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ISBN : 2070362205
Éditeur : Gallimard (06/10/1972)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 817 notes)
Résumé :
+ les âmes fortes

Qui donc a profité des neiges pour égrainer un chapelet de cadavres? Dans ce village du Dauphiné, l'arrivée du printemps rejette ses secrets et ses morts : au bout de trois victimes, on finira par faire appel à un spécialiste, le commandant Langlois, qui découvrira bien vite la vérité. Mais pourra-t-il y survivre ?
Étranges personnages que ceux de ce récit; étrange roman, qui tient du théâtre de l'absurde, du conte séculaire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  04 novembre 2011
Ah ! Ecrire comme Giono ! Qui n'en a pas rêvé au moins une fois ? ... Simplicité, quiétude, bon sens, aisance, familiarité, naturel, tout cela recouvrant une complexité de pensée qui fascine et ouvre l'esprit à l'universel.
Paré de toutes ces qualités, "Un Roi Sans Divertissement" est l'un des grands romans de Giono, une réponse subtile et hautaine aux mesquineries et aux lâchetés de ce prétendu Comité national des écrivains qui, à la botte des communistes et de leurs proches, l'avaient interdit de publication alors qu'il ne s'était jamais compromis avec l'occupant nazi. "Ces haineux", comme les désigne Albert Paraz dans son merveilleux "Gala des Vaches", n'avaient comme raison précise de placer Giono à l'index, que la jalousie qu'ils éprouvaient envers le génie de l'écrivain. Avec son "Roi Sans Divertissement", Giono remet les pendules à l'heure et prouve à ces juges improvisés et dégoulinants de fausse vertu qu'ils ont bien tort d'imputer les horreurs du dernier conflit mondial à l'esprit prétendument maléfique de tel ou tel homme, à la lâcheté de tel ou tel peuple. A ses yeux d'anticonformiste fier de "marcher seul", à ses yeux d'humaniste, l'instinct qui a amené à commettre toutes ces monstruosités n'est pas un mais multiple car il pousse comme du chiendent dans le coeur de tout homme.
"Un Roi Sans Divertissement" traite en effet, et uniquement, de cet instinct qui sommeille, dit-on, tout au fond de notre cerveau reptilien : l'instinct de tuer, comme ça, pour le seul plaisir - une caractéristique exclusivement humaine.
Dans un paysage dont, malgré le fil des saisons qui passent, le lecteur ne retiendra que la neige - une neige épaisse, silencieuse et glacée, qui étouffe la terre et les hommes - un mystérieux inconnu, aussi insaisissable que la bise qui descend des montagnes, aligne un nombre de plus en plus grand de cadavres : hommes, femmes, enfants, tout lui est bon et rien ne l'apaise. Il faudra un hasard tout à fait inattendu, un villageois qui sort de chez lui un peu plus tôt que prévu, pour que le monstre soit identifié et finalement arrêté. Il s'agissait d'un habitant du bourg voisin. Langlois, le gendarme qui, l'hiver précédent, l'avait traqué sans relâche mais en vain, se charge de le ramener en prison. Mais, sur la route du retour, il l'abat froidement, déclarant à ses compagnons que c'était un accident et envoyant le jour-même sa démission à ses supérieurs.
Commence alors la partie la plus énigmatique mais aussi la plus subtile du roman, celle qui retrace le lent mais résolu cheminement de Langlois, cette personnalité en apparence solide et tout d'une pièce, vers cette vérité impitoyable : comme le tueur en série qu'il a abattu, lui aussi abrite en son coeur ce terrible instinct de mort. Pire : hormis tuer, rien ne l'intéresse, rien ne le calme - rien ne le réjouit. Pour échapper à ce démon intérieur qu'il est le seul à voir et à comprendre (ou pour échapper à l'ennui qu'il ressent ? ) , Langlois finit par se faire sauter la cervelle.
