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ISBN : 2351781821
Éditeur : Gallmeister (23/08/2018)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Le jour où l’auteur vénéré de livres pour enfants Morty Lear meurt accidentellement dans sa maison du Connecticut, il lègue à Tomasina Daulair sa propriété et la gestion de son patrimoine artistique. Au fil des années, Tommy était devenue à la fois son assistante, sa confidente et le témoin de sa routine quotidienne, mais aussi des conséquences émotionnelles de son étrange jeunesse et de sa relation passionnelle avec un amant emporté par le sida. Lorsqu’un célèbre a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  01 octobre 2018
Quand on a la chance de recevoir de la part de la Masse Critique Babelio un livre des Éditions Gallmeister, on pousse un grand soupir de contentement et on dit : « Un grand merci ! ».
Ce livre, qui fait partie de la rentrée littéraire 2018 est : « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass avec la traduction de Josette Chicheportiche. D'ailleurs, je trouve qu'on ne mentionne pas assez le travail des traducteurs car il est très important. D'eux, dépend souvent l'intérêt que l'on porte à l'ouvrage.
Quant à la Maison d'Editions Gallmeister, elle est vraiment intéressante et j'ai eu la chance, plusieurs fois, d'en rencontrer des écrivains. Ici je fais la connaissance de l'une par son livre.
Cette maison parmi les arbres, c'est celle de Morty Lear, dans le Connecticut, un écrivain de livres pour la jeunesse. Mais un jour, bien imprudemment : « Morty s'était hissé par une fenêtre à l'étage sur le toit très incliné au-dessus de la véranda fermée, résolu à retirer une branche tombée de l'érable patriarche, son préféré parmi tous les vieux et beaux arbres pour lesquels il avait acheté la propriété – un arbre qu'il avait reproduit maintes et maintes fois dans ses livres. » (pages 16/17).
Qu'arrive-t-il ? Eh oui, Morty tombe dans le jardin et décède.
Son assistante, sa compagne de tous les jours (en tout bien tout honneur car Morty est homosexuel), Tomasina Daulair (surnommée Tommy), est en fait une sorte de gouvernante – gérante – secrétaire – une femme indispensable, est désignée comme l'héritière aussi bien de sa propriété que de son oeuvre.
Une grande partie de l'ouvrage concerne ce bien particulier personnage qu'a été Morty avec des souvenirs, des retours en arrière…
Tommy fait aussi la connaissance de Nicholas Greene (Nick), un séduisant acteur qui a en vue un rôle le représentant justement en Morty.
Tommy va fouiller dans le passé de son ancien employeur – bienfaiteur qui a vécu une relation amoureuse tragique avec Soren, sa grande passion mais qui se retrouve atteint par la Sida.
Julia Glass joue avec de nombreux flashbacks : « 1972 – Tomasina avait douze ans quand elle décida qu'elle préférait être Tommy. (…) Sa mère l'appelait une « non-conformiste obstinée », laissant manifestement entendre que la singularité de sa fille lui plaisait.
- Je suis une iste, moi aussi, disait-elle. Une féministe gauchiste optimiste activiste ! » (page 91).
La première rencontre entre Tommy et Morty avait eu lieu alors qu'elle était une enfant et jouait avec son frère Dani dans un jardin pendant que Morty « croquait » le petit garçon : « Dessinez Dani si vous en avez envie. Mais seulement ici. » (page 97). Quelques années plus tard elle le rencontre à nouveau et il lui avoue qu'il est devenu très riche. Alors : « Comment pourrais-je vous remercier, madame Tomasina Daulair ? Demandez-moi une faveur et je vous l'accorde. (…) Avant qu'elle ne puisse se retenir, elle lâcha :
- M'aider à trouver un travail ? » (page 109). Et voilà comment elle se retrouve embauchée par le célébrissime écrivain.
En fouillant dans le passé de son bienfaiteur, Tommy découvre qu'il a connu un grand traumatisme dans « l'abri de jardin » dont il ne veut pas parler. Il est un écrivain très admiré mais il cache bien des secrets.
Quant à Nick qui avait échangé quelques e-mails avec Morty en vue de son film, il va devenir très ami avec Tommy et logera même dans cette maison où il ne va pas se gêner pour fouiner mais aussi par se rendre indispensable avec ses nombreux talents.
On ressent bien le suspens avec cette maison au milieu des arbres car on l'a compris, il y a des non-dits.
On fait aussi la connaissance de Merry, conservatrice d'un musée où une partie sera dédiée à l'oeuvre de Morty.
