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Éditeur : (01/01/1900)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Une femme victime de dépression post-partum, une vieille demeure, une chambre tapissée de jaune. C'est dans ce décor oppressant que Charlotte Perkins Gilman écrit un journal intime qui aurait pu être le sien, celui dune femme séquestrée par son mari médecin. Le papier peint devient alors son seul horizon, où se projettent hallucinations et apparitions fantomatiques. A mesure que le huis clos s'installe, le lecteur s'enfonce dans les pages et la folie.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  19 août 2016
Difficile à croire que cette nouvelle a été écrite au dix-neuvième siècle ! Tandis qu'Irving nous fait peur avec un cavalier sans tête venu directement du folklore européen, Poe nous terrifie avec ses mondes sombres et imaginaires et même Henry James nous fait délicieusement frissonner sur la possibilité de l'existence de fantômes, Charlotte Perkins Gilman fait une équation résolument moderne - pas de fioritures, une femme mentalement fragilisée par un syndrome post-partum, une chambre avec un papier peint jaune à motif...et le résultat est tout simplement HORRIPILANT ! Assez court, très dense, un régal !
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Prudence
  25 mai 2018
Attention à la traduction choisie!
Suite à une première tentative très décevante (cf seconde critique), j'ai pu trouver une autre traduction de Le papier peint jaune. D'autres traductions semblent meilleures et cet article sur trois traduction de Le papier peint jaune est très intéressant à lire: https://www.erudit.org/fr/revues/meta/2011-v56-n3-meta043/1008329ar.pdf
* * *
Dans cette version (https://www.canadianmysteries.ca/sites/redpath/settings/medicalarchitecture/5141fr.html), j'ai trouvé la nouvelle intéressante: elle y dépeint une jeune femme souffrant de dépression post-partum (je pense), qui vit enfermée dans une pièce au papier jaune, interdite de toute activité. Son mari, médecin, sait mieux qu'elle ce qu'il lui faut et la maintient enfermée dans l'inactivité (avec interdiction d'écrire), soit disant pour son bien. Son état se détériore (ce qui est normal, s'enfermer dans une pièce sans rien faire en restant allongé·e sur un lit est une très mauvaise idée pour soigner une dépression).
J'ai apprécié qu'on sente à quel point la femme était dépossédée de son existence par son mari, la médecine, à quel point elle a lutté contre pour survivre, pour vivre, pour pouvoir encore écrire en cachette et la descente provoquée par l'ennui, le vide: le papier peint devient prétexte à rêverie, à obsession (puisqu'il n'y a rien d'autre, alors il n'y a plus que lui), et à projection de sa propre situation et souffrance: elle doit à tout prix quitter se papier peint qui l'enferme, comme elle doit quitter cette chambre. La femme rêvée piégée dans le papier peint n'est autre qu'elle même.

* * *
J'ai été catastrophée devant ce livre mais ne sait pas à qui la faute:
- le livre est à 7,25 ou 8,18 sur Amazon pour 24 pages!
- Il est incompréhensible, terriblement mal écrit, et carrément illisible. Sur mon exemplaire, imprimé par Amazon, la traduction est de "Nicolae Sfetcu", pour ceux qui ont aimé le livre, j'aimerai bien savoir le nom du traducteur.
-> J'ai interrompu ma lecture au bout de quelques pages (sur un bouquin qui en comporte 24 c'est fort!).
Je viens de regarder les citations données par Hekahm, et effectivement je me suis fait avoir avec une traduction pire que google trad' (ou google trad il y a 10 ans). Voici quelques exemples:
La version postée par Hekahm:
"Si un médecin de grande renommée, votre mari de surcroît, persuade parents et amis que vous souffrez d'une simple dépression nerveuse - d'une légère tendance hystérique - que doit-on faire ?
Mon frère aussi est médecin, lui aussi de grande renommée et il dit la même chose.
C'est ainsi que j'avale des phosphates, ou phosphites, je ne sais plus au juste, et des fortifiants, et des voyages, et du grand air, et de l'exercice... le "travail" m'est absolument interdit jusqu'à mon rétablissement."
La version que j'ai dans mon exemplaire:
"Si un médecin de haut niveau, et son propre mari, assurent les amis et les proches qu'il n'y a vraiment rien de problème avec quelqu'un qu'une dépression nerveuse temporaire - une légère tendance hystérique - que peut-on faire?
Mon frère est aussi médecin, et aussi de haut niveau, et il dit la même chose.
Je prends donc des phosphates ou des phosphites - que ce soit, et des toniques, et des voyages, et de l'air et des exercices, et je suis absolument interdit de "travailler" jusqu'à ce que je sois bien à nouveau.
