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ISBN : 2070513831
Éditeur : Gallimard (20/02/1998)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 200 notes)
Résumé :
Douze enfants, six garçons et six filles ! Et pas de place pour l'improvisation : Papa est ingénieur, spécialiste du rendement, et s'efforce d'appliquer chez lui les méthodes éprouvées à l'usine. Des vues très modernes sur l'éducation des enfants (nous ne sommes qu'au début du XXe siècle). La bonne humeur est toujours présente dans cette joyeuse famille, où la démocratie n'est pas un vain mot !

Les douze enfants Gilbreth sont, comme leurs père et mèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Folfaerie
  27 décembre 2014
Voilà un classique jeunesse qui fit les délices de mon enfance. Je possède encore ma vieille édition avec sa couverture jaune.
La famille Gilbreth est une famille nombreuse, 6 garçons et 6 filles, rien que des rouquins, et deux parents devant utiliser ressources et imagination pour élever tous ces enfants.
Franck et Ernestine, deux des enfants, racontent ainsi le quotidien de leur famille : petits drames, aventures burlesques, rien ne manque. L'histoire se passe aux Etats-Unis dans le New-Jersey dans les années 1910 et suivantes. le portrait du père est saisissant, un type formidable qui, pour ne pas se laisser déborder, décide de gérer sa famille comme on gère une petite entreprise (il est en effet expert en rendement) : tâches assignées à chacun (M. Gilbreth essaie d'appliquer l'économie du mouvement jusque dans les tâches ménagères...), emploi du temps bien précis... mais attention, rien de barbant ou de sérieux dans cette organisation car M. Gilbreth avait des idées bien souvent farfelues ! Même l'auto fait partie de la famille (elle s'appelle "Foolish carriage").
Un récit tendre et drôle que j'ai adoré, qui est également un instantané de la vie des classes moyennes au début du XXème siècle.
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myriampele
  11 mars 2014
J'avais lu ce livre il y a...cinquante ans, pas moins! Et je l'ai trouvé aussi drôle et plaisant à lire qu'à cette époque. le père de cette nombreuse marmaille est toujours aussi pittoresque et aujourd'hui mes petits enfants prennent encore du plaisir à le lire!
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Ninule
  16 juin 2015
Treize à la douzaine, ça doit correspondre à peu près au nombre de fois que j'ai lu ce livre, enfant ou adulte.
Un régal d'humour, de tendresse;
Un des livres sans doute qui ont contribué à faire de moi une lectrice insatiable
L'opération des amygdales filmées sans la bobine, la douche express (le circuit optimal du savon sur le corps, ayant fait l'objet d'études approfondies) mais rentabilisée (cumulant l'apprentissage des langues grâce au disque de leçons d'allemand qui tourne en même temps), les promenades en voiture avec le père exhibant fièrement sa tribu de rouquins, le mémorable voyage en train jusque chez les grands-parents, le conseil de famille, les soumissions familiales pour les travaux, ... autant de tableaux hilarants qui donnent envie de faire partie d'une famille nombreuse, ou du moins, de celle de Frank Gilbreth.
Chacun des membres de la famille a sa personnalité; qualités comme défauts sont dépeints sans concession, ce qui les rend sans doute d'autant plus attachants.
Et quand vient l'heure de la mort du chef de la tribu, on se prend à pleurer avec ses frères et soeurs de papier, un père de papier, et la fin d'une époque.
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doyoulikefrogs
  22 novembre 2015
Ce récit assez drôle sur l'organisation d'une famille de 6 garçons et de 6 filles m'a beaucoup fait sourire. J'ai lu ce livre quand j'étais enfant et je me souviens encore avoir eu beaucoup de sympathie pour le père, ingénieur, qui décide de rendre la famille plus productive en améliorant son rendement, avec pour mission de réduire le temps de chaque action à la maison, comme le temps passé à la salle de bain, etc.
Là où le livre est sympathique c'est justement dans l'appréciation que l'on a d'une telle famille. L'auteur ne verse pas dans un récit sur la famille "traditionnelle" ou sur une vue paternaliste ou conservatrice de la famille.
Le roman est moderne car il laisse de la place aux filles comme aux garçons, aux aînés comme aux benjamins.
Une lecture pour les jeunes et aussi pour les plus grands!
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_BNFA
  26 mars 2014
Expert en mouvement, Frank Bunker Gilbreth a résolu d'appliquer ses préceptes d'efficacité à chaque aspect de son métier, mais aussi à sa famille. Douze enfants – six filles et six garçons –, rien de moins ne les ont satisfait, lui et sa femme. L'éducation d'une telle nichée impose une organisation sans faille. Cela tombe bien, l'organisation est sa spécialité.
Concours d'apprentissage de frappe rapide à la machine à écrire, récompenses pour les classes sautées à l'école, course aux trésors en morse, tout est bon pour une éducation performante, mais ludique, car Gilbreth adore les enfants et ceux-ci le lui rendent bien.
Ernestine et Frank Gilbreth, deux des enfants de Frank Bunker Gilbreth, ont rédigé leur roman autobiographique en hommage à la mémoire de leur père, mort en 1924 d'une crise cardiaque, à l'âge de cinquante-six ans. Gilbreth était un pionnier reconnu des méthodes d'organisation du travail, à l'instar de Frederick W. Taylor, mais avec un point de vue plus orienté vers l'économie du mouvement humain que vers celle du temps.
Sa femme, Lillian Moller Gilbreth, tout aussi présente dans le récit bien que d'une attitude plus réservée que son volubile mari, est l'une des premières américaines à avoir validé un doctorat (en psychologie) et pratiqué en tant qu'ingénieur. Elle a secondé Frank Bunker Gilbreth dans son travail dès les premières années de leur mariage. Elle a poursuivi leur oeuvre commune bien après la mort de son conjoint et la fin du roman, au cours d'une vie longue et très active.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ivoirebene83ivoirebene83   17 février 2013
Papa était un homme grand. Il avait une grosse tête, des bajoues et un col à la Herbert Hoover. Depuis longtemps, il n'était plus mince. Il avait dépassé le cap des cent kilos au début de la trentaine et l'avait laissé si loin derrière lui qu'il était parfois obligé d'emprunter une échelle à bagages pour monter dans le train. Mais il se comportait avec l'assurance d'un homme arrivé, fier de sa femme, fier de ses enfants, fier de sa réussite dans les affaires.
Papa avait assez de toupet pour en imposer aux autres et assez de talent et d'importance pour soutenir le personnage qu'il entendait jouer aux yeux du monde. S'il entrait dans une usine, chez Zeiss, par exemple, en Allemagne, ou chez Pierce Arrow dans notre pays, il annonçait tout de go qu'il pouvait augmenter la pro­duction d'un quart. Et, en général, il le faisait.
L'une des raisons pour laquelle il eut tant d'enfants - nous n'étions pas moins de douze - venait de la confiance qu'il avait en tout ce que lui et Maman entreprenaient ensemble. Ce ne pouvait être qu'un succès.
Papa mettait toujours en pratique ce qu'il prêchait, et il était impossible de délimiter où finissait en lui l'homme de science et où commençait le père de famille. Son bureau était sans cesse plein d'enfants. Il emmenait souvent deux ou trois d'entre nous, quand ce n'était pas la douzaine, dans ses déplacements d'affaires, et nous le suivions, carnet de notes et crayon en main, pendant qu'il visitait une usine qui avait requis ses services comme «expert au rendement».
D'ailleurs notre maison de Montclair, dans le New Jersey, était une véritable école de rationalisation scientifique pour l'élimination des mouvements inutiles, ce que Papa et Maman appelaient «l'étude du mouvement».
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myriampelemyriampele   11 mars 2014
Maman était la seule, avec les bébés, à ne pas nager. Elle avait horreur de l'eau froide, de l'eau salée et du costume de bain. Elle prétendait qu'il la grattait, et, bien qu'elle portât le modèle le plus ancien, avec des manches longues et des bas noirs, elle ne se trouvait jamais convenable dedans. Papa prétendait que Maman, quand elle allait se baigner, mettait plus de vêtements qu'elle n'en enlevait.
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CielvariableCielvariable   07 mars 2018
Mrs Mebane se présenta elle-même à maman.

