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ISBN : 2081219859
Éditeur : Flammarion (23/09/2009)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
François fut roi de France et poète.Le cardinal de Richelieu institua quarante immortels pour fixer sa patrie sur un Olympe littéraire. Avant d'être empereur, Napoléon rêva d'être écrivain. Le romancier Malraux fit un inoubliable ministre de la Culture, pour la gloire d'un général publié lui-même dans la bibliothèque de la Pléiade... nulle part ailleurs qu'en France, politique et littérature ne forment de couple aussi singulier. Et les écrivains, font-ils bon ménage... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bellonzo
  11 janvier 2014
Liaisons dangereuses
Sous-titre: de Victor Hugo à Richard Millet

Ce livre est salutaire car il cerne fort bien les ambigus rapports entre littérature et politique, couple infernal et qui souvent a rapetissé plutôt que grandi les écrivains. Je crois que c'est Fellini qui disait que politique était prison. de fait le maestro avait raison et s'est d'ailleurs bien gardé de trop d'allégeance. Stéphane Giocanti, universitaire et biographe d'écrivains , T.S.Eliot, Charles Maurras, n'oublie personne dans ce vagabondage littéraire. On y croise certes Sartre et Camus, Hugo et Zola, Malraux et Duras, astres de première grandeur. Mais le plus intéressant me semble le recul et le désengagement relatif des Hussards par exemple, Nimier, Laurent, Déon, tant me sont vite pénibles les leçons de certains, bilatéralement parlant.

La littérature n'est jamais aussi forte pour moi qu'ailleurs, au dessus,ou au delà. le cliché de l'écrivain dans la cité, de la conscience, du témoin privilégié, s'il est souvent compréhensible atteint vite ses limites. Encartés de tous les bords libérez vos chaînes, ce qui ne vous ôtera ni clairvoyance ni talent ni génie. Au contraire...

Cette Histoire politique de la littérature nous présente toutes les facettes de cet improbable pacs. Il y a là les idéologues, les courtisans, les pamphlétaires, les bonnes consciences à peu de frais, les humanistes de cocktails,etc... Cela ne les prive pas complètement de leurs qualités d'hommes de lettres, mais quand même quelques-uns auraient dû y regarder à deux fois.
Vous penserez comme moi mais peut-être pas au sujet des mêmes auteurs
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 novembre 2016
La contre-utopie défie l'utopie. La révolution bouscule la tradition. La morale cherche à se soumettre le politique. Émile Zola défend un humanisme social qui s'appuie sur les droits de l'homme. À travers Dreyfus, Clemenceau – homme politique et romancier abondant – vise l'ennemi intérieur : « L'affaire Dreyfus est bien plus qu'une affaire judiciaire, elle est une révolution qui va nous permettre de heurter de front et de vaincre des forces comme la haute armée, le clergé, les classes conservatrices de notre pays, [...] de faire jaillir de la France autre chose, d'autres idées que celles d'une tradition royale et chrétienne, de dégager des forces neuves et de briser des traditions périmées.
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rkhettaouirkhettaoui   23 novembre 2016
Au commencement des temps furent Victor Hugo et Émile Zola.
Telle est du moins la légende qu'on leur a forgée. Situés au zénith de la conscience républicaine et au firmament de l'imagination scolaire, ces écrivains d'abord libres connurent un enrégimentement étatique particulièrement soigné, dont Hugo eut l'heur de connaître les bénéfices dès son vivant.
Ces monstres sacrés fixent les limites. À eux deux, sortes de Charybde et Scylla – ou bien, si l'on préfère, d'alpha et d'oméga –, ils représentent la borne absolue, l'étroit passage que tous leurs successeurs ont à franchir pour trouver quelque place : suiveurs, imitateurs, repreneurs, héritiers, rebelles, ennemis, calomniateurs, tous auront à se définir face à ces deux monstres pour faire comprendre quelle attitude ils adoptent face à l'État, à la société, ou à toute autre composante naturelle de la politique.
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rkhettaouirkhettaoui   23 novembre 2016
Aujourd'hui encore, un homme politique se doit de publier au moins un livre, de se revendiquer de quelque écrivain marquant, et de respecter les classiques – s'il vient à soupçonner que ses concitoyens n'ont pas tous besoin de lire La Princesse de Clèves, le scandale est vertigineux. De Gaulle trouve chez Corneille le modèle de son éloquence ; Pompidou est l'ami de Léopold Sédar Senghor, Mitterrand celui de Marguerite Duras ; à Médan, le président Chirac célèbre Émile Zola ; François Bayrou, Jack Lang, Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy ont donné dans le genre biographique. Tout nouveau président se cherche un Malraux et redoute un Chateaubriand.
Mais l'imaginaire français ne concerne pas seulement des individus, ni même une élite.
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rkhettaouirkhettaoui   23 novembre 2016
Dans la sphère politique, Hugo tient également une position suréminente. Dès le début du règne de Louis-Philippe, il a institué Quasimodo dans la conscience française comme un monstre aimable, incarnant le peuple en devenir. Près d'un demi-siècle après, lui assure la jeune République, le peuple est enfin éduqué, il dépasse Quasimodo, peut voter, etc. Selon les républicains, le poète des Châtiments est celui qui a su se dresser fièrement contre Napoléon III en le décrédibilisant par une poésie pamphlétaire que l'on espérait digne des Tragiques d'Agrippa d'Aubigné.
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rkhettaouirkhettaoui   23 novembre 2016
L'histoire politique de la littérature consiste-t-elle à distribuer Hugo, Zola, Barrès, Gide, Jarry, Montherlant, Breton dans les cases tellement attendues du démocratisme, du socialisme, du nationalisme, de l'anarchisme et de tous les autres mots en -isme ? En méditant sur nos grands aînés, de Victor Hugo à Richard Millet, il m'a semblé que ces catégories autorisaient de trop faciles rapprochements, qu'elles occasionnaient des histoires collectives remplies de clichés, de pièges et de trompe-l'œil, pour ne rien dire des étiquetages.
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Vidéo de Stéphane Giocanti
Stephane Giocanti, invité de l'emission "2000 ans d'Histoire" (France-Inter) sur Charles Maurras
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