Giono ne donne jamais le point de vue intime de l'ancien gendarme. Il se contente de faire raconter les faits par les villageois qui, depuis sa première apparition dans leur hameau, ont appris à l'apprécier et se sont même liés avec lui. Et leur vision, simple, qui ne s'embarrasse pas d'analyses freudiennes avant la lettre mais tient compte du sens aigu qu'ils ont de l'Homme et de sa place au sein d'une Nature qui, elle aussi, est capable de tuer, constitue le prisme idéal. Attention cependant : "Un Roi Sans Divertissement" demande beaucoup à son lecteur. Celui qui s'y intéresserait seulement pour découvrir le récit, forcément captivant, de la traque d'un meurtrier multirécidiviste, celui-là risque d'être très, très, très déçu et de passer à côté de l'un des romans les plus puissants et les plus complexes de la littérature française du XXème siècle. ;o)
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Henri-l-oiseleur
  24 février 2016
Il m'a fallu du temps et de la peine pour entrer dans "Un roi sans divertissement", perturbé que j'étais par l'habitude du premier Giono, somptueux et mythologique, amant de la terre et de l'être, mais aussi par la référence pascalienne, que j'ai recherchée longtemps en vain dans le roman avant de la trouver et de comprendre qu'elle l'irrigue tout entier, sans jamais se faire voir. Comme "La condition humaine", ce roman de Giono donne chair et force à l'une des plus profondes intuitions tragiques de Pascal, mais à la façon d'un roman policier raconté sur un ton décalé, plein de digressions et de portraits savoureux de personnages. Loin d'être un roman philosophique, ce "Roi sans divertissement" montre que l'assassin, l'enquêteur et les victimes partagent avec le lecteur une connaissance et une expérience intimes de l'humain et de sa blessure essentielle. C'est ce partage d'expérience profond qui rend l'élucidation des crimes possible, mais aussi la lecture du roman et la participation du lecteur. Alors, comment lire ce roman ? Pas comme je l'ai fait : que le lecteur oublie les informations du titre, les critiques, les quatrièmes de couverture et autres, pour ne lire que le texte. Cela suffira à son bonheur, autrement dit, à son divertissement. .
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araucaria
  31 janvier 2013
J'ai été déçue par ce roman. L'histoire partait sur des enlèvements et des assassinats suivis d'un meurtre... nous en restons-là, et Giono nous entraîne par la suite dans une traque au loup... puis au presbytère pour y voir les chasubles du prêtre et d'éventuels trésors religieux... ensuite chez une brodeuse de talent dont on peut penser qu'elle craint un danger... enfin le héros veut qu'on lui trouve une épouse... Aucuns liens entre ces divers épisodes, j'ai été perdue en cours de route au fil de l'histoire qui n'en est pas une. J'avais lu de meilleurs livres de Giono. Dommage si je suis passée à côté d'un livre, d'un talent que je trouve là bien caché.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Fortuna
  29 mars 2017
La neige, l'hiver, la campagne alpine, l'ennui, des disparitions mystérieuses, des faits qui remontent du temps jadis, de 1843 à 1848, à l'époque de la Monarchie de Juillet, qui signe la fin de la royauté en France. Le tueur mystérieux est débusqué par Frédéric II, propriétaire de la scierie, puis abattu par le capitaine Langlois sans aucune forme de procès. du sang sur la neige, une chasse au loup, des dames élégantes au passé parfois douteux, la fascination pour l'aventure, la traque, la mort.
Un roman à plusieurs voix, sur plusieurs époques, un peu déconcertant, les traces du crime se perdant dans la neige comme la cohérence des personnages, avides de ce divertissement sans lequel l'existence n'a aucune saveur. le risque, la mort violente, le crime, étant préférables à la langueur monotone du confort conjugal. Un lien à travers les temps, la présence d'un arbre qui est l'unique témoin de ces drames.
Un texte énigmatique et à énigmes, une très belle langue qui nous replonge dans une époque pas si lointaine où la nature était encore omniprésente, la neige étendait son poids sur les journées d'hiver et les bougies avaient peine à lutter contre leur obscurité précoce, où les loups rodaient encore aux portes des villages, et les dames brodaient de la dentelle pour nourrir leurs orphelins...
"Qu'on laisse un roi tout seul sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l'esprit, sans compagnies, penser à lui tout à loisir, et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères." avait dit le philosophe Pascal.
Langlois était ce roi.
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zabeth55
  02 février 2018
Paru en 1948, ce livre ne date pas d'hier.
Et pourtant l'écriture n'a pas vieilli et le charme opère toujours.
Je n'ai pas très bien compris quand ça se passait, certainement début du siècle.
Je n'ai pas très bien compris qui racontait cette histoire, à part quand elle était reprise par un des personnages principaux.
