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ISBN : 2221110617
Éditeur : Robert Laffont (15/02/2009)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Saviez-vous que Darwin jouait du piano à des vers de terre, offrait son bras aux moustiques, tirait la queue des iguanes, grimpait sur des tortues ou chatouillait des singes pour les faire rire? Méduses volantes, scarabées péteurs, orangs-outans, mouches, éléphants et bien d'autres..., tous ces animaux se mobilisent pour raconter Darwin, ses découvertes et leurs répercussions dans la science d'aujourd'hui. Qu'est-ce que l'adaptation au milieu ? La sélection naturell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Lorraine47
  13 janvier 2013
Marc Giraud, ancien rédacteur en chef de la revue pour enfants "Hibou", naturaliste convaincu et distingué nous livre un bien agréable et instructif ouvrage de vulgarisation scientifique sur la théorie de Darwin et les développements qu'elle a connus jusqu'à notre époque.
Vulgarisation, oui, n'y voyez aucune connotation péjorative sous ma plume!
Disons que ce livre s'adresse plus à un public de curieux n'ayant pas fait un long cursus en sciences et vie de la Terre. Je prends des précautions depuis que j'ai offert un ouvrage de Jean-Marie Pelt à un membre de ma famille docteur es sciences de sa qualité qui m'a gentiment expliqué que l'ouvrage en question n'était pas dénué d'intérêt mais comportait quelques inexactitudes! Au temps pour moi, depuis je suis circonspecte... Chat échaudé craint l'eau froide!
Ces précautions étant prises revenons à nos moutons, cet ouvrage est passionnant à bien des égards.
Tout d'abord il pose bien le contexte dans lequel Darwin a élaboré sa théorie, fruit de nombreuses observations de terrain en Angleterre et lors de ses nombreux voyages.Ensuite, il regorge d'anectodes sur la vie animale qui sont humoristiques et qui illustrent le propos c'est à dire la théorie de l'évolution.
Darwin a posé deux grands pavés dans la mare peu profonde de son époque: l'homme appartient au règne animal et les espèces ont évolué et continuent d'évoluer. Marc Giraud met bien en lumière l'apport des découvertes scientifiques majeures: l'ADN et les progrès de la génétique, qui viennent corroborer les théories darwiniennes.
Marc Giraud nous met enfin en garde contre deux dangers qui menacent les sciences naturelles: tout d'abord le développement de la biologie moléculaire qui favorise les chercheurs en laboratoire au détriment des observateurs de terrain, mais aussi contre la réforme de l'éducation nationale qui a substitué le terme de sciences et vie de la Terre aux sciences naturelles.
Pour conclure, comme pour les féministes (excusez-moi Messieurs!), le combat des scientifiques n'est pas vain, car les créationnistes de tous poils sont très offensifs et il convient de l'être autant qu'eux pour ne pas sombrer dans l'obscurantisme.
Darwinnement vôtre!
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Myriam3
  13 septembre 2018
Voilà un livre des plus instructifs et absolument indispensable en ces temps désastreux pour les espèces animales et végétales.
Marc Giraud, naturaliste de terrain et journaliste suit les pas de Georges Darwin pour nous expliquer les secrets de la tique femelle, de la taupe marsupiale ou encore du chimpanzé, le tout sous couvert d'évolution.
La première partie concerne Darwin lui-même, son enfance, ses découvertes et les théories qu'il a formulées tout au long de ses recherches effectuées sur le terrain.
Ensuite, nous abordons de plus près, au microscope parfois, plantes et animaux de toutes tailles et découvrons leur évolution dans le temps, les mutations accidentelles souvent qui leur ont permis de perpétuer l'espèce.
Ce livre de vulgarisation scientifique est avant tout un bonheur de lecture grâce au ton légèrement humoristique de l'auteur -passé maître dans l'art de choisir les titres de ses chapitres- et à la foule d'informations qu'il nous livre avec délectation: on en sort beaucoup moins bête et beaucoup plus proche de la nature. Marc Giraud défend, comme Darwin qui en a jeté les bases, les principes de l'éthologie, l'étude du comportement, et rejette l'ethnocentrisme. On observe mais on ne juge pas.
Le livre s'achève malheureusement et évidemment sur une note laconique:
"Les arbres de la forêt tombent comme tombent les espèces vivantes des branches de l'évolution, laissant derrière elles le silence et la mort".
