AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2234063469
Éditeur : Stock (19/08/2009)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 117 notes)
Résumé :
Une année étrangère Partie en Allemagne comme jeune fille au pair, Laura, à dix-sept ans, découvre tout d'abord qu'elle ne connaît pas si bien la langue de ce pays étranger. Puis c'est au tour de la famille qui l'accueille, un couple et deux enfants, de la troubler par leur simple mode de vie, leur comportement, leurs habitudes. Est-elle venue pour s'occuper des enfants, pour effectuer des tâches ménagères, pour parfaire cette langue ou tout simplement pour grandir ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  20 août 2014
Partie en Allemagne pour fuir une ambiance familiale étouffante, Laura, 17 ans, se retrouve assez démunie par rapport aux barrières de la langue.
Engagée comme jeune fille au pair dans une famille qui ne semble pas vraiment en avoir besoin – les enfants ont déjà 14 et 10 ans – elle ne comprend pas bien ce qu'on attend d'elle et peine à définir son rôle.
Peu à peu, Laura progresse en allemand et s'intègre, mais cette famille qui lui paraissait au début si simple et sans complexes a finalement elle aussi ses problèmes…
Quiconque est parti jeune en séjour linguistique à l'étranger a vécu cette situation : comprendre un mot sur 10, acquiescer du coup à tout ce qu'on vous dit sans souvent en saisir les conséquences… Brigitte Giraud rend bien la frustration qu'on éprouve à disposer de trop peu de vocabulaire pour s'exprimer clairement et donner un avis nuancé, et la dépendance par rapport à la famille d'accueil…
Un roman prenant, bien qu'il n'y ait pas beaucoup d'action.
Commenter  J’apprécie          243
sabine59
  02 mars 2016

