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EAN : 9782070362202
243 pages
Éditeur : Gallimard (06/10/1972)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 972 notes)
Résumé :
Qui donc a profité des neiges pour égrainer un chapelet de cadavres? Dans ce village du Dauphiné, l'arrivée du printemps rejette ses secrets et ses morts : au bout de trois victimes, on finira par faire appel à un spécialiste, le commandant Langlois, qui découvrira bien vite la vérité. Mais pourra-t-il y survivre ?
Étranges personnages que ceux de ce récit; étrange roman, qui tient du théâtre de l'absurde, du conte séculaire et de la parabole. Parabole laïqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  04 novembre 2011
Ah ! Ecrire comme Giono ! Qui n'en a pas rêvé au moins une fois ? ... Simplicité, quiétude, bon sens, aisance, familiarité, naturel, tout cela recouvrant une complexité de pensée qui fascine et ouvre l'esprit à l'universel.
Paré de toutes ces qualités, "Un Roi Sans Divertissement" est l'un des grands romans de Giono, une réponse subtile et hautaine aux mesquineries et aux lâchetés de ce prétendu Comité national des écrivains qui, à la botte des communistes et de leurs proches, l'avaient interdit de publication alors qu'il ne s'était jamais compromis avec l'occupant nazi. "Ces haineux", comme les désigne Albert Paraz dans son merveilleux "Gala des Vaches", n'avaient comme raison précise de placer Giono à l'index, que la jalousie qu'ils éprouvaient envers le génie de l'écrivain. Avec son "Roi Sans Divertissement", Giono remet les pendules à l'heure et prouve à ces juges improvisés et dégoulinants de fausse vertu qu'ils ont bien tort d'imputer les horreurs du dernier conflit mondial à l'esprit prétendument maléfique de tel ou tel homme, à la lâcheté de tel ou tel peuple. A ses yeux d'anticonformiste fier de "marcher seul", à ses yeux d'humaniste, l'instinct qui a amené à commettre toutes ces monstruosités n'est pas un mais multiple car il pousse comme du chiendent dans le coeur de tout homme.
"Un Roi Sans Divertissement" traite en effet, et uniquement, de cet instinct qui sommeille, dit-on, tout au fond de notre cerveau reptilien : l'instinct de tuer, comme ça, pour le seul plaisir - une caractéristique exclusivement humaine.
Dans un paysage dont, malgré le fil des saisons qui passent, le lecteur ne retiendra que la neige - une neige épaisse, silencieuse et glacée, qui étouffe la terre et les hommes - un mystérieux inconnu, aussi insaisissable que la bise qui descend des montagnes, aligne un nombre de plus en plus grand de cadavres : hommes, femmes, enfants, tout lui est bon et rien ne l'apaise. Il faudra un hasard tout à fait inattendu, un villageois qui sort de chez lui un peu plus tôt que prévu, pour que le monstre soit identifié et finalement arrêté. Il s'agissait d'un habitant du bourg voisin. Langlois, le gendarme qui, l'hiver précédent, l'avait traqué sans relâche mais en vain, se charge de le ramener en prison. Mais, sur la route du retour, il l'abat froidement, déclarant à ses compagnons que c'était un accident et envoyant le jour-même sa démission à ses supérieurs.
Commence alors la partie la plus énigmatique mais aussi la plus subtile du roman, celle qui retrace le lent mais résolu cheminement de Langlois, cette personnalité en apparence solide et tout d'une pièce, vers cette vérité impitoyable : comme le tueur en série qu'il a abattu, lui aussi abrite en son coeur ce terrible instinct de mort. Pire : hormis tuer, rien ne l'intéresse, rien ne le calme - rien ne le réjouit. Pour échapper à ce démon intérieur qu'il est le seul à voir et à comprendre (ou pour échapper à l'ennui qu'il ressent ? ) , Langlois finit par se faire sauter la cervelle.
Giono ne donne jamais le point de vue intime de l'ancien gendarme. Il se contente de faire raconter les faits par les villageois qui, depuis sa première apparition dans leur hameau, ont appris à l'apprécier et se sont même liés avec lui. Et leur vision, simple, qui ne s'embarrasse pas d'analyses freudiennes avant la lettre mais tient compte du sens aigu qu'ils ont de l'Homme et de sa place au sein d'une Nature qui, elle aussi, est capable de tuer, constitue le prisme idéal. Attention cependant : "Un Roi Sans Divertissement" demande beaucoup à son lecteur. Celui qui s'y intéresserait seulement pour découvrir le récit, forcément captivant, de la traque d'un meurtrier multirécidiviste, celui-là risque d'être très, très, très déçu et de passer à côté de l'un des romans les plus puissants et les plus complexes de la littérature française du XXème siècle. ;o)
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PhilippeCastellain
  29 février 2020
Je connaissais le film de 1963 de François Leterrier, pas encore le livre. Les deux s'avèrent fort différents. le film condense, aussi bien dans la durée que des personnages. Il explique également, un peu trop peut-être, là où le livre laisse tout le champ des possibles ouvert à l'interprétation, et ne fait que distiller des indices.