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Belem
  07 mars 2013
« Darwin, c'est tout bête » fait parti de ces livres qui sont très abordables et très intéressants pour (re)prendre contact avec la théorie de l'évolution des espèces.
L'auteur expose, à travers des anecdotes sur Darwin – et de son rapport avec les animaux qu'il croisait ! – le cheminement de ses études et de sa pensée, qui aboutit à élaborer sa théorie révolutionnaire sur l'origine des espèces.
Les chapitres ont pour titre : « La vie originale d'un naturaliste » (Où l'on constate avec humour que l'observation scientifique de la nature est véritablement une école pour Darwin, puis l'auteur relate quelques-unes de ses découvertes les plus marquantes, lors de son voyage autour du monde) ; « La théorie de l'évolution » (l'auteur montre la diversité des sources qui l'ont amené à élaborer sa théorie, l'intensité et la rigueur de son travail) ; « L'évolution de la théorie » (Après Darwin, de nouvelles données scientifiques sont venues préciser les idées évolutionnistes, en confirmant ou en améliorant les idées émises par Darwin).
Le livre est truffé d'anecdotes. Ainsi, alors que Darwin, hésitant, a mis vingt ans à rassembler les éléments constitutifs de sa théorie de « transmutation » des espèces (afin de lui donner une base solide), un autre naturaliste, Alfred Russel Wallace, a élaborer (ou du moins rédiger) exactement les mêmes idées en quelques jours... au cours d'une fièvre !
La majorité des détracteurs de Darwin sont évidemment les créationnistes, mais ils s'en trouvent même parmi ses amis qui ont du mal à accepter ses idées novatrices (comme Lyell, qui a pourtant ouvert la porte à la perception de l'immensité du temps) ; alors qu'à l'inverse, certains de ceux qui devraient le combattre, sont admiratifs de sa démarche et de ses idées (comme Charles Kingsley, le chapelain de la reine Victoria) . Mais finalement, ceux qui vont lui faire le plus de mal, ce sont ses faux-amis, qui extrapolent ses idées (dans le domaine scientifique ou dans le domaine social, économique), ou qui les ont mal comprises. Ceux-là vont donner des arguments aux créationnistes, qui vont dès lors s'attacher aux détails, et à tout les aspects qui semblent (faussement) incohérents dans la théorie.
L'auteur adore les animaux, et il aime Darwin car il est persuadé que celui-ci adorait les animaux, mais, derrière cette passion qui peut sembler puérile, j'ai découvert un homme déterminé à défendre cette théorie contre les fondamentalistes religieux de tout bord qui voudraient imposer leur point de vue, et qui présentent aujourd'hui le créationnisme comme une simple théorie alternative (et veulent donc l'imposer dans les programmes d'enseignement).
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Pappa
  07 juillet 2018
Les pensées évolutionnistes de Darwin sont universelles, et c'est en cela ce livre de vulgarisation, fort bien fait et scientifiquement étayé, est une mine de réflexions, tant sur l'évolution des espèces elle-même que sur l'évolution de la pensée des sociétés humaines.
Contre les préjugés, l'obscurantisme et la désinformation généralisée, un livre à mettre entre toutes les mains.
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aturnins
  01 avril 2011
Vous voulez rire ,vous étonner,vous instruire, faites le tour de toutes les bizarreries du monde animal .Hilarant
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   07 janvier 2013
Mary Anning est pauvre,orpheline et passionnée par la chasse au fossile comme l'était son père.
Tout au long de son existence, elle va contribuer non seulement à remplir les musées mais à montrer que les espèces peuvent disparaître, point fondamental de la théorie de l'évolution. Elle a trouvé le premier ichtyosaure complet, le premier plésiosaure connu en 1821, ou encore le premier ptérosaure anglais.
Mais Mary Anning est une femme, sans éducation, issue d'un milieu modeste de surcroît, autant dire sans aucune valeur sociale.
Elle s'éteint dans l'oubli au moment où Charles Darwin travaille à son ouvrage clé. L'histoire des sciences comme celle des arts, est semée de noms masculins...et d'épisodes amnésiques.
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Lorraine47Lorraine47   09 janvier 2013
Ne parlez jamais de "fossile vivant" à un paléontologue, vous allez l'énerver!
