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ISBN : 2756418307
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (28/03/2018)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Alice Rivière est une psychologue peu conventionnelle. L’incongruité, c’est son truc. Elle ne fait rien comme personne et c’est même la raison pour laquelle on vient la voir. D’ailleurs, si elle pouvait parler de ce qu’on lui confie lors de ces séances, elle aurait des centaines d’histoires à raconter.
Mais la discrétion est une règle d’or. Une règle fortement ébranlée par la réapparition du commandant Xavier Capelle qui vient lui soutirer des informations su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  29 octobre 2018
J'espère que les auteurs de "Thérapie du crime", ont prévu de faire une série, parce que j'ai adoré !
Alice Rivière est psychologue/sexologue et sa petite entreprise ne connait pas la crise. Maman d'un adolescent qui ne lui donne aucun souci, elle en partage la garde alternée avec un ex , sympathique et arrangeant. Oui, tout va pour le mieux dans le meilleur de son monde jusqu'au jour où réapparait Xavier Capelle, devenu inspecteur de police, son grand amour de ses 19 ans, qui l'a méchamment larguée sans préavis, même que, ça lui est resté en travers de la gorge, depuis toutes ces années.
Un des patients d'Alice intéresse la police dans le cadre d'une enquête pour meurtre. Vous pensez bien qu'elle ne va pas lever le secret professionnel pour ce mufle , la "Musaraigne" tient là, l'occasion rêvée de faire mariner un peu ce "sexy chicken" …
En alliant leurs talents, Sophie Jomain et Maxime Gillio (que je ne connaissais pas), jouent sur tous les fronts gagnants: humour, romance et enquête policière qui fonctionne bien.
La rencontre entre les deux personnages pétille, crache du feu et plus encore. C'est deux personnages tout à fait dans l'air du temps. Elle assume sa vie professionnelle et parentale avec la même force. Lui, est parent d'un adolescent de seize ans , en pleine rébellion, la maman vit dans une autre région, il a du mal a être présent pour son fils, tout empêtré dans une vie professionnelle qui lui prend beaucoup de temps. Il a eu une histoire avec sa responsable hiérarchique, sa vie est un peu bordélique.
Sans vouloir "genrer" , ( mais un peu quand même ! ), Je pense que Sophie Jomain a apporté ses qualités féminines et Maxime Gillio, masculines, et que l'ensemble est très riche et se complète bien. Ils ont une bonne connaissance de la parentalité d'aujourd'hui.
L'histoire se passe à Lille( et sa région), pour ceux qui connaissent cette ville, ce doit être agréable de la voir en toile de fond.
Le rythme est soutenu, et la fin est très émouvante.
Il n'est pas précisé sur la quatrième qu'Alice est sexologue, je m'attendais donc à un roman plus" intello", cette "spécialisation" a un très grand potentiel comique.
L'éditeur compare ce roman à la série "Castle", ( il ne devrait pas ! ) J'ai vu deux épisodes, je me suis ennuyée… alors que j'ai dévoré en quelques heures Thérapie du crime.
Ce roman a été ma thérapie humoristique pour lutter contre un dimanche pluvieux…

