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ISBN : 2264070595
Éditeur : 10-18 (16/03/2017)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 56 notes)
Résumé :

Qui a tué le bourreau d'Auschwitz ? Un mystérieux culte germanique détient la clé de l'énigme...

Berlin, début 1945. Au cœur d'une ville dévastée, Richard Oppenheimer, juif et ancien commissaire, vit dans la peur de faire partie des tout derniers déportés.

Aidé par son amie Hilde, fervente opposante au régime, il mène une existence dans l'ombre. La situation s'aggrave brusquement lorsque Hilde est accusée d'avoir tué son ex-ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  12 octobre 2017
Quelques mois après l'enquête menée dans Germania, la vie de Richard Oppenheimer, ancien commissaire de la Kripo et juif ne s'est pas améliorée. Au contraire, la rafle des juifs dans Berlin s'étant intensifiée, Richard Oppenheimer est contraint de passer pour mort aux yeux des autorités, de changer d'identité et d'éviter au maximum les contacts avec sa femme Lisa. Ajouté à cela, des bombardements de la ville par les alliés toutes les nuits, des difficultés à se mouvoir dans la ville pour quérir de la nourriture et la peur de voir les Russes arriver afin de commettre les pires exactions, et vous êtes servi.
Malgré les dangers, Richard n'hésite pas à sortir de sa clandestinité afin d'aider son amie Hilde, accusée du meurtre de son mari. Cette enquête conduira notre enquêteur dans les pires horreurs perpétrées par les SS sur les prisonniers des camps où, la science prime sur l'humanité. le tout sous l'égide d'une secte mystérieuse....

Ce second volet des enquêtes de Richard Oppenheimer dans le Berlin de la Seconde Guerre mondiale est une véritable tranche de vie historique. En plus de l'enquête policière, Harald Gilbers nous offre un condensé d'histoire via les descriptions du quotidien des Berlinois sous les bombes. Des habitants lassés, fatigués, usés et effrayés à la fois par la dérive de l'état de plus en plus cinglé sous l'égide d'Hitler et ses lubies et d'autre part par les bombardements incessants des alliés et l'approche des rouges. L'auteur nous relate la manière, dont certains, sentant le vent tourner commence à changer de camp ou à se dédouaner avant l'arrivée des alliés (voir "le dragon" logeant Lisa), d'autres se font passer pour d'anciens prisonniers voire d'anciens juifs. C'est écoeurant et passionnant à la fois.

D'ailleurs, heureusement que l'auteur maîtrise l'aspect historique de son roman via des journaux d'époque .... parce que l'enquête en elle-même m'a malheureusement déçue. Une fois le corps du mari découvert, j'ai su de suite comment l'histoire allait se terminer. Pour la révélation finale, nous pouvons donc dire que c'est loupé. Cette déception vient essentiellement de la rythmique de l'intrigue. Richard Oppenheimer se retrouve à mener l'enquête avec l'aide d'amis de Hilde, mais le tout de manière hachée et discontinue puisque l'auteur s'arrête par moment pour dériver sur les aspects historiques du conflit. Ensuite, l'aspect sectaire du roman avec ces hommes adulant Odin est à peine esquissé et peu utilisé au final. La secte apparait à certains moments sans prendre de réelle envergure dans le récit pour se voir détruite de manière brutale vers la fin grâce à Oppenheimer.... Dommage... un peu plus de mystère, de tension auraient été vraiment appréciés.

