AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253010845
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio
4.06/5   409 notes
Résumé :
A la « Buvette du Piémont », un vieux journalier est attiré par un grand gars qui parait affreusement triste et provoque ses confidences : Albin venait de la montagne, de Baumugnes. Trois ans auparavant, il était tombé amoureux fou d'une fille qui s'est laissé séduire par le Louis, « un type de Marseille, un jeune tout creux comme un mauvais radis». Le Louis ne lui avait pas caché que son intention était de mettre la fille sur le trottoir.
Depuis, Albin était... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 409 notes
5
25 avis
4
12 avis
3
4 avis
2
0 avis
1
1 avis

berni_29
  06 mai 2021
Un des Baumugnes est un roman de Jean Giono tout simplement façonné d'amour et de fraternité.
C'est un récit qui m'a pris au ventre, l'ouvrant et posant mon coeur dedans.
Il s'agit du deuxième volet de la trilogie de Pan, je vous avais chroniqué il y a quelques mois le premier volet, Colline, vous vous en souvenez ?
Un des Baumugnes est avant tout pour moi une histoire d'amour dans le monde rural du début du XXème siècle et c'est touchant, c'est beau à pleurer.
Récit bref en si peu de pages, il est écrit dans le style inimitable, parfois abrupt de Giono, surtout dans la période où il écrit ce récit.
Avec Un des Baumugnes, ici il est question d'hommes et de femmes de la terre, du terroir même, qui vivent dans le respect de la nature. Pas de mise à mort d'animaux ici, pas de meurtres… le seul fusil convoqué ne tirera jamais.
Le début du récit est rude.
Le narrateur est Amédée, ouvrier agricole qui loue ses bras de ferme en ferme. C'est donc par sa voix, son oralité et sa rusticité, que l'histoire nous est contée. Ah ! Comme j'ai adoré ce beau personnage qu'est Amédée...
Alors qu'il boit un verre dans une taverne, Amédée fait la connaissance d'Albin, également ouvrier agricole, qui lui fait part de ses remords : alors qu'il travaillait au champ avec un certain Louis, compagnon aux moeurs douteuses, il a rencontré la plus jolie et la plus séduisante des jeunes femmes, Angèle, dont il est tombé amoureux. Albin était trop timide pour l'aborder, au contraire de Louis qui l'a séduite et a fini par l'emmener à Marseille où il l'a prostituée. Après avoir écouté la confession d'Albin, Amédée décide de l'aider à retrouver la femme qu'il aime, aussi, décident-ils qu'Amédée se fera embaucher à la Douloire, la ferme des parents d'Angèle, pendant qu'Albin l'attendra dans une ferme d'un village voisin.
C'est là que tout démarre et c'est là que tout devient beau...
C'est la quête éperdue de quelque chose qui ressemble au départ du voyage à un impossible amour.
Un des Baumugnes, ce sont les yeux plongés dans les étoiles et les doigts pris dans la terre. Comme à chaque fois, dans les romans que j'ai pu lire de Jean Giono, les personnages font corps avec la nature qui les accueille, les berce, les fait travailler aussi, exister, donner sens à leurs vies. Les relations avec ces personnages sont parfois rudes comme le décor qu'ils habitent et qui les habitent aussi, il y a simplement une harmonie qui se lit dans les mots de Giono.
Vont-ils réussir ? Ne pas réussir ? Qu'importe ! L'essentiel est le chemin que nos deux héros vont entreprendre... Et quel chemin !
Dans les mots de Giono, j'ai senti leur envie, leurs doutes, leurs respirations, leurs gestes parfois gauches, toujours chaleureux.
Un air d'harmonica au milieu de la nuit est sans doute un des plus beaux passages du récit, car les mots de Giono nous permettent vraiment d'entendre cette musique, envoyée davantage comme un message qu'une mélodie...
Toujours chez Giono la nature parle, prends corps, le vent de la montagne devient une voix, le vol des perdrix devient le geste d'un semeur qui se prolonge dans le ciel, le bruit d'un pas sur un chemin n'est-il pas une respiration de plus dans le paysage ?
Ici la nature aide Amédée et Albin dans ce voyage, la nature les aide, seuls d'autres hommes jaloux, méchants, pervers, sont prêts à entraver ce chemin du bonheur. Idyllique cette vision, me direz-vous ?
Peut-être, ou peut-être pas au fond...
Ce roman est simplement magique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          548
TheWind
  30 novembre 2016
Quel talent ce Giono ! Quelle authenticité ! Qui n'est pas sans rappeler d'autres auteurs ou artistes célèbres ...
Il y a du Brassens dans sa façon de croquer ses personnages, du Brel dans ses envolées tragiques, du Pagnol dans sa Provence, du Fernandel dans son terroir ...
Que dire de plus ?
Que j'aime sa simplicité, son amour de la terre, son honnêteté.
Que j'ai aimé retrouver dans ce récit toute la rusticité qu'on trouvait autrefois dans nos campagnes, toute la rudesse de la vie paysanne sous laquelle se dissimulait bien souvent une tendresse bourrue, une maladresse touchante.
Si le premier volet de la Trilogie de Pan rendait un bel hommage à la nature en la personnifiant, ce deuxième roman, lui, offre une part belle à l'amitié et à l'amour...J'ai hâte de voir ce que me réserve le troisième !
Commenter  J’apprécie          474
Fleitour
  16 décembre 2018
Lumineux
Le deuxième livre de la trilogie de Pan, est à travers le récit d'Amédée, la bouleversante quête d'un amour impossible. Amédée le vieux journalier, écoute Albin lui raconter sa vie, je suis de Baumugnes, répète t-il, "solide et droit, il n'osait pas bouger, mais vous auriez vu ses yeux !", lâche Amédée
p 124.
Ces mots il les avaient en bouche ce soir là, à Manosque, au bar de la Buvette du Piémont, ce soir là où tout a commencé. Ils étaient deux journaliers à Marigrate. Lui Amédée a trouvé Albin avec "ses mots durs, doux, qui savent où est le cœur", page 15. Albin fracassée par l'amour d'une jeune fille, enlevée devant lui par le Louis un gars de Marseille sans vergogne.
Lui Albin était bloqué à la table de fer, il fallait qu'il redise je suis de Baumugnes, "j'ai en moi Baumugnes tout entier".
"Tu vois, ce que je lui reproche, à mon village qui m'a fait, c'est qu'il ne m'a pas appris à tuer".

