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ISBN : 2253004898
Éditeur : Grasset (01/02/1972)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 999 notes)
Résumé :
« La guerre de Troie n’aura pas lieu », dit Andromaque quand le rideau s’ouvre sur la terrasse du palais de Priam.
Pâris n’aime plus Hélène et Hélène a perdu le goût de Pâris, mais Troie ne rendra pas la captive. Pour tous les hommes de la ville « il n’y a plus que le pas d’Hélène, la coudée d’Hélène, la portée du regard ou de la voix d’Hélène », et les augures eux-mêmes refusent de la laisser partir.
Hector, pour Troie, et Ulysse, pour la Grèce, tente... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
  21 février 2013
Voilà un livre que j'avais envie de découvrir depuis longtemps ! Quelle oeuvre !
Jean Giraudoux, adepte de l'Antiquité, comme pour son oeuvre "Electre" publiée deux ans plus tard, reprend ici les mythes antiques dans un récit moderne, puisqu'il fait référence à la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, Giraudoux met en scène la fameuse Guerre de Troie, entre les Troyens et les Grecs, à partir de l'enlèvement d'Hélène par Pâris, le séducteur. S'ensuit alors des discussions entre les partisans d'une nouvelle guerre, (comme Pâris, Priam et la majorité du peuple troyen) et ceux qui la condamnent en défendant la paix (ce qui est le cas d'Hector, d'Andromaque ou encore de Cassandre). J'ai beaucoup aimé replonger dans les légendes antiques tellement enrichissantes !
Cette pièce en deux actes seulement nous présente des facettes différentes, qui correspondent d'une certaine façon aux idéologies de l'époque de l'auteur : Giraudoux se cache en réalité derrière Hector, le personnage central de cette pièce, las de la guerre, et présentant vivement ses arguments favorables au départ d'Hélène et ainsi à une entente totale entre les différents "peuples"...Andromaque, celle que l'on retrouve notamment dans la pièce de Racine, bien que peu présente, joue un rôle majeur, car c'est elle qui encourage son mari (Hector) à continuer sa défense...D'autres personnages sont au contraire pour une guerre qui incarnerait le sacre de Troie et l'honneur des citoyens, mais échoueront finalement dans leur action...En effet, finalement, comme le suggère le titre, les Dieux s'opposeront à ce conflit ; et pourtant la véritable Guerre de Troie aura bien lieu tout comme la terrible Guerre de 39-45...
A travers de magnifiques répliques et dans un style étonnant, l'auteur nous délivre un si beau texte pacifiste encore valable aujourd'hui, mais qui m'a énormément plu...
A lire !!!
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PiertyM
  17 mai 2014
La guerre de Troie n'aura pas lieu
Une merveilleuse pièce de théâtre! Comme qui dirait tout chemin mène à Rome, Avec La guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux, par une position bien maquillée d'une forte négation, nous entraîne avec délicatesse vers la guerre mythique en prenant des tournures très surprenantes que le lecteur serait tenté de croire jusqu'à la dernière minute qu'effectivement l'auteur serait sur le point de nous présenter une autre version où la guerre de Troie n'aura pas lieu effectivement...
Pendant que Cassandre prédit que la guerre aura lieu qu'on le veuille ou non, Hector manage de fortes négociations afin que la guerre n'ait pas lieu. Il demande à Paris de remettre Hélène la femme de Menelas, alors que les troyens sont contre le départ de cette beauté, ils préfèrent se préparer pour la guerre...
Dans les négociations avec Ulysse, l'auteur feint au départ une espèce de volonté d'asseoir la paix, mais quand intervient la plus grosse insulte jamais adressée à un homme, ce qui remettrait même en cause l'honneur de tout un peuple, c'est de traiter les troyens d'impuissants, alors là c'est l'huile qui vient d'être jeter dans le feu, bien sûr qu'il serait or de question que la guerre n'ait pas lieu...
Un bon voyage dans une autre version de la mythique guerre de Troie!
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Sirenna
  25 septembre 2017
J'ai rencontré Ulysse au détours d'une rue en bord de Seine.
Il était fatigué, ce qui est normal pour un marin qui a fait l'Odyssée sur toutes les mers du monde^^
Taiseux, mystérieux, bougon.
La cinquantaine bien tassée.
Un papillon tatoué sur l'épaule gauche.
Un marin en somme ^^
Mais célèbre !
Il avait une démarche chaloupée plus proche d'une baleine échouée sur le rivage que d'une antilope gambadant dans les près.
Je lui ai donné rendez-vous au restaurant : « la Marée Montante » pour ne pas trop le dépaysé ^^
On a commandé un plateau de fruits de mer et j'ai commencé à décortiquer les écrevisses roses en commençant mon entretien :
-Un beau casting : Hector, Andromaque, Pâris, Priam, Hécube, Cassandre, Hélène…*
Que du beau monde !
