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EAN : 978B017YC7U4U
Éditeur : Image Comics; edition (2014-11-27) (30/11/-1)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Tous les 90 ans ou presque, douze dieux se réincarnent dans le corps de jeunes adultes. Ils sont charismatiques et brillants. Ils se tiennent devant des foules immenses, qu'ils emmènent dans l'extase au travers de langues inconnues. La rumeur veut qu'ils soient capables de miracles. Ils sauvent des vies, que ce soit métaphorique ou bien concret. Ils sont aimés. Ils sont détestés. Ils sont brillants. Dans moins de deux ans, ils seront tous morts...Prenant place dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  18 juillet 2019
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2014, écrits par Kieron Gillen, dessinés et encrés par Jamie McKelvie, avec une mise en couleurs réalisée par Matthew Wilson. Les couvertures ont été réalisées par McKelvie & Wilson. le tome comprend également les couvertures variantes réalisées par Bryan Lee O'Malley, Chip Zdarsky, Stephanie Hans, Kevin Wada, Becky Cloonan, ainsi que 3 couvertures variantes de McKelvie. Il comprend aussi la bande annonce de la série : 2 pages de bande dessinée conçue comme une collection de moments clé, rapprochés les uns des autres.
Le 31 décembre 1923, 4 personnes sont assises à une table ronde avec chacun un verre de vin. La table peut accueillir 12 personnes, et il y a un crâne sur la table, devant chacune des chaises vides. Une vieille femme avec un masque se tient debout, leur demande s'ils souhaitent ajouter quelque chose, les assure de son amour, leur dit au revoir et quitte la pièce. Baal (Hammon), Amaterasu, Minerva et Susannoo claquent des doigts avec leur main droite et le manoir explose, les tuant. le premier janvier 2014, dans le quartier résidentiel de Brockley dans le Sud de Londres, Laura Wilson (17 ans) sort de la maison de ses parents. Elle s'arrête dans des toilettes publiques pour se changer, avec une perruque rouge, et une robe blanche, complétée par un magnifique collier. Elle se rend au concert de la chanteuse pop Amaterasu, complètement sous le charme de son chant, comme tous les autres spectateurs. À la fin du concert, toutes les personnes présentes s'évanouissent pendant la dernière chanson. Laura est la première à reprendre connaissance. Elle constate qu'elle est observée par une femme habillée d'un costume blanc, qui connaît son prénom, qui la félicite d'être la première à reprendre conscience et qui s'allume une cigarette avec une flamme jaillie de son pouce droit.
Laura reconnaît en son interlocutrice Luci, une autre star de la pop qu'elle est également allée voir en concert. À sa grande surprise, Luci propose à Laura D aller rencontrer Amaterasu qui est en train de donner une interview dans le salon d'à côté. Dans la pièce, se trouve également une autre star pop Sakhmet. Répondant aux questions de l'intervieweuse Cassandra Igarashi, Amaterasu explique qu'elle est une déesse, qu'elle vit pour être source d'inspiration pour ses fans. Iagarashi la prend de haut, lui rappelant qu'elle est une jeune femme de 17 ans s'appelant en réalité Hazel Greenaway, originaire d'Exeter. Igarashi ne se laisse pas embobiner et indique qu'elle connaît la musique : le concept de Récurrence, une fois par siècle une douzaine de dieux s'incarnent sur Terre, et ils disposent de 2 ans de vie avant de mourir à nouveau. Elle estime que ces soi-disant dieux (Amaterasu, Luci, Sakhmet) sont des imposteurs ayant acquis un vernis de culture mythologique en lisant wikipedia. Tout d'un coup Sakhmet bondit de son canapé, distrait par un point rouge qui bouge sur le mur. Une pluie de balles s'abat sur la pièce, provenant de 2 tireurs d'élite postés sur le toit de l'immeuble d'en face. Luci décide de prendre les choses en main.