Challenge Mauvais Genres 2018/19.
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MissCroqBook
  03 avril 2018
Coup de coeur pour ce nouveau roman du duo Sophie Jomain/Maxime Gillio. Un coup de coeur qui n'est nullement une surprise connaissant le talent de ces deux auteurs.
Alice Rivière est une psychothérapeute spécialisée en sexologie aux méthodes pas banales. Dans son cabinet défilent toutes sortes de patients : des infidèles, des fétichistes, des couples en difficultés… du simple artisan au chirurgien renommé, tous se bousculent dans son cabinet.
Lorsque le commandant Xavier Capelle débarque dans son bureau pour lui soutirer des renseignements sur l'un de ses patients pour une enquête pour meurtre qu'il est en train de mener, Alice est bien contente que le secret professionnel existe. Car il est hors de question qu'elle vienne en aide à cet homme.
Alice et Xavier sont de vieilles connaissances. En couple lorsqu'ils étaient à la fac, Alice avait fondé beaucoup d'espoir dans leur relation jusqu'au jour où Xavier a mis les voiles sans prévenir. Elle en a eu le coeur brisé. Il est donc impensable pour elle de non seulement trahir la confiance de ses patients et de l'aider encore moins. Il peut toujours courir…
Sophie Jomain et Maxime Gillio sont deux auteurs français que j'affectionne particulièrement. Grâce à la première j'ai découvert (et surtout adoré) un genre littéraire auquel j'étais réfractaire : le fantastique. Un genre que je ne pensais pas lire avec autant d'enthousiasme un jour et pourtant ce fut le cas avec ses séries Les Etoiles de Noss Head et Felicity Atcock. Une addiction qui s'est confirmée avec ses romans feel good et romantiques. Pour le second, c'est l'humour de son style qui m'a fait succombé mais aussi sa capacité à écrire des romans beaucoup plus sombres avec toujours une pointe de dérision. Alors quand j'ai vu que ces deux auteurs avaient allié leurs plumes, je n'ai pas pu résister longtemps avant de fondre sur ce nouveau livre. Un livre que j'ai simplement dévoré et pour lequel j'ai eu un coup de coeur. Il réunit tout ce que j'aime en littérature : un bon polar, de l'humour et de la romance. L'alliance parfaite pour me faire succomber.
En plus de cette alliance parfaite, le tour de force de ce livre c'est d'avoir créé des personnages charismatiques. D'un côté, il y a Alice : une psychothérapeute farfelue et décalée. Elle n'hésite pas à mettre en scène les névroses de ses patients et à leur attribuer des petits noms évocateurs de leurs troubles (en toute discrétion bien sûr). Mais ça marche, elle a une patientèle fidèle et son cabinet a une certaine renommée. C'est aussi une maman célibataire qui partage la garde de son fils avec le père. Si dans son job, elle est carrée, le reste du temps elle est un peu tête en l'air. Des instants d'égarements qui nous réservent des moments d'anthologie. Bref, un sacré petit bout de bonne femme.
De l'autre côté, il y a Xavier : commandant de police de son état. A l'instar d'Alice, il utilise des méthodes peu orthodoxes qui lui valent souvent des remontrances de sa hiérarchie et d'être sur la corde raide. Il est moins déjanté qu'Alice, plus terre à terre. Il est sarcastique, impertinent, impatient et à mourir de rire.
Tous les deux sont opiniâtres, tenaces, obstinés. Deux forts caractères, deux personnalités hautes en couleur qui ensemble font des étincelles. Des retrouvailles inattendues et musclées qui ne les laissent pas indifférents.
Dans ce roman à quatre mains, les deux auteurs ont su trouver le parfait équilibre entre enquête policière et romance. Aucun ne prend le pas sur l'autre. Chaque style trouve sa place dans l'histoire. Grâce à leurs deux plumes réunies, on passe des frissons d'horreur aux larmes de rire en un clin d'oeil. Les joutes verbales entre Alice et Xavier sont justes délicieuses.
Un seul micro bémol peut-être, j'aurai voulu en savoir plus sur leur passé et la raison de la disparition de Xavier seize ans plus tôt. Mais bon c'est vraiment pour chercher la petite bête car j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce roman.
Un livre que je vous conseille à 200% pour vous changer de la grisaille actuelle et vous donner le sourire.
Lien : https://misscroqbook.wixsite..
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UnKaPart
  02 avril 2018
Dans ce roman très marqué par les séries TV et les téléfilms policiers, on trouve encore un tueur en série, encore un binôme que tout oppose, encore un flic qui joue les francs-tireurs, encore une consultante aux méthodes peu orthodoxes.
Je le conseillerais soit aux fanatiques du genre, soit aux néophytes. Peut-être moins à ceux qui comme moi ont fait le tour du genre.
Dans tous les cas, Thérapie du crime respecte son contrat de divertissement : drôle, distrayant et bien tourné.

