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ISBN : 2253107808
Éditeur : Préludes (24/08/2016)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l'esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d'ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n'ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre.
Descartes es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  26 décembre 2016
Le roman se déroule aux Pays-Bas entre 1634 et 1640...
Helena quitte son milieu familial après la mort de son père et entre au service de Monsieur Sergeant, un libraire d'Amsterdam.
Elle a appris à lire seule et forme des mots avec ses doigts.
Elle essaiera ensuite avec des plumes qu'elle prépare pour son maître.
Elle a des dons pour le dessin.
C'est là qu'elle fera connaissance avec René Descartes.
Ils vont vivre une aventure sentimentale et auront une petite fille pour qui Descartes éprouvera une grande affection.
Ils ne se marieront jamais : une servante et un écrivain de sa condition, cela ferait scandale.
Pendant leur vie commune, on fait connaissance avec un certain Limousin, le valet de Descartes et on assiste aux nombreuses dissections que Descartes effectuait sur les animaux.
C'est aussi le temps où Descartes était en pleine rédaction de son fameux "Discours de la méthode".
C'est un magnifique roman qui présente Helena comme une femme fière et battante , qui tient la maison, élève sa petite fille, effectue des croquis des expériences de Descartes et d'autres dessins car elle a un don et elle sait se faire respecter.
le récit n'ignore pas cette étape de la vie de Descartes considérée comme une des plus heureuses de sa vie.
La dernière partie du livre apparaît comme la plus romancée, où l'auteure a pris le plus de liberté par rapport aux faits.
J'ai beaucoup apprécié ce roman de Guinevere Glasfurd et l'écriture très bien traduite de l'anglais par Claire Desserey.
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Dixie39
  27 février 2018
Quel portrait de femme étonnant nous livre là Guinevere Glasfurd ! Au point qu'on en oublie totalement presque Descartes. Franchement, pour moi, l'attrait principal de Les mots entre mes mains ne fut pas de connaître les tenants et aboutissants de la liaison du grand philosophe avec une servante, lors d'un de ses exils aux Pays-Bas ; mais bien de partager avec Helena Jans, la vie des femmes de son époque et de sa condition. Et que dire de cette quête des mots et du langage, cette opiniâtreté à vouloir s'approprier l'écriture à la plume avec toutes les difficultés matérielles que cela supposait : comment se procurer l'encre, le papier ? Comment ne pas gâcher le peu qui a été donné ? Et ce geste de lisser la plume entre ses doigts juste avant de la tremper dans l'encrier et de commencer à écrire… Et tout cela, en secret, avec la peur d'être découverte car au XVIIème siècle, c'était sacrilège de vouloir instruire les filles, même de bonne famille, alors que dire des servantes…
"– « Qu'est-ce qu'il a, ton bras ?
– C'est rien.
– Non, c'est pas rien ! » Elle remonte ma manche. « de l'écriture ? Il y a des mots sur ta peau. Partout ! »
Elle essaie de s'expliquer cette éruption étrange, frotte dessus avec son pouce.
« C'est arrivé comment ?
– Je les ai écrits »."
Une enfant va naître des amours de Descartes et d'Helena. le philosophe va alors gérer cette situation en grand-homme (au regard bien sûr de son époque) avec le souci premier d'éviter le scandale pour continuer ses recherches et son oeuvre, tout en conciliant sa paternité et sa relation avec Helena. Ce qui forcément, ne sera pas simple : on ne peut disposer des êtres comme des choses et son ancienne servante n'a pas l'intention de jouer le rôle qu'il compte lui assigner.
"Mais s'il ne remarque pas que je m'en vais, je ne sais plus dans quel monde je suis désormais : un monde qu'il a organisé pour son plaisir – à l'encontre des règles et de celles que je suivais jusqu'alors ? Serais-je surprise si je me réveillais un jour pour découvrir que, finalement, la Terre tourne et que Dieu a disparu ?"