Les méduses, les requins, les tortues, les scorpions, les blattes, les libellules et bien d'autres bestioles semblent inchangées depuis des millions d'années, et l'on ne les appelle pas pour autant des "fossiles vivants" . Le terme le plus juste pour nommer un fossile vivant est "animal panchronique", mais celui-ci est nettement moins imagé...
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Lorraine47Lorraine47   06 janvier 2013
Henrietta Darwin, ou Etty, était une enfant de l'ère victorienne. On raconte que, choquée par les notes de son père sur le pénis géant des balanes et autres fantasmagories sexuelles propres aux cirripèdes (chez certaines espèces les mâles sont si petits qu'ils vivent en parasite dans le corps des femelles), Etty en aurait interdit la publication. On dit aussi qu'elle aurait milité pour un programme d'éradication du satyre puant, champignon de nos campagnes aux formes très suggestives.
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Myriam3Myriam3   19 septembre 2018
Adoratrice du dieu dollar et du dieu technologie, notre civilisation reste profondément anthropocentrique. La rupture avec la nature entraîne sa destruction aveugle, systématique, suicidaire. Et sa destruction n'est pas dommageable seulement à quelques doux originaux passionnés de coléoptères, mais à l'humanité entière. En détruisant la nature, nous détruisons les hauts lieux de notre imaginaire et de nos émotions. En détruisant la nature, nous saccageons les sources de notre air, de notre eau, de notre nourriture et de nos médicaments. En détruisant la nature, nous coupons une à une les branches et de l'évolution. En détruisant la nature, nous faisons disparaître d'indispensables espaces de découvertes, sans lesquels Charles Darwin ou Jane Goodall n'auraient pu ouvrir nos connaissances de la vie et de nous-mêmes.
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Myriam3Myriam3   10 janvier 2018
La grenouille de Darwin, qui vit au Chili et en Argentine, doit, elle aussi, son nom à son illustre découvreur. les Américains la surnomment "grenouille cow-boy" car elle siffle à la façon des cow-boys qui appellent leur troupeau. Avec son nez pointu, c'est une drôle de bête. Le mâle de cet amphibien se charge de la garde des oeufs pendant environ deux semaines, jusqu'à ce que les embryons commencent à bouger. Puis il les happe avec sa langue et les transfère dans son sac vocal qui s'étend sur ses flancs, jusqu'aux hanches. Les têtards se métamorphosent dans ce sac, qui grossit comme le ventre d'une femme enceinte, et n'en sortiront que lorsqu'ils seront devenus de petites grenouilles: ils viendront au monde par la bouche de leur père!
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Videos de Marc Giraud (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Giraud
DES KANGOUROUS DANS MON JARDIN Des oiseaux, des poissons, des arbres et même des forêts entières se déplacent. Dans notre environnement, tout est mouvement, mais faut-il s?en inquiéter ? Georges Feterman et Marc Giraud, deux naturalistes de renom, font un point sur ces bouleversements, avec ce message rassurant : faisons confiance à la nature. Graines voyageuses, retour des loups, grenouilles géantes, escargots italiens ou renards des villes, voici le surprenant panorama de ces changements, qu?ils soient dus à des phénomènes naturels, à l?introduction d?espèces exotiques ou au réchauffement climatique. Agrégé de sciences naturelles, auteur et conférencier, Georges Feterman anime des sorties naturalistes. Il est président de l?association ARBRES qui vise à protéger les arbres les plus remarquables du patrimoine français. Naturaliste de terrain, Marc Giraud est journaliste et écrivain spécialisé en zoologie, animateur télé, chroniqueur radio et conférencier. Il est le porte-parole de l?ASPAS, association pour la protection des animaux sauvages. SOMMAIRE Et si nous faisions confiance à la nature ? Chapitre 1. Des vertus pédagogiques d?une bouse de vache Chapitre 2. Où sont passées les hirondelles ? Chapitre 3. Des espèces en voie d?apparition ? Chapitre 4. Des forêts qui se déplacent Chapitre 5. le loup revient ? Bonne nouvelle ! Épilogue. Un avenir pour la nature
--- Fiche du livre : https://www.dunod.com/sciences-techniques/kangourous-dans-mon-jardin-comment-nature-change-et-pourquoi-il-faut-lui-faire
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