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ISBN : 2070363309
Éditeur : Gallimard (20/06/1973)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 66 notes)
Résumé :
« Viens, suis-moi. J'ai ici ma vigne et mon vin ; mes oliviers, et je vais surveiller l'huile moi-même au vieux moulin... Tu as vu l'amour de mon chien ? Ca ne te fait pas réfléchir, ça ?... Viens, venez tous, il n'y aura de bonheur pour vous que le jour où les grands arbres crèveront les rues, où le poids des lianes fera crouler l'obélisque et courber la Tour Eiffel ; où, devant les guichets du Louvre, on n'entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s'ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  29 janvier 2013
« Solitude de la pitié », un recueil de vingt nouvelles qui paraîtront d'abord dans le journal « l'Intransigeant » avant d'être publiées par Gallimard ; une série de textes courts rédigés alors que Jean Giono travaillait à son premier roman « La naissance de l'odyssée » :
Solitude de la pitié », un prêtre bien ingrat
-« Prélude de Pan », tout un village en transes
-« Champs », une femme succombe au charme d'un bel homme au désespoir de son mari
-« Ivan Ivanovitch Kossakioff », une amitié virile dans les tranchées de 14
-« La main », les amours d'un aveugle
-« Annette ou Une affaire de famille », l'abandon d'un enfant à l'orphelinat
-« Au bord des routes », une conversation autour d'un verre : deux hommes se racontent
-« Jofroi de la Maussan », le vieux Jofroi vend son verger dont on a abattu les arbres …et meurt
-« Philémon », le cochon est malade, il faut l'égorger… mais c'est la noce de la fille de la maison
-« Joselet », un homme explique sa conception de la vie à un inconnu
-« Sylvie », une fille de ferme reviens au pays après une escapade amoureuse à la ville
-« Babeau », Favre se suicide sous les yeux de la bergère de Babeau
-« le Mouton », une histoire de domination de l'animal par l'homme dans un cadre somptueux
-« Au pays des coupeurs d'arbres », la narration de la vie passée d'un village qui se meurt
-« La grande barrière », la mort d'une hase
-« Destruction de Paris », un terreux raconte un Parisien
-« Magnétisme », un bistrot, des habitués…
-« Peur de la terre », la petitesse de l'homme confronté à la nature
-« Radeaux perdus », la mort dans les villages oubliés
le chant du monde », comment écrire un livre ou l'homme ne serait pas isolé de son environnement ?
Comme on peut le constater, une bonne partie des thèmes chers à Giono sont déjà présents : la nature, les arbres, les villages désertés, l'Amour avec un Grand A, la mort…
Quasiment tous écrits à la première personne, vingt textes (plutôt que vingt nouvelles) dont le « je » est difficile à attribuer à quiquonque autre que Jean Giono lui-même…
Et puis, il y a ce style si particulier…délicieusement poétique.
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lehibook
  19 juin 2019
Ce titre magnifique ombrage un recueil de courtes nouvelles qui parlent pour certaines du rapport de l'homme à la terre , un rapport qui n'a rien d'idyllique (La Grande barrière) . « Prélude de Pan » est même un conte fantastique des plus angoissants . Ces histoires parlent aussi du rapport des hommes entre eux , l'amitié dans la misère (Solitude de la pitié) ou dans la guerre ( Ivan Ivanovitch Kossiakov) . Mais il ne dissimule en rien la terrible dureté qui peut naître dans ces solitudes (Radeaux perdus) Et même « Joffroi de la Maussan » dont on a fait une comédie au cinéma est une triste histoire de vieillesse . Giono dans ces textes met son style exceptionnel au service d'une profonde humanité.
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michdesol
  15 décembre 2018
Il s'agit ici d'un recueil de vingt nouvelles, courtes ou très courtes. L'auteur y chante une fois de plus la terre, la vie simple. Si un certain pessimisme s'en dégage, le panthéisme de l'auteur est malgré tout réconfortant.
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zazimuth
  25 juillet 2018
Ce livre est un très beau recueil de nouvelles cherchant à remettre l'homme à sa place dans la nature. Avec une langue poétique et puissante Jean Giono sait évoquer des ambiances, des atmosphères et des personnalités qui s'incarnent à la lecture.
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Baluzo
  10 novembre 2014
Voilà .... Sûrement un des 5 livres que prendrais sur une ile déserte... Pour moi, on y retrouve le meilleur de Giono dans sa fascination des hommes mais surtout de la nature. La Provence y est sans fioritures ,froide,sévère et grise mais chaque nouvelle révèle des merveilles à travers une bien belle eçriture.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
AnnaDelRioAnnaDelRio   20 juillet 2019
Ça a du sang, ça, comme toi ; ça a le sang de la même couleur et ça a le droit au soleil et au vent, comme toi. Tu n'as pas plus de droits que la bête.
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TrissotinTrissotin   08 novembre 2011
La hase ne gémissait plus.