On apprend également que Tommy avait demandé à Morty de la laisser « déployer ses ailes », ce à quoi Morty avait eu une réaction violente en refusant catégoriquement. Il a absolument besoin d'elle et c'est là qu'il lui révèle que son amant, Soren est très malade car il est atteint par le Sida : « Vous êtes irremplaçable, déclara-t-il. Je vous aime d'un amour égoïste et totalement injuste envers vous, Tommy, mais si vous devez me quitter, je vous en prie, accordez-moi un peu de temps. S'il vous plaît, juste... » (page 302).
C'est en page 170 que l'on apprend ce qui s'est réellement passé dans le fameux abri de jardin, un traumatisme que Morty a gardé toute sa vie (mais c'est top secret).
Le talent de Julia Glass réside dans sa façon de raconter cette histoire dramatique – sa façon de jouer avec nos nerfs et notre impatience de savoir comment tout cela va se terminer – sa façon de laisser filer les informations (celles que recherchent Tommy et Nick). Les pages se tournent pour en arriver à un final bien touchant après de nombreux rebondissements, des surprises qui vont se succéder en nous faisant part de certaines blessures qui peuvent sembler infimes mais qui, en réalité peuvent marquer à jamais une vie.
Le récit est tellement fluide qu'il se lit bien aisément et presque d'une traite. Mais attention, le livre comporte 460 pages et c'est alors un risque de nuit blanche.
J'ai bien aimé, dans les « Remerciements » cette phrase : « Gayle Grader, à toi aussi. Tu m'as offert le plus beau mantra dont peut rêver un écrivain (ou n'importe qui d'ailleurs) : Surprends-toi. »
C'est ce qu'elle a fait avec son style délicat et touchant qui va au plus profond de l'âme des êtres humains.
Merci encore à Babelio et à Gallmeister pour cette lecture qui m'a permis de connaître une bien talentueuse écrivaine qui sait si bien « brosser » les portraits et distiller petit à petit des petites brines de révélations qui ne font qu'aiguiser notre curiosité.
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hcdahlem
  03 septembre 2018
La vie rêvée de Mort Lear
En imaginant comment s'organise la succession d'un auteur pour la jeunesse adulé, Julia Glass nous entraîne dans une réflexion sur la vie et l'oeuvre d'un homme et sur les petits arrangements avec la réalité.
Julia Grass aime sonder les âmes et nous offrir des romans denses, allant chercher dans les petits détails la vérité de ses personnages. C'est ce qui rend leur abord difficile, mais nous offre aussi une intense quête vers LA vérité des êtres. Mort Lear, un célèbre auteur de livres pour enfants, s'apprête à accueillir chez lui le non moins célèbre acteur britannique Nicholas Greene qui est pressenti pour jouer son rôle dans un biopic en cours de montage lorsqu'il meurt d'un stupide accident en voulant dégager une branche tombée sur le toit de sa Maison parmi les arbres.
C'est Tomasina Daulair, dite Tommy, qui recevra l'acteur. Alors jeune fille, elle avait rencontré Morty dans un parc près de Greenwich Village. L'artiste lui avait demandé l'autorisation de réaliser un portrait de son petit frère Dani qui jouait là. le résultat de son travail se retrouvera bientôt en couverture de l'un de ses livres les plus vendus et fera dire à Tommy : « Mon frère est devenu un dessin, puis un livre et maintenant une poupée ».
Après des études de lettres, elle sera engagée par Morty et passera du statut d'assistante à celui de confidente, avant de devenir la légataire de son domaine et de son oeuvre.
Commence alors une plongée dans les souvenirs, mais aussi dans les recoins plus obscurs de la vie de cet homme complexe. le scénario du film qui sera consacré à sa vie et à son oeuvre se base sur un entretien publié dans le New Yorker et dont l'élément-choc est l'aveu d'un viol dont il aurait été victime alors qu'il n'était qu'un enfant. Un traumatisme autour duquel le scénario va pouvoir se développer et dresser des parallèles avec quelques ouvrages qui tous sont centrés sur la solitude d'un petit garçon.