Cette voix qui lui parle d'Angèle, d'un amour à peine entrevu et déjà son impossible douleur. Sa voix, Amédée la décrit page 27, "cette voix lente qui partait dans la nuit, droit devant elle comme un trait, et qu'elle dépassait le rond du monde, ça semblait comme le vent, la parole des arbres, des herbes, des montagnes et des ciels. Ça avait la luisance d'une faux.

Le lendemain après cette confession, page 30, "Albin fit comme ça des épaules , à quoi bon ?" "Et ça creva dans moi comme une eau qui pèse une digue de terre puis gagne, renverse et inonde le verger."
Écoute "je vais aller à la Douloire, crois moi! " Amédée a noué sa corde à celle du garçon, sa corde à celle d'un de Baumugnes, la douleur pour seul fardeau pour affronter la Douloire, et bientôt la peur.
La Douloire où vivent les parents d'Angèle.

L'énigme de Baumugnes, est dans la lignée de la trilogie. La transposition du dieu Pan par Jean Giono, est pleine de finesse et confère à ce roman une magie qui rehausse le premier tome.
Baumugnes est le village au delà des villages, trouvant refuge dans la montagne, "une terre qui touche le ciel, p 17", pour échapper à toute incursion des religions ou des croyances étrangères. Là règne la musique, la monica, qui est un mélange de sifflements et d'harmonies, et "ça tirait les larmes au yeux."

Selon Ovide Pan défie Apollon dans un concours musical. L'autre allusion mythologique, indique que Pan confectionna un instrument de musique auquel il donna le nom de flûte de pan instrument de séduction pour rendre toute personne amoureuse.

Dans les souliers d'Amédée il n'y a que la promesse faite au gamin. Il ne sait pas encore que la peur va le gagner, quand Clarius le père d'Angèle se dresse devant lui avec son fusil. Ce fusil qu'il brandit à chaque fois que l'on parle d'Angèle.
Dire pourquoi je suis fan de Giono ? Ce grand roman d'amour puise sa force dans ces terres de Provence, ces chemins de pierres, ces vents à écorner les bœufs, bref dans la nature. Hier dans Colline elle avait endossé sa méchanceté, et sa colère.
Ici c'est la colère des hommes qui s'exprime, et parfois la nature devient magique, avec les mots de Giono, avec les doigts d'Albin, avec sa bouche qui la fait chanter, et bouleverse Amédée, subjugué, lui le vieux compagnon d'infortune.
C'est la magie quand il chuchote p 33, "c'est de finesse qu'il faut travailler, j'aime bien que le vent me flûte autour des oreilles."
C'est la magie de Saturnin, "ce valet à l'ancienne qui avait à la fin trouvé sa place, il était de la famille plus que s'il en avait eu le sang et la chair. p 50."
Amédée regardait aussi la maison, la Douloire, "la maison en pierre, les murs et les tuiles, le bois des volets, tout cela bien joint, bien fermé sur l'air noir du dedans et je ne pouvais pas arriver à comprendre pourquoi c'était si bien fermé pourquoi on avait mis cet air du dedans à l'abri de nos mains et de notre œil.
Et puis un jour une simple tasse est laissée, sur la paillasse par Philomène. La patronne revenant de la cave ne pouvait en justifier l'usage par un familier. Alors Amédée a compris qu'Angèle, "la fille aux gestes justes la meneuse de chevaux, l'amante de la Douloire, cette lampe dans la tête d'Albin était sans doute séquestrée."

La magie de ces textes tient beaucoup à ce tête-à-tête entre Amédée et Clarius. Amédée a besoin de comprendre pourquoi cet homme a verrouillé sa maison, comprendre sa colère, sa violence et sa solitude.
On retrouve aussi ce tête-à-tête dans le roman chien-loup de Serge Joncour inversé. Joséphine part affronter le dompteur, la force est avec lui, la peur qu'il suscite terrorise le village. Mais à l'extrémité de ce tête-à-tête Serge Joncour défie la peur et transforme ce tête-à-tête en un duo d'amour.
La magie de ce texte va connaître son point ultime quand Albin va jouer de la Monica deux soirs de suite, une musique qui se fond dans les arbres une musique pareille au vent. Jean Giono décline alors de très belles images, page 87  ;
"moi j'écoutais un petit bruit dans les platanes, très curieux que je trouvais doux ; c'était une feuille sèche qui tremblait au milieu du vent. Cette feuille-là me disait plus à moi que toutes les autres en train de faire les acrobates autour d'une clarinette."
"Eh bien la musique d'Albin était cette musique de feuilles de platanes et ça vous enlevait le cœur."
Un de Baumugnes, un roman déchirant et magique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
Deleatur
  05 janvier 2018
Un de Baumugnes (1929) est donc le second volet de la Trilogie de Pan, après Colline (1929 également) et avant Regain (1930). Aujourd'hui encore, présenter ces livres sous l'étiquette de trilogie pousse sans doute le lecteur à les lire dans l'ordre, ce qui n'a pas lieu d'être car il n'y a aucun ordre entre ces trois récits distincts. Cela peut aussi en retenir certains de s'y plonger, ce qui serait cette fois absolument regrettable.
Je n'ai pas lu l'introduction séparée que Giono a fait de cette trilogie (Présentation de Pan, 1930). Je finirai très probablement par le faire car je suis quand même assez intrigué par ce titre commun que l'auteur lui-même a accolé à des textes aussi différents (je précise que je n'ai pas encore lu non plus Regain, j'ai décidément de la lecture en retard).
L'histoire d'Un de Baumugnes se déroule de nouveau dans cette Haute-Provence chère à Giono. Et d'une certaine façon, c'est là encore le récit de la relation que les paysans entretiennent à la nature. La langue de Giono y est d'un lyrisme parfois échevelé, avec des pages d'une beauté à couper le souffle, telles par exemple celles qui racontent comment l'orage fond sur la ferme de la Douloire. Les personnages, au premier rang desquels Amédée, le narrateur, y débordent de truculence et de poignante sincérité. On sent à chaque phrase tout l'amour que l'auteur avait pour ces paysans, et toute la connaissance intime de leur parler et de leur pensée. Un grand bonheur de lecture, incontestablement, en même temps qu'un voyage ethnographique, car il faut bien reconnaître que ce monde n'existe plus, même vu de loin.
Pour le reste, qu'est-ce qui permet cependant de rapprocher Colline d'Un de Baumugnes ? C'est la question que je me suis posée tout au long de ma lecture, question qui n'a heureusement pas réussi à ternir le plaisir de celle-ci. Colline est construit tout entier dans l'attente d'une mort (celle de Janet, l'ancien), quand Un de Baumugnes est un hymne à la vie et à la résilience. La nature est au centre des deux romans, certes, mais elle peut être si cruelle et étrangère à l'humain dans Colline, alors qu'elle se montre beaucoup plus bienveillante dans Un de Baumugnes. le premier, enfin, avait l'ampleur d'une tragédie antique, tandis que le second se rattache à la forme du mélodrame, tel que la littérature et le cinéma de l'époque l'avaient popularisé. Il est d'ailleurs très cohérent que Pagnol ait choisi d'adapter celui-là au cinéma plutôt que Colline, nettement plus éloigné de son propre univers. de mon point de vue, Un de Baumugnes gagne en humanité ce qu'il perd en force symbolique. Je ne sais pas du tout de quoi il faudrait se réjouir ou se désoler là-dedans : ce sont tous les deux de grands livres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          251
sylvaine
  23 août 2015
Pour moi un vrai et grand coup de coeur !
Sur les bords de la Durance pas très loin de Manosque le narrateur Amédée et son ami Albin se sont loués pour les foulaisons à Marigrate
Un soir de « moins bien » Albin se raconte. Lui plutôt du genre taiseux vide son sac dans l'oreille d'Amédée.
Trois ans plus tôt Albin était venu dans cette même ferme se louer. Il y a fait ami avec le Louis, un gringaler sachant nager tout droit venu de Marseille Un petit voyou de Louis , un malingre ayant du mal à soulever sa fourche mais pour causer aux femmes pas son pareil. C'est comme cela qu'un soir Albin voit arriver à l'épicerie en face du cabanon une superbe jeune fille tenant en main les rênes de son cheval et il en tombe amoureux ! C'était sans compter sans cet escogriffe de Louis qui non seulement arrive à ses fins avec Angèle mais à la persuade de le suivre à Marseille. Je vous laisse imaginer la suite.
Depuis ce jour Albin, jeune et pur jeune homme ne vit plus.
Amédée décide de lui venir en aide .Il va aller prendre des nouvelles de la dite Angèle et les fera savoir à Albin en fonction du résultat ce dernier aura toujours le choix de remonter aux Baumugnes dans sa montagne !!
Amédée décide donc de se faire embaucher à la Douloire, le père l'accueille avec le fusil…
Une écriture magique il n y a pas d'autres termes ! Comment résister à la « monica » des Baumugnes ? Comment ne pas entendre ce que la musique exprime ?
Une histoire d'amour, une histoire d'amitié avec un grand A, l'amour d'un pays, des bords de la Durance, l'amour de ces habitants, de la nature. Que n'ai je déjà fait mes bagages pour aller découvrir ces bois ces bords de la Durance et mettre mes pas dans ceux de Giono
Grand, grand coup de coeur !!!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270

Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   03 février 2015
À Marigrate, le vieux Amédée se loue dans les fermes. Il rencontre Albin à la
Buvette du Piémont dans le faubourg à Manosque. Albin est un jeune, bel
homme qui vient du village Baumugnes.
Trois années auparavant, il était dans le même village avec Louis et il en dit
ceci: „La gerbe tremblait au bout de sa fourche et sa mauvaise odeur
m'engourdissait“ (p. 11)
Un soir, une charrette, conduite par une fille, déboule sur la place. Louis veut la
transformer en une putain à Marseille. Il n’y voit qu’un capital. Mais Albin est
fasciné d’elle et il dit: „Alors, c’est la lune qui lui tape en plein dessus, du pied
au cheuveu, et c’est elle que je vois entière, avec ses jambes et son doux
ventre et ses deux sains pleins que le corsage tenait, et sa belle tête aux
tresses tortillées“. (p. 13)
Albin ne s'en remet pas et il est tombé amoureux d’Angèle. Mais elle est à
Marseille et il, désespéré, erre depuis trois ans de ferme en ferme, et envisage
maintenant de rentrer chez lui à Baumugnes. Amédée espère obtenir des
informations et peut soulager Albin avec des nouvelles d’Angèle. Il lui fixe un
rendez-vous dans trois mois à un endroit donné et Albin accepte sa proposition.
Voilà donc Amédée parts vers la ferme des parents d’Angèle.
Quand il arrive à la Douloire, le mas du parents d’Angèle, il y est reçu par un
homme le fusil à la main et qui le menace de tirer s’il ne part pas de suite.
Heureusement la mère d’ Angèle arrive et Amédée reussis à se faire engager.
Les parents d’elle sont très tristes et l’ambiance est bien plus que sinistre dans
cette maison. De ceci Amédée conclut qu’elle n’est plus rentré.
Entre-temps, Albin l'attend dans une ferme où Amédée a travaillé et où il
couchait avec la fermière.
„Les gens d’ici sont très fins sur l’amour-propre et la réputation. Une fille qui se
dérobe, et encore avec un pignouf de ce genre, ça fait parler, ça fait dresser les
index.“(p. 56) Avec cette phrase il a montré qu'il connaît „La fille du Barbaroux“
et pendant un orage il remarque qu’Angèle est enfermée. Mais le problème est
où elle se trouve. Comme premier il informe Albin sur la situation.
Quand la mère apporte de la nourriture dans l’abri et il voit une tasse fine, qui
n’est pas au père, puisque celui est de nature grossière, Amédée vient
lentement sur la trace que les parents doivent avoir dissimulé Angèle. Albin
découvre par coïncidence la cache, un silo, et Amédée et Albin la délivrent. Puis
Ils s'enfuient et retournent chez les parents d’Angèle de se réconcilier. Après
Albin et Angèle tombent amoureux et ils rentrent heureux à Baumugnes. Et le
vieux Amédée continue à travailler de ferme en ferme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
TheWindTheWind   29 novembre 2016
Ça c'était une musique de vent, ah, mais une musique toute bien savante dans les plus belles choses de la terre et des arbres.
Ça sentait le champ de maïs ténébreux : de longues tiges et de larges feuilles.
Ça sentait la résine et le champignon et l'odeur de la mousse épaisse.
Ça sentait la pomme qui sèche.
- Ça, fait Clorinde, c'est lui, en bas, qui se désennuie en jouant de sa musique. C'est comme ça tous les jours. C'est rudement beau.
Oui, c'était rudement beau.
