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ISBN : 273160705X
Éditeur : Les Humanoïdes associés (23/05/2012)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Une nouvelle édition unique et luxueuse de l'histoire mythique de Jodorowsky et Moebius.

Réalisé par Moebius avec Jodorowsky en 1978, Les Yeux du chat fut, à l’origine, offert aux fidèles lecteurs des Humanoïdes Associés. Après l’édition en grand format 30 x 40 cm, l’oeuvre renoue avec un petit format et une impression en bichromie noir et jaune. Un bel objet à offrir ou à s’offrir, à la croisée de l’album et de l’art book.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  13 mars 2017
Une "BD" qui au premier abord ne paye pas de mine.
Mais qui est en fait une véritable pépite. Il y a peu de texte.. mais il n'y en a pas besoin les graphismes sont suffissamment explicites. Des graphismes qui sont beaux et d'une finesse incroyable. On reconnait bien évidemment le trait de crayon de Moebius, style qui lui est propre, et que j'adore.
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RosenDero
  01 mars 2017
Le lecteur se laisse aspirer dans cet univers aux airs d'apocalypse, cette ville fantôme où, par une fenêtre dominant les ruelles, un individu étrange dialogue avec une entité énigmatique. La réponse viendra vite et la surprise sera grande. le tout est excellent d'autant qu'entre temps, Jean Giraud aura fait montre de tout son talent de dessinateur. L'architecture est magnifique, les détails poussés à l'extrême, et quoi qu'il puisse en dire, le chat est également bien dessiné. La planche montrant le félin et "Méduz" est très percutante. On lit la stupeur dans les Yeux du chat...
Scénario énigmatique ("hermétique" selon les mots de Moebius) et univers "fascinant". Je suis bien d'accord avec cela, et qualifier l'architecture de "monumentale" n'est pas démérité.
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svecs
  03 avril 2015
A mi-chemin entre la bande dessinée et l'illustration, cette première collaboration entre Moebius et Jodorowsky reste un livre étrange. S'il frappe d'abord par le travail de Moebius, une analyse plus poussée révèle indubitablement la griffe de Jodorowsky.
Composée de pleines pages, La structure narrative est basée sur une alternance entre pages paires et impaires. Ces dernières se déroulent dans une pièce plongée dans l'obscurité. Face à une fenêtre dominant une ville, une silhouette scrute l'horizon. Elle dicte ses instructions à son agent, Méduz.
Les pages paires suivent l'action, nous font d'abord découvrir une ville qui apparaît au fur et à mesure de notre approche de plus en plus délabrée. Nous venions de quitter l'ambiance sombre et claustrophobe d'une petite pièce juchée au sommet d'une tour. Nous survolons une ville en ruines, qui n'est finalement guère plus rassurante. le ciel se devine à peine entre les tours déchirées et la lumière reste pauvre et froide.
Méduz est en chasse. Une fois sa proie neutralisée, il revient vers son maître. Se faisant, il ramène un peu de lumière dans la pièce, qui devient le théâtre d'un spectacle étrange et fascinant, non dénué d'une inquiétante exaltation. Tout ceci n'est qu'un jeu. Un jeu cruel et inhumain. Mais rien dans ce qui nous a été donné de voir ne prouve que cette histoire est humaine.
Cette alternance (similaire à celle que l'on peut trouver dans le Bandard fou ou Fantalia) amène un rythme particulier à l'ensemble, comme autant de temps de pause. de la fixité sombre des pages impaires à la fluidité lumineuse des pages paires, il en résulte une forme de respiration, ou de battement de coeur révélant un monde étrange. Mais de ce monde, de ce qui le compose, nous ne saurons rien. Nous sommes témoins impuissants d'une scène qui paraît ordinaire là-bas. Cette alternance semble nous rappeler sans cesse le malaise face à un fait que nous ne comprenons pas. Cruel et violent... absurde...
Il y a finalement peu à dire concernant l'histoire. Elle tient plutôt du petit conte pervers, comme Jodorowsky les aime, autant que de jongler avec les images et les mots (voir son Trésor de l'ombre, illustré par Boucq en 1999). L'intérêt de cet album résulte de l'alchimie particulière qui l'anime. le dialogue incessant entre dessins et texte, l'alternance entre deux points de vue, cette absence revendiquée d'explication qui rend le lecteur impuissant à saisir le sens réel de cette histoire... Maintenu dans la pénombre, il ne fait qu'assister à... quelque chose. Il ne saura jamais quoi.
Les dessins perdraient leur sens s'ils étaient séparés du texte. Mais ce texte ne présenterait aucun intérêt s'il n'était magnifié par les dessins qui l'habillent avec une foule de détails qui lui donnent une couleur si particulière. Cela semble une tautologie, mais ce qui m'a frappé, c'est à quel point ces 2 éléments se complètent à la perfection. Sans doute la réussite de cet ouvrage tient du fait qu'il est le résultat d'une vraie rencontre. Chacun stimule et est stimulé par l'autre, et le résultat dépasse de loin la simple illustration d'un scénario.
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blandine5674
  25 mai 2017
Quelques minutes de lecture pour une histoire forte qui ne s'oubliera pas. Une intrigue, une fin qui montre que finalement rien ne vaut ce que l'enfant, ou ancien enfant, voit. Des dessins aussi beaux qu'un tableau. Seulement 3 couleurs de base qui en fait un album sobre, de grande classe. Une perfection !
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Domichel
  19 février 2014
Cadeau des Humanoïdes à la fin des années 70 pour l'achat d'un album de la collection, ce petit bijou est resté longtemps introuvable avant sa réédition en grand format. J'ai la chance d'avoir eu en 1978 cette pépite sur un scénario de “Jodorowsky” et un dessin ô combien sublissime de Moebius. Imprimé à l'époque en noir sur un fond jaune canari, hormis la jaquette en quadri. Plus tard j'ai rencontré Giraud/Moebius en séance de dédicaces et il me fit l'honneur de me faire un petit “crobard” agrémenté de sa “griffe” de chat bien sûr.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   13 juin 2015
A cette époque nous étions entre 1977 et 1978. Moebius habitait une maison loin de Paris. Chaque fois qu'il finissait une page, il me téléphonait. Et moi, poussé par une curiosité irrésistible, je montais dans ma voiture et j'allais lui rendre visite. Chaque fois que je voyais une page, je le jure sur la vie de mon chat Kazan, le plaisir spirituel que j'éprouvais était d'un niveau supérieur à celui de l'orgasme. Sous mes yeux, j'avais la preuve indéniable que la bande dessinée est un grand art, méritant un respect comparable à celui qu'on accorde aux tableaux accrochés aux murs des musées.

Pour admirer chacune de ces merveilleuses planches, je devais parcourir cinquante kilomètres à l'aller et cinquante kilomètres au retour. Donc cent kilomètres d'un trajet que j'ai fait vingt-cinq fois. Autrement dit, ce sont 2 500 kilomètres que je dédie à l'honneur seul des "Yeux du Chat".

Cela ne me pèse en rien. L'art de Moebius le mérite, et plus encore.

Alexandro Jorodowski - Paris 29 juillet 2011
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