ce mur avec une petite porte à secret, l'horizon…) et ces personnages aux sentiments d'une pureté rare. le narrateur Jérôme se lie d'amitié avec son cousin Robert, puis avec ses deux soeurs Alissa et Juliette, toujours là à les suivre. Puis ils grandissent… l'amitié se transforme en amour. Malgré ces qualités magnifiques, le cadre tend parfois vers l'opposé, on y retrouve un je-ne-sais-quoi, on y étouffe entre ces trois-quatre personnages. Tout comme eux, on y est confiné. C'est quasiment un huis-clos, malgré les beaux paysages à n'en plus finir et les déplacements vers la capitale. Et c'est bien, ça évite de tomber dans les mièvreries et le sentimentalisme à l'eau de rose. Et c'est sans oublier l'univers protestant dans lequel ils évoluent, cette austérité, cette rigueur, cette ferveur religieuse troublantes pour le lecteur. Pas de doute, c'est bien du André Gide.
La relation entre Jérôme, et Alissa s'épanouit dans une ferveur religieuse partagée. (Un amour spirituel ?) Toutefois, la jeune soeur d'Alissa, Juliette, aime également Jérôme. Ce triangle amoureux trouve plusieurs dénouements qui se déclinent en une multitude de malentendus. D'abord, Alissa reporte à plusieurs reprises son mariage. Moi, à la place de Jérôme, j'aurais eu des doutes et au lieu d'accepter bêtement les reports, j'aurais exigé des explications. Mais bon, parfois, parfois on est mieux avec ses illusions. Puis, Juliette, dans un élan de d'amour ultime, épouse un autre homme qui ne lui plait pas vraiment. En effet, la meilleure preuve d'amour n'est-elle pas le sacrifice ? Et Alissa, se sent-elle coupable de laisser sa soeur se renoncer ainsi, par dévouement ? C'est là que l'histoire de la porte étroite se trouble vraiment, qu'on assiste à des conflits de valeurs mais ils sont rapidement balayés par les personnages. Au lecteur d'essayer de régler tout ça dans sa tête.
Malgré le sacrifice de Juliette, la situation de Jérôme et Alissa s'améliore à peine. Leurs retrouvailles semblent maladroites et les malentendus se multiplient. Plus rien n'est pareil. Puis, dans sa ferveur religieuse, Alissa décide de mettre fin au mariage définitivement. Avec tous les sentiments contradictoires qui l'habitent, elle croit que l'amour pur auquel elle aspire est impossible, que le bonheur terrestre n'est pas pour elle. Cette ferveur religieuse est troublante. Ça devient du mysticisme. À la fin du roman, la dernière partie consiste en le journal intime de la jeune femme. Elle a cherché dans les saintes écritures une justification à sa conduite et se conforme à un idéal difficile à accepter ou comprendre pour un Nord-Américain moderne. Mais, puisqu'il s'agit d'un journal intime, peut-on croire tout ce qu'elle y a écrit ? La même chose peut être dite de la narration de Jérôme. Était-il possible qu'il ne puisse avoir aucun doute quant à l'attitude d'Alissa ? D'être à ce point aveugle ? À moins qu'il ne s'agisse d'aveuglement volontaire ? Quelle est la vérité ? André Gide est manifestement très doué pour susciter la réflexion et la controverse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          605
HORUSFONCK
  27 juillet 2018
L'amour est-il trop léger à porter pour Jérôme et Alissia?
Jérôme craint de perdre Alissia et se paralyse. Alissia veut remettre son amour à Dieu, dans une vertu qui s' exacerbe.
Où y a t il de l'amour, dans ces lettres, ces fuites, ces pas manqués?
Gide dissèque cet amour dénaturé (mais est-ce encore un amour) par la peur, le rigorisme et l'incompréhension, dans un récit empreint de mélancolie.
Cette Porte étroite a quelque chose du Grand Meaulnes et ses fragrances de bonheur mais avec cette aridité d'une foi qui dessèche.
Cette Porte étroite que l'on ne peut franchir à deux de front.
Commenter  J’apprécie          531
Gwen21
  21 janvier 2022
Voici un roman court qui offre l'avantage appréciable de valider de nombreux challenges de lecture, futé !
Plus sérieusement, "La porte étroite" est - si on en croit l'évangile - le choix délibéré de ne pas céder à la facilité, à la séduction du péché ; c'est le choix conscient et volontaire de la Vertu.
Jérôme, le narrateur, et Alissa, sa cousine, s'aiment depuis l'enfance et leur avenir heureux semble tracé. C'est sans compter sur Juliette, soeur d'Alissa et donc autre cousine de Jérôme, dont on découvre qu'elle aime aussi Jérôme. de ce triangle amoureux à la "Je t'aime, moi non plus", il ressort un mariage arrangé et fécond pour Juliette, et une relation amoureuse complexe pour Jérôme et Alissa. Au fil des ans, Alissa semble en effet fuir l'engagement matrimonial projeté de longue date et se campe dans une posture de sacrifice et de renoncement, tout en cherchant à atteindre la sainteté dans l'amour, prétendant à une supériorité qui exclut de plus en plus la consommation de cet amour.
Jérôme fait part dans son récit des aléas de sa passion et André Gide donne aussi la parole à Alissa à travers ses lettres et son journal.
Comme c'est souvent le cas avec les amours éthérées et compliquées - pour ne pas dire exaltées ou hystériques, j'ai été peu touchée par ce drame sentimental et même si la plume de Gide donne du relief à l'ensemble, je ne me suis pas attachée aux personnages et j'ai ressenti très peu d'empathie, même face au drame.