- C'est à propos du contrôle des naissances, lui dit-elle.

Maman rougit.

- De quoi s'agit-il?

- On m'a dit que vous pourriez vous y intéresser.

- Moi?

- Je m'en suis entretenue avec votre amie Mrs Bruce et elle a paru s'y intéresser elle-même.

- N'est-ce pas un peu tard pour elle? demanda maman.

- Je vois ce que vous voulez dire, Mrs Gilbreth. Mieux vaut tard que jamais, n'est-il pas vrai?

- Mais elle a huit enfants! dit maman.
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CielvariableCielvariable   07 mars 2018
- Ils ne se comportent pas du tout comme je l'imaginais, dit grand-papa. D'après vos lettres, je pensais qu'ils criaient et sautaient sans arrêt. Je crains qu'ils ne se sentent pas chez eux.

- Ils s'y sentiront bien assez tôt, les avertit maman. J'ai plutôt peur que, lorsqu'ils décideront de faire comme chez eux, ils ne s'y mettent tous à la fois. Et alors... autant prendre la porte.
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CielvariableCielvariable   07 mars 2018
Mais papa nous grondait rarement pour ce genre de choses. Il était convaincu que nos mauvaises notes ne provenaient que d'une erreur de jugement de nos professeurs.

- Cette femme ne sait pas son métier! grommelait-il, s'adressant à maman. Elle s'imagine prendre en défaut un de mes enfants, quand elle n'a même pas le bon sens de reconnaître un élève intelligent d'un crétin!
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Vidéo de Ernestine Gilbreth
Treize à la douzaine ( Cheaper by the Dozen ), film 2003 Bande-annonce
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