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ISBN : 2916631186
Éditeur : Le Turban Noir (01/01/1900)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
L’hermétisme apparaît comme « occidental » aussi bien par son origine que par la localisation des empires marqués par son influence. Parmi ceux-ci, l’un des plus remarquables est assurément l’empire alexandrin qui, lui-même purement occidental à son début, apparaît ensuite, dans son aboutissement historique, comme un trait d’union entre l’Orient et l’Occident, ce qui en fait une préfiguration de l’islâm. Ceci permet de comprendre, tout au moins pour une part, l’impo... >Voir plus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   02 février 2017
A la différence de la légende chrétienne des sept Dormants, le texte coranique fait expressément mention du chien, décrit au verset 18 comme « se tenant sur le seuil [de la caverne], les pattes étendues », attitude qui était précisément la sienne dans les peintures rituelles de l’Égypte ancienne(1).

Quelle signification l’ésotérisme islamique confère-t-il à cet emblème du huitième Kabire ? La première question qui se pose à ce sujet concerne l’énigmatique « raqîm » mentionné dans le premier des deux versets cités. Certains expliquent ce terme par la présence de la caverne et concluent qu’il s’agit de la montagne à l’intérieur de laquelle celle-ci était située. Cette interprétation évoque un symbolisme dont René Guénon a mis en lumière la portée initiatique. D’autres considèrent plutôt la signification du terme raqîm en langue arabe, tiré d’une racine comportant l’idée d’« inscrire ». Raqîm devrait être compris ici dans le sens passif de marqûm (ce qui est inscrit), car il s’agirait de l’inscription qui figurait à l’entrée de la caverne et qui portait les noms de ses occupants. D’autres enfin rattachent ar-Raqîm à ces derniers et l’assimilent au chien dont il est question dans le second verset.

Il est remarquable que ces interprétations, apparemment fort différentes, font toutes références à Idrîs-Hermès.

En effet, le symbolisme de l’inscription peut être rapporté au fait que, selon l’« histoire sainte » de l’islâm, Idrîs est le premier homme qui a tracé des caractères au moyen d’une plume. Il en va de même dans la tradition égyptienne où Toth-Hermès est celui qui a inventé et établi l’écriture ; c’est pourquoi il est honoré comme le patron des scribes. Le chien est, quant à lui, un des principaux attributs animaliers d’Hermès et de ses équivalents traditionnels(2). Son symbolisme est évoqué dans un autre commentaire de Qâchânî, selon lesquels les Compagnons de la Caverne étaient répartis en deux groupes entourant un personnage centrale qu’il appelle « ar-râ’y », c’est-à-dire « le protecteur », ou encore « le berger propriétaire du chien », ce qui renvoie à l’image de l’« Hermès criophores », évoquées dans La Divine Comédie au moyen des deux nombres-clés mentionnés par René Guénon au chapitre VII de l’Ésotérisme de Dante : 666, triangle des 36 premiers nombres qui composent le « Sceau du Soleil » ; et 515 qui, selon la Science des Lettres, est le nombre même d’Idrîs.

De là, cette fonction apparaît comme étant celle du « Dux » ou « Régent suprême » qui opérera le redressement du cycle final. L’instrument visible de ce redressement sera « celui qui est bien dirigé », autrement dit le Mahdî. Or, selon l’enseignement ésotérique de l’islâm, les Compagnons de la Caverne sont autre que les « Vizirs du Mahdî ».

(1) « Il faut noter les saisissantes images, peintes à la porte de plusieurs hypogées, d’un grand chien noir qui veille, couché sur un socle » ; cf. G. POSENER, op. cit., p. 16.

(2) Nous pensions ici au dieu Lug de la tradition celtique. (pp. 153-155)
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enkidu_enkidu_   02 février 2017
En dépit de ces naïvetés et de ces faiblesses, et à condition d’être lu, en quelque sorte, « entre les lignes », son ouvrage [La Philosophie bantoue de Placide Frans Tempels] demeure irremplaçable, car il est le seul à avoir parfaitement mis en lumière les principes métaphysiques sur lesquels reposent les traditions des Noirs. En voici quelques extraits significatifs :

« […] l’être EST force. […] Si nous formulons le concept d’être [des Noirs] comme étant ‘’la chose qui possède la force’’, le lecteur en retiendra que la force est considérée comme un attribut de l’être. Or [pour eux], la force n’est pas un accident, c’est même bien plus qu’un accident nécessaire, c’est l’essence même de l’être en soi. […] la force vitale, c’est l’être même tel qu’il est, dans sa totalité réelle, actuellement réalisée et actuellement capable d’une réalisation plus intense. Cette force se réalisant plus ou moins, l’être même se réalise plus ou moins. »
(…)
Et encore :

« Dieu […] est La force suprême, complète, parfaite : Il est le Fort en Soi et par Soi […]. »
(…)
« […] Il sustente et augmente la vie des forces qui se trouvent sous sa hiérarchie « ontologique ». […] Connaissance et sagesse sont forces vitales […], la vraie sagesse consiste à comprendre la nature et l’action des forces autres, […] telle est pour eux la vraie connaissance : intelligence métaphysique des forces, ou des êtres. »

Ces textes laissent entrevoir la raison pour laquelle, selon un autre enseignement remarquable du Père Tempels, le Noir « ne trouve son équilibre que dans un déséquilibre constant » ; de même qu’il n’affirme la fidélité immuable de son être profond qu’en « faisant semblant » de se conformer aux contraintes qui se présentent à lui, tout comme l’eau « fait semblant » de prendre la forme du récipient qui la contient. Pour les Noirs d’esprit traditionnel, il ne peut y avoir, et n’y aura jamais, ni dogme, ni idéologie. Telle est la manière dont l’« indifférenciation primordiale » du pôle passif s’exprime dans leur modalité individuelle. L’importance « vitale » et « compensatoire » de la « mission des Noirs » dans le monde faussement intellectuel d’aujourd’hui se comprend par là même. Si, selon les Cahiers de l’Ordre du Temple, la race noire est la première manifestation cyclique de l’« esprit du Kshatriya », la référence à la doctrine des gunas montre qu’elle assume aussi, en mode substantiel, une fonction axiale qui la prédispose, peut-être plus que toute autre, à être le support d’un empire sacré réalisant, dans l’immutabilité de l’unité primordiale, l’équilibre de toutes les forces différenciées qui maintient la stabilité du monde. (pp. 101-103)
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