Je n'ai pas très bien compris le comportement de Langlois
Bref, je n'ai pas compris grand-chose, mais je me suis complue dans cette ambiance de villageois mêlés à de bien étranges histoires pas toujours très claires (enfin, pour moi du moins)
Je me suis laissée portée par les mots, par l'atmosphère, par la poésie, par l'imaginaire.....et ce fut bien agréable.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   05 avril 2012
[Le feuillage du hêtre de la scierie] était d'un dru, d'une épaisseur, d'une densité de pierre, et sa charpente (dont on ne pouvait rien voir, tant elle était couverte et recouverte de rameaux plus opaques les uns que les autres) devait être d'une force et d'une beauté rares pour porter avec tant d'élégance tant de poids accumulé. Il était surtout (à cette époque) pétri d'oiseaux et de mouches ; il contenait autant d'oiseaux et de mouches que de feuilles. Il était constamment charrué et bouleversé de corneilles, de corbeaux et d'essaims ; il éclaboussait à chaque instant des vols de rossignols et de mésanges ; il fumait de bergeronnettes et d'abeilles ; il soufflait des faucons et des taons ; il jonglait avec des balles multicolores de pinsons, de roitelets, de rouges-gorges, de pluviers et de guêpes. C'était autour de lui une ronde sans fin d'oiseaux, de papillons et de mouches dans lesquels le soleil avait l'air de se décomposer en arcs-en-ciel comme à travers des jaillissements d'embruns. Et, à l'automne, avec ses longs poils cramoisis, ses mille bras entrelacés de serpents verts, ses cent mille mains de feuillages d'or jouant avec des pompons de plumes, des lanières d'oiseaux, des poussières de cristal, il n'était vraiment pas un arbre. Les forêts, assises sur les gradins des montagnes, finissaient par le regarder en silence. Il crépitait comme un brasier ; il dansait comme seuls savent danser les êtres surnaturels, en multipliant son corps autour de son immobilité ; il ondulait autour de lui-même dans un entortillement d'écharpes, si frémissant, si mordoré, si inlassablement reprétri par l'ivresse de son corps qu'on ne pouvait plus savoir s'il était enraciné par l'encramponnement de prodigieuses racines ou par la vitesse miraculeuse de la pointe de toupie sur laquelle reposent les dieux. Les forêts, assises sur les gradins de l'amphithéâtre des montagnes, dans leur grande toilette sacerdotale, n'osaient plus bouger. Cette virtuosité de beauté hypnotisait comme l'oeil des serpents ou le sang des oies sauvages sur la neige. Et, tout le long des routes qui montaient ou descendaient vers elle, s'alignait la procession des érables ensanglantés comme des bouchers.
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FortunaFortuna   23 mars 2017
Chaque soir, désormais, les murailles du ciel seront peintes avec ces enduits qui facilitent l'acceptation de la cruauté et délivrent les sacrificateurs de tout remords. L'Ouest, badigeonné de pourpre, saigne sur des rochers qui sont incontestablement bien plus beaux sanglants que ce qu'ils étaient d'ordinaire rose satiné ou du plus bel azur commun dont les peignaient les soirs d'été, à l'heure où Venus était douce comme un grain d'orge. Un blême vert, un violet, des taches de soufre et parfois même une poignée de plâtre là où la lumière est la plus intense, cependant que sur les trois autres murailles s'entassent les blocs compacts d'une nuit, non plus lisse et luisante, mais louche et agglomérée en d'inquiétantes constructions : tels sont les sujets de méditation proposés par les fresques du monastère des montagnes. Les arbres font bruire inlassablement dans l'ombre de petites crécelles de bois sec.
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Charybde2Charybde2   26 octobre 2014
On avait rentré le Georges. Il était d’ailleurs sur pied et il buvait un peu d’alcool d’hysope pour se remettre. Et voilà ce qu’il dit :
« J’ai tourné le coin. Je n’ai rien vu. Rien du tout. On m’a couvert la tête avec un foulard et j’ai été chargé comme un sac sur le dos de quelqu’un qui m’emportait, qui a fait quelques pas ; qui m’emportait, quoi. Mais, quand j’ai reçu ce foulard sur la figure, j’ai baissé la tête, ce qui fait que, quand on m’a chargé, au lieu que le foulard m’étrangle en même temps, il ne m’a pas tout à fait étranglé puisque j’ai pu crier. Alors, on m’a rejeté et j’ai entendu le père qui disait : « Oh ! Capounas ! » Et après, il a tiré un coup de fusil. »
Il n’avait pas pu aller jusqu’aux soues où, d’ailleurs, le tumulte continuait. On alla se rendre compte et là, alors, on vit quelque chose d’assez malpropre. Un des cochons était couvert de sang. On n’avait pas essayé de l’égorger, ce qu’on aurait pu comprendre. On l’avait entaillé de partout, de plus de cent entailles qui avaient dû être faites avec un couteau tranchant comme un rasoir. La plupart de ces entailles n’étaient pas franches, mais en zigzags, serpentines, en courbes, en arcs de cercle, sur toute la peau, très profondes. On les voyait faites avec plaisir.
Ça, alors, c’était incompréhensible ! Tellement incompréhensible, tellement écœurant (Ravanel frottait la bête avec de la neige et, sur la peau un instant nettoyée, on voyait le suintement du sang réapparaître et dessiner comme les lettres d’un langage barbare, inconnu), tellement menaçant et si directement menaçant que Bergues, d’ordinaire si calme et si philosophe, dit : « Sacré salaud, il faut que je l’attrape. » Et il alla chercher ses raquettes et son fusil.
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mandarine43mandarine43   16 mars 2012
Chaque soir, désormais, les murailles du ciel seront peintes avec ces enduits qui facilitent l'acceptation de la cruauté et délivrent les sacrificateurs de tout remords. L'Ouest, badigeonné de pourpre, saigne sur des rochers qui sont incontestablement bien plus beaux sanglants que ce qu'ils étaient d'ordinaire rosé satiné ou du bel azur commun dont les peignaient les soirs d'été, à l'heure où Vénus était douce comme un grain d'orge.
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LesaloesLesaloes   09 juin 2018
Fantasmagories des paysages d’automne

C'est instantané. Est-ce qu’il y a eu une sorte de mot d'ordre donné, hier soir, pendant que vous tourniez le dos au ciel pour faire votre soupe ? Ce matin, comme vous ouvrez l'oeil, vous voyez mon frêne qui s'est planté une aigrette de plumes de perroquet jaune sur le crâne. Le temps de vous occuper du café et de ramasser tout ce qui traine quand on couche dehors et il ne s’agit déjà plus d’aigrette mais de tout un casque fait des plumes les plus rares : des roses, des grises, des rouille. Puis ce sont des buffleteries des fourragères, des épaulettes, des devantiers , des cuirasses qu’il se pend et qu’il se plaque partout ; et tout ça est fait de ce que le monde a de plus rutilant et de plus vermeil. Enfin, le voilà dans ses armures et fanfreluches complètes de prêtre-guerrier qui frotaille de petites crécelles de bois sec.
M 312 n’est pas en reste. Lui ce sont des aumusses qu’il se met ; des soutanes de miel, des jupons d'évêque, des étoles couvertes de blasons et de rois de cartes. Les mélèzes se couvrent de capuchons et de limousines en peau de marmotte, les érables se guêtrent de houseaux rouges, enfilent des pantalons de zouaves, s'enveloppent de capes de bourreau, se coiffent du béret des Borgia. Le temps de les voir faire et déjà les prairies se bleuissent de colchiques. Quand, en retournant, vous arrivez au-dessus du col La Croix, c'est d'abord pour vous trouver en face du premier coucher de soleil de la saison : du bariolage barbare des murs ; puis, vous voyez en bas cette conque d'herbe qui n'était que foin quand vous êtes passé, il y a deux ou trois jours, devenue maintenant cratère de bronze autour duquel montent la garde les Indiens, les Aztèques, les pétrisseurs de sang, les batteurs d'or, les mineurs d’ocre, les papes, les cardinaux, les évêques, les chevaliers de la forêt ; entremêlant les tiares, les bonnets, les casques, les jupes, les chairs peintes, les pans brodés, les feuillages d'automne, des frênes, des hêtres, des érables, des amélanchiers, des ormes, des rouvres, des bouleaux, des trembles, des sycomores, des mélèzes et des sapins dont le vert noir exalte toutes les autres couleurs.
Chaque soir, désormais, les murailles du ciel seront peintes avec ces enduits qui facilitent l'acceptation de la cruauté et délivrent les sacrificateurs de tout remords. L’ouest, badigeonné de pourpre, saigne sur des rochers qui sont incontestablement bien plus beaux sanglants que ce qu'ils étaient d'ordinaire rose satiné ou du bel azur commun dont les peignaient les soirs d'été, à l'heure où Venus était douce comme un grain d'orge. Un blême vert, un violet, des taches de soufre et parfois même une poignée de plâtre là où la lumière est la plus intense, cependant que sur les trois autres murailles s’entassent les blocs compacts d’une nuit, non plus lisse et luisante, mais louche et agglomérée en d’inquiétantes constructions : tels sont les sujets de méditation proposés par les fresques du monastère des montagnes. Les arbres font bruire inlassablement dans l'ombre de petites crécelles de bois sec.

Un roi sans divertissement p. 272-273, La Pléiade, éd. Gallimard, 1974
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Isabelle Carré, auteure du magnifique roman "Les Rêveurs", nous parle de sa lecture du roman de Jean Giono, "Que ma joie demeure".
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