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ISBN : 2743622555
Éditeur : Payot et Rivages (24/08/2011)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Nous sommes à Naples en 1931. En cette fin du mois de mars, un vent glacial souffle sur la ville et une nouvelle choquante frappe les esprits : le grand ténor Arnaldo Vezzi, voix sublime, artiste de renommée mondiale, et ami du Duce a été retrouvé sans vie dans sa loge du Théâtre royal San Carlo, juste avant le début d’une représentation du Paillasse de Leoncavallo. Sa gorge a été tranchée avec un fragment acéré de son miroir qui a volé en éclats.

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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  10 janvier 2016
Je crois que j'ai compris pourquoi les polars me mettent mal à l'aise, du moins les "mystery novels" basés sur un crime à résoudre. Je pense qu'un bon polar est une oeuvre de prestidigitation montée comme un mécanisme d'horlogerie, qui doit tourner de manière implacable et manipuler le lecteur de manière invisible jusqu'au déclic final.
En parallèle, ils nous donnent souvent à contempler une réalité sociale, un milieu particulier, etc. Or comment ne pas être étreint par l'horrible soupçon que l'auteur ne nous manipule pas autant côté face que côté pile ? Peut-on être sincère tout en manipulant ?
Bref les polars me rappellent cruellement que la littérature, c'est de la littérature. C'est sans doute pour ça que je leur en veux.
Ca ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier cette première enquête du professeur Ricciardi. Côté pile, un crime survenant dans un théâtre lyrique, le soir d'une représentation de Cavalleria Rusticana et de Paillasse, et qui mêle adroitement l'enquête au milieu du théâtre et à l'intrigue des oeuvres. Si le commissaire Ricciardi n'aime pas l'opéra, ça ne doit certainement pas être le cas de de Giovanni.
Côté face, un portrait pittoresque et acéré de Naples en 1931 : l'opposition entre deux mondes sociaux, l'hypocrisie du fascisme, la flagornerie et le mépris qui accompagnent les relations de pouvoir, et la misère, la faim, le crime, mais aussi le code d'honneur des pauvres.
Entre les deux, de très beaux portraits, dont un commissaire Ricciardi fascinant, doué d'un talent très particulier, obstiné mais écrasé par la misère du monde. J'ai envie de lire la suite pour savoir s'il va oser franchir la rue.
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mariecesttout
  19 avril 2014
C'est encore l'hiver en cette fin mars à Naples, "et l'enfant mort se tenait debout , immobile, au carrefour entre Santa Teresa et le musée. Il regardait les deux garçons qui, assis par terre, faisaient le tour d'Italie avec des billes. Il les regardait et répétait: «  Je descends? Je peux descendre? »"
Ce sont les premières phrases de ce roman, et d'emblée, on est saisi.
L'enfant mort ne parle plus, , mais Luigi Alfredo Ricciardi a, depuis l'enfance, un don qui est pour lui une malédiction et le plonge dans une douleur constante. Il "voit " où qu'il soit, les derniers instants de ceux qui ont eu une mort violente. Pour rendre la justice à certains de ces morts, assassinés, après des études de droit, il est rentré dans la police .

Nous sommes en 1931, l'ère fasciste a 9 ans. Dans son bureau, deux portraits, obligatoires, le roi Victor- Emmanuel III et Benito:
"Qu'ils sont beaux, ironisa en lui-même Ricciardi , avec un demi-sourire. le petit roi sans forces, le grand commandant sans faiblesses. Les deux hommes qui avaient décidé d'éliminer le crime par décret. Il se souvenait toujours des paroles du directeur de la police, un lèche-cul tiré à quatre épingles, qui avait fait de la complaisance absolue envers les puissants le but de son existence: les suicides n'existent pas, les homicides n'existent pas, les vols et les blessures n'existent pas, à moinsqu'ils ne soint inévitables ou nécessaires. Ne rien dire au monde, ne rien dire surtout à la presse: la ville fasciste est propre et saine, elle ne connait pas d'horreurs."
Mais, hélas pour cette vision de l'ordre, il va être difficile de décréter que le célèbre ténor Arnaldo Vezzi , un ami du Duce, s'est malencontreusement tranché la carotide en se rasant dans sa loge, avant d'aller interpréter le personnage de Canio dans l'opéra Paillasse sur la scène du théâtre royal San Carlo..
Lors de sa première vision du cadavre, Ricciardi fait certains constats , de vraies larmes ont coulé sur ses joues maquillées, il y a du sang partout sauf sur un manteau et un coussin. Et.. grâce à son don particulier de vision des derniers instants de la victime, , le commissaire Ricciardi entend chanter «  Io sangsue voglio , all'ira m'abbandono, in odio tutti l'amor moi fini."