Challenge Nobel
Challenge ATOUT PRIX 2022
Challenge XXème siècle 2022
Challenge MULTI-DEFIS 2022
Challenge RIQUIQUI 2022
Challenge COEUR d'ARTICHAUT 2022
Challenge des 50 objets 2021/ 2022
Challenge XIXème siècle 2022
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          463
sylvaine
  12 février 2017
« D'autres en auraient pu faire un livre ; mais l'histoire que je raconte ici, j'ai mis toute ma force à la vivre et ma vertu s'y est usée.  » c'est par ces mots que débute La porte étroite ,roman "autobiographique "d' André Gide publié en 1909 à l'âge de 40 ans .
Orphelin de père jeune, il est élevé par sa mère et Anna Shackleton, l'ancienne institutrice de sa mère. de santé fragile il est souvent amené à séjourner en Normandie et est très proche de ses cousines. Un amour violent, passionné va l'unir à Alissa l'aînée . Mais dans ce milieu protestant où la religion imprègne chaque moment , son amour va devoir affronter l'idéal d'absolu , de pureté et de vertu auxquels Alissa aspire. S'en suit alors une correspondance régulière, un éloignement de fait et une aspiration à un idéal amoureux .
Tout le chemin que suivront les deux cousins est guidé par la bible et l'Evangile de Mathieu "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent."
Difficile me semble t'il de pénétrer dans cet univers si loin de notre monde actuel , il m'a semblé entendre en écho certains textes de Julien Green . Difficile aussi en ce début du XXème siècle d'affirmer et de vivre son homosexualité .
La Porte étroite est le premier texte d'André Gide que je lis. Cet écrivain comme d'autres avant lui a dérangé par ses moeurs, ses idées politiques et il aura fallu attendre 2016 pour que ce Prix Nobel de littérature 1947 soit inscrit au programme du Bac !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          442
Alzie
  25 avril 2014
Avec Gide, la Bible n'est jamais très loin.
Alissa et Jérôme se connaissent depuis l'enfance, ils sont cousins germains. Jérôme s'est promis de rendre sa cousine heureuse en l'épousant, après l'avoir surprise un soir, en prières et en larmes, alors qu'elle avait appris l'infidélité de sa mère envers son père. Un pasteur ami de leur famille fait un prêche fort opportun : petite ou grande, il faut savoir choisir la porte qui mène à la Vie ("Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite" Luc, XIII, 24).
L'interprétation très divergente que chacun des deux protagonistes fait du texte de Saint Luc reste au coeur de cette histoire. Jérôme semble penser que cette porte puisse se franchir à deux. Alissa non. Ils finissent par s'éloigner totalement l'un de l'autre.
Leurs sentiments réciproques semblent pourtant profonds. Mais Alissa n'a de cesse de soumettre Jérôme à l'épreuve. Epreuve du choix : en lui demandant d'épouser sa soeur Juliette qui est également amoureuse de lui, ce que Jérôme apprend par son ami Abel. Epreuve de l'absence : au fil des mois qui passent, Alissa espace leurs rencontres pour se placer finalement en situation de renoncement total, s'enfermant dans un mysticisme de plus en plus envahissant. Juliette fait un mariage de raison où elle trouve l'équilibre, Jérôme reste malheureux en découvrant, dans le journal qu'Alissa lui a laissé, l'aveu qu'elle l'a probablement bien plus aimé que ce qu'il pouvait supposer. Excès du renoncement. Gide face au "péché de la chair" !
Il écrit dans son journal : « Qui donc persuaderai-je que ce livre est le jumeau de L'Immoraliste et que les deux sujets ont grandi concurremment dans mon esprit, l'excès de l'un trouvant dans l'excès de l'autre une permission secrète, et tous deux se maintenant en équilibre ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230

Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
litteratuslitteratus   26 novembre 2013
L'univers de la porte étroite d'André Gide situé en Normandie nous invite dans l'intimité des lieux clos. Les tourments de l'âme et du cœur se perdent dans une ambiance confinée et étouffante. Le cercle familial se voit le siège d'une relation amoureuse tourmentée entre un jeune garçon, Jérôme, et de sa cousine, Alissa Bucolin. Nous sommes en présence de deux protagonistes de l'action qui, au moment où débute le récit, sont encore dans l'adolescence. Présentons-les brièvement avant d'entrer plus avant dans l'intimité de cette famille...


Alissa

Belle et sensible, la jeune Alissa est l'aînée d'une fratrie de trois enfants. C'est le personnage principal de ce roman qui fait le contrepoint avec le héros de l'Immoraliste de Gide. Cette jeune fille vertueuse vit dans un monde clos où le rigorisme religieux l'amène à vivre non pour le bonheur mais dans le respect d'une foi scrupuleuse. Sur le plan physique, elle est dotée d'un charme très particulier. Le portrait que le narrateur en fait des années après les faits l'empêche de la décrire parfaitement. Il ne retient que deux détails singuliers :

« je ne revois que l'expression presque triste déjà de son sourire et que la ligne de ses sourcils, si extraordinairement relevés au-dessus des yeux, écartés de l'œil en grand cercle. (…) Ils donnaient au regard, à tout l'être, une expression d'interrogation passionnée. Tout, en elle, n'était que question et qu'attente... Je vous dirai comment cette interrogation s'empara de moi, fit ma vie. » (page 16).

La jeune fille possède un caractère fort et entier. Elle est volontiers exaltée. Elle reste une personne de son temps soumise aux lois de la société qui ne conçoivent pas d'autres horizons que le mariage pour les filles par ailleurs résignées à leur sort.


Jérôme

Orphelin de père et bientôt de mère, Jérôme est élevé -en enfant unique- dans la religion protestante avec une âme prédisposée, comme il le dit lui-même, « au devoir » (page 24). Il aime passionnément l'étude et les victoires que l'on obtient sur soi-même. Il se reconnaît comme un jeune homme tourné vers lui-même, vivant dans un monde clos. Il s'éprend un soir de sa cousine et lui voue un amour exclusif et idéalisé. Mais il est doté d'un caractère faible, guère entreprenant, qui le rend totalement passif dans le déroulement des évènements sur lesquels il s'entend pour n'avoir aucune prise.