Kieron Gillen et Jamie McKelvie n'en sont pas à leur coup d'essai, ayant déjà réalisé la série indépendante Phonogram et une saison des Young Avengers pour Marvel. En prenant ce tome en main, le lecteur constate tout de suite le soin apporté à son design, depuis les couvertures très impressionnantes avec les gros plans de visage, aux pages d'intertitres, en passant par les sigles des popstars dans les petits badges ronds disposés en cercle. Ensuite, il est impressionné par l'apparence clinique et détachée des dessins. Jamie McKelvie utilise un trait noir très fin pour détourer les surfaces, donnant une impression de description précise, mêlée d'une impression de propreté, de netteté et de dessin très facile à lire. Il montre exactement les choses et les gens comme ils sont, tout en introduisant un degré de simplification, comme s'il ne s'attachait qu'à rendre des contours clairs et nets. le lecteur constate dans le même temps que le travail de mise en couleurs de Matthew Wilson complète et nourrit ces contours détourés, de manière simple, sans appliquer des dégradés aux milles nuances, ni en ajoutant des textures sur chaque surface. du coup, avec des formes aux contours nets et évidents, et une mise en couleurs cadrée, les cases prennent une apparence simple et évidente, offrant une lecture d'une grande facilité. de même l'intrigue s'avère très linéaire. Un groupe de jeunes gens prétend être la réincarnation de dieux pour une durée de 2 ans. La séquence d'ouverture indique au lecteur qu'il s'agit d'un fait attesté dans le cadre du récit. La dynamique du récit repose sur une enquête : quel est le dieu responsable du meurtre du juge Holmes ? Facile d'accès et simple de lecture.
Dès la première scène, le lecteur est happé par l'ambiance de mystère macabre (un crâne en gros plan, une forme de suicide collectif) et par le pouvoir de séduction des dessins. Ils sont propres sur eux et nets, avec des détails raffinés. le lecteur peut voir la forme des boutons de manchette assortie à la cravate, le collier de perle, le masque de perle d'Ananke richement décoré, le motif imprimé de sa robe, la forme des chaises au dossier très droit, les dalles du carrelage, etc. Il prend conscience qu'il ne manque que la sensation de texture des matériaux pour que la description soit complète, tout en se rendant compte que si le dessinateur ou le coloriste avait ajouté ces informations visuelles, les dessins deviendraient surchargés et illisibles. Avec cette entrée en matière, il devient sensible à la manière dont la narration visuelle apporte des informations. Rapidement, il observe comment les dessins montrent la personnalité des différents personnages divins, à commencer par leur tenue vestimentaire : le costume blanc chic et sophistiqué de Luci, les tenues changeantes de Morrigan en fonction de sa personnalité dominante du moment, le costume rouge haute couture de Baal Hadad porté sur un teeshirt et une chaîne en or, la robe vaporeuse d'Amaterasu. Cette attention apportée aux tenues vestimentaires participe visuellement à souligner l'importance que ces individus accordent à leur apparence.
De la même manière, la première scène attire l'attention du lecteur sur le choix du mobilier, sa disposition et la décoration d'intérieur. Effectivement par la suite, Jamie McKelvie continue à créer des environnements concrets et plein de personnalité. le lecteur reconnait immédiatement une rue résidentielle de Londres, avec ses maison bien alignées à 1 étage et ses fenêtres à guillotine, les coulisses de la scène avec leurs murs en brique non décorés et l'éclairage industriel, la salle d'audience où le juge Holmes entend la déposition piquante de Luci, le petit jardinet minable de la maison des parents d'Eleanor Rigby, la décoration m'as-tu-vu de l'appartement de Baal… Progressivement, le lecteur se rend compte de la manière dont McKelvie accentue discrètement une expression de visage de ci de là, conférant également un petit supplément d'âme au personnage en train de s'exprimer. L'artiste n'est pas en reste pour les moments spectaculaires comme des bris de vitre, une tête qui explose, une tête tranchée, un mur composé de visages d'Ananke, une nuée de corbeaux… Même s'il utilise beaucoup la succession de têtes en train de parler pour les dialogues, Jamie McKelvie conçoit ces champs et contrechamps de manière différente pour chaque discussion, avec des visages expressifs, que ce soit par le regard, par la forme de la bouche, et même par l'inclinaison de la tête.
