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ISBN : 2253107808
Éditeur : Préludes (24/08/2016)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 141 notes)
Résumé :
Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l'esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d'ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n'ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre.
Descartes es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  26 décembre 2016
Le roman se déroule aux Pays-Bas entre 1634 et 1640...
Helena quitte son milieu familial après la mort de son père et entre au service de Monsieur Sergeant, un libraire d'Amsterdam.
Elle a appris à lire seule et forme des mots avec ses doigts.
Elle essaiera ensuite avec des plumes qu'elle prépare pour son maître.
Elle a des dons pour le dessin.
C'est là qu'elle fera connaissance avec René Descartes.
Ils vont vivre une aventure sentimentale et auront une petite fille pour qui Descartes éprouvera une grande affection.
Ils ne se marieront jamais : une servante et un écrivain de sa condition, cela ferait scandale.
Pendant leur vie commune, on fait connaissance avec un certain Limousin, le valet de Descartes et on assiste aux nombreuses dissections que Descartes effectuait sur les animaux.
C'est aussi le temps où Descartes était en pleine rédaction de son fameux "Discours de la méthode".
C'est un magnifique roman qui présente Helena comme une femme fière et battante , qui tient la maison, élève sa petite fille, effectue des croquis des expériences de Descartes et d'autres dessins car elle a un don et elle sait se faire respecter.
le récit n'ignore pas cette étape de la vie de Descartes considérée comme une des plus heureuses de sa vie.
La dernière partie du livre apparaît comme la plus romancée, où l'auteure a pris le plus de liberté par rapport aux faits.
J'ai beaucoup apprécié ce roman de Guinevere Glasfurd et l'écriture très bien traduite de l'anglais par Claire Desserey.
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livrevie
  15 septembre 2016
On connait beaucoup de choses sur René Descartes, son Discours de la Méthode en a fait l'un des fondateurs de la philosophie moderne, mais finalement, on ignore presque que tout de sa vie personnelle, amoureuse.
"Les mots entre mes mains" a l'ambition de combler ce vide, d'utiliser la force de l'imagination pour reconstituer, à partir de bribes d'archives, des pans de vie du philosophe.
Le résultat est solide et cohérent. le résultat est convaincant, je suis bluffée.
Helena a bel et bien existé.
Elle savait bel et bien écrire.
Et elle a bel et bien eu une fille avec Descartes.
Voilà trois des lignes directrices de ce roman, voilà les trois lignes directrices d'une femme bien différente de celles de sa condition à l'époque. Tout opposait Descartes et Helena : leur situation, leur religion, son travail à lui, son travail à elle. Tout les opposait, mais pourtant... un enfant est né de son union, une petite fille que Descartes a reconnue.
L'auteure construit avec la rigueur d'un chirurgien ce qui a pu se produire entre eux. L'amour, la passion, les difficultés et autres obstacles, l'obsession, la tendresse... J'ai énormément aimé les risques que Guinevere Glasfurd a décidé de courir, L Histoire est passée au service du roman et elle nous dresse un portrait passionnant et fidèle de l'époque. L'écriture sied parfaitement à la trame, elle ne tombe pas dans une langue qui aurait pu sembler archaïsante, mais offre un langage suffisamment travaillé pour nous emmener dans un voyage dans le temps. Entre ces lignes, entre ces mots, nous sommes là, avec Descartes et ses explorations pour sa Méthode, avec Helena et ses questionnements, avec Descartes et Helena unis par leur amour. Entre ces lignes, j'ai vibré, ressenti de la fureur face à l'injustice, et j'ai été attendrie...
L'ouvrage refermé, j'ai senti la curiosité de me plonger dans la vie de Descartes pour démêler le vrai de l'imagination, et la frontière est mince, très mince.
Un livre à découvrir et à savourer...
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Ariane84
  19 juin 2017
Un bon roman historique, mêlant habilement fiction et éléments avérés de la vie d'Helena Jans et de René Descartes.
Le personnage d'Helena est particulièrement attachant, on suit son évolution avec grand plaisir, de ses premiers pas en tant que servante à la fin de la vie de Descartes, en passant par son apprentissage de l'écriture, fait rare pour une jeune fille de sa condition.
C'est un texte intéressant d'un point de vue historique, qui se situe au coeur des Pays Bas dans la première moitié du 17ème siècle, et qui donne un certain éclairage sur la vie et l'oeuvre du célèbre penseur.
C'est également une très jolie histoire d'amour qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.
Je conseille donc ce roman, notamment à tous les amoureux des romans historiques.
