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EAN : 9782246782872
93 pages
Éditeur : Grasset (16/02/1971)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Tout Giraudoux se trouve-t-il déjà dans son premier livre, ces Provinciales, parues en 1909 ? C'est tout au moins un point de départ passionnant. Giraudoux introduisait dans le roman l'impressionnisme qui avait déhoà triomphé en peinture et en musique.
Le premier texte raconte les envols imaginatifs d'un petit garçon entre Tours et Châteauroux. Le dernier relate les aventure tendres et cocasses d'adultes : c'est la célèbre Pharmacienne où l'intelligence et l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MarineGiovanne
  24 juillet 2020
Découverte par hasard dans une brocante, je garde un souvenir agréable de cette lecture. A travers de courts chapitres, Jean Giraudoux nous raconte la province de sa jeunesse, au regard des paysages, des sons, des rencontres et des émotions qu'il croise. le tableau final (dont on peut dire qu'il est impressionniste, par cette accumulation de petites choses, de petits détails qui forment ensemble une plus grande toile) m'a parfois beaucoup touché, et parfois laissé de côté, notamment certains passages où les figures de style et les images étaient très foisonnantes. Je conseil cependant cette lecture pour la balade bucolique et nostalgique qu'elle propose.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2015
Ne croyez pas que les feuilles mortes tombent d’un coup, comme les fruits mûrs, ou sans bruit, comme les fleurs fanées. Celles des aulnes, au bord des ruisseaux, se détachent vers midi, et, attardées par des feuilles encore vivantes, par des nids abandonnés qui ne les réchauffèrent pas, arrivent à la terre tout juste avant le soleil. C’est l’heure où le meunier ouvre ses vannes ; le ruisseau monte et les emporte avec l’eau restée dans les trous, l’eau qui a déjà oublié si elle vient du moulin ou de la pluie ; et elles roulent, tout au fond, car les feuilles vertes seules surnagent. Il y a aussi celles de lierre, couleur d’écorce, qui se collent au tronc et le pénètrent peu à peu ; il y a les feuilles qui tombent la nuit, froissant une branche, et s’arrêtant inquiètes, repartant, et dans leur crainte d’éveiller l’arbre faisant plus de bruit encore. Seules les feuilles de tremble s’abattent d’une masse, désargentées. Mais elles-mêmes, ce jour-là, se détachaient plus lentement. De mon lit, je les écoutais et les voyais. L’automne s’étendait au-dessous des tilleuls comme un filet de soie qui ouate les chutes. Je m’étonnais que les oiseaux pussent arriver jusqu’à la terre.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2015
Des dames viennent me voir parfois, accompagnées de demoiselles et de petites filles. Les unes enlèvent leur chapeau, et leurs cheveux nus apparaissent, mais leur visage perd sa bonté et son calme, car une tête sans chapeau frappe brutalement vos yeux comme une lampe sans abat-jour ; sa clarté inonde, file, et se distribue aux plus petits objets. Mais le chapeau la tempère, la ramène sur nous seuls, et j’aime chauffer mon visage à l’ombre du chapeau, comme mes mains à l’ombre des abat-jour. Puis ces dames partent, et leurs filles ont eu tort de prendre des ombrelles car elles les oublient. Urbaine les rapportera, en allant à la poste.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2015
M. Reuillant, l’aubergiste, était le plus redouté parmi les radicaux de l’arrondissement. Il avait, racontait-on, obligé le comte Delaroche, qui écrivait son nom en un seul mot, pour se rendre populaire, à le recouper en trois, comme ses ancêtres. La veille des élections une vingtaine d’ouvriers inconnus étaient venus à sa réunion, puis ils étaient sortis en tirant aux sonnettes, en cassant des vitres, et pareille crainte n’avait pas régné dans le bourg depuis 1870, alors qu’on redoutait le passage des francs-tireurs.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2015
Les glas tintent très doucement, pour que le mourant ne puisse les entendre, mais, le jour de l’enterrement, le sacristain carillonne pour la mort aussi fort que pour la foudre, sans avoir plus peur de l’attirer. Les cloches résonnaient encore, lorsque nous rejoignîmes le convoi qui se hâtait, et contournait déjà le cimetière, comme pour montrer au nouveau mort son beau domaine.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2015
Le père Voie est mort hier, pendant son sommeil, si doucement qu’on n’osa pas le réveiller, mais on ne me permet pas d’aller à l’enterrement, et je boude.
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"Siegfried" de Jean Giraudoux
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