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Anne-Marie Marina-Mediavilla (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253002895
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.83/5 (sur 413 notes)
Résumé :
Un débris de hameau où quatre maisons fleuries d'orchis émergent de blés drus et hauts. Ce sont les Bastides Blanches, à mi-chemin entre la plaine et le grand désert lavandier, à l'ombre des monts de Lure. C'est là que vivent douze personnes, deux ménages, plus Gagou l'innocent.
Janet est le plus vieux des Bastides. Ayant longtemps regardé et écouté la nature, il a appris beaucoup de choses et connaît sans doute des secrets. Maintenant, paralysé et couché pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  18 octobre 2014
Travaillant actuellement sur le deuxième tome du livre "La Provence de Giono en peinture" avec une association dont je suis adhérente, je ne pouvais pas ne pas me plonger enfin un peu dans des lectures gionesques. J'ai découvert Jean Giono à l'âge de six ans avec "L'homme qui plantait des arbres" et j'avoue que c'est précisément cet ouvrage qui m'a donné le goût à la lecture (et cela, je le dois bien sûr à la manière dont cela m'a été enseigné). Giono...j'y suis revenue plus tard, alors adolescente, mais, ayant lu des ouvrages qu''il avait écrit durant la fin de sa vie, j'ai été déçue et enfin, j'y reviens maintenant. Grâce aux conseils avisés d'un amoureux fou des oeuvres ainsi que de la vie de Jean Giono, je me laisse tout doucement reconquérir par cet écrivain, originaire de chez moi d'ailleurs, avec sa fabuleuse "Trilogie de Pan".
Dans ce premier tome, "Colline", le lecteur découvre la vie de fermiers de ceux que l'on appelle Jaume, Gondran, Arbaud ou encore Maurras aux Bastides sur la montagne de Lure, montagne située aux alentours de la ville de Manosque dont est originaire Jean Giono et qui se situe dans les Alpes-de-Haute-Provence (04). Mais en plus d'eux, il y a aussi les femmes, le vieux Janet et la jeune Marie. Tout ce petit monde se côtoie mais sans forcément s'entraider jusqu'au jour où la source qui alimente la fontaine du hameau se retrouve à sec. C'est dans ces moments de crise que l'on voit que ces paysans sont néanmoins soudés car d'autres malheurs suivront et tous y feront face comme un seul homme, eux tous contre celle qu'ils croyaient être leur amie, à savoir La Colline.
Mais là encore, peut-être se trompent-ils ? Peut-être que cette terre qu'ils labourent tous les jours et qu'ils ont appris à connaître, à parler sa langue...peut-être cette colline-là veut-elle simplement leur transmettre un message, tout comme à nous, lecteurs ?
Il m'a été impossible de relever des citations au cours de cette lecture tant les phrases qu'utilise Giono sont chantantes en elles-mêmes, elles nous vont droit au coeur, nous font sourire parfois et il aurait fallu citer des chapitres entiers pour vous montrer comment l'écriture de Giono est une mélodie en elle-même.
Une lecture que je ne peux donc que vous recommander car celle-ci vous donnera un petit goût de ma Provence...mais surtout celle de Jean Giono !
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horline
  13 avril 2011
Colline a été ma première rencontre avec Giono, j'étais au lycée. J'ai alors découvert un auteur profondément attaché à la terre ainsi qu'à ses traditions ancestrales, un auteur qui témoigne d'une foi inébranlable en la nature, force vivante sacrée qui peut se révéler tantôt généreuse tantôt cruelle envers les hommes.
Dans Colline, on observe la vie des Bastides blanches, hameau adossé aux collines du Lubéron, « là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras ». C'est un hameau où le temps s'est arrêté, alangui à l'ombre des platanes et où on hume le parfum du désert lavandier tout proche. Pour les paysans qui y vivent, seul « ce qui vient de la ville est mauvais ».
Pourtant, le jour où l'aîné en fin de vie se met à « déparler », chacun est pris d'un sentiment étrange mêlant inquiétude et incrédulité. Ce coin de Provence recèle bien des mystères dissimulés derrière les fourrés de genêts et Janet a atteint un âge qui lui a certainement permis de percer quelques uns de ces secrets. Ainsi, lorsqu'il annonce la colère de la terre, la peur s'installe progressivement au fur et à mesure que le vieux Janet débite ses « méchantises ». Elle anéantit toute raison : même le silence devient menaçant, comme si un ennemi imperceptible attendait tapi dans les broussailles. le délire de Janet éveille les consciences à propos de la force de la nature, allant jusqu'à suggérer que le simple fait de tuer un lézard avec une bêche inflige une souffrance qu'il faudra expier.