L'écriture de Kieron Gillen s'avère tout aussi séduisante. Il est difficile de résister à ses dieux hautains, à l'aura irrésistible, à la célébrité sans remords, au caractère difficile. Ils sont humanisés au travers du regard de Laura Wilson, une vraie fan qui les côtoie et qui n'hésite pas à s'impliquer personnellement pour les aider, surtout pour aider Luci. Au-delà de l'enquête pour découvrir le vrai coupable du meurtre du Judge Holmes, le lecteur prend plaisir à côtoyer lui aussi ces individus hautains, confiants dans leur supériorité par rapport aux simples humains, mais aussi tragiques car ils savent qu'ils ne disposent que de 2 ans pour profiter de leur condition. Bien sûr, le lecteur peut y lire une métaphore de la jeunesse, de cet âge de tous les possibles, des découvertes et d'un rythme de vie effréné. S'il est en phase avec la culture pop de Kieron Gillen, il relève des clins d'oeil discrets à quelques chansons. Par exemple, quand aura Wilson indique qu'elle a tout juste 17 ans, Luci complète sa phrase par une autre phrase extraite de I saw her standing there, des Beatles. Mais ces références sont en arrière-plan de la narration, sans jamais devenir l'unique intérêt de la lecture. Ce premier tome se focalise sur la relation entre Laura et Luci. Cette dernière révèle la déité qu'elle incarne dès sa première apparition, et le lecteur découvre avec surprise que le scénariste développe un portrait social et psychologique aussi inattendu que pénétrant de cette personne. La mort survenant dans le dernier épisode rappelle également que l'histoire s'ouvre avec un gros plan sur un crâne, déjà un symbole de la mort.
Ce premier tome remplit pleinement son office : le lecteur sait qu'il reviendra pour connaître la suite de l'histoire, totalement fasciné par ces individus se déclarant divinité. Il est sous le charme de l'élégance des dessins des Jamie McKelvie et de la mise en couleurs de Matthew Wilson. Il est séduit par la personnalité de la narration, intelligente, cultivée, matoise.
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deidamie
  06 janvier 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je viens vous déclarer officiellement que j'aime Lucifer.
-Lucifer… le méchant chat dans Cendrillon ?
-Mais non ! Lucifer !
-…
-Satan ! L'ange déchu ! Morningstar ! le PDG de l'enfer !
-Aaaaaah, Lucifer… et donc tu kiffes le… QUOI ?!
-Hé oui, après la lecture de Faust Départ, me voilà séduite, conquise, tombée sous son charme vénéneux.
Or donc, tous les 90 ans, douze déités s'incarnent sur Terre pour former le panthéon : un ensemble de dieux inspirant les humains. Il ne leur reste que deux ans à vivre lorsqu'ils découvrent leur nature divine. Laura, lycéenne, rencontre Lucifer qui l'introduit auprès d'Amaterasu après un concert de cette dernière.
-Et alors ?
-Et alors cette rencontre va changer sa vie.
-Et c'est original en quoi, exactement ?
-En ce que ces dieux sont auréolés de mystère et que je brûle d'en savoir plus sur eux !
-Ben t'as qu'à ouvrir n'importe quel traité de mythologie.
-Mais non ! Enfin, si, mais dans l'histoire, je veux dire ! Sont-ils vraiment sincères ? Sont-ils des arnaqueurs ? Quels sont les liens qui les unissent ? S'aiment-ils ? Comment peut-on vivre sereinement en sachant qu'on n'a plus que deux ans à vivre ? Pourquoi Baal a-t-il l'air constamment énervé ? Et Minerva, ça va, pas trop dur d'être une déesse de douze ans ?
La rencontre de fans va changer de ton pour devenir une énigme à résoudre. Voilà qui est plus intéressant que les émois de fan de Laura.
-Et pourquoi cette passion soudaine pour l'incarnation du mal ?