Les deux personnages principaux sont “attachants” comme on dit dans la langue inventive des chroniqueurs (on le dit aussi dans le jargon du SM, mais le sens diffère quelque peu).
Les méthodes fantaisistes d'Alice Rivière et sa version alternative de la psychologie m'ont fait marrer. Je pense qu'elle est le personnage le plus original et le plus marquant du casting. Xavier Capelle se coule dans le moule du flic de fiction classique : le-roi-de-l'intuition-et-des-pistes-auxquelles-personne-ne-croit-rodé-aux-engueulades-avec-sa-chef-qui-couvre-ses-écarts-parce-qu'il-est-quand-même-super-efficace™. Tout archétype qu'il soit, le personnage est marrant aussi avec son côté grande gueule, mister narquois et ironique, un peu connard par moments. J'avoue, mon intérêt relève du narcissisme, on dirait moi en vrai.
A l'arrivée deux protagonistes “hauts en couleur” (jargon de blogging bis ou de peintre, au choix) avec chacun un background solide. Ça change des héros brossés en deux traits, dont la vie sera développée dans les tomes 2, 3, 4, 5 avec tout ce que le placage a posteriori suppose d'incohérences.
Le manège de leur relation forme le coeur du roman, une thérapie du binôme avant d'être celle du crime ou de la romance. Leurs échanges, souvent musclés, offrent des passages à mourir de rire. Xavier et Alice ont le sens de la repartie, du mot qui fâche et de la pique qui… pique (et colégram).

La collaboration “Gilmain” fonctionne comme un vrai quatre mains, avec deux narrateurs distincts et une cohésion d'ensemble pour les gouverner tous. La tarte à la crème de “l'alchimie entre les auteurs” s'impose. Perso, la dernière fois que j'ai essayé l'alchimie avec quelqu'un, j'ai entendu sproutch et y avait du sang partout. Les gens ne rentrent pas dans les tubes à essai. Pas en un seul morceau en tout cas.
Tu sens à travers les échanges entre les personnages que le tandem aux commandes de Thérapie a l'habitude de bosser ensemble… et de se vanner. La complicité entre les auteurs transparaît dans l'antagonisme de leurs avatars.

C'est un roman bien fait. Pas super original de mon point de vue, trop dans les clous de la télé. Moins ambitieux dans son propos que des titres comme Rouge armé ou Quand la nuit devient jour. Mais bien fichu.
Jomain et Gillio auraient pu se contenter de torcher un machin commercial aussi branlant que Stormy Daniels (ou bancal comme Long John Silver, si tu préfères les manieurs de sabres à celles qui les avalent). Mais voilà, ils aiment le travail bien fait et n'écrivent pas avec les pieds sous prétexte que le roman est grand public et relève de la littérature de divertissement.
Manque juste une étincelle de fantaisie à la Felicity ou Orcus.