Le traducteur précise en note que c'est extrait de Cavalleria rusticana , l'air d'Alfio. Donné en première partie du spectacle, avant Paillasse. C'est le ténor lui-même qui avait décidé de cela..
Alors qui a tué Arnaldo Vezzi? Roman policier classique, quand et où on sait, il nous reste qui , comment et pourquoi . La succession des interrogatoires va très vite montrer que la mort de cet homme est peut être une vraie perte pour l'art lyrique, mais pour le genre humain, pas vraiment! Tout le monde se rejoint sur ce point.. En tout cas, pour moi, suspense jusqu'au bout, l'histoire policière est bien menée.
Mais plus que cet aspect , c'est le contexte historique qui est intéressant, tous les détails sur ces opéras ( Ricciardi qui n'aime pas l'opéra se fait aider par un vicaire , grand connaisseur et très sympathique personnage) , des costumes aux textes eux-mêmes.
Et puis, surtout, les personnages, et essentiellement bien sûr ce Ricciardi solitaire, qui porte la souffrance des autres, sur lequel veille quand même Rosa placée très jeune dans sa famille, ce rebelle aux menaces de la hiérarchie, celui qui ne retrouve un peu de calme qu'en regardant le soir par la fenêtre la jeune fille d'en face , Enrica. Ce qu'il ne sait pas par contre, c'est que…
C'est que vivement qu'arrivent le printemps et l'été du Commissaire Ricciardi!
Merci à MaitéBsAs qui m'a intriguée avec son commentaire et m'a permis de découvrir cet auteur italien.
Lien : http://www.youtube.com/watch..
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krzysvanco
  19 décembre 2017
Avis mitigé sur ce livre, contrairement aux critiques déjà publiées ici...
J'en ai certes apprécié l'ambiance, la description du monde de l'opéra, l'analyse des deux opeéras eux-mêmes (Cavalleria rusticana et Pagliacci), Naples et ses deux mondes distincts (les riches et les pauvres), Naples sous le fascisme enfin.
J'ai aimé certains personnages, principalement celui du prêtre, Don Pierino Fava, mais également celui de l'adjoint du commissaire, Maione, et celui de la veuve, Livia Vezzi.
Le roman se lit facilement.
Pourquoi alors ces réticences ?
Elles ne sont pas dues au personnages de l'illustre ténor assassiné, Arnaldo Vezzi, que tous ceux qui l'ont côtoyé détestent mais au protagoniste principal, le commissaire Ricciardi.
J'avoue avoir du mal à imaginer un homme pareil qui sent la douleur des victimes assassinées et qui contemple de sa fenêtre une femme dans l'immeuble d'en face, en est amoureux sans oser jamais lui parler.
Je suis trop cartésien sans doute...
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Fantine
  17 octobre 2011
Lisant essentiellement, et, appréciant surtout des polars anglo saxons, j'avoue que je serais passée à côté de ce titre écrit par Maurizio de Giovanni, si Babelio ne l'avait pas proposé dans le cadre de Masse Critique..
Le présent polar est plus un roman policier à énigme, d'atmosphère, à la Hercule Poirot qu'un roman policier « classique » dans lequel l'hémoglobine, les tueries et/autres meurtres à chaque coin de rues – heu pardon, à chaque coin de pages – foisonnent …
L'auteur retrace simultanément les portraits de Naples (ville dans laquelle il vit), de son opéra, de ses quartiers pauvres ainsi que celui de Luigi Alfredo Ricciardi, commissaire de son état.
Le meurtre, et, l'enquête policière ne présentent guère d'intérêt en eux-mêmes. Tous deux passent même au second plan.
En effet, c'est plutôt le commissaire Ricciardi, Naples, les napolitains avec ses codes d'honneurs, les relations entre individus (riches et pauvres) qui sont les véritables « big boss ». Et, dans le présent titre, c'est le monde de l'opéra qui est à l'honneur.
La figure du Commissaire Ricciardi se détache du lot. C'est un personnage atypique, fin limier, mais, personnage sombre, tourmenté. Même si il est issu d'un milieu aisé, on le sent proche des petites gens pour qui il ressent une profonde affection, et, est toujours prêt à les aider même si il faut quelque peu détourner la loi.
Au fil de la lecture, on a l'impression qu'il ne se passe rien, que l'intrigue est plan plan, mais, ce n'est qu'une fausse impression !!! L'enquête avance à grand pas au rythme des investigations, des observations du Commissaire Ricciardi.
En ce qui me concerne, j'ai lu d'une seule traite ce polar, et, je me suis retrouvée à la dernière page pratiquement sans m'en rendre compte tellement j'étais prise par l'intrigue.