-Parce qu'elle se montre mortellement séduisante et spirituelle. Lucifer possède une grande qualité : ses textes sont drôles, subtils et décalés. Je comprends que Laura soit éblouie : l'intérêt de cette divinité te rend exceptionnelle. Ce personnage révèle plusieurs facettes : tour à tour pervers, intrigant, manipulateur, irritant, arrogant, irrésistiblement drôle catégorie humour noir et… touchant aussi.
-Touchant ? Lucifer… t'émeut ?
-Avoue qu'il y avait du défi ! Et oui, Lulu m'a émue : j'ai admiré sa large palette d'émotions. A mon sens, c'est l'atout le plus important de ce tome.
-Laura est falote, à côté, non ?
-Oui et non. Elle n'existe que par sa fascination pour le panthéon, c'est vrai. Je n'y accorde pas beaucoup d'importance : j'ai reconnu chez elle la puissance de l'addiction quand on est vieil ado, la fougue qui te fait faire n'importe quoi. Ensuite, sa façon de se parler à elle-même m'a fait sourire : tellement authentique.
Et puis, graphiquement, c'est très beau et lumineux ! Certains jugeront le dessin excessivement lisse peut-être, j'avoue que j'ai aimé ce graphisme clair, coloré et spectaculaire.
-Oui, on sait que tu aimes les pluies de paillettes...
-Oh non, pas que ! J'aime les robes en corbeaux aussi. Et je veux aussi avoir des cheveux roux flamboyant, et puis après j'ferai des galas, mon public se prosternera devant moi…
-Popopop ! Qu'est-ce qu'on a dit, Dédé ?
-…Pas chanter… pardon…
Faust Départ m'a convaincue par sa qualité graphique et scénaristique. J'ai été agréablement étonnée aussi de voir que le titre représente une diversité sans complexe. Je suis curieuse de voir si la série va tenir ses promesses. En attendant, elle représente quelque chose que j'aime beaucoup en littérature.
-Quoi donc ?
-Un pont vers d'autres connaissances. Je compte bien me documenter davantage sur Baal et Morrigan, entre autres. Si vous connaissez des références intéressantes, n'hésitez pas, les commentaires sont dessous. »
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DreamBookeuse
  01 octobre 2018
Tous les 90 ans, des adolescents deviennent les réincarnations de divinités empruntées à des mythologies anciennes et variées : phocéennes, celtes, chrétiennes, égyptiennes et j'en passe. Ils deviennent alors des dieux vivants, des pop stars, des seigneurs de l'underground, ils sont brillants et tous les admirent. Mais ils n'ont que deux ans. Deux ans sur cette Terre avant de disparaître pour 90 années supplémentaires. Précipitée au milieu de ce panthéon déjantée, Laura, une jeune femme de 17 ans qui n'échappe pas à l'admiration des foules pour ces créatures, tombe sous le charme de Luci dite Lucifer. Luci qui semble être le sujet d'un complot. Mais si tout cela allait au delà d'elle. Et si ce complot visait les 12 ?
Mon avis
Je ne prétendrais pas être incollable sur le sujet, je ne suis d'ailleurs pas une immense fan de pop rock et pourtant… pourtant j'ai adoré ce premier opus funcky, punchy, sexy. le parallèle qui est créé entre ces êtres mythiques et les « dieux vivants » de la pop actuelle est tout bonnement remarquable et donne, sociologiquement, à réfléchir. Mais on peut aussi très bien admirer le coup de crayon de Jamie McKelvie qui offre tout son charme à ce comics : ainsi Luci prend les allures androgynes de David Bowie , Baal le langage et la carrure de Kanye West, Shakhmet la grâce féline de Rihanna et d'autres que je n'ai pas su identifier… (Pardonnez mon manque de culture dans ce milieu musical, mais n'hésitez pas à me dire si vous avez trouvé d'autres duo !)