(*Je m'étais faite une antisèche avant l'entretien pour paraitre plus intelligente
Donc j'ai jeté un coup d'oeil sur le minuscule papier que j'avais planqué au dos de mon portable
1.Hector-Fils de Priam et chef des Troyens.
2.Andromaque -femme d'Hector,
3.Pâris -le séducteur et Frère d'Hector qui a enlevé Hélène.
4.Priam-Roi de Troie
5.Hécube -Reine de Troie
6.Cassandre -Fille de Priam
7.Hélène -Femme de Ménélas, enlevée par Pâris.
Mais chut pas un mot à Ulysse ^^)
-Oui en effet ,mais l'erreur c'est d'avoir kidnappé Hélène
-Vous voulez dire qu'elle n'était pas consentante pour partir ?
-En effet Ménélas son mari n'étais pas d'accord pour la laisser partir !
-Amusant les intrigues de votre petit monde ^^
-Nous aimons la tragédie !
-C'est le cas de le dire, tout est rebondissement chez vous.
A propos vous pouvez donc me certifier que « La guerre de Troie n'aura pas lieu « ?
-Vous êtes naïve ?
Oui parfois je pose des questions surprenante…surtout le soir avant de me coucher !
-C'est une affaire d'hommes !
-Ah bon !
-Oui nous avons beaucoup discuté avec Hector.
-Le beau Hector ?
-Le physique importe peu ,c'est un homme respectable : fils de Priam et chef des Troyens.
-Vous n'avez pas les mêmes opinions mais vous vous apprécies !
Et Cassandre ?
-Quoi Cassandre ?
-Je l'adore
-Ah oui (pas très bavard le marin)
-Une femme qui prédit l'avenir mais que personne ne croie.
Des dons gâchés…
-Laissez Cassandre tranquille.
-Ah ! Elle vous plait ?
-Mais non !!!Moi je suis un homme fidèle et je n'aime que ma femme Pénélope ?
-c'est ce qu'on dit^^ Lui dis-je en lui faisant un clin d'oeil appuyé et en riant de mon rire communicatif !
Je l'ai senti mal à l'aise mais c'était pas le sujet je devais revenir à des sujets plus sérieux comme Troie…même si on était que tous les deux ^^
-Alors Ulysse ,que pensez-vous de l'état actuel de Troie ?
Et là il m'a fait sa superbe tirade avec une voix grave et charismatique :
-« Ce n'est pas par des crimes qu'un peuple se met en situation fausse avec son destin, mais par
des fautes. Son armée est forte, sa caisse abondante, ses poètes en plein fonctionnement.
Mais un jour, on ne sait pourquoi, du fait que ses citoyens coupent méchamment les arbres, que
son prince enlève vilainement une femme, que ses enfants adoptent une mauvaise turbulence, il est perdu. Les nations, comme les hommes, meurent d'imperceptibles impolitesses. C'est à leur façon d'éternuer ou d'éculer leurs talons que se reconnaissent les peuples condamnés... »
-Whaou !! ai-je soupiré car je m'y attendais pas du tout .
Ce mec m'a impressionné en si peu de temps et je continuais à le fixer en clignant des cils façon Betty boop!
Il était en partance !
Je veux dire il aller partir !
-Partant ? Me suis-je écrié malgré moi .
Il m'a regardé de son regard noir ,a froncé les sourcils et à répondu :
-« C'est là la difficulté de la vie, de distinguer, entre les êtres et
les objets, celui qui est l'otage du destin. Vous ne l'avez pas distingué. «
J'ai rien compris mais mais sa tirade était magnifique…
C'est ça de discuter avec un marin célèbre, ça… dit'vagues…souvent ^^
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Gwen21
  20 septembre 2017
1935. Jean Giraudoux, diplomate, sent venir la guerre. Pour avertir les peuples de cette menace inéluctable, il écrit "La guerre de Troie n'aura pas lieu", transposant dans la lointaine Antiquité les conflits d'actualité.
La belle Hélène, reine grecque, a été enlevée par Pâris qui l'emmène chez lui à Troie. Rapidement, Hélène est devenue pour les riches Troyens qui viennent de pacifier leur territoire le symbole de la beauté, de la jeunesse et de l'amour. Ils tiennent à la garder près d'eux, au coeur de leur cité, comme un gage de renouveau. Mais Hector, fils de Priam le roi de Troie, général des armées, veut la paix et voit en Hélène le prétexte à une nouvelle guerre avec la Grèce. Partant de là, sous l'influence de ses proches et des politiciens dont les intérêts se heurtent, Hector va tout tenter pour préserver la paix en restituant Hélène à Ulysse, l'envoyé plénipotentiaire de la Grèce. Mais ce plan logique et prudent ne peut réussir, le dramaturge y veillera personnellement, démontrant que la guerre ne peut être éviter dès lors que les hommes sont décidés à la mener.
Première pièce de l'auteur que je lis et ce fut une belle découverte. Au début, je craignais de devoir relire mes cours d'histoire antique pour m'y retrouver mais c'est inutile, l'action comme les personnages se mettent en place facilement et on est rapidement en terrain stable.
J'ai aimé l'écriture tout en gravité et qui se fait l'écho de l'imminence du danger. J'ai été aussi agréablement surprise par le ton cynique et désabusé du texte qui sert une philosophie certes masquée mais universelle, qui a traversé tous les âges, celle de la guerre à laquelle hélas l'homme ne peut pas résister.

