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EAN : 9782253153290
220 pages
Le Livre de Poche (04/09/2002)
3.57/5   54 notes
Résumé :
"Qu'est-ce qui m'empêche d'aimer ma vie ? Voilà la question la plus dangereuse, mais aussi la plus constructive qu'on puisse se poser à certains moments de l'existence. La réponse peut vous conduire à faire tout valser, ou changer de métier et décider d'habiter seule avec votre chat, par exemple. Dans la vie, rien n'est jamais joué si l'on se refuse à subir, à être l'objet des autres.
Tant bien que mal, avec des succès, avec des échecs, je me suis gouvernée q... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
soleil23
  23 avril 2012
Comment resister a un roman qui commence ainsi :
''Comment cela peut-il m'etre arrive a moi ? A moi !
On a un corps fier, dru, on est invulnerable a la fatigue, on irradie une energie communicative, on recoit des coups mais on se redresse, on prend des risques, on bouillonne de desirs, de revoltes, d'elan vital. Les annees defilent par dizaines sans qu'on les voie passer.... ''
Francoise Giroud ecrit avec son coeur, elle puise les mots de sa vie et nous raconte avec une sincerite deconcertante comme le ferait une amie par une nuit d'hiver ou une soiree d'ete, moments propices aux confidences. Je lis comme si j'ecoutais son recit de vive voix, avec respect et admiration.
Un roman bouleversant de sincerite ... que je vous laisse decouvrir !
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soleil23
  30 avril 2012
Au fil de la lecture, ce roman a commence a perdre de son attrait ! La narratrice s'est vite perdu en chemin. Ce livre qui se voulait un journal intime s'est disperse dans les recits de politique. Ou sont les etats d'ame ?
Ou sont les douleurs et les joies de cette femme ?
Elle parle plus des autres que de sa vie ! Les autres, les politiques, les riches et les grands de New York et de Paris.
De temps a autre, une phrase qui retient mon attention mais sans plus !
Encore une deception !
Encore un livre qui ne restera pas dans mes souvenirs !
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quiliravivra
  08 mai 2011
J'ai beaucoup aimé relire ce livre de F Giroud pour plusieurs raisons :
- c'est un récit autobiographique qui prend comme départ des photos retrouvés dans un tiroir un peu à la manière d'Annie Ernaux dans "les années" .
- c'est la vie d'une femme qui a beaucoup et intensément vécu , qui a été l'égérie d'une épôque , celle de la "nouvelle vague" (expression dont elle revendique être l'auteur) et qui n'a plus maintenant à 83 ans que ses mots pour vivre encore intensément.
- ses souvenirs sont beaucoup liés à sa vie publique : elle fut la compagne un temps du célèbre journaliste JJSS avec qui elle a fondé le journal l'express ; elle fut secrétaire d'état à la condition féminine sous VGE et elle nous raconte des multitudes d'anecdotes de ces périodes là.
- elle parle aussi du présent et de l'avenir qu'elle voit surgir , et pas forcément de façon pessimiste .
F Giroud est une femme qui arrive à la fin de sa vie, qui se sent seule certes mais qui continue à combattre au travers des mots au nom de la femme qu'elle fut , au nom des femmes !
Ce n'est pas par hasard qu'elle a écrit des biographies comme "Cosima la sublime " (Cosima Wagner), "Lou, histoire d'une femme libre" (Lou Salomé Andréas)
F Giroud fait partie de ces femmes là !
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andreepierrette
  12 juin 2015
Je viens de "relire" - On ne peut pas être heureux tout le temps -.
Petit livre de 220 pages, lu avec grand plaisir.
Voici le portrait d'une grande dame, journaliste, écrivaine, résistante, amoureuse, qui évoque ses souvenirs en regardant avec émotion des photos de son passé, tombées d'une boite par hasard.
Voici des morceaux de vie évoqués par F. Giroud : héroïne sans l'avoir voulu aux prises avec les difficultés, les joies, les peines, les aléas de la vie quotidienne.
Une femme en tous points remarquable : intelligence, courage, culture, clairvoyance, séduction, sensibilité.
J'admire cette belle femme qui a éclairé par ses observations des mondes aussi différents que celui du cinéma, du journalisme, de la politique, et des "grands" de ce monde.Une écriture nette, sans fioritures, un régal de lecture, de nombreux sujets de réflexion.
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millereves
  01 mai 2020
Un livre retrouve par hasard, au cours des grands rangements du confinement.
Quelques photos nous font voyager sur les épisodes de la vie de Françoise Giroud. Certaines retiennent son attention, beaucoup son jetées. Cet acte met en relief une vie que nous aurions tendance à trouver exaltante ; Françoise Giroud porte quant à elle un regard beaucoup plus distancié, comme le sont les photos jaunies. Ce regard désabusé peut nous conduire à nous interroger sur notre propre vie, et relativiser les faits de notre existence.
Pas beaucoup d'optimisme. Qui était-elle ? Je ne sure pas sûre d'avoir capté sa dimension.
A l'évidence, c'est une femme libre, une femme forte qui s'est protégée, à l'égal de ses homologues masculins. Avant-gardiste sans se qualifier de féministe, elle s'est affranchie de bien des contraintes. La lucidité douce amère sur sa vie personnelle, et l'évocation de drames familiaux sur lesquels elle ne s'attarde pas, laissent à penser qu'elle a dû endosser une carapace protectrice.