Nous sommes donc en présence de deux êtres tendres aux caractères opposés...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
natlitounatlitou   31 octobre 2016
Tu te rappelles, tout au fond du jardin, le mur bas au pied duquel on abritait les chrysanthèmes et sur lequel nous nous risquions ; Juliette et toi vous marchiez là-dessus hardiment comme des musulmans qui vont tout droit au paradis ; - pour moi, le vertige me prenait aux premiers pas et tu me criais d'en bas : "Ne regarde donc pas à tes pieds !...Devant toi ! avance toujours ! fixe le but !" Puis enfin - et cela valait mieux que tes paroles - tu grimpais à l'extrémité du mur et m'attendais. Alors je ne tremblais plus. Je ne sentais plus le vertige : je ne regardais plus que toi ; je courais jusque dans tes bras ouverts...Sans confiance en toi, Jérôme, que deviendrai-je ? J'ai besoin de te sentir fort ; besoin de m'appuyer sur toi. Ne faiblis pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Gwen21Gwen21   19 janvier 2022
- Mes enfants, dit-il, même brisée, Dieu reconnaîtra son image. Gardons-nous de juger les hommes d’après un seul moment de leur vie. Tout ce qui vous déplaît en ma pauvre sœur, elle le doit à des événements que je connais trop pour pouvoir la critiquer aussi sévèrement que vous faites. Il n’y a pas qualité si plaisante de la jeunesse qui ne puisse, à vieillir, se gâter.
Commenter  J’apprécie          120
fanfan50fanfan50   29 février 2016
- Un jour, je lui ai demandé si elle souhaitait voyager. Elle m'a dit qu'elle ne souhaitait rien, et qu'il lui suffisait de savoir que ces pays existaient, qu'ils étaient beaux, qu'il était permis à d'autres d'y aller...
- Toi, Jérôme, tu désires voyager ?
- Partout ! la vie toute entière m'apparaît comme un long voyage - avec elle, à travers les livres, les hommes, les pays... Songes-tu à ce que signifient ces mots : lever l'ancre ?
- Oui ; j'y pense souvent", murmura-t-elle.
Mais moi qui l'écoutais à peine et qui laissais tomber à terre ses paroles comme de pauvres oiseaux blessés, je reprenais :
"Partir la nuit ; se réveiller dans l'éblouissement de l'aurore : se sentir tous deux seuls sur l'incertitude des flots...
- Et l'arrivée dans un port que tout enfant déjà l'on avait regardé sur les cartes ; où tout est inconnu... Je t'imagine sur la passerelle, descendant du bateau avec Alissa appuyée à ton bras.
- Nous irions vite à la poste, ajoutai-je en riant, réclamer la lettre que Juliette nous aurait écrite...
- ... de Fongueusemare, où elle serait restée, et qui vous apparaîtrait tout petit, tout triste et tout loin..."
Sont-ce là précisément ses paroles ? Je ne puis l'affirmer, car, je vous le dis, j'étais si plein de mon amour qu'à peine entendais-je, auprès, quelque autre expression que la sienne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
oiseaulireoiseaulire   02 novembre 2019
Cet enseignement austère trouvait une âme préparée, naturellement disposée au devoir, et que l'exemple de mon père et de ma mère, joint à la discipline puritaine à laquelle ils avaient soumis les premiers élans de mon coeur, achevait d'incliner vers ce que j'entendais appeler : la vertu. Il m'était aussi naturel de me contraindre qu'à d'autres de s'abandonner, et cette rigueur à laquelle on m'asservissait, loin de me rebuter, me flattait. Je quêtais de l'avenir non pas tant le bonheur que l'effort infini pour l'atteindre, et déjà confondais bonheur et vertu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Videos de André Gide (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Gide