C'est un bouquin que je recommande absolument.
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Shereadsabook
  02 novembre 2011
Luigi Alfredo Ricciardi né en 1900, a 31 ans, l'âge du siècle. Taille moyenne, teint mat, yeux verts, cheveux noirs fixés à la brillantine, Luigi Alfredo Ricciardi aurait pu éviter de travailler grâce à des rentes provenant de sa famille, il est le fils du Baron Ricciardi.
Mais il dissimule tout aussi bien les rentes qu'il perçoit que son titre afin de passer inaperçu au sein de la voie qu'il a choisie, celle de la police.
Depuis ce fameux jour de son enfance où il vit la Chose (comme il l'appelle), son existence a pris un autre tournant. Ce fameux jour de son enfance, Ricciardi a été confronté à la vision d'un mort. Mais ce mort était en fait déjà passé de la vie à trépas. Depuis ce fameux jour, Ricciardi voit passer devant lui des spectres, ils lui font des gestes et tentent de lui demander la paix, pleurent parfois, et demandent justice aussi. Ça lui tombe dessus comme ça, sans le prévenir, il est assaillit par ces fantômes à n'importe quel moment. Il perçoit aussi leurs douleurs, leurs peines.
C'est pour cela que Ricciardi, depuis ce fameux jour, a décidé d'intégrer la police et non de rester à rien faire à attendre que les rentes de la famille lui tombent dessus. C'est le seul moyen qu'il ait trouvé pour alléger le fardeau qu'il porte sur ses épaules. Ainsi, peut-être, justice sera rendue d'une certaine manière. « Rester dans le monde des vivants pour ensevelir les morts ».
L'ère faciste a 9 ans en Italie, Ricciardi en a 31, et il est désormais Commissaire de police à la brigade mobile de la Questure royale de Naples. Ricciardi n'a pas d'ami, travaille tard et est très assidu. Ses supérieurs apprécient peu son caractère car Ricciardi ne fait pas cas d'une hiérarchie, il dit ce qu'il pense et ne respecte pas les procédures. Par contre, il est très réclamé pour le soin de ses enquêtes, mais aussi pour sa vie consacrée au travail, et à sa faculté de résoudre des cas insolubles. Il ne fréquente personne mais chaque soir en rentrant chez lui, il observe à travers la fenêtre, une jeune femme qui vit de l'autre côté de la rue. Elle fait la cuisine, la vaisselle, le ménage… Mais bien souvent ce que Ricciardi préfère, c'est la regarder broder.
Le Commissaire Ricciardi se voit confier une affaire des plus délicates. le grand Ténor Arnaldo Vezzi a été retrouvé mort dans la loge qu'il occupait au Théâtre Royal San Carlo de Naples juste avant la première de la représentation de Cavalleria Rusticana et Paillasse, deux grands opéras. Délicate affaire car le Ténor de renommée mondiale était un grand ami du Duce. Les supérieurs de Ricciardi lui confie l'affaire mais veulent des résultats tout de suite et veulent être informés de chaque avancée au plus vite. Ricciardi va mener l'affaire avec son compatriote, Maione, qui est le seul à le comprendre.
Le premier fait que Ricciardi remarque est que la porte de la loge du Ténor était fermée à clés de l'intérieur. La porte a été défoncée car le Ténor ne répondait pas aux appels.
Il avait la gorge tranchée par les éclats du miroir, certains se posaient donc la question de savoir si le Ténor ne s'était pas suicidé. Ricciardi sait bien qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Ricciardi voit déjà le spectre du Ténor Vezzi devant ses yeux, dans la loge. Ricciardi a même la sensation que Vezzi veut lui faire comprendre quelque chose. Et des larmes coulent sur ses joues. Pourquoi le Ténor Vezzi pleurait au moment de sa mort ?
Une affaire sensible est dans les bras de Ricciardi car politiciens, grands personnages et divisionnaire, qui adulaient le Ténor Vezzi ne lâchent pas prise quant au dénouement de l'affaire. Ricciardi devra se fier à son sens du dénouement et de la justice qui sont si bien ancrés en lui.


Un personnage à découvrir.
Une première enquête Napolitaine à découvrir,
où l'Italie est depuis 9 années sous le régime fasciste.
Je dois dire que si Masse Critique Babelio ne m'avait pas envoyé ce polar a découvrir, je ne n'y aurais peut-être pas prêté attention en librairie… Cela aurait été un tort.
Car même si l'enquête en elle-même est classique (il s'agit là d'une enquête à énigme comme l'on peut trouver auprès d'Agatha Christie), je dois dire que l'ambiance de ce polar m'a plu.
Oui, polar à énigme, c'est un roman d'atmosphère.