Elle porte un certain regard sur le journalisme. Quel serait-il sur l'information d'aujourd'hui ? Serait-elle le fer de lance d'une contestation qui combattrait pour lui garder ses lettres de noblesse ? Ou bien serait-elle rentrée "dans le moule" des polémiques stériles, entretenues par des chaînes d'informations en continu, qui arrivent à faire des journées entières autour de sujets d'un intérêt parfois bien relatif ?
Ces interrogations et ces combats laisseraient-ils place à un fatalisme inéluctable devant des montagnes infranchissables ?
Cet ouvrage m'a conduite à ces questionnements. Il m'a aussi fait remonter le temps de ma propre existence, me renvoyant à des événements passés, et entendus à une époque où je n'y attachais pas d'importance. La curiosité m'a poussée à faire quelques recherches pour les éclairer.
Même si je n'ai pas trouvé cette biographie très aboutie, elle a eu le mérite de susciter des interrogations et m'a donné l'envie de l'investigation. C'était peut-être son objectif.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
andreepierretteandreepierrette   12 juin 2015
Les riches, les vrais, les grands, ne sont pas en France très nombreux. Moins qu'en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis bien sûr. Néanmoins il y en a. On les trouve répertoriés de temps en temps dans la presse économique à partir de données beaucoup moins claires et rigoureuses que dans les enquêtes américaines analogues. De gros poissons doivent naviguer dans les eaux noires de l'anonymat.........
....Les hommes vivent mal la rivalité. ( 'hommes/femmes ):" Pouvoir politique, pouvoir économique, pouvoirs scientifiques. dans tous ces secteurs ils tiennent encore les rênes et se sentent menacés. Ca ne les rend pas tendres. Les progrès sont très lents.
.....
Il n'y a pas de limite, sinon celles de la résistance physique, à l'attention que l'on doit apporter à ce que l'on fait si l'on veut réellement aboutir. page 175
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fanfan50fanfan50   29 juillet 2014
J'aime les mots comme d'autres aiment les bijoux. J'en voudrais toujours plus, des ronds, des carrés, des longs, des poignées de toutes les couleurs pour pouvoir y plonger la main et y trouver LE mot dont je cherche la musique, la chair, le sens exact...
C'est un grand privilège de savoir un peu se servir des mots. "Solitude" ou "ennui" deviennent alors ds termes dénués de signification.
Ecrire un article chaque semaine oblige à être attentif à l'actualité. Lire, regarder, écouter, c'est un réflexe chez les journalistes. Mais quand il devient inutile, quand aucune tâche précise ne le sollicite, il s'émousse. L'article à faire vous rappelle à l'ordre, c'est un aiguillon précieux pour garder les yeux ouverts sur le monde plutôt que sur soi.
Le livre, c'est autre chose... Même quand on écrit avec une relative facilité, en ne reprenant chaque feuillet que trois ou quatre fois dans un premier temps, écrire absorbe une énergie colossale. Ecrire longtemps vous vide. Très rares sont ceux qui peuvent y consacrer plus de cinq heures d'affilée. La récompense : rien de tel pour ne pas voir passer le temps !
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fanfan50fanfan50   29 juillet 2014
Je ne crois pas que l'idéal, dans la vie d'une femme, soit d'avoir un ou des hommes "mous". Alors il faut essayer autre chose. J'ai assez confiance dans la sensibilité des Françaises pour croire qu'elles trouveront le mode d'emploi des hommes inquiets, ou parfois fragilisés, et je crois que cela se fera en collaboration avec les hommes, qui désirent eux aussi trouver le mode d'emploi des femmes d'aujourd'hui.
Mais ils et elles feront ça tout seuls. On ne peut pas les y aider. Ils doivent créer une nouvelle relation humaine, la plus fondamentale.
Je crois aussi que, plus la vie s'allongera, plus elle se découpera en séquences. A l'âge où l'on a besoin et envie de la présence d'un homme ou de plusieurs, à l'âge où l'on a la charge d'enfants, succédera celui où l'on vit le mieux en compagnie d'une femme : on habite ensemble, on partage le loyer, on s'entraide, on se remonte réciproquement le moral, on ne s'éreinte plus à séduire, à retenir, on dit tout le mal qu'on pense des hommes, ces monstres si fatigants, on sort ensemble, au cinéma, au théâtre, on éteint quand on a sommeil, ni après ni avant...
Cela viendra peut-être, au rythme auquel se multiplient les femmes solitaires. Mais ce qui appartient à la culture anglo-saxonne n'appartient pas forcément à la française. A travers orages, déstabilisations, et divorces, nous persistons, femmes et hommes, à nous aimer les uns les autres, fût-ce par défaut. Raison de plus pour chercher un nouveau modus vivendi, les bases d'un nouveau contrat. Sinon nous risquons d'aller vers une société très dure, de femmes seules et autoritaires, où les hommes se consoleront avec des poupées gonflables...
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soleil23soleil23   28 avril 2012
``Ils vont mal meme quand tout va bien``, disait Freud, parlant de ceux qu`on appelait alors les ``melancoliques``. Les Romains eux, avaient deja observe que, parmi les eaux thermales, l`une avait un effet benefique sur leur mal-etre. On sait aujourd`hui que cette eau contenait du lithium, ce metal dont les sels font partie du traitement contre la depression.
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quiliravivraquiliravivra   08 mai 2011
Quand j'avais vingt ans, je pensais que je n'atteindrais jamais cinquante ans, jamais. Cinquante ans, c'était comme la lune, une autre planète; je serais morte, à cet âge là ! Il semble d'ailleurs que personne ne soit capable d'intégerla dimension de l'âge quand il s'agit d'appréhender son avenir .
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