Au final, malgré un second roman moins attractif que le premier, Harald Gilbers maîtrise totalement son sujet et sait comment appâter le lecteur. Une découverte de la Seconde Guerre mondiale au travers d'un point de vue berlinois des plus intéressants et passionnant. On en redemande surtout que le livre s'achève quelques semaines avant la capitulation de l'Allemagne. Vivement le tome 3.
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Commenter  J’apprécie          720
bibiouest
  02 juillet 2018
Second volet des aventures de l'ex-flic de la kripo (la police criminelle). Richard Oppenheimer, destitué car ses origines juives sont devenues «incompatibles» avec l'arrivée des nazis au pouvoir.
Nous sommes au printemps 1945. le régime nazi est à l'agonie et vit ses dernières heures. Berlin est sous les bombes quasi quotidiennes des alliés.
Un policier historique tout aussi réjouissant que le premier (Germania), un pouvoir nazi aux abois mais tout aussi redoutable, la vie quotidienne de la population et une angoisse grandissante, tout ceci est formidablement relaté.
Juste un petit bémol quelques erreurs de français se sont glissées dans cet ouvrage«rarement» est-ce lié à la traduction ou à une mauvaise relecture? Mais je chipote, toujours est-il que cela n'entache en rien le plaisir que l'on prend à la lecture de ce roman.
J'ai beaucoup aimé.
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Ambages
  30 juillet 2017
Un roman policier où l'action se situe dans un Berlin sous les bombes pendant la seconde guerre mondiale. Après Black-out de John Lawton, me voici sous d'autres bombes. Mais la misère est la même, la peur aussi. La même recherche d'abris antiaériens, une valise à la main contenant ce que chacun estime essentiel pour survivre. Les berlinois inquiets de l'avancée des troupes à l'est et à l'ouest sont inquiets et le ciel ne leur vient pas en aide, quand ils lèvent la tête c'est pour vérifier qu'ils peuvent sortir d'un abri. le roman évoque très bien la vie de la société allemande à l'approche de la débâcle, tant du point de vue des citoyens que des institutions nazies. C'est riche de détails et j'ai beaucoup appris, y compris sur le système judiciaire à cette époque. C'est un roman historique mais également un roman policier et les aventures d'un ancien commissaire sont palpitantes car non seulement il court après le temps pour sauver son amie, menacée de la peine capitale pour avoir tuer son mari membre des SS, mais il doit également se protéger et éviter de nombreuses embuches pour rester lui-même en vie, sous une identité d'emprunt et un travail précaire pour que personne ne découvre qu'il est juif. C'est donc contre de multiples dangers qu'il doit se battre pour rester vivant et apporter la preuve de l'innocence de Hilde. J'ai beaucoup apprécié la manière dont l'auteur restitue la vie dans Berlin, la confusion qui y règne, mais également la place qu'il donne aux autres personnages, permettant ainsi de mieux donner vie aux éléments historiques décrits. Un bon roman policier très complet.
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Commenter  J’apprécie          310
umezzu
  15 mars 2018
Après Germania, excellent roman policier sur fond de Berlin pendant la seconde guerre mondiale, Harald Gilbers reprend son personnage de Richard Oppenheimer, ex-commissaire de police, licencié à l'arrivé des nazis au pouvoir, car juif.
Janvier 1945, face à la progression des forces soviétiques à l'est, les Allemands les mieux informés anticipent la chute du régime. Oppenheimer vit sous la fausse identité d'Hermann Meier en surveillant une banque la nuit. Le mari de son amie Hilde, médecin dans les SS, devenu déserteur, fait appel à lui pour une transaction qui tourne mal. Quelque temps plus tard, il est retrouvé démembré par Oppenheimer. Pourtant sur la base de témoignages, c'est Hilde qui est accusée et emprisonnée. Le Volksgerichthof, instance judiciaire suprême, chargée des cas de trahison, va la juger et sans nul doute la condamner à mort. Oppenheimer, au milieu des bombardements alliés et de l'afflux de réfugiés de l'Est, va tout faire pour tenter de sauver son amie.
Moins rythmé que Germania, et connaissant quelques longueurs, ce roman vaut plus par la description d'une l'époque, où la propagande de Goebbels cherche à mobiliser la population, alors que les chefs savent que la partie est perdue et font leurs bagages pour partir vers l'Ouest. Les bombardements des alliés se multiplient, les sirènes d'alerte hurlent, entraînant des séjours dans les abris souterrains. Les soviétiques attendent de lancer leur dernière offensive sur les bords de l'Oder. La nourriture devient difficile à trouver et tout bien est prétexte à marché noir.
Gilbers réussi parfaitement cette plongée historique, mais il est plus hésitant sur les mobiles soutenant sa partie policière. Un peu de secte ariosophe vantant les Dieux nordique, un peu d'expérimentations odieuses commises dans les camps par des chercheurs nazis… Ces deux parties sont peu développées. Sur la participation du corps médical aux crimes nazis, on trouvera plus d'informations dans l'essai de Michel Cymes, Hippocrate aux enfers.
A l'arrivée le livre se lit sans effort et est complètement réussi du côté historique, mais il manque un peu de dynamisme.
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Commenter  J’apprécie          200
BlackKat
  05 mai 2018
Hauser, l'époux sur le papier de Hilde von Strachwitz, quitte en catimini Auschwitz et est de retour à Berlin. Il sent les dernières heures du Reich arriver et doit sauver sa peau et le résultat de ses recherches médicales.
Il est médecin SS, il est l'instigateur d'horribles expérimentations scientifiques sur des cobayes humains dans le camp de concentration d'Auschwitz.
Hilde est une résistante, farouchement opposée au régime nazi.
Et quand Hauser est assassiné, Hilde, l'amie d'Oppenheimer, est une coupable idéale. Avec la justice expéditive qui règne à Berlin, ses heures sont comptées et tout doit être mis en oeuvre pour la sauver.
Et Richard Oppenheimer ne sera pas le dernier à se démener, au péril même de sa vie.
Si dans Germania, Richard Oppenheimer semblait encore évoluer en plein jour et enquêter officiellement grâce à un statut privilégié, ce n'est plus le cas ici.
Même les mariages mixtes sont ciblés et la rafle des juifs, de tous les juifs, s'est intensifiée. Pour sauver sa vie, il est présumé mort, vit sous une autre identité et sans son épouse.