The Wicked + The Divine ne s'intéresse pourtant pas seulement à cette question de la divinité actuelle, de la fanatisation des foules ou de l'élévation de certaines personnes au dessus de nous autres simples mortels, mais il est également question du deuil, du délai qui nous est accordé avant notre mort à tous. Dans sa préface le scénariste confie que la mort de son père, des suites de son cancer, lui a donné envie d'écrire sur cette chose là : la mort. C'est quelque chose d'extrêmement complexe à définir ce que l'on ressent face à cela, mais cela l'est d'autant plus lorsque notre temps est compté. Deux ans c'est court, court pour profiter, court pour aimer, court pour s'élever. le comics s'ouvre d'ailleurs sur une tête de mort, petit clin d'oeil aux vanités des tableaux de la peinture classique. Dans cette même préface Kieron Gillen confirme son envie de travailler sur les mythologies et sur la musique pop, sujet qu'il avait déjà écumé dans Phonogram aux côtés de Jamie McKelvie. En réunissant ces deux choses que l'on aurait pu penser éloignées, il créé un petit bijou, étonnant et extravagant.
Avec cette première tomaison nous obtenons une belle vision de ce que pourra être la saga complète et il y aura du lourd, du très très lourd. Scénaristiquement, en quelques cases et planches, Wic/Div commence à poser ses personnages. Chacun a un background, certains se révélant plus que d'autres comme la jeune Amaterasu à travers les propos de Cassandra, une journaliste, Luci lorsqu'elle raconte sa réincarnation ou encore Baal qui est un personnage extrêmement égocentrique mais qui sera pourtant le seul à défendre Lucifer lorsque celle-ci est accusée de meurtres. A contrario d'autres personnages restent des mystères comme cette « Tara, fuck Tara » dont on ne sait rien mais qui est pourtant évoquée à de nombreuses reprises ou Ananké qui semble être un genre de « chef » mais dont on ne comprend pas très bien le rôle, notamment parce que c'est la seule déesse que l'on ne voit pas mourir dans la première partie du comics. de nombreuses énigmes naissent donc du passé même du panthéon, et de ce que le scénariste nous laisse gentiment entrapercevoir…avant de nous claquer la porte au nez !
De ce point de vue il est donc beaucoup plus facile et voire indispensable de s'attacher à l'héroïne, Laura, une jeune fille de 17 ans qui se retrouve là un peu par hasard. Venue assister à un concert d'Amaterasu, elle est la dernière à s'évanouir face au regard incandescent de la déesse…et la première à se relever, lui permettant d'assister à l'interview. C'est à partir de là que tout commencera. Ce soir là, plusieurs personnes se feront tirer dessus par des tirs extérieurs inconnus. Lucifer, verte de rage se rend sur le balcon et décide de « claquer des doigts » (dingue le pouvoir que tout cela peut receler un petit claquement…). Conduite au tribunal puis en prison, elle clame pourtant son innocence. Et Laura la croit. Bien décidée à la sortir de là, la jeune femme s'enfonce un peu plus dans un courant qui pourrait bien l'emporter. Parce que se mêler des affaires des dieux n'est jamais chose facile. Surtout lorsque ceux-ci se retrouvent en plein milieu d'un complot dirigé par on ne sait qui et qu'ils ne semblent guère décidés à réagir.
Enfin, les graphismes sont vraiment à couper le souffle, tantôt pastels, tantôt électriques, flashy, ils donnent corps à ce scénario fantasque. Les planches sont soignées, lumineuses ou sombres, il y a vraiment un « mouvement » qui se dégage d'elles, loin de l'impression figée que peuvent me donner certaines bandes dessinées. Pourtant le cadre reste assez classique ainsi que la case. D'une certaine façon The Wicked + The Divine m'a un peu fait penser à Saga, et si vous enlever le côté SF / space opera de celui-ci vous obtenez quelque chose de vraiment approchant en terme de démarche : des personnages extravagants et bien pensés, tellement divers qu'il y en a forcément un auquel s'attacher et là où Saga conte plutôt l'histoire d'une famille, Wic/Div s'interroge sur notre place dans le monde, la mort et la vie. Ils ont tous les deux en commun cette soif de liberté, le goût du rire, du cynisme et du désir, et ces quelques répliques bien senties qui nous font tomber sous le charme. Et pourtant il n'est pas non plus ultra optimiste, stéréotypé de justice et de bons sentiments, le sang et la mort ne sont jamais très loin.