J'aime beaucoup l'univers poignant, mélancolique de Brigitte Giraud.
Laura, 17 ans, est meurtrie par la mort de son frère et veut fuir une atmosphère familiale oppressante, où chacun se retranche à sa façon dans son chagrin.
Elle s'en va en Allemagne de l'Ouest comme jeune fille au pair.Ce n'est pas évident pour elle de s'intégrer, la barrière de la langue et le comportement bizarre de la famille chez qui elle travaille ne l'aidant pas à se sentir à l'aise.Elle ne comprend d'ailleurs pas pourquoi on a fait appel à ses services car les enfants( déjà grands) ne semblent pas avoir besoin d'elle.
Petit à petit, elle s'y fera pourtant une place et découvrira ce que cachaient les non-dits des uns et des autres .Elle mûrira et refusera de jouer le rôle que veut lui faire prendre le père désespéré.
Tout, dans ce livre est en retenue, en chagrins tus, en suspens.
Commenter  J’apprécie          180
cicou45
  17 septembre 2011
Tissé sur un fond historique puisque cette histoire se déroule en Allemagne de l'Ouest avant la chute du mur de Berlin, Laura, une jeune française de 17 ans s'engage pour six mois en tant que jeune fille au pair dans une famille allemande où elle devra s'occuper de deux enfants, Suzanne et Thomas, qui a à peine deux ans de moins qu'elle. Ainsi, elle devra s'accoutumer à un nouveau style de vie, affronter la solitude puisqu'elle n'a pas d'amis et apprivoiser cette langue qu'elle connait mal.
Malgré les critiques qui semblent assez mitigées, je dois avouer que j'ai beaucoup apprécié ce roman même si la fin m'a un peu déçue puisque j'ai trouvé qu'elle avait été un peu "bâclée" et qu'elle laisse le lecteur sur sa faim. Certains y trouveront surement un avantage en disant qu'elle laisse ainsi libre cours à l'imagination du lecteur mais moi, j'aurais aimé qu'elle soit plus développée, que le lecteur sache quel va être le dénouement lorsque Laura retournera en France, si elle va enfin arriver à faire le deuil de son petit-frère mort dans un accident de mobylette et enfin si Madame Bergen survivra à son cancer du sein et si elle retournera chez elle. J'ai trouvé l'histoire intéressante, celle d'une jeune fille qui est complètement déracinée et qui a du mal à trouver sa place dans ce monde qui lui parait hostile, l'écriture très agréable et la fin pleine de rebondissement même si, comme je l'ai dit, je ne l'ai pas trouvé assez développée. Une belle découverte néanmoins !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Desmaze
  25 août 2010
Laura, 17 ans, a quitté le foyer familial où elle étouffe des non-dits entre ses parents et parce que : "Je me dis que comme toujours, on ne parle pas des choses importantes, on préfère jouer à deviner".
Elle a rejoint les confins de l'Allemagne, quelque part entre la frontière avec le Danemark et celle avec l'Est. C'est un livre de frontières. Entre l'adolescence et l'âge adulte, entre les langues, entre les impressions et la réalité.
Elle s'occupe des enfants dans une famille allemande. de la jeune fille surtout. Parce qu'avec le grand fils, Thomas "nous nous sentons différents, monstrueusement différents, faits d'une autre matière, plus noble bien sûr, plus authentique, inflammable". Adolescents, quoi !
Mais à force de porter à bout de bras une famille moins solide qu'elle en a l'air, une mère fragile surtout, sa place évolue, elle se rapproche du père.
Une excursion au Danemark symbolise cette évolution. Une journée importante pour le père "qui tente par tous les moyens d'apprivoiser le temps, de faire de cette journée morose un petit événement qui s'ancrera dans la vie des enfants".
Rien n'aura changé au terme du séjour de Laura et pourtant tant de choses en elle.
Une très belle chrysalide de jeune femme, qui vous poursuit bien après sa lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
caro64
  14 octobre 2009
Ce roman trace le portrait d'une adolescente dans le désarroi de l'apprentissage.
La narratrice Laura, 17 ans, est une jeune fille au pair en Allemagne chez les Bergen, dont le pavillon semble isolé au milieu d'une campagne engluée de neige et de pluie.
Briigitte Giraud restitue avec justesse une étrange atmosphère familiale. Elle tisse les tragédies familiales (la maladie de Mme Bergen, la disparition du frère de Laura) et historiques (la naissance de Mr Bergen dévoilée par des confidences, le découverte de Mein Kampf) qui deviennent autant de dévoilements. La littérature elle-même contribue à ce substrat où se façonnent les destins individuels : la lecture de la Montagne magique de Thomas Mann et de Mein Kampf permet à Laura une approche en profondeur de l'humanité.
Cependant la mayonnaise n'a pas pris. Je n'ai pas accroché à cette lecture … J'ai éprouvé un sentiment d'inachevé par la fin et l'évolution des personnages.
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (1)
Lexpress   29 novembre 2011
Placé sous le haut magistère de Thomas Mann et de sa Montagne magique, ce roman déroule les six mois d'une jeune Française au pair dans une famille du nord de l'Allemagne[...]. Après la rudesse (et le froid) des premiers temps, c'est bien le salut que l'adolescente, trop tôt mûrie par le deuil familial, va finir par trouver, ici, loin des siens et de tout témoin.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
UnBrinDeCultureUnBrinDeCulture   23 mai 2013
Je ne supporte pas qu'on me prête attention, je m'efforce de disparaître, je voudrais ne plus être matérielle, ne plus transporter ma carcasse, me replier dans un pur esprit, totalement invisible. Aucun garçon ne risque de s’intéresser à moi, je leur fais sans doute peur. [...] Je pensais que j'étais naturellement insouciante et légère, que cet état durerait éternellement. Je regardais certaines de mes connaissances, qui avaient des problèmes, des obsessions, des complexes, comme de pauvres filles infréquentables. Je pensais qu’il y avait des gens intéressants et d’autre pas, des gens séduisants et d’autres pas. Je pensais que le monde se divisait en deux catégories, ceux qui gagnent et ceux qui perdent. Je n’avais pas compris qu’on pouvait basculer de l’une à l’autre, devenir une ombre alors qu’on se sentait pleinement exister quelques jours auparavant. Et je mesure aujourd'hui combien il est difficile de rester soi, de se reconnaître, de ne pas détester la dépouille qui fait encore office de corps, de supporter la nouvelle enveloppe dans laquelle on s'est glissé, si mal ajustée. Je méprise cette enchevêtrement de lambeaux qui me définit désormais, comme si j'avais perdu des couches successives de peau, jusqu'à paraître à vif, parfaitement écorchée. Alors je relis la lettre de Simon, qui me tire vers la vie et l'incroyable bonheur d'aimer, et je ressens, instinctivement,, que c'est l'endroit où j'ai envie d'aller. J'ai parcouru tous ces kilomètres pour me perdre, sans doute, mais peut-être aussi pour me trouver, pour me débarrasser de la fille que je suis devenue, sauvage et transparente, vulnérable et imprévisible, une fille tout en contradictions, quelqu'un qui s'effiloche; incapable de désirer et de choisir. [...] Il est temps que je retrouve la fille que je suis, non pas celle d’avant, avec toutes ses attentes, mais une fille qui n’a pas peur de ce qu’elle ressent, une fille qui cesserait de fuir et qui supporterait le regard des autres. Une grande soeur qui oserait enfin pleurer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Lucie16Lucie16   31 décembre 2011
Je ne dispose pas des adverbes qui me permettraient de nuancer mon refus, tous ces petits mots qui enrobent la langue et son comme des béquilles, qui colmatent ici, amortissent là. savoir parler une langue étrangère, c'est bien cela: être dans le confort de la demi-teinte, dans le doigté de la nuance. Et je suis loin d'être capable de parler, je m'en rends compte avec douleur chaque jour.
Commenter  J’apprécie          60
cicou45cicou45   14 septembre 2011
"Et pour la première fois, je me sens libre, étrangement légère, libre parce que étrangère, dans une vie provisoire, sans témoin, sans passé. Sans rien à prouver."
Commenter  J’apprécie          140
cicou45cicou45   16 septembre 2011
"Pendant quelques heures, je vais faire appel à mon énergie, mon désir de vivre, mon amour, pour que la couleur s'inscrive sur le papier, pour dire à ma mère que je pense à elle malgré l'éloignement, que j'en souffre, sans doute. Je vais exprimer avec la peinture ce que je ne peux dire avec les mots."
Commenter  J’apprécie          60
cicou45cicou45   16 septembre 2011
"Je ne sais ce qui s'est passé entre Thomas et moi au Lac sans fond. Nous avons été si heureux ensemble, si surpris de notre complicité. Nous avons pensé que vivre était simple parce que nous accomplissions quelque chose d'interdit, parce que la pluie s'était arrêtée de tomber, nous étions portés par une force inattendue et la vie autour n'existait plus. Mais la vie autour nous rattrape, nous oblige, nous soumet. J'ai peur d'aimer Thomas alors je suis brutale, peut-être que je me punis."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Brigitte Giraud (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brigitte Giraud
Brigitte Giraud vous présente son ouvrage "Jour de courage" aux éditions Flammarion. Rentrée littéraire Septembre 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2348966/brigitte-giraud-jour-de-courage
Notes de musique : Youtube Audio Library
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : fille au pairVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

A présent

Comment s'appelle le mari de la narratrice ?

Jules
Claude
Sam

5 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : À présent de Brigitte GiraudCréer un quiz sur ce livre
.. ..