La situation de Berlin n'est guère enviable en ce début 1945! Les alliés bombardent sans cesse, les russes resserrent leur étreinte mortifère, la nourriture se fait rare et les coupures d'électricité et d'eau de plus en plus fréquentes. La survie est précaire, suspendue à un rien, entre deux descentes dans les bunkers pour se protéger de la pluie de bombes.
Malgré tout, Oppenheimer va tout mettre en oeuvre pour aider son amie. J'adore ce personnage, juif au milieu des nazis, qui tremble, a peur, est tétanisé à l'idée d'un contrôle intempestif. Porté par le cours des événements mais qui pourtant s'adapte sans cesse, avec résignation certes, mais aussi avec courage et ténacité. Il est dépossédé de son identité, de sa légitimité même d'exister et pourtant, il avance. Il me fait penser à la citation de Winston Churchill: "Si tu traverses l'Enfer, ne t'arrête pas". Et il ne s'arrête pas, Oppenheimer. Il est attentif à tout, essaye d'anticiper chaque problème, huile sans cesse son esprit d'enquêteur, fouille, cherche. Il ne stoppe pas malgré sa peur. ô bien sûr, parfois la paralysie le gagne. Mais même tétanisé par l'angoisse, il reste debout.
Dans Les fils d'Odin, le personnage de son amie, Hilde, aristocrate, fille d'officier et mal mariée, prend de l'ampleur. Nous en apprenons davantage sur son passé et nous passons aussi du temps avec elle. J'aime sa grande gueule et ses paroles fleuries. J'aime sa force et son engagement dans la résistance. Mais la mort rôde et nous la découvrons un peu plus fragile mais jamais résignée. Elle est prise dans l'engrenage corrompu de la justice et même le meilleur des avocats aura bien du mal à l'en sortir!
L'enquête d'Oppenheimer et de ses comparses est classique autant que faire se peut dans de telles conditions de guerre et un symbole runique retrouvé sur les lieux du meurtre interpelle Oppenheimer. Car l'indice a mystérieusement disparu...
Dans ce volet, l'auteur aborde le sujet de la recherche médicale et des exactions commises au sein des camps de concentration. Tous les amateurs d'Histoire connaissent les Médecins de la Mort, les Mengele et autres. Au travers de ce médecin SS, Hauser, on cerne les atrocités perpétrées au nom de la science et plus prosaïquement au nom de la perversité des médecins de l'époque. Peu de détails sont donnés pour ne pas jouer les voyeurs de l'indicible mais l'auteur pose les éléments d'un paradoxe: si les expérimentations sur des êtres humains vivants sont inacceptables, les progrès effectués doivent-ils être détruits ou au contraire doivent-ils tout de même être utilisés? Se pose la question de tous ces scientifiques nazis qui ont été "récupérés" par les alliés, voire sauvés et écartés de la justice internationale pour servir un nouveau maître... le sujet est intéressant et donne une note cynique au roman.
Par contre le thème ésotérique est très peu exploité, contrairement à ce que laisse percevoir le titre: Les fils d'Odin. Les protagonistes n'apparaissent que très sporadiquement pour essayer de donner une dimension historique somme toute assez inutile tant le lecteur est happé par le quotidien dangereux des personnages principaux. Et heureusement car cet aspect de l'enquête est relativement décevante. le régime nazi cherchait à asseoir son existence sur les premiers mythes germains alors que ce cher Hitler niait toute relation avec l'ariosophie, ou autres doctrines occultes, et toute volonté d'apporter une aura de mysticisme à son idéologie. C'était davantage l'apanage d'un Himmler, par exemple, ou d'un Rudolph Hess, mais l'occultisme nazi existait bien avant l'avènement d'Hitler, pendant la Seconde Guerre Mondiale et doit certainement perdurer au sein de groupuscules extrémistes contemporains.
Mise à part cette faiblesse qui n'entame en rien la richesse des autres thèmes abordés, le roman est toujours autant excellemment documenté, l'atmosphère de l'agonie de Berlin est prégnante, les descriptions sont précises et très visuelles.
Derniers jours à Berlin m'attend avec impatience. Seront-ils les dernières heures de Richard Oppenheimer ou recouvrera-t-il sa liberté d'exister? À dans quelques jours, pour mon avis!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   31 juillet 2017
À découvrir sans faute, ce deuxième tome étant aussi bon que le premier.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   08 octobre 2017
L’enfer, c’était un lieu qui grouillait de monde. Un lieu auquel certains essayaient d’échapper à cor et à cri, pendant que d’autres y affluaient dans l’espoir de trouver un refuge. Où des infirmières du NSV complètement débordées distribuaient aux réfugiés du thé infect et de maigres tranches de pain tartinées d’une bouillie à l’eau et à la farine frelatée. Où les renfoncements d’un couloir servaient de toilettes publiques, faute d’alternative. Où des hommes et des femmes, pantalons baissés et jupes relevées, faisaient leurs besoins en plein jour devant tout le monde. Où des gens se précipitaient dans des wagons vides et attendaient ensuite durant des heures jusqu’à ce que les trains démarrent à la faveur de la nuit. Cet enfer sur terre avait un nom. On l’appelait la gare de Silésie.
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Souri7Souri7   07 octobre 2017
Oppenheimer n’avait jamais adhéré à la représentation chrétienne de l’enfer. À ses yeux, c’était avant tout une image dissuasive, que l’on retrouvait dans beaucoup de religions. Menacer d’une punition quiconque commettrait un péché avait servi pendant des millénaires à refréner les pulsions primitives des hommes, mais Oppenheimer était persuadé que ce concept était dépassé. Le châtiment divin après la mort avait été remplacé ici-bas par les poursuites judiciaires. Il avait toujours pensé qu’une sanction pénale n’était pas qu’une mesure de représailles, mais devait aider le criminel à revenir sur le droit chemin.[...]
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AmbagesAmbages   29 juillet 2017
A travers le pare-brise sale, Oppenheimer distinguait à peine l'arrière arrondi de la voiture KdF* de Hauser. La voiture était vendue au prix très attractif de neuf cent quatre-vingt-dix reichsmarks. L'organisation Kraft durch Freude avait mis en place un système d'épargne original. Les foyers modestes pouvaient ainsi verser chaque semaine cinq marks sur un compte spécial pour payer leur véhicule. Mais jusqu'à présent, aucune automobile n'avait été livrée. Avec l'argent récolté, le régime avait financé la construction de l'usine Volkswagen près de Fallersleben. Depuis le début de la guerre, celle-ci ne produisait cependant que des modèles modifiés destinés au front.