Un petit village dans la montagne, en hiver. La neige recouvre tout. La vie est comme arrêtée. Chaque jour passe, blanc de neige et semblable au précédent. Jusqu'au jour où une jeune fille disparaît. Pas une trace, rien. Elle s'est comme volatilisée. Quelques jours plus tard, un porc est bizarrement mutilé, un jeune gars manque de se faire tuer par un homme surgi de nul part, aussi vite disparu et dont personne n'a pu voir le visage. La peur s'installe sur le hameau. Un chasseur se prend d'organiser la surveillance, de patrouiller, monter la garde. Vient le printemps. On respire. Mais l'hiver suivant, le chasseur disparaît...

Cette fois, c'est la panique. de Grenoble, le procureur du roi envoie un peloton de gendarme. A leur tête, un dénommé Langlois. Homme de peu de mots et de beaucoup de silence. Mais pour trouver l'assassin, il faut comprendre pourquoi il fait ça. Rentrer dans sa tête. Voir les choses comme il les voit. Et après cela, peut-on les voir comme on les voyait avant ? Pas sûr...

Bien qu'étant son oeuvre la plus connue, je pense de plus en plus que 'La trilogie de Pan' est loin d'être ce que Giono a fait de mieux. de sa plume les mots coulent comme les boisseaux de grains dans les sacs, mais il cherche à saisir son propos comme un forgeron maladroit tâtonnerait dans le feu à la recherche d'un petit morceau de fer. Ici, en quelque phrases qu'il ne dit pas, il réussit à agripper au corps et coucher sur papier ce malaise profond des campagnes, quand le silence, la neige et la solitude recouvraient tout jour après jour...
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aouatef79
  19 février 2020
"Un roi sans divertissement "est un roman fort , puissant et dense .Il a été écrit en 1946 mais il ne fut publié qu 'en 1947 car l 'Union des Écrivains français sous la férule des communistes l 'a interdit en laissant entendre que l 'auteur a collaboré avec les nazis durant l 'occupation de la France durant la Deuxième Guerre mondiale .L ' Histoire l ' a innocenté car Jean Giono certes n 'était pas un maquisard ni un Résistant mais il est resté loin de toute compromission avec les nazis . Lire les romans de cet auteur est toujours un vrai plaisir car il a des qualités qui font qu 'on respecte et on estime ce grand écrivain .C 'est un pacifiste qui est contre la guerre et toutes les guerres quelques soient les raisons avancées pour les justifier . C 'est un anticonformiste et un Humaniste C'était un homme de bonne volonté .Il est un grand ami de la Nature dans toutes ses manifestations et il fait tout pour la défendre .Un écologiste .Il est très attaché à son terroir qu 'il décrit bien dans ses livres .
Un roi sans divertissent est un roman où le principal protagoniste est l 'officier de gendarmerie Langlois .Ce dernier est envoyé avec un groupe de six agents pour élucider les mystérieuses disparitions d 'hommes , de femmes et d 'enfants dans un bourg du Dauphiné .Le tueur en série a sévi dans le village durant des années mais les gendarmes n 'arrivent pas à mettre la main sur lui .Mais c 'est par un heureux hasard qu 'il fut remarqué
par un habitant du village .L 'assassin est remis aux gendarmes qui l 'arrêtent .Le commandent Langlois est chargé de le ramener au siège de la gendarmerie mais au
cours voyage , l 'officier sort son arme de service et l 'abat.
L 'officier qui n 'arrive pas à s 'expliquer son geste se fait exploser sa tête mais avant il a donné sa démission .
Deux graves drames ! Comment expliquer qu 'une personne puisse passer à l 'acte de flinguer des innocents? l''auteur nous donne aucune explication sur ces actes démentiels .
Peut-on l 'expliquer par l 'ennui ?
La conclusion on la laisse au philosophe Passcal qui dans
Les Pensées écrivait :"Qu 'on laisse un roi tout seul sans compagnie , penser à lui à loisir ; et l 'on verra qu 'un roi
sans divertissement est un homme plein de misères ".






