AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 274363331X
Éditeur : Payot et Rivages (09/09/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Les nuages sont bas sur la ville de Naples. Durant la semaine qui précède le jour des Morts, on retrouve le cadavre d'un enfant. C'est un scugnizzo, un gamin des rues surnommé Tette. On pense d'abord qu'il est mort de malnutrition, mais il se révèle qu'il a ingéré de la mort aux rats. L'enfant avait été recueilli dans un foyer catholique où les mauvais traitements sont monnaie courante. Le commissaire Ricciardi (qui semble avoir perdu son don de communication avec l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
miriam
  01 novembre 2015
Maurizio de Giovanni nous transporte à Naples en 1931 dans l'Italie de Mussolini, justement le duce annonce sa venue prochaine, ce qui met le commissaire divisionnaire dans tous ses états.
Publié dans la collection Rivages/Noir on ne peut pas imaginer de collection plus appropriée, pour la géographie mais surtout pour la noirceur de ce roman policier. Nous n'irons pas à Mergellina, ni à Capri, ni même au San Carlo...n'entendrons pas de chansons napolitaines...très loin de la cité ensoleillée que j'ai découverte comme touriste. A Capodimonte, quand même, puisque c'est là qu'on a trouvé le petit garçon sans vie. sous une pluie incessante qui confère au roman une atmosphère encore plus triste.
Le Commissaire Ricciardi ému par la fragilité et l'abandon du petit cadavre, contre l'avis de tous veut élucider le mystère du décès de l'enfant. Qui se soucie d'un enfant des rues, maigrichon, tellement mal en point que sa mort paraît à tous,naturelle.
Enfant des rues, il y en a tant à Naples, les scugnazzi, qui se soucie d'eux? On évolue dans une ambiance à la Dickens, frère de Gavroche, enfant des trottoirs de Bombay ou d'ailleurs.. le commissaire découvre un orphelinat patronné par un curé peu charitable, un sacristain ivrogne, des riches et nobles dames patronnesses , des colporteurs voleurs, les habitants des bassi, un travesti un peu indic, des malfrats, un noble déclassé, des enfants cruels....tout un monde interlope. La personnalité de la petite victime se dessine au fil des pages. N'importe qui aurait pu être responsable de la mort de l'enfant. les hypothèses se succèdent.
Je n'en dis pas plus!
Les caractères sont un peu convenus. L'intrigue un peu lente. Mais c'est un bon polar distrayant.

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
encoredunoir
  17 septembre 2015
« Regarde cette cochonnerie de ville : dès que tu soulèves un couvercle, les ordures débordent. »
Faire passer Naples pour une ville modèle de l'État fasciste mussolinien, débarrassée de la criminalité et des tensions sociales, ne sera pas chose aisée pour les autorités en ce mois d'octobre pluvieux de 1931, à la veille de la visite du Duce. Surtout quand le commissaire Ricciardi, appelé après la découverte du cadavre d'un gamin orphelin décide d'enquêter malgré l'autopsie menée par son ami Modo qui a conclu à une mort accidentelle.
Cette quatrième saison du commissaire Ricciardi n'est en fait pas la dernière (quatre autres volumes ont déjà paru en Italie) et, même, apparaît comme un épisode charnière. En effet, Maurizio de Giovanni y pousse un peu plus les pions qu'il place depuis L'hiver du commissaire Ricciardi : la chape de plomb du régime devient bien plus lourde avec notamment le rôle de plus en plus important de la police politique qui s'agite en coulisses, l'histoire d'amour platonique qu'entretient le policier avec sa voisine et l'intérêt de plus en plus fort que lui porte la belle, riche et sans doute vénéneuse Livia Lucani.
L'autre élément marquant, c'est qu'à l'approche de la fête des morts, le Fatto, ce don qu'a Ricciardi de voir les derniers instants des morts, semble le fuir. Son enquête ne peut avancer – et s'enfoncer dans ce qui semble être une multitude d'impasses – que par un important travail de recherche et d'interrogatoire de témoins qui, plus encore que dans les précédents volumes, donne à voir un portrait social de cette Naples des années 1930 dans laquelle la misère la plus noire s'étend au pied des riches hôtels particuliers, où l'Église encore toute puissante s'allie à la vieille noblesse et à la bourgeoisie dans d'hypocrites actions de charité qui dissimulent mal leur mépris des plus pauvres. Une ville qui semble dévorer ses enfants.