(Chronique plus détaillée et illustrée sur le blog à l'adresse ci-dessous.)
Lien : https://unkapart.fr/therapie..
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April-the-seven
  08 août 2018
En voyant ce roman, son titre accrocheur et son résumé plus que prometteur, je me suis fait la réflexion qu'il ne fallait pas que je passe à côté. Les romans qui allient les enquêtes policières à la psychologie ont tendance à beaucoup me plaire. C'était donc avec beaucoup d'entrain que j'ai entamé ma lecture. Malheureusement, Thérapie du crime m'a laissée partagée.
Alice est une sexologue connue pour ses méthodes de travail singulières. Elle partage son temps entre sa profession qui la passionne et son fils Hugo dont elle a la garde partagée. de son côté, Xavier travaille pour la police et enquête sur une affaire de meurtres non résolus. Il en a la certitude, tous sont liés et convergent vers une seule et même cible : un des patients d'Alice. le seul petit problème dans l'équation, c'est qu'Alice est son ex et Xavier aurait préféré ne pas avoir à travailler avec elle.
Au premier abord, Thérapie du crime semblait réunir toutes les qualités que j'attendais d'un bon thriller. Une histoire à deux voix, écrites par deux auteurs dont les plumes se marient à merveille, ça promettait du lourd. le problème c'est que je n'ai pas trouvé ce que j'étais venue chercher.
Pourtant, le début commençait bien, car les séances menées par Alice s'avèrent cocasses, décalées et pleines de promesses. J'ai pourtant légèrement déchanté en voyant que l'intrigue – si elle était mise en place assez tôt – tardait à avancer, donnant plutôt la part belle à la relation amoureuse entre Alice et Xavier.
Cette relation m'a paru de trop dans l'histoire, et un brin téléphonée. Elle éveillait mon intérêt au début, mais la raison pour laquelle ces deux-là se sont séparés est arrivée si vite que ma curiosité s'est rapidement atténuée. Leur petit jeu du chat et de la souris m'a plus ennuyée qu'autre chose, avant tout à cause du tempérament de Xavier Capelle. Celui-ci est l'archétype même du policier bad boy. Je n'ai pas du tout accroché, le trouvant trop dans la surenchère.
Si j'ai eu tant de mal à me retrouver dans les héros, c'est parce que leur comportement m'a parfois paru illogique. Ils peuvent être focalisés sur l'enquête et l'importance de coffrer le meurtrier en séries, et l'instant d'après accaparés par leurs hormones en ébullition. Il n'y a rien de plus inapproprié au vu de la situation.
Il faut bien attendre 200 pages pour voir l'enquête avancer. Avant ça, on retrouve surtout des atermoiements inutiles, qui n'apportent pas grand-chose à la trame. Même l'histoire d'amour et la rupture qu'elle a impliquée manquent d'approfondissement. Et c'est bien le problème, en définitive. C'est à la fois lent (dans l'évolution de l'enquête policière) et rapide (dans la construction des personnages). Un peu comme si le livre avait été écrit trop vite.
J'aime les thrillers qui me scotchent à ma chaise, où le tueur n'est pas celui que l'on croit et où l'intrigue nous balade et nous trompe sans arrêt. Je n'ai rien trouvé de tout ça et je pense que c'est essentiellement une affaire de goûts. Malgré ses qualités, ce roman n'a répondu à aucune de mes attentes.
Concernant le tueur présumé, j'ai apprécié la manière dont il est mis en scène. L'histoire qui se tisse autour de lui est digne d'intérêt et les scènes dans lesquelles on le voit apparaître ne manquent pas d'un certain panache. Mais encore une fois, très rapidement, ses contours se floutent et il devient moins fascinant ; pour la simple et bonne raison que les auteurs nous disent plutôt qu'ils nous montrent. On est donc mis devant les faits accomplis, tout est déjà réglé comme du papier à musique et l'effet de surprise est… inexistant.
J'ai également repéré pas mal d'éléments introduits dès le début, mais à peine exploités par la suite (ou alors évoqués, mais sans qu'ils ne se greffent correctement aux intrigues du roman) : le fils de Xavier et leur relation houleuse, le sixième sens exacerbé de Xavier qu'on ne retrouve plus passé quelques pages… D'où ma question : une suite est-elle prévue ?
Jusque dans les derniers chapitres, j'espérais des retournements de situation inattendus, mais mes espoirs ont été déçus. Et si les dernières lignes du roman sont accrocheuses, j'ai néanmoins été passablement déçue par la scène finale, expédiée bien trop rapidement à mon goût. Les choses me paraitront bien évidemment différentes si Thérapie du crime est le premier tome d'une série. Dans le cas contraire, c'est un choix que je ne comprends pas.
En résumé, je me suis ennuyée avec cette lecture. Thérapie du crime est un livre qui se lit, pas désagréable en cette période estivale pour ceux qui recherchent quelque chose de léger mais pas trop, cependant il ne marquera pas mon esprit. Il n'aurait pas souffert de quelques pages en plus, afin d'affiner davantage les profils psychologiques des personnages et ainsi donner plus d'envergure à l'intrigue.