Challenge THEATRE 2017 - 2018
Challenge 1914/1968 - 2017
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge ABC 2017 - 2018
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Eric76
  23 juin 2015
Au bout du compte, la guerre de Troie aura bien lieu…
Malgré son intelligence, son prestige, ses mille ruses et sa volonté farouche de l'empêcher, Hector n'est pas de taille à lutter contre la fatalité du destin et l'idiotie des va-t-en-guerre.
Reprenant l'histoire de l'Iliade d'Homère, Giraudoux laisse les Troyens s'entredéchirer en attendant une délégation grecque dirigée par Ulysse qui doit demander réparation suite à l'enlèvement de la belle Hélène par Pâris. Pour éviter la guerre entre Grecs et Troyens pour une question d'honneur, Hector qui, lui, en revient épuisé et écoeuré, demande à Pâris de la laisser repartir, mais le puissant clan des bellicistes ne l'entend pas de cette oreille.
Deux choses me plaisent dans cette pièce que je lis pour la première fois (hé oui, je suis passé au travers au lycée !)
Son côté intemporel, d'abord. Bien sûr, elle fut représentée pour la première fois en 1935, et on ne peut la comprendre sans connaître son contexte historique : celui d'une époque qui fonçait droit vers la guerre. Giraudoux pousse un cri pacifiste, mais un cri désespéré, d'un pessimisme noir, puisque les hommes qui s'agitent dans cette pièce se montrent incapables de saisir cette opportunité de contredire l'histoire en refusant de faire la guerre de Troie. Mais les arguments développés pour ou contre la guerre sont de toutes les époques. La guerre qui donne un sens à la vie et qu'on accepte de perdre au nom d'un idéal, d'une patrie ou d'une religion… Ou bien la guerre que l'on refuse parce qu'elle tue autant les ennemis que les proches, et éloigne les enfants de ses parents, ou le mari de son épouse… Question vraiment épineuse !
Son côté décapant, ensuite. Priam, Hector, Hélène, Andromaque, Cassandre, Ulysse, tous ces personnages de légende, ces êtres suprêmes, majestueux, olympiens, en train de discuter le bout de gras au coin d'une table et de se donner des surnoms du genre « ma petite chérie » a quelque chose de très drôle et de rafraichissant.
En bref, je ne regrette pas d'avoir passé un peu de temps à lire cette pièce et, vraiment, j'espère pouvoir un jour la voir au théâtre.
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Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
SirennaSirenna   23 septembre 2017
HECTOR
Écoute-la, Cassandre. Écoute ce bloc de négation qui dit oui !
Tous m’ont cédé. Pâris m’a cédé, Priam m’a cédé, Hélène me cède.
Et je sens qu’au contraire dans chacune de ces victoires apparentes, j’ai perdu.
On croit lutter contre des géants, on va les vaincre, et il se trouve qu’on lutte contre quelque chose d’inflexible qui est un reflet sur la rétine d’une femme.
Tu as beau me dire oui, Hélène, tu es comble d’une obstination qui me nargue !
HÉLÈNE
C’est possible. Mais je n’y peux rien. Ce n’est pas la mienne.
HECTOR
Par quelle divagation le monde a-t-il été placer son miroir dans cette tête obtuse !
HÉLÈNE
C’est regrettable, évidemment.
Mais vous voyez un moyen de vaincre l’obstination des miroirs ?
HECTOR
Oui. C’est à cela que je songe depuis un moment.
HÉLÈNE
Si on les brise, ce qu’ils reflétaient n’en demeure peut-être pas moins ?
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LuniverLuniver   31 octobre 2013
BUSIRIS
Mon avis, princes, après constat de visu et enquête subséquente, est que les Grecs se sont rendus vis-à-vis de Troie coupables de trois manquements aux règles internationales. Leur permettre de débarquer serait vous retirer cette qualité d'offensés qui vous vaudra, dans le conflit, la sympathie universelle.

HECTOR
Explique-toi.

BUSIRIS
Premièrement, ils ont hissé leur pavillon au ramat et non à l'écoutière. Un navire de guerre, princes et chers collègues, hisse sa flamme au ramat dans le seul cas de réponse au salut d'un bateau chargé de bœufs. Devant une ville et sa population, c'est donc le type même de l'insulte. Nous avons d'ailleurs un précédent. Les Grecs ont hissé l'année dernière leur pavillon au ramat en entrant dans le port d'Ophéa. La riposte a été cinglante. Ophéa a déclaré la guerre.

HECTOR
Et qu'est-il arrivé ?

BUSIRIS
Ophéa a été vaincue. Il n'y a plus d'Ophéa, ni d'Ophéens.

HÉCUBE
Parfait.

BUSIRIS
L'anéantissement d'une nation ne modifie en rien l'avantage de sa position morale internationale.
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ArakasiArakasi   20 juin 2013
À la veille de toute guerre, il est courant que deux chefs des peuples en conflit se rencontrent seuls dans quelque innocent village, sur la terrasse au bord d'un lac, dans l'angle d'un jardin. Et ils conviennent que la guerre est le pire fléau du monde, et tous deux, à suivre du regard ces reflets et ces rides sur les eaux, à recevoir sur l'épaule ces pétales de magnolias, ils sont pacifiques, modestes, loyaux. Et ils s'étudient. Ils se regardent. Et, tiédis par le soleil, attendris par le vin clairet, ils ne trouvent dans le visage d'en face aucun trait qui justifie la haine, aucun trait qui n'appelle l'amour humain, et rien d'incompatible non plus dans leurs langages, dans leur façon de se gratter le nez et de boire. Et ils sont vraiment comblés de paix, de désirs de paix. Et ils se quittent en se serrant la main, en se sentant frères. Et ils se retournent de leur calèche pour se sourire…

Et le lendemain pourtant éclate la guerre… Ainsi nous sommes tous deux maintenant… Nos peuples autour de l'entretien se taisent et s'écartent, mais ce n'est pas qu'ils attendent de nous une victoire sur l'inéluctable. C'est seulement qu'ils nous ont donné pleins pouvoirs, qu'ils nous ont isolés, pour que nous goûtions mieux, au dessus de la catastrophe, notre fraternité d'ennemis. Goûtons-la. C'est un plat de riches. Savourons-la… Mais c'est tout. Le privilège des grands, c'est de voir les catastrophes d'une terrasse.

(Ulysse à Hector)
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SirennaSirenna   21 septembre 2017
HÉLÈNE
Tu en as déjà embrassé ?
TROÏLUS
On les embrasse toutes. Je donnerais ma vie
pour n’en avoir embrassé aucune.
HÉLÈNE
Tu me sembles disposer d’un nombre
considérable d’existences. Pourquoi ne m’as-tu
pas dit franchement : « Hélène, je veux vous
embrasser !... » Je ne vois aucun mal à ce que tu
m’embrasses... Embrasse-moi.
TROÏLUS
Jamais.
HÉLÈNE
À la fin du jour, quand je m’assieds aux
créneaux pour voir le couchant sur les îles, tu
serais arrivé doucement, tu aurais tourné ma tête
vers toi doucement avec tes mains – de dorée,
elle serait devenue sombre, tu l’aurais moins bien
vue évidemment –, et tu m’aurais embrassée,
j’aurais été très contente... « Tiens, me serais-je
dit, le petit Troïlus m’embrasse !... »
Embrassemoi.

TROÏLUS
Jamais.
+ Lire la suite
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Gwen21Gwen21   21 septembre 2017
PÂRIS - Hélène est une très gentille personne. N’est-ce pas Cassandre ?
CASSANDRE - Assez gentille.
PÂRIS - Pourquoi ces réserves, aujourd’hui ? Hier encore tu disais que tu la trouvais très jolie.
CASSANDRE - Elle est très jolie, mais assez gentille.
PÂRIS - Elle n’a pas l’air d’une gentille petite gazelle ?
CASSANDRE - Non.
PÂRIS - C’est toi-même qui m’as dit qu’elle avait l’air d’une gazelle !
CASSANDRE - Je m’étais trompée. J’ai revu une gazelle depuis.
+ Lire la suite
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