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EAN : 9782253034650
192 pages
Le Livre de Poche (30/11/-1)
3.23/5   60 notes
Résumé :


Une jeune femme qui sait ce qu'elle veut, Claire.
Un homme d'État qui n'écoute que son bon plaisir, le Président.
Un irrésistible petit garçon franco-américain, Mike, qui a perdu son chat.

Un jeune voleur sentimental affamé de tendresse, Pierre.
Un ministre très avisé, un journaliste trop bien informé.
L'histoire bondissante et rebondissante qui se joue entre ces cinq personnages commence parce que Pierre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Petitebijou
  12 juin 2013
J'ai un problème avec Françoise Giroud écrivain : autant la journaliste et la femme politique me semblent avoir brillé par leur audace, autant les quelques ouvrages que j'ai lus sous sa plume d'auteur m'ont souvent déçue et ennuyée.
C'est particulièrement le cas avec « le bon plaisir » : l'histoire a pour cadre le monde du pouvoir politique, que Françoise Giroud dépeint avec un mélange de fascination et de distance, sans jamais réussir à trouver un style ayant un relief plus piquant qu'un classicisme bien sage. le sujet semble avoir écrasé les ambitions de l'auteur.
« le bon plaisir » est celui du président de la république qui se comporte comme un monarque auprès d'une ancienne maîtresse mère de son enfant, qu'il va museler pour la raison d'état.
Le décor se tient principalement dans les ors de la république et des quartiers cossus de la capitale, et, malgré l'intérêt que l'on aurait pu attendre à la lecture d'une étude de moeurs supposée féroce étant donnée la personnalité de l'auteur, l'ennui s'étire au fil des pages, entre scènes convenues d'un mauvais vaudeville qui ne dirait pas son nom et le portrait un peu trop appuyé d'un milieu occulte. Bien que certains personnages ne manquent pas d'originalité (le journaliste, le petit garçon) et la trame du roman de rebondissement, l'ironie est trop souvent absente tant elle est dominée par l'évidente admiration que ressent Françoise Giroud pour ce monde de puissance et d'ambition dévorante.
Le livre fut publié en 1982, à une époque où seuls quelques initiés connaissaient l'existence de Mazarine, fille cachée de Mitterrand, fait dont le lecteur d'aujourd'hui ne pourra faire abstraction.
Il semble manquer à Françoise Giroud la concision dont elle faisait preuve magistralement dans ses billets pour l'Express. le récit est classique, les mots dilués dans des phrases un peu trop plates. de temps en temps, une formule claque comme une citation définitive, on en devine presque les guillemets. Françoise Giroud glisse ainsi quelques jugements péremptoires sur les arcanes du pouvoir, et on doit reconnaître qu'elle a un certain talent pour croquer les élus abusant de leurs privilèges, les compromis et bassesses, souligner parfois leurs travers d'êtres humains qui ont fini par se confondre avec leur fonction.
Au final, le livre se lit rapidement, sans qu'il en demeure un souvenir impérissable.
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Bazart
  22 juillet 2016
Lorsque Françoise Giroud publie en 1983 son roman le bon plaisir (édité aux éditions Mazarine ca ne s'invente pas !!!), elle prend le risque de révéler un énorme scandale politique puisque son livre évoque l'existence d'un fils caché du Président de la République.
La renaissance des éditions Mazarine grâce à l'éditeur Fayard a remis en avant, et c'est donc l'occasion de lire ce Bon Plaisir que je ne connaissais que grace à l'adaptation moyenne de Francis Girod avec Trintignant et Serrault réalisé dans la foulée du livre.
Une histoire d'un chef d'état qui est le père clandestin d'un enfant naturel, dont la mère Claire, se fait agresser et voler son sac à main qui contenait une lettre écrite par son amant dix ans auparavant, au sujet de l'enfant qu'elle attend et dont l'ancien président ne veut pas entendre parler.
Au moment de sa parution , en 1983 l'existence d'un enfant caché du Président de la République était un secret révélé que dix ans plus tard, et la publication de ce livre aux éditions Mazarine sonnait pour ceux qui en étaient informés comme un clin d'oeil et même comme une vraie provocation.