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prune42
  12 septembre 2017
Amsterdam, 1634. Helena est placée comme servante chez un libraire anglais, M. Sergeant. Contrairement aux autres servantes et femmes de son époque, elle sait lire et écrire et va continuer de parfaire son instruction avec les moyens dont elle dispose. M. Sergeant va loger chez lui l'écrivain français René Descartes, curieux de nouvelles expériences mais très décrié pour ses idées en avance sur son temps. Contre toute attente, Descartes et Helena se rapprochent mais une telle relation entre deux personnes de condition sociale très différente est très mal vu. Aussi, quand la jeune femme tombe enceinte, elle est mise à l'abri chez Mme Anholts, loin d'Amsterdam. L'écrivain et la jeune femme se retrouveront-ils et pourront-ils vivre leur relation au grand jour ?
J'ai beaucoup aimé ce roman historique qui se passe au XVIIème siècle aux Pays-Bas et qui romance une partie de la vie de René Descartes. Ce roman est original, le fait de situer l'intrigue dans l'Europe du XVIIème siècle est intéressant et instructif. On voit les progrès, par exemple en sciences, qui commencent à émerger au milieu des réactions protectionnistes de l'époque.
Au début de ma lecture, j'ai été surprise par les changements chronologiques entre les différents chapitres : le roman commence en 1635 puis recule jusqu'en 1632 avant de repartir en 1636 ; ce point m'a paru un peu compliqué mais l'auteur voulait sans doute retenir l'attention de ses lecteurs.
Le livre est extrêmement poignant notamment à son extrême fin, je n'imaginais pas ce qui allait se produire et j'ai été très touchée par le drame vécu par les deux personnages principaux, à tel point que je n'arrivais pas à lâcher le livre avant de savoir le dénouement.
Par contre, à la lecture de la 4ème de couverture, je pensais que l'auteur allait plus insister sur la soif d'apprendre de son personnage principal féminin à une époque où les filles ne savaient ni lire ni écrire, finalement cet aspect est assez peu mis en avant mais ça ne m'a pas dérangée outre mesure.
J'ai appris que Guinevere Glasfurd avait écrit une suite aux Mots entre mes mains, si je la trouve dans la médiathèque de ma commune, je la lirai probablement.
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mjaubrycoin
  08 septembre 2016
Il est rarement bon pour une jeune femme sensible de vivre dans l'ombre d'un grand homme et l'amour admiratif que l'on peut porter à un véritable génie est rarement synonyme de bonheur paisible.
Guinèvre Glasfurd a choisi de situer son premier roman dans les Provinces Unies du Siècle d'Or, dans cette Hollande réformée , industrieuse et ouverte aux idées nouvelles.
C'est chez le libraire anglais Sergeant que tout commence...Sa servante Héléna est une jeune femme avide d'apprendre qui maîtrise les rudiments de l'écriture et de la lecture et qui, au contact des intellectuels qu'elle rencontre chez son maître, rêve de s'instruire et déploie des ruses de sioux pour pouvoir s'exercer à l'écriture et au dessin.
Quand arrive pour un séjour prolongé à Amsterdam, le célèbre Descartes, précédé par sa réputation sulfureuse, Héléna s'applique à servir de son mieux celui qu'elle ne cessera jamais d'appeler "Le Monsieur".
Bien entendu, la jeune fille est rapidement séduite et devra quitter la ville pour dissimuler aux yeux de tous le fruit de cette liaison, la petite Françine.
Tout sépare le couple, statut social, religion, culture et pourtant Descartes est loin de se comporter comme bon nombre d'hommes de son temps qui ne se préoccupent guère d'avoir "engrossé" une servante. Il n'abandonnera ni Hélèna, ni leur enfant mais devra composer avec des règles sociales rigides et avec la volonté constante de préserver sa réputation et de faire passer son oeuvre au premier plan.
Héléna restera à tout jamais la servante, mais cela ne l'empêchera pas de lutter pour obtenir une reconnaissance sociale. Malgré la pudeur et la retenue qui caractérisent son récit, on perçoit les déchirements intimes et les émois de son coeur.
Guinèvre Glasfurd nous offre une immersion dans une époque historique donnée avec des descriptions précises tant de l'activité portuaire à Amsterdam que des aléas de la vie littéraire et du monde de l'édition et elle a parfaitement su éviter tous les anachronismes .
De Descartes lui-même, on apprend par contre peu de choses, si ce n'est son intérêt passionné pour la dissection animale. Pour une fois, ce n'est pas "le grand homme" qui est le sujet du livre et le lecteur devra ressortir son exemplaire écorné du Discours de la Méthode, datant de ses lointaines et chères études, pour se remettre en mémoire les grands thèmes de l'oeuvre qui ne sont que superficiellement évoquées dans le roman.
D'un fait historique avéré, le séjour de Descartes au Pays Bas au cours duquel il a eu un enfant d'une servante, l'auteur a tiré une fiction intelligente et parfaitement crédible.
Un très beau premier roman.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   26 décembre 2016
Discours de la méthode
Pour bien conduire sa raison
Et chercher la vérité dans les sciences
...
Il décrit un cœur pendant plusieurs pages. Je connais ce travail, je m'en souviens : j'ai frotté le sang sur sa table, jeté les restes d'animaux dans la casserole....
Le passage se termine par des différences entre les hommes et les animaux.
L'âme n'est point sujette à mourir avec le corps...

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MelleFifiMelleFifi   17 juillet 2016
"Je suis désolé, je ne peux vous l'acheter. Tel qu'il est, il n'a aucune valeur.
- Il ne peut pas n'avoir aucune valeur.
- Je vais vous faire la démonstration." Il retourne la page de titre. "Ainsi, il pourrait se vendre." Je ne comprends pas. Il la remet à l'endroit, avec mon nom dessus. "Là, il ne se vendra pas."
- Il retourne la page une nouvelle fois ; mon nom est caché. "Là, oui,
- Oh !
- Aucun homme n'achètera un livre écrit pas une femme...
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   19 août 2016
Si j’ai des plumes, je n’ai ni encre ni papier, et encore moins d’argent pour m’en procurer. Sur le seuil de la porte de la cour, je réduis en poudre du charbon de bois ; je passe la journée à frotter pour effacer les taches. Il ne permet pas d’obtenir une encre de bonne qualité, pas plus que la suie ; le sang coagule et bouche le bec ; le cacao ne se dissout pas dans l’eau froide. Si la betterave produit une ravissante encre rose, je dois mettre le jus à réduire très longtemps et M. Sergeant se plaint de l’odeur. Je n’ose pas me servir dans son thé, alors je trempe ma plume dans le fond de sa tasse ; les mots brillent autant que de l’ambre, mais s’effacent en séchant et il ne reste que leurs fantômes. De tous les produits que j’ai testés, c’est la betterave qui donne les meilleurs résultats.
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nelly76nelly76   11 février 2017
Je pose la plume . J'aimerais lui répondre, mais les mots se sont enfuis.Que suis en train de faire? Apprendre? C'est tout? Non Monsieur, ce n'est pas tout.Il veut que je parle, je vais parler.
《 Je veux apprendre, comme mon frère, comme les hommes.
- j'ai pourtant connu bien des hommes stupides! Et pire que l'homme stupide : celui qui se croit intelligent et n'a appris que des fadaises. Ce qu'on m'a enseigné - est pour une grande part inutile.
- Je n'ai pas envie de d'être un homme stupide!
- Tu ne le seras jamais! 》
Mes joues rougissent quand je comprends ce que j'ai dit.Je me sens plus bête que jamais.Il inspire et expire lentement. 《 Moi, je le suis peut-être. Je ne me place au-dessus de personne.Je n'ai jamais considéré que mon esprit était autre qu'ordinaire. Nous devons nous montrer plus ouvert à la surprise - à l'émerveillement - moi y compris. C'est un apprentissage pour moi et pour toi.Voyons ce qui est possible pendant les jours qui viennent et ce que je pourrais apprendre de toi. 》
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nelly76nelly76   11 février 2017
Parfois, il est à son bureau et ses yeux se posent sur moi l'espace d'un instant; ce n'est pas à moi qu'il
pense, ni moi qu'il voit.En apparence, il n'a pas changé. Il ne me demande jamais de sortir, mais il a son travail et j'ai le mien.J'aimerais le retenir; comment m'y prendre? Qui Suis-je pour vouloir cela? Je voudrais lui parler; qu'ai-je à lui dire? Je fais en sorte de ne pas le déranger. Je travaille autour de lui en retirant mes pantoufles
Mais s' il ne remarque pas que je m'en vais, je ne sais plus dans quel monde je suis desormais: un monde qu'il a organisé pour son plaisir--à l'encontre des règles et de celles que je suivais jusqu'alors?
Serais-je surprise si je me réveillais un jour pour découvrir que finalement, la terre tourne et que Dieu
a disparu? -
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Videos de Guinevere Glasfurd (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guinevere Glasfurd
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, Véronique Cardi, directrice générale du Livre de Poche présente Les mots entre mes mains le premier roman de Guinevere Glasfurd, attendu aux éditions Stock le 24 août. Helena Jans van der Strom n?est pas une servante ordinaire. C?est lorsqu?elle arrive à Amsterdam pour un travail chez un libraire qu?elle se découvre une fascination pour les mots. Elle décide ainsi d?apprendre, seule, à lire et à écrire. Son indépendance et son courage vont trouver écho dans le c?ur du philosophe René Descartes. Magnifique portrait de femme en avance sur son temps, ce roman ouvre sur une partie de l?histoire méconnue et dépeint un Pays Bas du XVII siècle.
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