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EAN : 9782743638726
320 pages
Éditeur : Payot et Rivages (22/02/2017)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Après les « Saisons » du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni entame un nouveau cycle, celui des « Festivités ». «Le Noël du commissaire Ricciardi» ouvre ce cycle avec une histoire située au moment de Noël dans la Naples des années 1930. Le commissaire Ricciardi et son fidèle adjoint le brigadier Maione doivent découvrir l'auteur du meurtre d'Emanuele Garofalo et de son épouse. Membre de la milice fasciste, Garofalo était chargé de la surveillance du port. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  27 décembre 2017
Noël à Naples, minestra maritta, tracchiolelle, pezzentelle et autres struffoli, toute la famille se réunit autour de la table. Noël à Naples, des quartiers les plus pauvres du port, aux plus bourgeois de la haute ville tout le monde s'affaire. Noël à Naples dans le quartier de San Gregorio Armeno un jeune sculpteur de santons s'applique, ses figurines sont les plus belles de la ville. Noël à Naples un centurion de la milice fasciste est retrouvé mort dans son lit, lardé de coups de couteau, à ses coté son épouse égorgée.
Naples 1931, les chemises brunes du Duce contrôlent tout. Humains, tellement humains, le commissaire Ricciardi et le brigadier Maione arpentent les venelles venteuses et glacées de la ville, l'enquête sera difficile, l'Italie fasciste n'est pas tendre avec les faibles.
Sacrée bonne idée de choisir Naples comme décor de polar, ne dit-on pas voir Naples et mourir ? Maurizio de Giovanni en choisissant sa ville natale et la montée du fascisme pour toile de fond, réussit à renouveler la série noire.
Un commissaire torturé, un brigadier bienveillant, nous sommes en terrain connu, d'accord, mais au pied du Vésuve, foi d'amateur de polar et d'amoureux de l'Italie, je vous assure ça change tout. Après le cycle des saisons, « le Noël du commissaire Ricciardi » ouvre le cycle des Fête, parions que, prochainement, Pâques sera sanglant dans la baie de Naples.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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mireille.lefustec
  19 juillet 2020
Per mano mia 2011
"Tout en marchant dans le froid, le brigadier Raffaele Maione se demanda une nouvelle fois qui pouvait avoir envie de jouer au meurtrier à une semaine de Noël".
La réponse sera un double meurtre : une femme et son mari, dans leur appartement.
Ce qui l'amène au port où les opérations sont surveillées par les membres de la milice portuaire, "organisation militaire parallèle à celle de l'Etat, mais dépendante du parti."
Cette fois on est sous l'emprise du fascisme. Et c'est l'un de ses officiers qui a été lardé de coups de couteau. Sa femme, jeune et jolie (!) a été égorgée.
Plusieurs hommes auraient pu avoir un motif d'agir.
D'autant que le défunt se révèle être une belle ordure.
Beaucoup de personnes émouvantes, attachantes entrent en scène. Calomniées, rackettées, exploitées.
On est rempli de commisération.
La révélation du criminel apporte, comme souvent dans les romans policiers, sa dose de surprise.
Personne n'est ce qu'il semble être.
L'occasion, une nouvelle fois, d'apprécier le commissaire Ricciardi , profondément humain, qui dénonce les inégalités sociales, l'exploitation et l'humiliation des miséreux.
Encore un roman que j'ai aimé, au risque de devenir addict.
Celui-ci est le cinquième en deux semaine. Pas sûr que ce soit le dernier.
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Colchik
  03 juin 2018
La première originalité de ce livre tiré du cycle des Fêtes est de situer les enquêtes napolitaines du commissaire Ricciardi dans l'Italie fasciste des années 30. le pouvoir se dédouble, la milice étend ses réseaux parallèlement aux institutions officielles et un nouvel ordre est en train de se substituer à l'ancien. Les choses se font presque insidieusement et les détracteurs du nouveau régime – comme le médecin légiste Modo – ne sont encore que l'objet d'une surveillance discrète, mais la milice met sous sa coupe des pans entiers de la société. À Naples, installée dans la « Caserma Mussolini », elle surveille l'ensemble des activités portuaires. Lorsque le meurtre du couple Garofalo est découvert dans leur coquet appartement de Mergellina, il revêt tout à coup une importance exceptionnelle car le « centurion » Garofalo était l'officier de la légion chargé de contrôler la pêche artisanale. En cette veille de Noël 1931, pour Ricciardi et son adjoint, le brigadier Maione, commence une enquête sous haute pression.
