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EAN : 9782311102970
La Librairie Vuibert (03/09/2019)
3.62/5   12 notes
Résumé :
Faut-il sabler le champagne... ou le sabrer ? Pourquoi un Belge en tutu n'est-il pas un flamant rose ? C'est quoi, un odonyme ? D'où vient la mouche du coche ? Doit-on rougir d'avoir lâché un zeugme ?

La langue n'a pas fini de nous surprendre. Il y a celle qui s'agite dans notre bouche, qui nous permet à la fois de parler et de déguster, et celle que nous appelons notre langue maternelle, le français, avec ses conjugaisons tarabiscotées, ses liaisons ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Je me suis à nouveau régalée de ces bonbons sur la langue. Les chroniques sont courtes, ça ne dure que le temps d'un bonbon qu'on laisse fondre tranquillement. L'avantage ici, c'est qu'il fond mais ne disparaît pas (tout de suite en tout cas). Les anecdotes étymologiques sont mes préférées, les trucs et astuces pour mémoriser certaines difficultés grammaticales ou orthographiques sont intéressants. J'en redemande encore; d'ailleurs, j'ai déjà relu les deux recueils que j'avais chroniqués.
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Faute d'avoir trouvé 'un bonbon sur la langue' (chroniqué il y a peu par Queque72)  je me suis mis ‘encore plus de bonbons sur la langue' sous la dent, en cette période de fêtes où j'avais envie, voire même carrément besoin de légèreté en matière de lecture, (comme de bulles dans mon champagne ou d'air dans la mousse de ma bûche (élaborée maison par mon fils, cela dit en passant, même s'il n'y a aucun rapport avec cette présente chronique)).

 Aussi, plutôt que d'ouvrir un roman dont il faut garder le fil en mémoire pour ne pas s'égarer,  j'ai adopté ce petit et ludique précis grammatical qui n'a d'autre prétention que d'amuser en rappelant quelques règles d'orthographe ou de grammaire agrémentées d'exemples ou de citations.

Quand utilise-t-on ‘aussi' ou ‘non plus', quand pratique-t-on l'élision, pourquoi parle-t-on d'embouteillage et de bouchons sur les routes, qu'est le véritable pastis marseillais, que fait-on du participe passé des verbes occasionnellement pronominaux, comment une ville de Hongrie est à l'origine du mot coach, pourquoi les notes de musique sont do, ré, mi…

On apprend, réapprend ou se fait faire une petite et anodine piqûre de rappel (en cette période ou les virus nous enquiquinent) contre les très nombreux pièges que se plaît à dresser notre farouche langue française à qui cherche à la pratiquer de la meilleure façon possible si ce n'est à la dompter tel un cow-boy du bien parler montant son cheval sauvage pour la première fois.

Un léger florilège de petites expressions que l'on écorche (ou entend écorcher) fréquemment quand elle ne sont pas systématiquement mises à mal par des habitudes régionales et/ou culturelles.

Des réponses à des quand, des où ou des pourquoi que l'on compulse allègrement entre deux préparatifs culinaires choisis pour que les fêtes soient folles sans paraître fou à table pour employer notre belle (et traitre) langue à tort et à travers. (Pour ne pas marcher également à tort et à travers, les bulles du champagne seront considérer avec modération)

Comme je le dis parfois quand je viens de terminer un livre léger entre deux ouvrages plus complexes : c'est un en-cas, un entremet, ou en fin d'année,  un amuse-buche, (Il y avait un rapport finalement avec la recette de mon fils) voire un trou normand, même s'il n'a été écrit ni dans un hameau manchois perdu, ni par un alcoolique calvadosien (enfin, je pense !).
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Que dire de plus par rapport au précédent opus pour lequel j'avais écrit une critique au mois de novembre dernier ?

Pas grand-chose, si ce n'est qu'une fois de plus, pour les amis de la langue française et de ses petites subtilités, Muriel Gilbert aura de nouveau mis dans le mille avec ses chroniques toujours aussi malicieuses, dont les sujets alternent entre les origines des bizarreries de notre langue et ses conseils avisés (en tant que correctrice de presse) qui nous permettent d'éviter les pièges les plus grossiers, mais dans lesquels on tombe assez souvent, de notre si belle mais si vicieuse langue.

Des bonbons à consommer sans modération !
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Avec ce second tome, Muriel Gilbert poursuit l'exploration commencée dans le premier, et que j'ai trouvé formidable, des beautés insolites de la langue française où l'on apprend, par exemple, les raisons pour lesquelles j'écris "second tome" et ne prononce pas "se con", euphoniquement gênant, mais "se gon". Nous serions, à cet égard, les seuls enfants du latin, à procéder ainsi...

Jetez-vous dessus !!

Pat
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Vous me direz qu'il y a pas mal de gens qui ne lisent pas [...] Par ailleurs, lire, ce n'est pas uniquement lire des livres. Même ceux d'entre nous qui sont persuadés de ne pas lire lisent à longueur de journée : il y a de l’écrit partout, dans nos vies, sur les panneaux, à la télévision, sur les affiches, les menus des restaurants, les paquets de lessive et même les paquets de bonbons. Autant occasions de remarquer et de retenir l'orthographe des mots. Et le plus chouette c'est que, bien souvent, on les apprend ainsi sans vraiment faire d'effort. (p. 46)
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Pour se plaindre des embarras de circulation, nos cousins du Québec évoquent les congestions, les Suisses les colonnes et les Belges les files de voitures....Curieusement, en France, quand on ne parle pas d'embouteillages, on parle de quoi ?... De bouchons !
Est-ce parce qu'il leur est si douloureux de choisir entre boire et conduire que les Français sont les seuls à avoir inventé non pas une mais deux métaphores alcoolisées pour les embarras automobiles ? Ce n'est pas impossible... (p. 15)
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Les accents régionaux et les régionalismes - les expressions typiques d'une région, comme peuchère - relèvent de l'identité des terroirs, sans compter que ce sont des petites perles qui participent à la saveur des voyages, des rencontres et des vacances. D'une certaine façon, on parle plusieurs français en France... [...] Alors évidemment, on évite les régionalismes dans les lettres de motivation, mais ailleurs, interdit de les interdire, ils sont si jolis ! (pp. 78-79)
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C'est vrai, la langue française est exigeante. Aussi savant soit-on en la matière, champion de dictée, correcteur de presse ou Immortel du Quai Conti, on n'a jamais fini de l'apprendre, tant les règles qui la régissent sont nombreuses, emberlificotées à plaisir, et assorties de régiments d'exceptions plus baroques les unes que les autres. Et c'est précisément ce qui en fait toute la joie et les délices. (p. 128)
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Permettre aux criminels d'échanger entre eux sans être compris des citoyens ordinaires, et des forces de l'ordre en particulier, est donc la fonction première de l'argot. C'est pourquoi, dès que certains mots commencent à pénétrer dans la langue du commun des mortels ou à être compris par eux, la pègre, instinctivement, naturellement, en cherche de nouveaux. (p. 99)
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