Helena veut un avenir pour sa fille. Cette enfant va la pousser à établir cette fameuse liste (que je vous laisse découvrir) et qui va être le fil rouge de sa vie…
Guinevere Glasfurd nous plonge vraiment dans l'univers de cette époque ; que ce soit le monde des lettres et des sciences du XVIIème, les enjeux et les tâtonnements des recherches de Descartes et leur réception auprès des savants du monde occidental, la condition féminine, le parcours d'un livre de sa rédaction à l'objet imprimé jusqu'à sa diffusion… tout est juste et crédible !
Le seul reproche que je ferai, c'est le rythme du récit qui aurait mérité d'être un peu plus soutenu, surtout dans la première partie, mais là, je chipote ! Car ce rythme colle malgré tout bien à l'histoire.
Et pour finir sur une jolie note, j'ai aimé ce clin d'oeil à Virginia Woolf :
"J'ai une chambre à moi.
Je ne compte plus les jours".
Lien : https://page39web.wordpress...
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livrevie
  15 septembre 2016
On connait beaucoup de choses sur René Descartes, son Discours de la Méthode en a fait l'un des fondateurs de la philosophie moderne, mais finalement, on ignore presque que tout de sa vie personnelle, amoureuse.
"Les mots entre mes mains" a l'ambition de combler ce vide, d'utiliser la force de l'imagination pour reconstituer, à partir de bribes d'archives, des pans de vie du philosophe.
Le résultat est solide et cohérent. le résultat est convaincant, je suis bluffée.
Helena a bel et bien existé.
Elle savait bel et bien écrire.
Et elle a bel et bien eu une fille avec Descartes.
Voilà trois des lignes directrices de ce roman, voilà les trois lignes directrices d'une femme bien différente de celles de sa condition à l'époque. Tout opposait Descartes et Helena : leur situation, leur religion, son travail à lui, son travail à elle. Tout les opposait, mais pourtant... un enfant est né de son union, une petite fille que Descartes a reconnue.
L'auteure construit avec la rigueur d'un chirurgien ce qui a pu se produire entre eux. L'amour, la passion, les difficultés et autres obstacles, l'obsession, la tendresse... J'ai énormément aimé les risques que Guinevere Glasfurd a décidé de courir, L Histoire est passée au service du roman et elle nous dresse un portrait passionnant et fidèle de l'époque. L'écriture sied parfaitement à la trame, elle ne tombe pas dans une langue qui aurait pu sembler archaïsante, mais offre un langage suffisamment travaillé pour nous emmener dans un voyage dans le temps. Entre ces lignes, entre ces mots, nous sommes là, avec Descartes et ses explorations pour sa Méthode, avec Helena et ses questionnements, avec Descartes et Helena unis par leur amour. Entre ces lignes, j'ai vibré, ressenti de la fureur face à l'injustice, et j'ai été attendrie...
L'ouvrage refermé, j'ai senti la curiosité de me plonger dans la vie de Descartes pour démêler le vrai de l'imagination, et la frontière est mince, très mince.
Un livre à découvrir et à savourer...
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Ariane84
  19 juin 2017
Un bon roman historique, mêlant habilement fiction et éléments avérés de la vie d'Helena Jans et de René Descartes.
Le personnage d'Helena est particulièrement attachant, on suit son évolution avec grand plaisir, de ses premiers pas en tant que servante à la fin de la vie de Descartes, en passant par son apprentissage de l'écriture, fait rare pour une jeune fille de sa condition.
C'est un texte intéressant d'un point de vue historique, qui se situe au coeur des Pays Bas dans la première moitié du 17ème siècle, et qui donne un certain éclairage sur la vie et l'oeuvre du célèbre penseur.
C'est également une très jolie histoire d'amour qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.
Je conseille donc ce roman, notamment à tous les amoureux des romans historiques.