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Henri-l-oiseleur
  24 février 2016
Il m'a fallu du temps et de la peine pour entrer dans "Un roi sans divertissement", perturbé que j'étais par l'habitude du premier Giono, somptueux et mythologique, amant de la terre et de l'être, mais aussi par la référence pascalienne, que j'ai recherchée longtemps en vain dans le roman avant de la trouver et de comprendre qu'elle l'irrigue tout entier, sans jamais se faire voir. Comme "La condition humaine", ce roman de Giono donne chair et force à l'une des plus profondes intuitions tragiques de Pascal, mais à la façon d'un roman policier raconté sur un ton décalé, plein de digressions et de portraits savoureux de personnages. Loin d'être un roman philosophique, ce "Roi sans divertissement" montre que l'assassin, l'enquêteur et les victimes partagent avec le lecteur une connaissance et une expérience intimes de l'humain et de sa blessure essentielle. C'est ce partage d'expérience profond qui rend l'élucidation des crimes possible, mais aussi la lecture du roman et la participation du lecteur. Alors, comment lire ce roman ? Pas comme je l'ai fait : que le lecteur oublie les informations du titre, les critiques, les quatrièmes de couverture et autres, pour ne lire que le texte. Cela suffira à son bonheur, autrement dit, à son divertissement. .
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araucaria
  31 janvier 2013
J'ai été déçue par ce roman. L'histoire partait sur des enlèvements et des assassinats suivis d'un meurtre... nous en restons-là, et Giono nous entraîne par la suite dans une traque au loup... puis au presbytère pour y voir les chasubles du prêtre et d'éventuels trésors religieux... ensuite chez une brodeuse de talent dont on peut penser qu'elle craint un danger... enfin le héros veut qu'on lui trouve une épouse... Aucuns liens entre ces divers épisodes, j'ai été perdue en cours de route au fil de l'histoire qui n'en est pas une. J'avais lu de meilleurs livres de Giono. Dommage si je suis passée à côté d'un livre, d'un talent que je trouve là bien caché.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   05 avril 2012
[Le feuillage du hêtre de la scierie] était d'un dru, d'une épaisseur, d'une densité de pierre, et sa charpente (dont on ne pouvait rien voir, tant elle était couverte et recouverte de rameaux plus opaques les uns que les autres) devait être d'une force et d'une beauté rares pour porter avec tant d'élégance tant de poids accumulé. Il était surtout (à cette époque) pétri d'oiseaux et de mouches ; il contenait autant d'oiseaux et de mouches que de feuilles. Il était constamment charrué et bouleversé de corneilles, de corbeaux et d'essaims ; il éclaboussait à chaque instant des vols de rossignols et de mésanges ; il fumait de bergeronnettes et d'abeilles ; il soufflait des faucons et des taons ; il jonglait avec des balles multicolores de pinsons, de roitelets, de rouges-gorges, de pluviers et de guêpes. C'était autour de lui une ronde sans fin d'oiseaux, de papillons et de mouches dans lesquels le soleil avait l'air de se décomposer en arcs-en-ciel comme à travers des jaillissements d'embruns. Et, à l'automne, avec ses longs poils cramoisis, ses mille bras entrelacés de serpents verts, ses cent mille mains de feuillages d'or jouant avec des pompons de plumes, des lanières d'oiseaux, des poussières de cristal, il n'était vraiment pas un arbre. Les forêts, assises sur les gradins des montagnes, finissaient par le regarder en silence. Il crépitait comme un brasier ; il dansait comme seuls savent danser les êtres surnaturels, en multipliant son corps autour de son immobilité ; il ondulait autour de lui-même dans un entortillement d'écharpes, si frémissant, si mordoré, si inlassablement reprétri par l'ivresse de son corps qu'on ne pouvait plus savoir s'il était enraciné par l'encramponnement de prodigieuses racines ou par la vitesse miraculeuse de la pointe de toupie sur laquelle reposent les dieux. Les forêts, assises sur les gradins de l'amphithéâtre des montagnes, dans leur grande toilette sacerdotale, n'osaient plus bouger. Cette virtuosité de beauté hypnotisait comme l'oeil des serpents ou le sang des oies sauvages sur la neige. Et, tout le long des routes qui montaient ou descendaient vers elle, s'alignait la procession des érables ensanglantés comme des bouchers.
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FortunaFortuna   23 mars 2017
Chaque soir, désormais, les murailles du ciel seront peintes avec ces enduits qui facilitent l'acceptation de la cruauté et délivrent les sacrificateurs de tout remords. L'Ouest, badigeonné de pourpre, saigne sur des rochers qui sont incontestablement bien plus beaux sanglants que ce qu'ils étaient d'ordinaire rose satiné ou du plus bel azur commun dont les peignaient les soirs d'été, à l'heure où Venus était douce comme un grain d'orge. Un blême vert, un violet, des taches de soufre et parfois même une poignée de plâtre là où la lumière est la plus intense, cependant que sur les trois autres murailles s'entassent les blocs compacts d'une nuit, non plus lisse et luisante, mais louche et agglomérée en d'inquiétantes constructions : tels sont les sujets de méditation proposés par les fresques du monastère des montagnes. Les arbres font bruire inlassablement dans l'ombre de petites crécelles de bois sec.
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mandarine43mandarine43   16 mars 2012
Chaque soir, désormais, les murailles du ciel seront peintes avec ces enduits qui facilitent l'acceptation de la cruauté et délivrent les sacrificateurs de tout remords. L'Ouest, badigeonné de pourpre, saigne sur des rochers qui sont incontestablement bien plus beaux sanglants que ce qu'ils étaient d'ordinaire rosé satiné ou du bel azur commun dont les peignaient les soirs d'été, à l'heure où Vénus était douce comme un grain d'orge.
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Charybde2Charybde2   26 octobre 2014
On avait rentré le Georges. Il était d’ailleurs sur pied et il buvait un peu d’alcool d’hysope pour se remettre. Et voilà ce qu’il dit :
« J’ai tourné le coin. Je n’ai rien vu. Rien du tout. On m’a couvert la tête avec un foulard et j’ai été chargé comme un sac sur le dos de quelqu’un qui m’emportait, qui a fait quelques pas ; qui m’emportait, quoi. Mais, quand j’ai reçu ce foulard sur la figure, j’ai baissé la tête, ce qui fait que, quand on m’a chargé, au lieu que le foulard m’étrangle en même temps, il ne m’a pas tout à fait étranglé puisque j’ai pu crier. Alors, on m’a rejeté et j’ai entendu le père qui disait : « Oh ! Capounas ! » Et après, il a tiré un coup de fusil. »
Il n’avait pas pu aller jusqu’aux soues où, d’ailleurs, le tumulte continuait. On alla se rendre compte et là, alors, on vit quelque chose d’assez malpropre. Un des cochons était couvert de sang. On n’avait pas essayé de l’égorger, ce qu’on aurait pu comprendre. On l’avait entaillé de partout, de plus de cent entailles qui avaient dû être faites avec un couteau tranchant comme un rasoir. La plupart de ces entailles n’étaient pas franches, mais en zigzags, serpentines, en courbes, en arcs de cercle, sur toute la peau, très profondes. On les voyait faites avec plaisir.
Ça, alors, c’était incompréhensible ! Tellement incompréhensible, tellement écœurant (Ravanel frottait la bête avec de la neige et, sur la peau un instant nettoyée, on voyait le suintement du sang réapparaître et dessiner comme les lettres d’un langage barbare, inconnu), tellement menaçant et si directement menaçant que Bergues, d’ordinaire si calme et si philosophe, dit : « Sacré salaud, il faut que je l’attrape. » Et il alla chercher ses raquettes et son fusil.
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aouatef79aouatef79   15 février 2020
C 'est juste au virage ,dans l 'épingle à cheveux ,au bord de la route .Il y a là un hêtre ; je suis bien persuadé qu 'il n 'en existe pas de plus beau : c 'est l'Apollon-citharède des hêtres .Il n 'est pas possible qu 'il y ait ,dans un autre hêtre ,où qu 'il soit ,une peau plus lisse ,de couleur plus belle , une carrure plus exacte , des proportions plus justes , plus de noblesse , de grâce et
d 'éternelle jeunesse : Apollon exactement , c 'est ce qu 'on se dit dès qu 'on le voit et c 'est ce qu 'on se redit inlassablement quand on le regarde .
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Vidéo de Jean Giono
Jean Giono : Le hussard sur le toit (1953 / France Culture). La version radiophonique du “Hussard sur le toit” a été réalisée en 1953 par René Wilmet, d’après une adaptation d’André Bourdil. © Photographie : Jean Dieuzaide, dernier portrait de Jean Giono, Manosque, 1968. Écrit en 1951, c’est un roman d’aventure, un roman d’amour, un roman de voyage. On y suit Angelo Pardi, un carbonaro italien en fuite, qui gagne la Provence mais qui, en guise de refuge, découvre une région infestée par le choléra. Au fil de son périple à travers un pays rendu fantomatique par l’épidémie, une question se pose : est-ce le choléra qui tue ou bien est-ce la peur ?
Avec Gérard Philipe (Angelo), Jeanne Moreau (Pauline), René Lefebvre (récitant), Louise Conte (récitante), Mady Berry (la bonne), Jean Topart (le médecin), Jean Toulout (le gros monsieur), Nicolas Amato (l’officier), Paul Morin (la sentinelle), Léon Larive (l’aubergiste), Antonin Bayrel (le voyageur), Louise Debrakel (la paysanne).
C’est Jean Giono que vous entendrez ensuite au micro de Jean Carrière, il détaille son processus d’écriture, le style, d’encre très noire, de papier mais aussi d’allumettes.
Source : France Culture
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