Autre originalité, le commissaire entend des voix. Plus exactement, il entend les dernières paroles des personnes au moment où elles passent de vie à trépas. Où qu'il aille, les victimes de mort violente murmurent leur étrange message. Comment en ce cas construire sa propre vie quand la mort se rappelle sans cesse à vous et vous éloigne des préoccupations des vivants ?
Enfin, Naples donne une dimension particulière aux enquêtes de Ricciardi, à la fois baroque et populaire. Un lieu où la misère n'empêche pas une certaine solidarité, où la dureté de la vie s'oublie un instant dans la communion avec les traditions. Musiciens ambulants, marchés colorés, crèches de Noël, spécialités culinaires, Maurizio de Giovanni nous baigne dans la fébrilité des préparatifs de la Nativité, contrepoint saisissant à la peinture sociale sans fards d'une ville où les plus pauvres combattent pour la survie.
N'attendez pas un thriller, un suspense haletant, l'enquête suit ses méandres pour nous dépeindre sans concession une réalité souvent sordide : sous l'honorabilité transperce la cupidité, sous la beauté la frivolité et sous la piété la rancoeur. Laissez-vous prendre par la mélancolie lancinante de l'écriture, le désarroi de Ricciardi, la souffrance de Maione mais aussi par la vitalité des habitants capables de retrouver leur générosité pour partager un moment de répit et de paix.
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encoredunoir
  04 avril 2017
Un cycle s'achève et un autre commence. Après les saisons, voilà les fêtes. Nous sommes toujours en 1931 à Naples et Noël approche. Dans un palazzo proche du port, le centurion Garofalo, de la milice fasciste chargée de la surveillance et de la gestion du port, et sa femme sont retrouvés morts. Elle a eu la gorge tranchée, il a reçu plus d'une trentaine de coups de couteau. Chargé de l'enquête avec son adjoint Maione, le commissaire Ricciardi est pressé par la police politique de résoudre au plus vite cette affaire. Il est en effet hors de question qu'un crime à l'égard d'un milicien du parti puisse rester impuni. Mais, bien entendu, dans cette Naples où les caciques fascistes et la vieille noblesse côtoient la plus extrême pauvreté, dans une société sous la coupe d'un État autoritaire au sein de laquelle la dénonciation et la corruption sont devenus des activités très courues, les mobiles et les suspects abondent et le Fatto, ce don de Ricciardi d'entendre les dernières pensées des morts, ne lui sera une fois encore que peu utile.
On pouvait légitimement craindre que la prolongation de la série mettant en scène Ricciardi et dont on pensait qu'elle s'achèverait avec l'automne ne soit qu'un moyen d'user jusqu'à la corde le succès du héros de Maurizio de Giovanni. Crainte finalement infondée. Maurizio de Giovanni, une fois encore, démontre sa capacité à se renouveler malgré le cadre contraint dans lequel il place sa série : Ricciardi, c'est toujours un peu la même chose mais c'est pourtant à chaque fois différent. Cela tient pour une grande part à la façon dont l'auteur napolitain réussit à toujours donner un peu plus de chair et d'épaisseur à ses personnages. Ricciardi, dans ce Noël est ainsi toujours plus tiraillé par ses sentiments à l'égard d'Enrica mais et subit de plus en plus douloureusement ce Fatto qui pourrait le pousser lentement à la folie. Maione, quant à lui, se trouve aux prises avec un dilemme moral qui pourrait faire de nouveau basculer sa vie. Et puis il y a le contexte historique : la chape de plomb du fascisme, la manière insidieuse dont le régime influe sur les attitudes des uns et des autres, la façon dont la surveillance constante se fait plus sensible, tout cela participe de l'ambiance pesante qui règne sur le roman. Et puis, bien entendu, il y a l'autre grand personnage de Ricciardi, Naples elle-même. La Naples populaire, ses goûts, ses odeurs, ses bruits et ses traditions que de Giovanni incarne dans ses livres avec un formidable talent. Il donne vie à un lieu et une époque et, partant, à l'âme d'un peuple qui souffre, qui subit, mais qui sait affronter les malheurs du temps grâce à une solidarité qui pour n'être pas spectaculaire, n'en est pas moins profonde.