En résumé
Je suis tombée sous le charme de The Wicked + the Divine ! Les personnages au caractère bien trempés, singuliers et mystérieux m'ont intriguée et j'ai vraiment hâte de connaître leur évolution dans les prochains tomes, ainsi que celle de Laura puisque la fin nous promet une belle transformation. le dessin et les couleurs sont exceptionnels et m'en ont mis plein les yeux. J'attends avec impatience l'occasion de me procurer la suite et de vous donner des nouvelles de cette saga prometteuse.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Blacktom71
  29 novembre 2016
Point de super héros ici, mais des divinités se réincarnant tous les 90 ans pour une durée de 2 ans.
Adulées par les foules et élevées au rang de pop-stars, ces divinités dérangent autant qu'elles fascinent. de son côté, Laura, jeune londonienne à la vie on ne peut plus normale, se retrouve embarquée parmi ces êtres incroyables à la suite d'un concert d'Amaterasu (Déesses du soleil et des hautes pleines célestes) dont elle est une fan inconditionnelle. Cependant un évènement survenant lors de cette soirée va mettre en délicatesse l'un de ces dieux et la poussera à mener l'enquête !

Kieron Gillen autant passionné par la mythologie que par la musique, a souhaité mélanger ces deux mondes afin de montrer que la musique peut être une forme de magie, ainsi que sa vision de la starification aussi extrême qu'éphémère.

C'est ainsi que nous suivons des personnages évoquant les Daft Punk, Rihanna, Kanye West, ou encore David Bowie dans les rôles de Lucifer, Baal, Amaterasu, Sekhmet ou encore Minerva.

Côté graphisme, autant le dire tout de suite, c'est une véritable merveille ! Les dessins sont riches en détails, il vous faudra d'ailleurs probablement revenir plusieurs fois pour y repérer un infime détail. Les visages sont riches en expressions. Côté couleurs, on en prend plein la vue, les diverses ambiances sont magnifiquement diversifiées. Que ce soit la richesse d'effets lumineux d'une salle de concert, la tristesse d'une salle de tribunal ou bien la noirceur d'une gare de métro désaffectée, tout est superbement réalisé. de quoi émoustiller vos rétines.

Le récit est d'une fluidité incroyable et nous emporte littéralement dans une réflexion sur la pratique de l'art sous toutes ses formes. Les scènes s'enchainent à un rythme effréné et nous baladent de manière efficace tout au long de l'enquête jusqu'à une superbe fin qui bien que très conclusive, nous donne une très forte envie de connaître la suite sur l'instant !

Cette pépite n'est, à n'en pas douter, que le début d'une grande série qui n'a pas fini de nous surprendre.

A lire absolument !!!
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djihane
  13 septembre 2017
Je dois ma découverte de The wicked and the divine au hasard, en flânant dans une librairie. La couverture d’abord puis le résumé, ont plus qu’attisé ma curiosité. Quelques jours après, j’ai fini par acheter les deux premiers tomes parus en France.
Il a suffit d’une seule phrase pour que je sois obsédée par ce comics. « Ce n’est pas parce que vous êtes immortel que vous vivrez pour toujours ». Imaginez que presque tous les 90 ans, 12 dieux se réincarnent dans le corps de jeunes adultes. Ils sont, à chaque fois, adulés et admirés. Une seule contraintes, la réincarnation ne dure que deux ans, ils meurent pour attendre leur prochain retour.
L’histoire se déroule au XXIème siècle et ces dieux sont des pop stars. Ils suscitent des mouvements de foules, mais aussi, autant d’amour de la part de leur fans que de haine de la part de ceux qui les jalousent. Une atmosphère quasi mystique plane autour d’eux. The wicked and the divine est une belle métaphore sur la gloire éphémère dans nos sociétés contemporaines. N’importe qui peut passer d’inconnu à star planétaire mais il peut, aussi vite, se retrouver plus bas que terre. Les personnages du comics représentent aussi ce culte de la jeunesse qui obsède et hante beaucoup d’entre nous. En plus d’être un excellent divertissement, le livre est d’une profondeur saisissante.
Un visuel est à couper le souffle. Les auteurs ont mis le paquet sur le visuel: les couleurs sont intenses et pop, les traits des personnages précis. L’accent est mis sur leurs postures et expressions qui sont précises et le moindre détail est travaillé au bistouri. Les dessins sont magnifiques et hypnotisant. Ce qui nous donne des planches ultra dynamiques qui saisissent autant l’œil qu’ils suscitent des émotions. Bravo donc au dessinateur, Jamie McKelvie et Matthew Wilson pour cette palette de couleurs explosives.
Une histoire intrigante. La première force du comics est son intrigue mystérieuse, ce premier tome nous offre un avant goût du talent de scénariste de Kieron Gillen (Thor, Star wars, X-men: Schism, Young Avengers, Iron man, etc.). Beaucoup de questions restent en suspens et j’ai hâte de lire le second tome qui est, heureusement, en ma possession. De la première planche à la dernière, il y a cette tension qui ne vous quitte pas et qui vous donne envie de tourner les pages. Et ce bouquet final, on en parle ? J’ai été subjuguée devant tant de maîtrise et de talent pour ficeler une histoire qui nous réserve bien des surprises.
Des personnages puissants. Ce qui fait aussi la force de ce comics ce sont ses personnages. Comme si cette fascination que le commun des mortels a pour ces dieux déteint sur le lecteur. Les protagonistes ont une présence, un charisme fou. J’ai été particulièrement subjuguée par Lucifer, dites, Luci (image ci-dessus). C’est en soi original de représenter le rois des ténèbres par une femme et j’ai adoré. Avec sa personnalité versatile, impulsive, elle va se retrouver piégée victime d’un complot. Une humaine l’aidera dans sa quête pour découvrir qui veut lui nuire. Sexy, elle sait jouer avec le contraste masculin féminin avec son look à la David Bowie.
Je suis tombée amoureuse de The wicked and the divine. Un gros coup de cœur, parmi mes lectures préférées de 2017. Un graphisme à couper le souffle. Des personnages charismatiques. Une histoire envoûtante et intrigante. Un comics magnifique, magique et ensorcelant. Sacrément original.
Lien : https://lesinstantsvolesalav..
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critiques presse (3)
ActuaBD   02 janvier 2017
Pour l’heure, on en reste à l’exposition et si les péripéties se multiplient, on a l’impression qu’il s’agit surtout de faire vivre, à la manière d’un prétexte, une formidable idée de départ dont on ne sait trop quoi faire.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   20 décembre 2016
The Wicked + The Divine démontre que traiter une idée simple avec complexité ne donne que confusion et déception.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   04 octobre 2016
Une série qui donne à la fois envie de redécouvrir les autres travaux de ces auteurs, mais aussi de vite lire la suite ! Recommandé !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MariloupMariloup   20 mai 2017
"Tu fais partie du Panthéon. Tu seras adulée. Tu seras haïe. Exceptionnelle, brillante. Dans deux ans, tu seras morte. Tu es la reine des ténèbres. Du feu éternel. Du souffle créateur. De la révolte. Et de la damnation. Contente de te revoir, Lucifer."
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MariloupMariloup   20 mai 2017
Luci: En ce qui me concerne, je n'ai encore trouvé personne qui soit digne de rejoindre mes rangs. Si tu m'aides, cette personne, c'est toi.
Laura: Je... pourquoi moi?
Luci: Parce que Lucifer est en Enfer. Et tu es la seule à avoir osé y entrer.
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deidamiedeidamie   06 janvier 2018
L'immortalité n'est pas synonyme d'éternité.
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Pixie-FlorePixie-Flore   09 mars 2017
- Putain... Alors, c'était vrai : vous avez des pouvoirs ! Vous avez même réussi à deviner mon prénom !
- Oui. J'ai le don incroyable de fouiller dans les portefeuilles.

[p25]
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Pixie-FlorePixie-Flore   09 mars 2017
Il n'y a pas d'histoire sans fin.

[p29]
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