On notera également que dans ma version la personne est genrée au masculin... la plupart du temps.
Je vous donne quelques autres exemples de phrases et de l'habilité du traducteur:
" Personnellement, je crois que le travail agréable, avec enthousiasme et changement, me ferait bien."
"Il y avait des serres, mais ils sont tous brisés maintenant."
"Il est assez ennuyeux pour embarrasser l'oeil qui le suivent, assez prononcé pour irriter constamment et provoquer l'étude, et lorsque vous suivez les courbes douteuses incertaines pour un peu de distance, ils se suicident soudainement - à des angles scandaleux, se détruisent dans des contradictions inouïes."
Cette traduction est un sabotage qui m'a profondément énervée et dégoûtée! Je ne vais pas noter le livre ni polluer sa fiche avec ce qui ressort d'un "traducteur", mais méfiez-vous des éditions choisies!
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Eloloo
  19 septembre 2015
Ce petit livre d'à peine 70 pages se lit très très vite et est très agréable. Il comprend sept nouvelles : "The Yellow Wallpaper", "Three Thanksgivings", "The Cottagette", "Turned", "Making a Change", "If I were a man", "Mr Peebles' Heart".Toutes ces histoires ont une forte connotation féministe et se concentrent sur le statut inférieur de la femme à l'époque (dix-neuvième siècle). J'ai entendu parler de "The Yellow Wallpaper" dans mon cours de méthodologie et l'histoire m'a beaucoup intéressée, tellement que j'ai voulu voir à quoi ça ressemblait."The Yellow Wallpaper" est écrit à la première personne, et c'est en fait le journal d'une femme qui sombre lentement dans la folie. En lisant simplement l'histoire on ne peut pas le savoir, mais la protagoniste est tombée dans une dépression suite à son accouchement - et c'est exactement ce qui est arrivé à l'auteur. En fait cette histoire est autobiographique ; elle vise le docteur Weir, qui à l'époque avait prescrit à Gilman le repos complet (genre complet complet). C'est ainsi que l'héroïne de "The Yellow Wallpaper", gardée enfermée par son mari John, devient lentement folle et surtout obsédée par le papier peint jaune de sa chambre."Three Thanksgivings" suit Mrs. Morrison dans sa lutte pour garder sa belle et grande maison et pour repousser les avances de Mr Butt, qui veut la marier et racheter ladite maison. Femme forte et déterminée, Mrs Morrison parviendra à surmonter les difficultés sans l'aide de personne.Pour ce qui est de "The Cottagette", il s'agit en fait de l'histoire de Malda, une jeune artiste qui rencontre un homme qui semble trop bien pour être honnête ; une petite histoire rafraîchissante sur une jeune femme tiraillée entre ses obligations de la vie de tous les jours et son art qu'elle aimerait pratiquer plus souvent.Dans "Turned", Mrs Marroner se trouve trahie par son mari et décide de le laisser en plan pour aller s'installer ailleurs avec la servante, Gerta ; "Making a change" porte bien son nom puisque grâce à sa belle-mère et un peu de changement dans sa maison, Julia parvient à retrouver un équilibre dans sa vie."If I were a man" est à mon sens l'une des histoires les plus drôles de ce petit recueil : Mollie décide de prendre l'apparence de son mari Gerald pour se fondre parmi les autres hommes, et vous imaginez bien les conversations que la jeune femme surprend parmi la gente masculine, persuadée de sa supériorité. Quant à "Mr Peebles' Heart", la dernière nouvelle, un cinquantenaire décide de partir en voyage en Europe suite aux conseils de sa belle-soeur, avec des résultats vivifiants et libérateurs.Après cette petite vue d'ensemble, disons seulement que ce livre est vraiment une très bonne surprise, plein d'esprit et qui offre une vue imprenable sur les femmes de l'époque, de leurs relations avec les hommes, et dans tous les cas ce sont des femmes de caractère, des femmes fortes et indépendantes qui parviennent à se soustraire à l'autorité du sexe opposé.
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Despagesetdeslettres
  16 novembre 2020
Cette courte nouvelle raconte l'histoire d'une femme, mise au repos forcé par son mari médecin, parce qu'elle ne se sent pas bien (dépression ? Baby blues ?) Elle rêve de sortir, d'occupations, mais Monsieur estime qu'il faut qu'elle se repose et qu'elle évite de se fatiguer.
Au fil des pages, on sent de plus en plus la pression qui monte à l'intérieur de la protagoniste, qui n'en peut plus d'être enfermée dans cette chambre au papier peint jaune, où se perdent des arabesques. Parce qu'elle ne peut rien faire et donc ne penser à rien d'autre, elle va développer une obsession pour ce papier, qu'elle cache dans ses écrits, réalisés en cachette. Ce qui la fait peu à peu tomber dans la folie.
J'ai bien aimé cette nouvelle que j'ai lu en français (peut-être que je commanderai la version originale un jour). C'est évidemment un livre assez étouffant, comme peut l'être huis clos. J'adore le thème, parce que tout ce qui touche à cette zone grise entre raison et folie me plaît toujours. Et c'est un livre surtout très actuel ; l'homme sait mieux qu'elle ce qu'elle ressent, parce que c'est un homme et parce qu'il est médecin. Il applique le traitement qui lui semble bon, se convainquant que c'est le bon, quand bien même son épouse tente d'expliquer qu'il lui apporte plus de mal que de bien.
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AnneClaire29
  28 décembre 2020
Le papier peint jaune est une nouvelle de la fin du XIXème siècle. Ce recit nous montre comme une femme souffrant de dépression post-partum doit rester au repos pour guérir de sa mélancolie, de ses accès d'humeur et reprendre des forces. Pour cela son mari qui est médecin l'emmène dans une maison isolée. Dans la chambre qu'ils occupent, le papier jaune au motif d'arabesque va l'intriguer, l'oppresser et l'obséder.
Cette nouvelle dépeint comme une femme du XIXème devait se comporter, suivre quasiment aveuglément ce que décidait les médecins et leur mari. La place de la femme était de suivre leur directement même si ces dernières n'étaient pas de leur avis. Ce court récit est poignant car on y voit cette femme sombrer, devenir obséder par ce papier peint jaune qui la ronge et la consume petit à petit.
C'est une nouvelle forte. Ça se lit d'une traite et la syntaxe parfois heurtée, décousue se perd elle-même dans le papier jaune du livre.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
HekahmHekahm   20 février 2016
Si un médecin de grande renommée, votre mari de surcroît, persuade parents et amis que vous souffrez d'une simple dépression nerveuse - d'une légère tendance hystérique - que doit-on faire ?
Mon frère aussi est médecin, lui aussi de grande renommée et il dit la même chose.
C'est ainsi que j'avale des phosphates, ou phosphites, je ne sais plus au juste, et des fortifiants, et des voyages, et du grand air, et de l’exercice... Le "travail" m'est absolument interdit jusqu'à mon rétablissement.
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HekahmHekahm   20 février 2016
L'autre fenêtre ouvre sur la baie et le petit appontement privé du domaine. Une très belle allée ombragée y conduit. Souvent je crois voir cheminer quelqu'un dans l'entrelacs des sentiers et sous les arcades, mais John m'a interdit de m'abandonner aux rêveries. Il dit qu'avec ma manie d'inventer des histoires, dans l'état de fragilité où je me trouve, je serai bientôt la proie de chimères les plus extravagantes et que je ferais bien mieux d'employer toute ma volonté et mon bon sens à réfréner cette tendance. Je m'y efforce donc.
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HarmonideHarmonide   22 octobre 2020
Pendant longtemps, je n’ai pas compris ce qu’était cette forme dérobée derrière le motif, mais maintenant, je suis certaine que c’est une femme. À la lumière du jour, elle est calme, immobile. J’imagine que c’est le motif qui la bride. C’est si troublant… Et je m’y absorbe des heures… Parfois, je me dis qu’elles sont des multitudes, parfois qu’elle est seule. Elle fait le tour en rampant à une vitesse folle, ébranlant chaque motif. Elle s’immobilise dans les zones de lumière et, dans les zones d’ombre, elle s’agrippe aux barreaux qu’elle secoue avec violence.
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Vidéo de Charlotte Perkins Gilman
« Le papier peint jaune » retrace le parcours d'une femme que son mari médecin confine de force dans l'espace domestique, sans activités intellectuelles, comme traitement pour sa neurasthénie. Dans sa chambre aux allures de prison, le papier peint la dégoûte, la fascine, et semble peu à peu prendre vie...
C'est après une dépression post-partum, où la préservation de sa santé mentale a tenu à sa désobéissance aux ordres du médecin, que Charlotte Perkins Gilman publie dans la presse cette nouvelle, qui enflamme l'opinion américaine. Elle fera changer pour de bon le célèbre traitement du Dr. Mitchell, sauvant de nombreuses patientes d'un délabrement psychique certain et marquant l'histoire de la psychiatrie. Pour la première fois, Dominique Reymond lui donne une voix en français.
Le texte français a paru en 1976 aux éditions des femmes, réédition en 2007 aux éditions des femmes-Antoinette Fouque.
Direction artistique : Francesca Isidori.
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