Bref, une fois encore Maurizio de Giovanni se révèle un sublime conteur, un de ces auteurs qui font d'un roman historique par ailleurs circonscrit à un lieu bien particulier un récit d'une portée universelle. Il faut le lire.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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simonjean
  29 décembre 2018
C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé le commissaire Ricciardi ( et le brigadier Maione ) pour une 5e enquête . Une fois de plus , Maurizio de Giovanni nous plonge dans la Naples de 1931  .
Le commissaire enquête sur un double meurtre . Un couple « bien sous tous rapports » est sauvagement assassiné . Peu à peu , on découvre que l'homme tué ( un milicien fasciste ) était en réalité un salaud . Qui a voulu se venger ? Dans le même temps , le brigadier Maione apprend que le véritable assassin de son fils est en liberté . Lui aussi est assailli par un désir de vengeance … le commissaire est toujours troublé par sa voisine Enrica , tout en subissant les assauts de la séduisante Livia .
Là encore , un grand plaisir de lecture … Naples , son animation et les préparatifs de Noël sont très bien décrits... ainsi que les traditions , l'importance de la crèche et la ferveur des Napolitains , quel que soit leur milieu social .
Bien sûr , ici , point de coups de feu , de bagarres , de poursuites échevelées ... mais une atmosphère incomparable , un héros singulier , une enquête qui avance doucement ....jusqu'à l'illumination finale ! Maurizio de Giovanni dépeint toujours avec autant de finesse les sentiments et les émotions des personnages... un régal  ! A quand le 6e tome ??
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   27 décembre 2017
Au fond pensa-t-il, cette ville n’est qu’une immense crèche que l’amour, la faim, la haine et les rancœurs font vibrer, qui se protège du mieux qu’elle peut de la chaleur et du froid et réfléchit à la manière d’améliorer sa triste condition. Une crèche dans laquelle les bergers sont prêts à tout.
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Martin1972Martin1972   03 avril 2017
Ricciardi pensait aux morts. Il pensait que Noël ou pas Noël, fête ou pas fête, fraternité ou pas fraternité, quelqu’un mourait toujours et qu’il lui revenait, à lui, de voir le sang et ses ravages.
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CocoetYvetteCocoetYvette   17 janvier 2017
« Le jour où je ne me désolerai plus de voir un enfant si jeune, mort et jeté comme un vieux vêtement ; le jour où cela ne me touchera plus de penser qu’à sept ou huit ans, on peut mourir de faim ou, dans le cas de ce gamin, en être réduit à manger des boulettes empoisonnées ; le jour où je ne chercherai plus à comprendre pourquoi un enfant erre tout seul, pieds nus, la nuit et sous la pluie ; le jour où il me semblera normal de trouver un cadavre assis sur une marche d’escalier, à l’aube, juste veillé par une chien, ce jour-là, je vous le jure, mon père, j’arrêterai de faire ce métier et je retournerai au pays. »
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mireille.lefustecmireille.lefustec   19 juillet 2020
Noël est froid.
Le vent hurle dans les rues des nouveaux quartiers, et, dans les baraques où on s’abrite, on se serre les uns contre les autres pour trouver un peu de chaleur. En tendant l'oreille, on entend pleurer un enfant, mais les plaintes sont de plus en plus faibles, à cause du froid et de la faim. Sait-on qui passera l'hiver, et qui, en janvier, respirera encore ?
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mireille.lefustecmireille.lefustec   19 juillet 2020
Noël est une émotion.

L'attente de quelque chose de nouveau, finalement.
Ou seulement du retour, dans des trains bondés et malodorants, d'êtres autrefois aimés, chargés de valises en carton soigneusement ficelées, qui sont partis travailler ailleurs et semblent d'autres personnes au moment des retrouvailles.
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