Et ça poignait durement dans le milieu du ventre comme quand on vous dit toute l'expression de la vérité bien en face.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
ssabssab   08 septembre 2012
-Qu'est ce que c'est que ça, Clorinde?
Ça, c'était une musique de vent, ah, mais une musique toute bien savante dans les belles choses de la terre et des arbres.
Ça sentait le champ de maïs ténébreux : de longues tiges et de larges feuilles.
Ça sentait la résine et le champignon et l'odeur de la mousse épaisse.
Ça sentait la pomme qui sèche.
-Ça fait Clorinde, c'est lui en bas, qui se désennuie en jouant de la musique. C'est comme ça tous les jours. C'est rudement beau
Oui, c'est rudement beau.
Et ça poignait durement dans le milieu du ventre comme quand on vous dit l'expression de toute la vérité bien en face.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
LavieestunlongfleuvetranquilleLavieestunlongfleuvetranquille   01 septembre 2014
Il s'en venait tout le long de la Durance un air d'Alpe, franc de lame comme un rasoir.
Mon Saturnin (et ça, je l'ai apprécié tout de suite), mon Saturnin tombe la veste et couvre le mulet.
"Si des fois il prenait froid", qu'il dit, comme tout honteux de la chose.
Je reste un moment sans parler, puis je dis :
"Et toi, si tu prenais froid, des fois ?"
Il a son petit rire en bruit de fagot.
"Moi, qu'il dit, si je me pose là, au beau courant d'air, je le veux bien, c'est de mon vouloir, mais la bête, c'est tout niais, sans bras devant le mal. Alors, si c'est pas un peu nous qui prenons sa défense, qui ça sera ?"
Et puis après, comme il venait de se trémousser dans un long frisson, il dit encore, peut-être pour que je réponde oui :
"Ce que c'est couillon, un homme !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
michdesolmichdesol   30 avril 2018
Nous, on a été, d'abord, dans le temps, de ces gens qui n'ont pas cru à la religion de tous : et, pour ça, à ceux de cette époque qui ont été les grands-pères de nos grands-pères, à ceux là, donc, on leur a coupé le bout de la langue pour qu'ils ne puissent plus chanter cantique. Et après, d'un seul coup de pied de cul, on les a jetés sur les routes, sans maisons, sans rien. Allez-vous-en !
Alors, ils ont monté, comme ça, dans la montagne : les hommes, les femmes, tous ; ils ont monté, et ils ont monté beaucoup plus haut que jamais ceux qui avaient coupé leurs langues auraient cru. Beaucoup plus haut parce qu'ils n'avaient plus d'espoir pour peser sur leurs épaules et ils sont arrivés sur cette petite estrade de roche, au bord des profondeurs bleues, tout contre la joue du ciel, et il y avait là encore un peu de terre à herbe, et ils ont fait Baumugnes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Jean Giono (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Giono
A l'occasion des 50 ans de la disparition de Jean Giono, Jean Dufaux et Jacques Terpant proposeront la 18 août une adaptation en bande dessinée de l'un de ses chefs-d'oeuvre : Un Roi sans divertissement. Voici en avant-première sa bande-annonce.
autres livres classés : provenceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Jean Giono

Né à Manosque en ...

1875
1885
1895
1905

12 questions
326 lecteurs ont répondu
Thème : Jean GionoCréer un quiz sur ce livre

.. ..