« Je serai poète, écrivain, dramaturge. D'une façon ou d'une autre, je serai célèbre, quitte à avoir mauvaise réputation. » Oscar Wilde (1854-1900) était un homme de parole : il fut poète, écrivain et dramaturge, il eut une mauvaise réputation et il est célèbre. […] le jeune Wilde, élève brillant, entre au Trinity College de Dublin avec une bourse […] et suit des études classiques : histoire ancienne, philosophie et littérature. Il commence à voyager et découvre l'Italie et la Grèce. […] Il s'installe à Londres et fréquente les milieux élégants intellectuels. […] Il se fabrique une image d'esthète : […] ses tenues vestimentaires de dandy font fureur… Oscar Wilde est à la mode. […] il fait une tournée de conférences sur « l'esthétisme » aux États-Unis, avant de séjourner à Paris où il rencontre Hugo (1802-1885), Daudet (1840-1897), Zola (1840-1902), Edmond de Goncourt (1822-1896) (qui le décrit comme « un individu de sexe douteux »), Verlaine (1844-1896), et les peintres Pissarro (1830-1903), Degas (1834-1917) et Jacques-Émile Blanche (1861-1942). […] […] Un second voyage à Paris lui permet de rencontrer Mallarmé (1842-1898), Pierre Louÿs (1870-1925), Marcel Schwob (1867-1905) et André Gide (1869-1951). Juillet 1891 marque le début d'une liaison qui ne se terminera qu'à la mort De Wilde : Alfred Bruce Douglas (1870-1945), « Bosie », vient d'entrer dans sa vie. […] Accusé de sodomie, Wilde […] est arrêté et jugé, […] déclaré coupable d' « actes indécents » et condamné à la peine maximale : deux ans de travaux forcés. […] Wilde séjourne dans plusieurs prisons […]. Au bout de quelques mois, son état de santé lui vaut d'être dispensé de travaux forcés proprement dits. Ne pouvant payer les frais de justice du procès […], il est condamné pour banqueroute et ses biens sont vendus aux enchères. […] En 1900, un abcès dentaire dégénère en méningite et Oscar Wilde meurt le 30 novembre après avoir reçu, à sa demande, l'absolution d'un prêtre catholique. le convoi funèbre est composé de quelques artistes anglais et français, dont Pierre Louÿs ; Wilde est enterré au cimetière de Bagneux. Ses restes seront transférés au Père-Lachaise en 1909. » (Dominique Jean dans Oscar Wilde, Maximes et autres textes, Éditions Gallimard, 2017)
« […] Les aphorismes traduits ici ont été publiés en 1904, quatre ans après la mort de leur auteur, par Arthur L. Humphreys, qui s'appuyait sur un recueil « analogue » qu'il avait lui-même publié en 1895 sous le titre Oscariana : Epigrams. […] le recueil de 1904 s'intitulait simplement Sebastian Melmoth, Oscar Wilde n'étant mentionné qu'entre crochets. […] Cet ensemble donne un aperçu de la pensée et de l'esprit De Wilde, et si les aphorismes sont parfois contradictoire, ils n'en sont pas moins - précisément - le reflet exact de sa personnalité. Wilde, en public, offrait un tel feu d'artifice de mots d'esprit et de paradoxes que le poète Yeats (1865-1939) a dit qu'il donnait l'impression de les avoir préparés à l'avance […]. » (Bernard Hoepffner)
0:00 - 1er aphorisme 0:17 - 2e aphorisme 0:40 - 3e aphorisme 0:54 - 4e aphorisme 1:19 - 5e aphorisme 1:28 - 6e aphorisme 1:55 - 7e aphorisme 2:20 - 8e aphorisme 2:44 - 9e aphorisme 2:55 - 10e aphorisme 3:51 - 11e aphorisme 4:12 - 12e aphorisme 4:26 - 13e aphorisme 4:40 - 14e aphorisme 5:07 - Générique
Références bibliographiques : Oscar Wilde, Aphorismes, traduits par Bernard Hoepffner, Éditions Mille et une nuits, 1995
Oscar Wilde, Pensées, mots d'esprit, paradoxes, traduits par Alain Blanc, Éditions V
+ Lire la suite
autres livres classés : amourVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

André Gide

Né en ...

1869
1889
1909
1929

10 questions
102 lecteurs ont répondu
Thème : André GideCréer un quiz sur ce livre