Dés lors, lorsque la fontaine au centre du hameau se tarit, le discours de Janet apparaît redoutable et visionnaire. le malheur accable le village, et l'incendie qui se déclare sur la colline s'annonce comme une véritable guerre contre la nature.
Le regard de Giono sur la nature emprunte le chemin des superstitions paysannes. Des superstitions qui confèrent à la nature une âme, une chair, du sang. Jouant admirablement avec la personnification des paysages, l'auteur nous décrit ainsi le feu comme une « bête souple » qui dévore tout sur son passage, « la fontaine [comme] chantant une longue mélopée qui parle de pierres froides et d'ombres », et la colline se voit dotée d' « un corps immense qui tremble» de colère. L'auteur rappelle ainsi les liens profonds qui unissent les paysans à la nature et l'unité du monde qui en découle : il coule dans les veines des hommes comme dans les racines des arbres la même vie.
La nature est partout, elle foisonne dans l'écriture de l'auteur et insuffle toute l'intensité dramatique au récit. Elle confère une poésie particulière qui nous happe dans l'univers des Bastides blanches, nous plonge dans l'inquiétude de ses habitants.
La langue de Giono, riche en métaphores, est réellement savoureuse.
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TheWind
  19 novembre 2016
Giono, pour moi, c'est un lointain souvenir, si lointain que je me suis même demandée, il y a peu, si j'avais déjà eu l'occasion de lire ses oeuvres.
Cet oubli est impardonnable, j'en ai bien conscience.
Oublier Giono, c'est comme si j'avais oublié d'arroser les fleurs dans mon jardin, en pleine canicule. Mais, ça, malheureusement, ça peut m'arriver aussi !
Bon, je ne suis pas très fière de moi...Et il était temps que je répare cet affront fait à Giono, et bien naturellement, à l'un de ses personnages préférés : Dame Nature.
Et c'est bien de cela dont il s'agit dans Colline. Les hommes d'un petit hameau provençal vont devoir expier les crimes commis contre la Terre, cette mère qui les a toujours nourris, qui les enveloppe de sa bienveillance et qui, soudain, semble irritée...
Ce conte, qui donne la part belle aux quatre éléments et notamment à l'eau , prend sa source dans les légendes mythologiques, dans les vieilles superstitions qui subsistent encore dans les campagnes, et se complait dans le merveilleux et le surnaturel.
C'est beau mais surtout ça donne évidemment à réfléchir sur les relations entre l'Homme et l'environnement naturel qui l'entoure, sur les transformations qu'il lui fait subir, sur les cataclysmes qui en découle...
Je pose l'oeuvre de Giono sur ma table de chevet. Il me reste à lire les deux autres romans de la Trilogie de Pan.
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Zebra
  17 juin 2015
Édité en 1929 chez Bernard Grasset et publié en 1965 dans la collection Livre de Poche, « Colline » est un livre assez court (190 pages) de Jean Giono, livre écrit en souvenir de son père.
Le décor ? Les Bastides Blanches, quatre maisons à un jet de pierre de la montagne de Lure. Douze personnes y vivent, à savoir deux ménages avec femmes et enfants, et puis aussi Gagou, « un simple » qui vit de peu et loge dans une cabane faite de bidons en fer-blanc qu'il écrase. Les Bastides Blanches, autrefois, c'était un bourg, quand les seigneurs d'Aix aimaient à respirer le rude air des collines. La ville est loin, les chemins sont secs et durs et, du bourg, où les belles maisons se sont effondrées, il ne reste que ces quatre bâtisses où le facteur ne monte guère plus qu'une fois par mois et où souffle le vent. Gondran, large, haut et rouge, un colosse, habite l'une d'entre elles avec « Gritte » (Marguerite), sa femme, la fille de Janet. Dehors se mêlent les parfums des chèvrefeuilles, des genêts, des genévriers, du thym, des oliviers et de la lavande. le vent porte le chant des perdreaux. A midi, la chaleur est écrasante et « l'air, plein de mouches, grince comme un fruit qu'on coupe » : c'est l'heure de la sieste. Mais la terre est là, bien vivante qui fait ce qu'elle veut et vit son petit train-train. « Gisant, végétale et parfumée, elle est faite d'une chair et d'un sang que les hommes ne connaissent pas ; elle vit, tressaille et grommèle comme un vieux ».