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prune42
  12 septembre 2017
Amsterdam, 1634. Helena est placée comme servante chez un libraire anglais, M. Sergeant. Contrairement aux autres servantes et femmes de son époque, elle sait lire et écrire et va continuer de parfaire son instruction avec les moyens dont elle dispose. M. Sergeant va loger chez lui l'écrivain français René Descartes, curieux de nouvelles expériences mais très décrié pour ses idées en avance sur son temps. Contre toute attente, Descartes et Helena se rapprochent mais une telle relation entre deux personnes de condition sociale très différente est très mal vu. Aussi, quand la jeune femme tombe enceinte, elle est mise à l'abri chez Mme Anholts, loin d'Amsterdam. L'écrivain et la jeune femme se retrouveront-ils et pourront-ils vivre leur relation au grand jour ?
J'ai beaucoup aimé ce roman historique qui se passe au XVIIème siècle aux Pays-Bas et qui romance une partie de la vie de René Descartes. Ce roman est original, le fait de situer l'intrigue dans l'Europe du XVIIème siècle est intéressant et instructif. On voit les progrès, par exemple en sciences, qui commencent à émerger au milieu des réactions protectionnistes de l'époque.
Au début de ma lecture, j'ai été surprise par les changements chronologiques entre les différents chapitres : le roman commence en 1635 puis recule jusqu'en 1632 avant de repartir en 1636 ; ce point m'a paru un peu compliqué mais l'auteur voulait sans doute retenir l'attention de ses lecteurs.
Le livre est extrêmement poignant notamment à son extrême fin, je n'imaginais pas ce qui allait se produire et j'ai été très touchée par le drame vécu par les deux personnages principaux, à tel point que je n'arrivais pas à lâcher le livre avant de savoir le dénouement.
Par contre, à la lecture de la 4ème de couverture, je pensais que l'auteur allait plus insister sur la soif d'apprendre de son personnage principal féminin à une époque où les filles ne savaient ni lire ni écrire, finalement cet aspect est assez peu mis en avant mais ça ne m'a pas dérangée outre mesure.
J'ai appris que Guinevere Glasfurd avait écrit une suite aux Mots entre mes mains, si je la trouve dans la médiathèque de ma commune, je la lirai probablement.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
flambotteflambotte   01 juillet 2018
Il veut que ses pensées voyagent loin de lui pour savoir ce qu'elles raconteront à leur retour.
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flambotteflambotte   01 juillet 2018
Il me toise froidement et je comprends que je viens de franchir une ligne qui nous sépare. Des lignes, il y en a partout pour me faire trébucher. Comment allons-nous communiquer si nous ne parlons pas ?
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flambotteflambotte   01 juillet 2018
Je ne lui dis pas que le Monsieur m'a prise dans ses bras. Je ne lui dis pas non plus que j'ai entendu battre son cœur.
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flambotteflambotte   01 juillet 2018
Je ne veux pas paraître brusque, mais il me semble, tout d'un coup, que j'ai en moi un oiseau qui cherche à s'envoler.
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Dixie39Dixie39   26 février 2018
Je recule quand l'un d'eux m'aperçoit - mais il me regarde sans me voir. J'entends parler hollandais, français et d'autres langues que je ne connais pas : le monde entier s'est donné rendez-vous ici. Pourtant, pas une femme n'en franchit le seuil, pas même une servante pour passer le balai - est-ce parce que penser ne fait pas de poussière ? Ma lettre n'est ni un parchemin, ni un livre - et je ne suis pas un homme.
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Videos de Guinevere Glasfurd (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guinevere Glasfurd
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, Véronique Cardi, directrice générale du Livre de Poche présente Les mots entre mes mains le premier roman de Guinevere Glasfurd, attendu aux éditions Stock le 24 août. Helena Jans van der Strom n?est pas une servante ordinaire. C?est lorsqu?elle arrive à Amsterdam pour un travail chez un libraire qu?elle se découvre une fascination pour les mots. Elle décide ainsi d?apprendre, seule, à lire et à écrire. Son indépendance et son courage vont trouver écho dans le c?ur du philosophe René Descartes. Magnifique portrait de femme en avance sur son temps, ce roman ouvre sur une partie de l?histoire méconnue et dépeint un Pays Bas du XVII siècle.
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