À genoux à côté d’elle, je caressais doucement l’épais pelage brûlant de fièvre et surtout là, sur l’épine du cou où la caresse est la plus douce. Il n’y avait qu’à donner de la pitié, c’était la seule chose à faire : de la pitié, tout un plein cœur de pitié, pour adoucir, pour dire à la bête :
- Non, tu vois, quelqu'un souffre de ta souffrance, tu n’es pas seule. Je ne peux pas te guérir, mais je peux encore te garder.
Je caressais ; la bête ne se plaignait plus.
Et alors, en regardant la hase dans les yeux, j’ai vu qu’elle ne se plaignait plus parce que j’étais pour elle encore plus terrible que les corbeaux.
Ce n’était pas apaisement ce que j’avais porté là, près de cette agonie, mais terreur, terreur si grande qu’il était désormais inutile de se plaindre, inutile d’appeler à l’aide. Il n’y avait plus qu’à mourir.
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TrissotinTrissotin   07 novembre 2011
- L’arbre ? [...] On voit que vous ne les connaissez pas. Si on y était pas, ça ferait tout à sa fantaisie. L’arbre, c’est tout en fantaisie. C’est intelligent, je dis pas ; ça comprend des choses… mais c’est comme des bêtes, ça passe son temps à l’amusement. Je vais vous dire. Vous savez où il est mon verger ? Là, au bout du plat. Le vent froid, ça le reçoit en plein. Alors, depuis la Noël, vous avez vu comme il faisait doux ? Bon, eh ! bien, vous verrez. Il y en a deux ou trois qui sont fleuris ; si c’était des jeunes encore, ça va, ils auraient l’excuse, mais des vieux ! Et alors, ils ont l’air de trouver ça très bien. Ils ne le font pas en cachette, non, mais ils font comme ça, pour la gloire, pour dire : vous voyez, moi, si je suis fort ! Je suis le premier. Ils sont comme ça, vous savez, les arbres. Et puis, dès que le mistral commencera, ils feront Jésus. Les autres, avec leurs fleurs pliées, ça leur sera facile : ils bomberont le dos puisqu’il est comme ça, ce vent, qu’il veut qu’on bombe le dos, qu’on n’ait pas de fleurs ; ça leur sera facile. Ceux-là, pour avoir voulu faire de la fantaisie, d’abord ça les gèlera, et puis comme c’est de l’orgueil, ces fleurs, ça tiendra les branches raides, ça voudra faire les malins et ça se fera casser les branches. J’en ai vu qui en sont morts de ça.
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acrullieracrullier   24 janvier 2011
Viens, suis-moi. J'ai ici ma vigne et mon vin ; mes oliviers, et je vais surveiller l'huile moi-même au vieux moulin... Tu as vu l'amour de mon chien? Ca ne te fait pas réfléchir, ca?... Viens, venez tous, il n'y aura du bonheur pour vous que le jour où les grands arbres crèveront les rues, où le poids les lianes fera crouler l'obélisque et courber la Tour Eiffel ; où, devant les guichets du Louvre, on n'entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s'ouvrent et des graines sauvages qui tombes ; le jour où, des cavernes du métro, des sangliers éblouis sortiront en tremblant de la queue.
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TrissotinTrissotin   08 novembre 2011
[…] de mon temps, on plantait le cyprès, vous savez pourquoi ? Parce que c’est un arbre beau chanteur. Voilà la raison. On n’allait pas chercher bien loin. On aimait cette musique de cyprès. C’est profond, c’est un peu comme une fontaine, tenez. Vous savez, l’eau des fontaines, près des fermes, ça coule, ça coule, ça fait son bruit, ça fait son chemin, ça vit, ça tient compagnie plus que dix hommes, et dix femmes n’en parlons pas. Ici, on ne pouvait pas se payer le luxe de faire couler l’eau tant et plus ; ici, on mesurait l’eau à la burette. Et pourtant, on avait besoin aussi de cette compagnie de ces choses qui ne sont pas l’homme. […] Donc, pour nous remplacer la fontaine on plantait un cyprès au bord de la ferme, et comme ça, à la place de la fontaine de l’eau, on avait la fontaine de l’air avec autant de compagnie, autant de plaisir.
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A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, le libraire Jean-Edgar Casel et le journaliste David Medioni (ernestmag.fr) recevaient l'auteur et le parrain de SMEP 2019 Ron Rash...
Un silence brutal de Ron Rash et Isabelle Reinharez aux éditions Gallimard https://www.lagriffenoire.com/145502-divers-litterature-un-silence-brutal.html
Un pied au paradis de Ron Rash et Isabelle Reinharez aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/145625-nouveautes-polar-un-pied-au-paradis.html
Le chant du monde de Jean Giono aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/71308-poche-le-chant-du-monde.html
Moby Dick de Herman Melville et Jean Giono aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/48529-poche-moby-dick.html
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