Lien : https://april-the-seven.weeb..
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Nenvyal
  31 août 2018
Il me fallait quelque chose de léger et j'ai jeté mon dévolu sur « Thérapie du Crime ». Cette comédie policière est fortement sympathique, entraînante avec ses personnages attachants et travaillés.
Alice Rivière, psychologue clinicienne et sexologue, reçoit ses patients de façon peu orthodoxe (et personnellement, j'adore sa méthode). Elle mène sa vie tranquille avec son fils, jusqu'au jour, cette mère célibataire, voit débarquer à son cabinet, Xavier Capelle, flic, statut « Officier », « Commandant ». Elle ne cédera pas devant l'insistance de cet énergumène, heureusement que le secret professionnel existe ! Iels veulent à tout prix avoir le dernier mot et le passé qui plane entre eux crée énormément de tension.
Fleur de peau ? HA HA HA. BOOM. Je trouve la couverture vraiment attirante et à l'image de l'intrigue du roman. Justement concernant l'intrigue, elle est différente des autres livres type « policier ». L'histoire est construite autour de l'enquête et également des protagonistes qui se connaissaient, à cause de leur passé commun. Ce que j'ai apprécié est qu'au fur et à mesure on a le « profil » psychologique ainsi que l'enquête qui meuble le suspense.
Alice, psychologue clinicienne m'a bien plu. Elle nous rappelle que les psychologues ne sont pas devins. C'est une femme déterminée, affirmée mais avec ce petit fond qui fait qu'elle n'est pas complète, entière dans sa personnalité. Comme son passé a resurgi (Xavier), elle va se questionner beaucoup sur elle-même, sur cet être de 19 ans qu'elle était et s'analyser. Elle va aussi se questionner sur sa relation et sur son métier de Psychologue. Alice est un personnage plus posé, détaillé. Sa vie et elle, sont vraiment développées au début. Contrairement à Xavier où ça se dévoile petit à petit. Justement, celui-ci est un commandant qui a fait ses preuves et comme il suit son instinct, il se met constamment dans la mouise. C'est un homme loyal, déterminé mais également fragile. Il a cette prestance, charismatique et ce petit quelque chose qui dit que c'est un homme comme les autres. On va quand même au-delà du cliché et Dieux merci ! Une tension sexuelle mais absolument pas gênante contribue à l'histoire. Donne un autre piment entre les deux mais regardant leur caractère respectif, il n'y en a pas besoin de ce piment en plus. J'avais le sourire aux lèvres et je l'ai, rien qu'en pensant à leur « discussion » mouvementé et les quiproquos. La maturité marcherait mieux, hein ? =P
Concernant l'histoire, j'ai vraiment apprécié de lire les pages. Dès le départ nous sommes embaqué·e·s, avec cette écriture fluide et entraînante. Une ambiance un peu décalée avec ce sérieux côté enquête. Je pensais avoir davantage de romance mais, pour moi, elle n'était pas si forte. Elle est juste saupoudrée. La construction de l'intrigue est différente de ce que j'avais déjà lu. C'est vraiment accès sur la psychologie, sur l'évolution de l'analyse psychologique du/de la coupable (vous croyez vraiment que j'allais vous le dire ? =P). Des indices sont donnés au compte-goutte, on voit vraiment l'évolution d'une enquête. On voit les questionnements. En lisant ce roman, j'avais l'impression que tout ce qui se passe est réel, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'exagération. En plus de l'enquête, Alice et Xavier ont chacun des problèmes à résoudre, surtout lui, ça rajoute un ancrage plus réaliste. Malgré certains idéaux (qui est vrai je pense, même avec les lois), mon cerveau ne les aimait pas, j'ai aimé ce jeu de chat et à la souris entre les deux protagonistes, qui se dévoilent et se remettent en question (surtout elle), faisant face à leur passé (surtout elle). Alice, n'est-elle pas devenue psychologue clinicienne, et sexologue, thérapeute de couple à cause de cette fameuse relation des années plutôt ? Autour d'eux, des personnages secondaires renforçant le duo et leurs liens sociaux surtout la personne ou les qui cherche(nt). Je l'ai lu par à-coup (révisions oblige…) puis je l'ai terminé en le dévorant. Une peur affreuse à la fin mais avant de l'humour, des rires, des sourires et des beurks. MOUHAHAHA. La description des lieux, et les noms donnés m'ont fait sourire, je me suis dit « je connais, je connais ! ». En lisant, j'avais aussi l'impression d'être dans un film, je voyais les images défilaient. Sans vraiment trop détaillé, sans avoir trop de blabla, on arrive à se reconstituer les scènes. Je ne pouvais plus simplement m'arrêter tellement que les évènements s'accéléraient, que les discussions sont un poil plus poli, que les couacs arrivaient et que ce final s'approchait.
J'avais déjà lu des livres de Sophie Jomain et comme j'adore son écriture, je n'ai pas résisté à lire celui-ci. le bonus c'est que Maxime Gillio est le co-auteur également, que je n'ai toujours pas lu mais je vais m'empresser de ce pas de les lire.
Je ne sais pas s'il y aura une suite mas j'espère car ce genre de roman, s'oriente en livre doudou, ou plus davantage en une saga doudou. ♥
Lien : https://de-fil-en-histoire.b..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   29 octobre 2018
M. Welds, connu ici sous le nom de M. Oh-Oui-fais-Moi-Mal, est responsable financier d'une grosse multinationale.
(…)
- M. Oh-Oui-Fais-Moi-Mal s'en va une heure plus tard.
(…)
A 11 heures, j' accueille le touchant M. Oh-Non-Ne-Me Fais-Pas-Mal. C'est un médecin méprisé et maltraité par sa femme.
(…)
Je pense que la matinée est terminée, mais une patiente passe ma porte au dernier moment et me supplie de la recevoir. Impossible de refuser. il s'agit de Mme. J'ai-Un-Hérisson -Dans -Le-Porte-Monnaie-
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iris29iris29   29 octobre 2018
- Au sujet d'hier soir et de ce qui s'est passé entre nous, je…
- De ce qui ne s'est "pas" passé, me coupe-t-elle.
- OK. Alors de ce qui "aurait pu" se passer.
- De ce qui ne se "passera " pas.
" Putain, elle va me faire tous les modes et tous les temps ? "
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armand7000armand7000   07 juin 2019
Telle est ma vie de psychothérapeute de choc. Jamais un temps mort. Toujours quelqu’un à voir, quelque chose à faire, trouver de nouvelles astuces pour aider mes patients, lutter contre la colère des uns, adoucir la résistance des autres, faire rire, pleurer. Rester professionnelle, même lorsque je me mets dans les situations les plus farfelues.

J’ai conscience d’avoir des procédés quelque peu originaux, mais je sais aussi que je suis une excellente thérapeute, mon agenda ne me démentira pas, ma réputation me précède. Je fais ce qu’on appelle de la psychologie différenciée, et n’ai jamais su entrer dans le moule traditionnel de mes pairs. Nul doute que leur formation m’a été indispensable, les bases, incontournables, toutefois, je ne ferai jamais partie de cette catégorie de psychologues acharnés de la vague freudienne. Les pensées uniques m’ont toujours hérissé le poil, et à trente-cinq ans, ce n’est pas près de s’arranger.
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armand7000armand7000   07 juin 2019
À midi, Mei-Lin vient dans mon bureau et m’annonce l’arrivée du dernier patient de la matinée, M. J’aime-Me-Faire-Arroser, thanatopracteur. C’est un patient tout à fait particulier. Il passe deux fois par semaine avec, dans le cœur, le désir de façonner une femme et d’en faire une fontaine. En d’autres termes, une dame aux sécrétions aussi abondantes que jaillissantes. Quand on sait que seules 6 à 30 % des femmes en sont capables, ce n’est pas gagné. Dieu soit loué, mon patient ne vient pas ici pour la trouver, mais parce que sa fixation devient très envahissante.

Alors, le concernant, j’utilise une méthode certes peu orthodoxe, mais très efficace. Pendant nos séances, je m’équipe d’un pistolet à eau, et tandis qu’il me parle de son désir profond, je lui envoie quelques petites giclées de temps à autre. Ainsi, à la fin de chaque consultation, il est capable de dire si oui ou non il a aimé être arrosé, évaluer la pertinence de son fantasme, et parvenir à en être moins dépendant.

— Je vous préviens, M. Herbé n’est pas à prendre avec des pincettes, m’informe Mei-Lin en grimaçant.

J’ouvre le tiroir de mon bureau, vérifie que le pistolet à eau est bien rempli, le pose devant moi, et souris à mon assistante.

— Ne vous inquiétez pas, quand il ressortira d’ici, il sera doux comme un agneau.

M Herbé s’en va à 13 heures, trempé comme une soupe, les lunettes de travers, mais la mine plus détendue. Mission accomplie.
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iris29iris29   30 octobre 2018
Inutile de leur montrer que j'ai passé une matinée difficile, ou que ma vie du moment ressemble à celle de Jessica Fletcher.
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Videos de Maxime Gillio (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maxime Gillio
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
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