Plus qu'un livre provocateur et vaguement people, on relit cette chronique du pouvoir avec grand intéret qui joue surtout sur toutes les ambivalences des personnages par le biais d'un combat intime et médiatique qui aboutit à une réflexion sur le pouvoir et l'exercice du pouvoir assez universelle par-delà l'anecdote, et qui nous prouve montre qu'il y a 30 ans, comme encore aujourd'hui la fonction présidentielle peut avoir quelque chose d'éminemment monarchique.
Une ressortie salutaire pour nous montrer que Francoise Giroud, trop vite cantonnée à une image de journaliste sans foi ni loi était aussi une romancière tout à fait estimable.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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allard95
  26 octobre 2021
Ce roman confus et mal ficelé n'aurait aucun intérêt si l'on n'avait pas su que F.Giroud avait utilisé le moyen de ce récit pour s'amuser un peu, en laissant apparaître entre les lignes l'histoire de l'enfant adultérin caché de F.Mitterand. Et ceci dès 1984. L'auteure, journaliste parisienne qui a compté, et qui a pu devenir ministre, connaissait le pouvoir, ses arcanes, et ses méthodes, avouables ou non.
L'enfant est ici un garçon, sa mère le fait éduquer chez des amis aux USA, il ne connaît pas son père: il a été utile de mettre en place beaucoup de différences par rapport à la réalité pour ne pas s'attirer les foudres du sphinx (le risque étant, sinon, au minimum, celui d'un contrôle fiscal dont on ne se remettrait pas). Mais l'on y voit aussi des similitudes: l'enfant fait du cheval; l'incident de la fuite de son chat - que l'on a su par la suite bien réel - et des moyens de l'Etat que le Président mettra en oeuvre pour le retrouver, figure dans cette histoire: l'auteure joue avec le feu.
Cela aurait pu être plaisant; Mais, en ayant construit une histoire de chantage assez artificielle autour d'une lettre perdue, elle ne réussit pas à nous intéresser. de plus, avoir nommé le Président, tout au long du livre "Castor", et son ministre de l'Intérieur "Pollux" est , pour le lecteur, extrêmement éprouvant.
Le seul bon plaisir aura été pour l'auteure: celui d'une souris qui agace le gros matou. Elle aura été contente de son coup, mais, les lecteurs le paieront sous la forme d'un profond ennui.
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Nitocris2021
  09 mai 2022
Un livre sympathique mais qui est très loin d'atteindre les hauts sommets de la littérature tant dans son style (correct sans plus) que dans son fond (gentillet sans arriver à délivrer le message recherché). L'adaptation (très fidèle) avec Catherine Deneuve et Jean-Louis Trintignant est supérieure grâce au jeu des acteurs.
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sonkoy
  28 novembre 2018
Castor et Claire ont eu un enfant, il y a deçà quelques années. Séparés, chacun vit sa vie ; mais Castor est maintenant Président de la République française. Un beau jour, Claire se fait arracher son sac, contenant une lettre du président, dans laquelle il dit ne pas vouloir de cet enfant. Si par malheur, cette lettre tombait entre de mauvaises mains, ce serait la catastrophe. Un enfant adultérin ! Dans ce roman, nous allons vivre l'angoisse de ces personnages attachants.
Françoise Giroud nous livre ici une très belle histoire et surtout bien écrite.
Petite interrogation quand même. Au début du livre, l'auteur précise bien que cette histoire est purement inventée. Or, elle nous rappelle un peu la fille cachée de François Mitterrand. Madame Giroud ayant été secrétaire d'état sous Giscard. Mais quand même ! Ce livre ayant été publié aux éditions Mazarine.... un hasard ? Etrange quand même.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BazartBazart   22 juillet 2016
"Mais il s’était senti soudain vieux. La guerre ? Elle reviendrait. Secrètement, fugitivement, il désespérait du pouvoir de la culture sur les instincts, donc de la civilisation, bien que, publiquement, il en fît grand cas."
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hema6hema6   15 février 2011
Savoir ce que l'on veut, c'est la seule chose véritablement difficile.
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En direct avec Françoise Giroud (1972) - 1
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