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ISBN : 2253124141
Éditeur : Le Livre de Poche (06/05/2009)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Je reviendrai. Je garerai la voiture en haut de l'impasse. Je regarderai la maison. Douze ans. Douze ans que je n'aurai plus mis les pieds dans cet endroit.J'avais eu envie de devenir quelqu'un de normal. Et à présent que la voie était libre, j'avais compris que je n'étais capable de rien. Ni boulot, ni petite bonne femme, ni colonies de vacances pour les mômes.Une chose était encore possible: m'en revenir auprès de ma m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
fgatz
  28 mai 2016
Un livre magnifiquement mené, du debut a la fin.
Rares sont les romans où, comme dans celui ci, l'intrigue debute des la premiere phrase pour ne se clore qu'a la derniere phrase.
Un roman magistralement atmospherique et lourd.
On ressent de maniere tres forte la douleur et le poids pese sur les protagonistes, dont les noms sont volontairement tus.
On se sent parfois mal a l'aise car on pressent le drame.
La chape de plomb se recouvre ineluctablement.
Un vrai joyau.
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adavril
  21 décembre 2013
Le narrateur est en prison, il évoque sa vie d'avant dans une maison délabrée entre sa mère, négligée, discrète, marié à un homme distant qui ne rapporte pas d'argent à la maison, qui ne travaille pas pendant les premières années de leur mariage. Il se souvient de Marianne, son amour. Il s'est accusé du meurtre de son père à la place de Marianne qui n'avait pas supporté de trouver Irène, sa mère, avec lui dans la chambre des parents du narrateur.
La tension est maintenue jusque dans les dernières pages lorsque le lecteur découvre pourquoi le narrateur est en prison. L'alternance des souvenirs du dehors et les descriptions de la « taule » sont justes. le lecteur est plongé dans un univers de désespérance ou chacun est victime.
Commenter  J’apprécie          01
Alhice
  21 mars 2013
Un texte raffiné propre au style de l'auteure pour décrire le chemin d'un homme sur le point de sortir de prison. Troublant. Une fin à couper le souffle.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   06 août 2015
Je m'avancerai sur le gravier de la cour, les mains vides.
Je relèverai le col de mon blouson de skaï, machinalement, comme avant quand je jouais les durs avec les copains du quartier. Le rideau de la cuisine bougera et je saurai que c'est elle derrière les carreaux, ma mère, qui m'a attendu chaque jour. Elle ouvrira la porte et essaiera de sourire. Elle baissera les yeux, écartera le chien d'un coup de pied et ira jusqu'au placard en traînant ses pantoufles. Elle sortira la bouteille de rouge et servira deux verres.
Le vin me donnera envie de vomir mais je n'oserai rien dire parce que c'est ma mère. Je regarderai le calendrier accroché dans la cuisine au-dessus du frigo. Je sais qu'elle a barré chaque jour, que lrs dimanches comptaient double.
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FRANGAFRANGA   12 août 2015
J'allumerai la télévision dans la salle à manger, le vieux poste noir et blanc. Je ferai un peu de bruit avec mes pieds, taperai la mesure du clip-vidéo. J'appellerai le chien que je taquinerai avec un journal. Je remarquerai qu'on a installé un canapé-lit en face de la télévision. Maman dormait-elle dans la salle à manger ou avait-elle un invité ? Je ne poserai pas de question, aurai-je vraiment envie de savoir où en était ma mère ? J'essaierai de ne pas trop baisser les yeux en mangeant les pommes-de-terre-sautées-à-la-poêle-avec-un-oeuf-cassé-dessus. Je tournerai la tête vers le clip-vidéo, ce sera plus pratique. Je dirai que c'est drôlement on, que je n'ai rien mangé d'aussi bon depuis tout ce temps. Elle essuiera son assiette avec du pain, dans un geste maniaque que je lui reconnaîtrai. Et tout me reviendra en même temps que ce geste. Ma vie avant la taule, un geste aussi simple que celui d'essuyer son assiette. Mais sa main n'ira pas plus loin, jusqu'à la mienne par exemple.
Je ne lui demanderai certainement pas ce qu'elle fait toute la journée, à cause de la réponse qui m'effraiera. Je resterai près d'elle, en attendant qu'elle me propose de partir, ou sera t-elle d'accord pour que je reste encore un peu ? Je ferai comme elle voudra, cela n'aura finalement aucune importance.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2015
Je n’ai plus un passé insignifiant, j’ai à présent un signe particulier : presque douze ans de taule, mieux qu’une médaille militaire. Je ne ressens rien de spécial, je n’ai pas l’impression d’avoir accompli quoi que ce soit d’exceptionnel. Ce que je lis dans les yeux des autres m’impressionne, ils disent leur soumission, leur admiration. Je ne sais ce qu’ils respectent en moi, ou plutôt j’en ai une vague idée. Ce qu’ils cherchent dans mon regard, c’est l’éclair qui a jailli au moment du meurtre, ils savent que quelqu’un est mort. Ils savent l’exacte signification de la durée des peines, les crapules en prennent pour trente ans, ceux de ma race ont des circonstances atténuantes, ils ont souffert, ils se sont vengés, ils ont le statut de victime mais aussi de héros, le martyr révolté, la noblesse de la cause. Je déteste lire dans leurs yeux ce qu’ils semblent m’envier. Depuis qu’ils savent que je sors bientôt, ils ne se tiennent plus. La taule, sans les autres, ça irait encore. Mais les autres sont partout, tu n’es jamais seul, tu promènes ta solitude sous le nez des autres. Tu ne sais plus que faire des regards effrontés, qui tournent autour de toi comme un phare dans la nuit, sectionnent d’un coup tranchant tes pauvres racines ratatinées. Ils sont partout présents telle une armée désœuvrée, ignorante du combat à venir, une armée sans arme et sans courage, sans ennemi. Et c’est le comble de ne pas savoir où nous allons, une débandade, une drôle de guerre qui n’amuse personne et ne finira jamais.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2015
Pendant douze ans, j’ai vu des hommes, des quantités d’hommes qui étaient très forts pour camoufler leur désespoir. Des hommes qui riaient à ne plus pouvoir s’arrêter, puissants comme des taureaux. Seule la démarche n’y était pas, capricieuse, rebelle. Ils se tassaient, comme englués dans des sables mouvants.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2015
Je suis comme le papillon attiré par la lampe qui finira par le griller, je sais que je cours au-devant du danger mais je ne parviens pas à y renoncer. Je n’ai pas, aujourd’hui plus qu’hier, l’énergie de fuir. Je vais me retrouver dans cette logique de paresse et d’ennui. J’ai honte de cela mais j’ai une excuse. On m’a amputé de l’être que j’aimais. Il y a douze ans, je n’avais pas d’excuse, si ce n’est la même paresse, augmentée de la peur. Peur de blesser, peur de ne pas être à la hauteur, peur de me tromper.
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