L'histoire ? Âgé de plus de quatre-vingt ans, Janet vient d'avoir une attaque. Vincent, le docteur, se rend sur place et ne pronostique rien de bon. Mais Janet est un dur à cuire, de ceux qui dinent d'une soupe de fèves, quand il y en a, ou d'un oignon cru trempé dans du sel. Il a des hallucinations : la colline lui semble « couchée comme un boeuf dans les herbes », avec son dos, visible depuis la fenêtre. Janet parle sans discontinuer. Raide et noir, il fait peur aux habitants des Bastides. le sort de Janet leur fait chavirer le coeur d'inquiétude, de mystère et de peur. Pour conjurer le mauvais sort, il partent en expédition dans les collines, le fusil en bandoulière, prêts à tirer. le mauvais sort prend souvent l'apparence d'un chat noir. Ils rentrent bredouilles. Un jour, la fontaine des Bastides ne coule plus. L'eau venant à manquer, ils boivent du vin. Mais la soif est toujours là, les heures étant alors « faites d'un grand rêve où dansent des eaux d'argent ». Un jour, en fin de soirée, ils voient Gagou qui rentre avec les bas de pantalons mouillés, alors ils décident de faire le guet et de le suivre afin de savoir où il va chercher de l'eau. L'eau tant désirée provient du bassin d'une fontaine située au coeur d'un hameau situé à proximité mais abandonné il y a quelques décennies, car touché par le choléra. La soif est trop forte : demain, ils reviendront avec des bidons. Bizarrement, Marie, une des enfants, est par la suite atteinte d'une forte fièvre. Plus bizarrement, Gagou aurait été vu nuitamment en train de chevaucher Ulalie, une des femmes des Bastides. Et encore très bizarrement, le feu vient à se déclarer dans les hameaux alentour. Coïncidences ? Les hommes décident de s'unir, de faire front, de se comporter dorénavant en bons chrétiens afin de faire fuir le Mal. En pleine fournaise, « émerveillé, tremblant de joie, Gagou s'approche du feu, tend la main, et malgré l'étau qui broie ses pieds, entre dans le pays des mille candélabres d'or ». Un chat noir dort sur la couverture du lit où gît Janet, agonisant. Encore des coïncidences ? Non, les habitants des Bastides sont en lutte contre le corps de la colline, et il leur faut en écraser la tête ! Tout finira par rentrer dans l'ordre mais les belles promesses des hommes seront oubliées. Ainsi va la vie ...
Mon analyse ? Il s'agit d'un huit-clos à la psychologie finement suggérée mettant en scène des caractères typés sur fond de nature superbement décrite. Cette histoire nous est contée par un maître en la matière. le vocabulaire est particulièrement riche, le suspense est réel et les coups de théâtre ne manquent pas. S'y ajoutent un subtil mélange entre magie et réalité, un petit côté panthéiste, des expressions rapportées dans un patois délicieusement suranné, une esquisse de morale relative au sens de la vie, au respect de l'autre et à la valeur de l'effort. le lecteur notera la place réservée à la femme en milieu agricole défavorisé. La poésie du texte ne laissera personne indifférent. Je mets cinq étoiles et je recommande.
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sylvaine
  23 août 2015
Au pied de la Lure, chaîne des Alpes françaises du Sud au S-O de Sisteron, chef lieu d'arrondissement Forcalquier.
Les Bastides Blanches, 4 maisons, 4 familles :
Gondran le médéric marié à Marguerite Ricard. le beau-père Janet vit avec eux.
Aphrodis Arbaud, son épouse et leurs 2 fillettes.
César Mauraas, sa mère et le petit valet de l'assistance publique.
Alexandre Jaume et s fille Ulalie.
Sans oublier Cagou le simple d'esprit
L'ambiance est bonne entre les 4 maisons, la vie suit son cours, les saisons passent et chacun vit au mieux .Tout cela jusqu'à l'attaque du père Jamet. Paralysé, immobilisé dans un lit à côté de la cuisine, lui si actif avant le voilà qui se met à « déparler ».et à partir de là les problèmes commencent aux Bastides.
Sauront-ils tous ensemble faire face à l'adversité ? feront ils bloc contre les forces d'une nature déchaînée ? Comment vont ils affronter cette ambiance délétère où plane le danger ?La peur s‘insinue….
Mêlant à la fois la vie de ces campagnes qu'il connaît très bien, les anciennes croyances et superstitions Giono nous livre ici un roman puissant. Il y prône le respect mutuel homme/nature chacun devant vivre le plus en harmonie avec l'autre. Difficile de faire ployer dame nature à l'homme de trouver le compromis !
Une écriture très imagée un vocabulaire « local » (merci au Petit Larousse ! )
A travers toutes ces pages Giono nous parle de SON PAYS un pays qu'il aime et il n'a de cesse de le faire chanter avec une écriture somptueuse.
Si je devais retenir les grandes lignes :
Gondran n'ose plus toucher à sa terre par peur de lui faire du mal
La petite Marie tombe brusquement malade
La fontaine est tarie
L'incendie qui détruit tout et s'arrête par miracle aux portes des Bastides grâce à l'énergie des hommes
Solidarité et entraide sont les maitres mots de cette histoire
Tout rentre dans l'ordre quand Jamet se décide à mourir !