*Ancêtre de la Volkswagen Coccinelle, la voiture KdF a été conçue par Ferdinand Porsche sur la demande d'Adolf Hitler. Elle portait le nom d'une organisation de loisirs, Kraft durch Freude ("La Force par la joie"), qui dépendait du Front du Travail.
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AmbagesAmbages   29 juillet 2017
Il était déjà arrivé plusieurs fois à Oppenheimer d'être surpris par une alarme alors qu'il circulait en ville. Dans ces cas-là on n'avait pas le choix : il fallait ouvrir l'oeil pour trouver un panneau indiquant un LSR*. Brehm, son collègue, lui avait raconté récemment avec un sourire amusé que les plaisantins de Berlin avaient donné à cette abréviation une autre signification : "Lernt schnell Russisch".**

*Luftschutzraum : abri antiaérien
**Apprenez rapidement le russe
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umezzuumezzu   12 mars 2018
Dans les jours qui avaient suivi l'attaque aérienne, Goebbels avait tout fait pour renforcer l'esprit de résistance de la population. Dans les journaux, les caractères des manchettes devenaient de plus en plus gros et le contenu des articles de plus en plus saugrenu. La presse jurait ses grands dieux que, la main dans la main, le peuple et le régime pouvaient encore renverser la situation. Oppenheimer se demandait si quelqu'un croyait encore à ces paroles creuses.
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