Pas de tueries, pas d'ambiance glauque, tout est dans la déduction.
J'aime ce genre d'énigme à résoudre, ça fait marcher les cellules grises.
L'enquête est vraiment bien construite. On baigne dans le lyrisme puisque tout se passe autour des opéras et des protagonistes du monde lyrique. Et ça c'est une originalité dans le polar.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance des années 30, Italiennes. Ça change de ce que l'on peut lire habituellement.
Les personnages sont bien travaillés. D'une certaine manière on s'attache au Commissaire Ricciardi qui porte un lourd fardeau sur ses épaules puisqu'il porte toute la peine des spectres qu'il peut voir passer devant lui. Ces spectres lui demandent en somme que soit rendu justice. Et même si ce commissaire est un peu bourru et où on sent bien qu'il ne décroche pas souvent un sourire à ses collègues ou à ses proches, et bien au fond de lui on sent qu'il a beaucoup à offrir mais que ce fardeau l'assome. J'ai aimé également, ce petit jeu d'observation de fenêtres en fenêtres. Où chaque soir, il observe la jeune femme qui brode de l'autre côté de la rue. Il l'aime. Il l'a croise de temps en temps même. Il pense qu'elle ne l'a jamais remarqué et encore moins vu a l'observer derrière la fenêtre. Mais elle n'attend que ça. Elle s'inquiète même les soirs où il rentre tard et et lorsqu'elle ne le voit pas l'observer derrière la fenêtre. Ce jeu est très plaisant, romantique .
L'écriture est soignée. le style très agréable.
Il s'agit du premier opus d'une série qui verra passer les saisons du Commissaire en fait. Original de lier les saisons aux opus.
En somme, j'ai fais une très agréable découverte même si l'on pourrait penser que ce polar est on ne peut plus classique et banal. Tout se joue à côté.
Roman d'atmosphère à découvrir. Un premier opus où le vent serait quasiment un personnage récurrent de l'ouvrage, où le monde lyrique italien tient une place importante, et où les spectres deviennent compagnons du Commissaire Ricciardi.
Lien : http://1erchapitre.over-blog..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   10 janvier 2016
(l'opéra)
Il y avait la lumière, la chaleur, et même la musique. Moi, la musique, je ne l'avais jamais entendue, commissaire. Un peu de piano à la radio, l'été, par les portes-fenêtres. Mais cette musique-là, jamais. Elle te prend le coeur, elle te fait te sentir vivante. Et puis, ils riaient, ils dansaient. Et en plus ils me payaient pour vivre au milieu de cette fête ! Moi, la veille encore, je me disputais les ordures avec les rats et les chiens !
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WalktapusWalktapus   07 janvier 2016
« L'enfant mort se tenait debout, immobile, au carrefour entre Santa Teresa et le musée. Il regardait les deux garçons qui, assis par terre, faisaient le tour d'Italie avec des billes. Il les regardait et répétait : Je descends ? Je peux descendre ? »
(incipit)
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santorinsantorin   16 juin 2018
La vérité n'est pas toujours celle qu'on l'imagine. Et même, elle ne l'est presque jamais. Elle est un peu comme la lumière étrange de ces lampadaires, tu vois, Livia ; elle éclaire un coup à droite, un coup à gauche. Jamais tout ensemble. Alors on doit deviner ce qu'on ne voit pas. On doit le deviner à une parole dite ou non dite, à une trace, à une empreinte. A un signe minuscule, parfois.
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santorinsantorin   12 juin 2018
Ses pensées n'allèrent pas à Arnaldo, il lui semblait ne l'avoir jamais connu. Au travers de la fumée de sa cigarette, elle revit deux yeux verts, fébriles. La fierté, le désespoir étaient inscrits dans ces yeux, la solitude et le besoin d'amour imprimés au fond du cœur. ainsi que la douleur, une immense douleur. Pourquoi ne m'as tu pas laissé l'apaiser ? En aspirant une dernière bouffée, elle regarda à nouveau la mer déchaînée. A travers l'écume qui éclaboussait la rue, elle vit une silhouette se déplacer face au vent. Elle la reconnut. Et son cœur se mit à battre la chamade.
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CsylCsyl   30 mars 2015
Outre l'attention qu'il portait naturellement à son prochain, la pratique sacerdotale avait développé en lui une aptitude particulière à reconnaître les sentiments qui se cachaient derrière les expressions, au-delà des paroles dictées par les circonstances; le petit prêtre avait appris à tenir deux conversations simultanément, l'une avec la bouche et l'autre avec les yeux. En offrant son aide à qui en avait besoin et ne trouvait pas la force de la demander.
Les yeux verts du commissaire, ces merveilleux yeux verts : une fenêtre ouverte sur une tempête.
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