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
ZebraZebra   24 juin 2015
page 149 - "Maurras est seul sur la colline. Seul à côté d'un grand pin robuste et luisant. L'arbre ébouriffe son épais plumage vert et chante. Le tronc s'est plié dans le lit habituel du vent, puis, d'un effort, il a dressé ses bras rouges, il a lancé dans le ciel son beau feuillage et il est resté là. Il chante tout mystérieusement à voix basse.
Maurras a regardé le pin, puis la fumée qui sourd des buissons, en bas et ça s'est fait sans réflexion, d'instinct ; il s'est dit :
- Pas celui-là. Celui-là, elle ne l'aura pas.
Et il a commencé à tailler autour.
D'un seul coup, la terre s'est enragée. Les buissons se sont défendus un moment en jurant, puis la flamme s'est dressée sur eux, et elle les a écrasés sous ses pieds bleus. Elle a dansé en criant de joie ; mais, en dansant, la rusée, elle est allée à petits pas jusqu'aux genévriers, là-bas, qui ne se sont pas seulement défendus. En moins de rien ils ont été couchés, et ils criaient encore, qu'elle, en terrain plat et libre, bondissait à travers l'herbe.
Et ce n'est plus la danseuses. Elle est nue ; ses muscles roux se tordent ; sa grande haleine creuse un trou brûlant dans le ciel. Sous ses pieds on entend craquer les os de la garrigue."
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OliphantOliphant   21 juin 2013
C’est de nous que doit venir le remède. Ces racines, ces graines de cyprès, toutes ces peinturlures, ça ne sert à rien, c’est moi qui te le dis. Le remède ? C’est dans nos bras et dans notre tête, qu’il est. Dans nos bras, surtout. Les collines, ça se mène comme les chevaux, dur. Tu comprends bien que je les connais ; je n’ai pas chassé sur elles pendant trente ans sans avoir appris leurs façons de faire. Ça va nous tomber sur le poil d’un coin que nous ne surveillons pas et, tout de suite, il faudra présenter la poitrine et faire marcher les bras. Qui gagnera ? Nous. Pas l’ombre d’un doute. C’est un mauvais moment à passer, mais je jouerais qu’on gagnera. Ça c’est toujours vu comme ça. Seulement, pour gagner faut pas bâiller aux santons.
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Sodapop_CurtisSodapop_Curtis   18 octobre 2015
Le volet saute ; le lierre cogne à la vitre. La plainte descendu du grenier, plonge dans l'air épais de la chambre, fend l'odeur d'oignon, de cendres froides et de sueur, et disparaît sous la porte tremblante.
– Je déparle. Qu'est-ce que tu es, toi, pour dire que je déparle ?
Janet s'adresse à l'ombre, impersonnellement, sans se soucier de Gondran anxieux qui le regarde et boit ses étranges paroles.
– Tu t'imagines de tout voir, toi, avec tes pauvres yeux ? Tu vois le vent, toi qui es fort ?
  » Tu es seulement pas capable de regarder un arbre et de voir autre chose qu'un arbre.
  » Tu crois, toi, que les arbres c'est tout droit planté dans la terre, avec des feuilles, et que ça reste là, comme ça. Ah, pauvre de moi, si c'était ça, ça serait facile.
  » Tu vois rien, là, sous la chaise ?
  » Rien que de l'air ?
  » Tu crois que c'est vide, l'air ?
  » Alors, comme ça, tu crois que l'air c'est tout vide ? Alors, là y a une maison, là un arbre, là une colline, et autour, tu t'imagines que c'est tout vide ? Tu crois que la maison c'est la maison et pas plus ? La colline, une colline et pas plus ?
  » Je te croyais pas si couillon.
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TheWindTheWind   21 novembre 2016
La ville est loin, les chemins sont durs.
Quand le vent vient du sud, on entend en bas siffler le train et sonner les cloches.
Cela veut dire, seulement, que le temps est à la pluie.
De la ville, quand la brume de chaleur se déchire, on aperçoit les Bastides Blanches comme des colombes posées sur l'épaule de la colline.
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lecassinlecassin   14 octobre 2012
Quatre maisons fleuries d'orchis jusque sous les tuiles émergent des blés drus et hauts.
C'est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
Le sainfoin fleuri saigne dessous les oliviers. Les avettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
Le surplus d'une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantèlent sous l'herbe, puis s'unissent et coulent ensemble sur un lit de jonc.
Le vent bourdonne dans les platanes.
Ce sont les Bastides Blanches.
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