Bref, si après trois romans mettant en scène Ricciardi, Maurizio de Giovanni ne surprend plus vraiment, il sait toutefois faire en sorte que son héros garde de son intérêt en laissant transparaître à chaque nouveau roman de nouveaux éléments de sa personnalité. Et surtout, c'est avec une curiosité sans cesse renouvelée que l'on découvre sous les enquêtes de Ricciardi et de son adjoint Maione un édifiant portrait historique et sociologique de Naples et de ses habitants. de Giovanni continue ainsi d'offrir au lecteur un roman policier historique intelligent et parsemé de moments tour à tour violents, poétiques, amusants ou émouvants.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
simonjean
  17 décembre 2017
Après avoir lu - et beaucoup aimé - les trois premières saisons du Commissaire Ricciardi , je me suis donc logiquement plongé dans « L'automne » . Notre sombre et mélancolique Ricciardi a précédemment enquêté sur les meurtres d'un ténor du San Carlo , d'une cartomancienne-usurière et d'une duchesse . Il en a identifié les meurtriers . Cette fois , alors que le froid et la pluie sont arrivés , Ricciardi veut savoir ce qui a provoqué la mort d'un pauvre gamin des rues , Mattéo dit « Tétté » . Il semble que le gamin ait accidentellement avalé de la mort-aux-rats . Dossier à classer rapidement... enquête terminée ? Le commissaire veut en savoir plus ...Désobéissant aux injonctions de son supérieur , l'obséquieux Garzo , sous un ciel bas et gris , par une pluie battante , il va arpenter les rues du vieux Naples, avec le brigadier Maione . Dans ce 4e tome , l'auteur nous dépeint encore très bien les motivations et souffrances des personnages , leur caractère et décrit parfaitement la Naples populaire des années 30 . Selon le régime fasciste « Tout va bien ! » et comme le Duce a prévu une visite à Naples , la ville doit être impeccable pour l'accueillir . En réalité , le petit peuple souffre et des centaines de gamins sans-abri sont dans les rues , mendiant un peu de nourriture et de chaleur humaine . Emu , touché par l'histoire de ce gamin, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet « Automne » dont le dénouement est terrible ! Bien sûr , ce n'est pas l'aspect « enquête » qui est le plus important . C'est l'atmosphère et la description des personnages qui comme d'habitude m'ont beaucoup plu . On se plonge dans les livres de Maurizio de Giovanni avec délectation ! Vivement le prochain  car je me suis encore ré-ga-lé !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
jfponge
  16 septembre 2017
Naples, octobre 1931, an IX du fascisme. La ville se prépare à la visite du Duce. Les rues sont nettoyées, au sens propre comme au sens figuré. L'Église veille sur ses ouailles, les enfants des rues, les "scagnazzi", ont un toit pour la nuit même s'ils ne mangent pas à leur faim. Mais la mort rôde, toujours et partout. La mort brutale d'un de ces "scagnazzi" va plonger le commissaire Ricciardi dans un de ces dilemmes dont il se sort toujours en suivant ses intuitions. L'enquête est close et conclut à un décès accidentel. Mais il va quand même s'acharner à trouver une raison plus plausible que la soi-disant niaiserie de cet enfant bègue, chétif, dont tout le monde se moque sauf son chien et cette étrange "bonne fée" qui l'emmène régulièrement faire un tour dans son automobile de luxe. Bien des secrets vont être révélés au cours de cette enquête qui n'en est pas une puisque tout doit être réglé pour la visite historique du "mascellone" à la mâchoire dressée. Côté coeur, les choses avancent, mais une surprise "torride" attend les lecteurs au détour du chapitre 54. Dans ce quatrième volume, qui clôt la série des "saisons" du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni poursuit son analyse des infortunes de la vertu et des prospérités du vice, comme d'habitude avec maestria.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Michel7090
  17 octobre 2015
J'ai abandonné ce livre en cours de lecture.
J'ai trouvé les situations, les personnages et les situations trop caricaturaux.
Pourtant l'idée est bonne, la 4° de couverture m'a fait envie et j'ai acheté sans même essayer en médiathèque.
Mais je n'ai pas accroché. Entre la belle cantatrice qui veut le commissaire et la brave fille qui l'aime en secret, le méchant prêtre et le bon adjoint du commissaire, j'ai trouvé qu'on est à fond dans les clichés. Je n'ai pas eu envie de continuer.
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
encoredunoirencoredunoir   17 septembre 2015
Regarde cette cochonnerie de ville : dès que tu soulèves un couvercle, les ordures débordent.
Commenter  J’apprécie          92
Videos de Maurizio de Giovanni (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurizio de Giovanni
Maurizio De Giovanni, "Il metodo del coccodrillo" - I personaggi del libro
autres livres classés : naplesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
522 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre