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EAN : 9782913904255
109 pages
Éditeur : La Chambre d'Echos (01/03/2005)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Au seuil de leur treizième année deux enfants se confrontent à la vie. Ils sont engagés dans une enquête – une quête du sens. Ils se posent, en toute innocence, des questions philosophiques, métaphysiques. Le monde a-t-il des bords ? Pourquoi des langues différentes ? Être un autre, c’est comment? Dieu, ça existe? Un peu? Et si on coupe un ver de terre en deux, a-t-on doublé sa vie ? La drôlerie de cette enquête, dépourvue d’infantilisme, vient de ce qu’on découvre,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Caromanesque
  27 octobre 2020
Un récit philosophique touchant et rempli de poésie raconté avec la perspective d'un enfant au seuil de l'adolescence.
C'est un binôme de deux enfants, “Le Chef” et “Tête brûlée”, qui nous conduit dans leurs questionnements et leur façon singulière de voir le monde à travers leur quotidien. Il m'a fait pensé à le monde de Sophie de Jostein Gaarder dans la justesse de ses mots, mais c'est un univers différent ici.
C'est un livre court avec des transitions bien pensées, et qui traite de plusieurs sujets denses. le regard proposé est sincère. Ce sont des mots d'adultes qui raconte la perception à l'état brut d'un enfant. C'est peut être aussi cela qui rend le livre très accessible alors que les sujets abordés le sont moins. C'est pour moi le paradoxe de ce livre, que je relirai très certainement pour sa plume magnifique.
Tous les chapitres m'ont marqué mais je crois qu'il y'a des passages dont je me souviendrai plus longtemps, comme celui du cours de géométrie sur la démonstration de l'identité des triangles, ou encore la sortie scolaire à la galerie d'art et le regard de l'enfant sur les toiles, ou encore le découpage du lombric et la réflexion qu'elle génère chez le protagoniste concernant l'Autre (Tête brûlée).
On se laisse emportés par toutes les mini-experiences du Chef, par ses réflexions, son introspection et son regard sur la vie.
Je me suis retrouvée, dans mes souvenirs d'enfance, à travers certaines de ces réflexions. C'est aussi un récit qui nourrit mes interrogations sur la parenté. A cette époque de confinement / couvre-feu étrange, qui m'amène à observer mon enfant et l'environnement dans lequel il évolue plus attentivement, je réfléchis plus volontiers aux règles que l'on inculque, aux interdits, aux explications plus ou moins convaincantes que j'essaie de fournir, ou encore aux contes pour enfants à la morale douteuse.
Cette lecture arrive donc à point nommé et je remercie Babelio pour m'a fait découvrir, à travers l'opération Masse Critique, ce magnifique ouvrage.
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aufildemeslectures
  09 octobre 2020
J'ai eu l'honneur de découvrir ce livre lors de ma participation à l'événement « masse critique » organisé par Babelio , une jolie surprise !   
  
« L'enfant grave » est un roman court (109 pages ) dont chaque phrase se savoure par ses tournures si bien écrites.  
  
L'auteur va nous emmener grâce à son personnage principal ,un enfant de treize ans , vers une réflexion philosophique, voire métaphysique de la vie .   
  
Ce protagoniste sera accompagné de « tête brûlée » un autre enfant du même âge avec qui sa quête de sens va se confronter à d'autres idées ,parfois opposées .   
  
Les huit chapitres qui composent ce récit vont renvoyer à des questionnements portant sur différents domaines tels que la notion de temps , l'univers , le travail , l'art , la poésie ou encore la religion .   
  
Tout doucement les enfants vont se confronter au paradoxe du monde des adultes .   
Par exemple comme le dit si bien l'auteur on nous inculque le « mur du non » : ne pas déchirer dés rideaux , ne pas dire bonsoir le matin alors qu'en grandissant nous seront confrontés à un « fracas négatifs autorisés » tels que voler , tuer, alors autorisés lors d'une partie de jeu de société .   
 De quoi se retrouver perdu n'est ce pas ?   
  
Merci pour ces belles réflexions !
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Coryne1966
  25 septembre 2020
Alain Gillis est psychiatre et il a beaucoup travaillé sur l'autisme infantile. "L'enfant Grave" est son troisième ouvrage, écrit en 2005.
Un enfant, au seuil de l'adolescence, se pose plein de questions philosophiques sur la vie. On part de tourments d'enfants pour arriver à de vraies réponses métaphysiques mais expliquées avec beaucoup de simplicité et pas mal d'humour. L'auteur écrit à la place d'un des jeunes, qui s'appelle "le chef" et qui se pose les questions. Et c'est en observant son camarade "Tête Brûlée", qu'il va (ou qu'ils vont) trouver des explications.
J'ai beaucoup aimé les chapitres sur :
- "L'égalité des triangles" concernant les mathématiques,
- "Arts et incertitudes" sur la poésie.
Ce livre est facile à lire car l'écriture est simple même si les interrogations posées ne le sont pas forcément. de plus, il est court (109 pages).
Je vous invite à le lire même s'il n'est pas très connu.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CaromanesqueCaromanesque   27 octobre 2020
Le mur du “non” s’était une nouvelle fois dressé. Depuis bien longtemps on connaissait son existence. On avait appris à départager le monde entier avec des “non”. Toute idée qui se présentait apportait oui ou apportait mon. Déchirer les rideaux c’était non. Arracher les tulipes c’était non. Dire bonjour c’était oui. Le répéter plusieurs fois c’était non. Dire bonsoir, le soir, c’était oui, mais le matin c’était non. Dire bonjour ou bonsoir à tous et à chacun c’était non. À la plupart des gens croisés, au hasard des rues, il fallait ne rien dire du tout.
Quant aux fracas négatifs autorisés, voire conseillés, ils se trouvaient toujours organisés comme des jeux. Là on pouvait détruire ! Tuer ! Voler ! Mais c’était toujours sur le clavier ténu d’un jeu de société, ou dans le cadre d’un exercice, réglé, à l’image d’une compétition sportive. On mangeait un pion sur le damier, on emprisonnait celui que le ballon avait touché, on coulait des bateaux sur le papier, on pendait, sur le papier encore. Tous ces exercices de négativité s’effectuaient dans la simulation.
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aufildemeslecturesaufildemeslectures   09 octobre 2020
J’imaginais pouvoir en me retournant vite retrouver l’instant à peine écoulé et d’un coup d’œil farouche lui décocher comme un éclair ultraviolet , un éclat de présent
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CaromanesqueCaromanesque   27 octobre 2020
En fin de compte, tout semblait réglé pour que les jeux de la chasse, de la vie et de la mort, puissent avoir lieu entre les individus, les espèces et les genres, sans risquer de lasser jamais une assemblée de dieux et de déesses vautrés dans les nuages, occupés au spectacle de l’extermination de ceux d’en bas.
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aufildemeslecturesaufildemeslectures   09 octobre 2020
Partout, à chaque instant , intensément ou discrètement , le monde était .
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