Mais Julia Glass n'entend pas s'arrêter à une vérité et n'aura de cesse, en confrontant les avis des uns et des autres, de découvrir bien des aspérités dans une biographie trop lisse pour être honnête. Aux souvenirs de Tommy viennent s'ajouter des témoignages et des documents retrouvés dans l'atelier de l'écrivain. À l'opinion de Nicholas Greene qui entend se mettre dans la peau du personnage en prenant sa place dans sa demeure vient s'ajouter l'intervention de Merry, conservatrice d'un musée qui réservera toute une aile à l'oeuvre de l'auteur de littérature jeunesse : Merry connaissait morte depuis près d'une décennie, depuis ce jour où elle était venue lui rendre visite pour qu'il lui cède un dessin pour une exposition. Pour le lecteur, ces trois points de vue qui se complètent et se contredisent parfois, ont l'avantage de faire réfléchir sur l'ego de l'écrivain et sur la façon dont son oeuvre se nourrit de ses expériences, quitte à transformer la réalité au bénéfice de la fiction. Quel rôle a par exemple joué l'homosexualité de Mort et au-delà la maladie mortelle contractée par son amant ? Comment la lecture d'un livre pour enfants peut déformer la perception que l'on peut avoir de son créateur ?
Autant de questions qui nourrissent ce roman et donnent au lecteur une place d'observateur privilégié mais aussi la responsabilité de trier le vrai de faux, de se construire son opinion. La réussite de Julia Glass réside sans aucun doute dans ce jeu de rôle diabolique.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Cigale17
  01 janvier 2019
Une maison parmi les arbres, de Julia Glass, va nous emporter dans une histoire complexe et dense. Un dizaine de chapitres se déroulent sur deux semaines, quatre autres nous emmènent dans le passé des personnages, et le dernier chapitre révèle ce qui se passe un an après cette quinzaine bien remplie.
Le personnage pivot autour duquel s'articule cette histoire s'appelle Mort Lear, un auteur-illustrateur de livres pour enfants, devenu très célèbre grâce aux aventures d'Ivo, un petit garçon qu'il met en scène dans un album intitulé Séisme des couleurs. Mort est un artiste au caractère difficile, parfois ombrageux, soucieux de sa tranquillité, gay, et somme toute assez secret. Quand le roman commence, il est mort accidentellement depuis un mois environ. Il a légué sa maison et ses biens à Tomasina Daulair (Tommy), son assistante, sa secrétaire, son intendante, son amie, sa confidente et son exécutrice testamentaire... C'est très généreux, mais c'est aussi un cadeau empoisonné. Les dernières volontés de Mort touchent d'autres personnes que Tommy, or il avait pris certains arrangements qu'elle ignorait et fait des promesses que rompt son testament. À elle de composer avec ça !
Quand le roman commence, Tommy attend Nicholas Greene, un acteur britannique, star internationale oscarisée, pressenti pour tenir le rôle de Mort dans un « biopic » dont le tournage vient de commencer. Mort et Nick avaient correspondu par courriels, et l'écrivain avait fait des confidences à l'acteur à propos d'un traumatisme d'enfance, confidences qui contredisent ce que Mort avait raconté précédemment à un journaliste. Que doit faire Nick, soucieux cerner au mieux son personnage pour les besoins du film ? Divulguer ce que Mort lui a confié ? Tenter d'apprendre ce que sait Tommy ? Laisser les choses suivre leur cours ?
L'autre personne directement concernée par le testament de Mort s'appelle Meredith Galarza (Merry), fan de Morty et un peu amoureuse de lui aussi, elle projette de consacrer un musée au travail de l'auteur-illustrateur sur la foi de ce qu'il lui a promis (de vive voix), à savoir de faire don de certaines illustrations originales de ses albums, et de ses diverses collections. Mais le testament révèle d'autres projets qui la mettent au désespoir. Peut-elle faire de Tommy une alliée ? Est-il possible de prouver que Mort avait promis de doter le musée ? Elle vient de se séparer de son mari, et si sa vie professionnelle s'effondre, que lui restera-t-il ?
Autour de ces quatre personnages principaux gravitent des personnages secondaires, plus ou moins développés, plus ou moins sympathiques, mais qui sont tous intéressants, citons entre autres : Danilo (Dani), le frère cadet de Tommy, qui va d'échec en échec et cultive sa rancoeur contre l'illustrateur ; Soren, le jeune amant de Morty qui mourra du sida ; Franklin, l'avocat de Morty qui se révèle un vrai soutien pour Tommy ; Emmeline Godine qui a pris le jeune Nick sous son aile et Dierdre Drake, qui joue le rôle de la mère de Mort dans le film. D'ailleurs, omniprésentes mais toujours en retrait, il y a les mères : celle de Morty, celle de Tommy, celle de Nick, celle de Merry, et j'en oublie peut-être. L'image en est tellement peu flatteuse que cet aspect à lui seul justifierait une relecture…
C'est le premier roman de Julia Glass que je lis, et il y en aura d'autres ! J'ai beaucoup aimé ce roman bavard, dense et touchant. J'ai aimé sa foisonnante richesse, la fine étude des divers personnages, la révélation des doutes qui les habitent, l'humour et l'ironie feutrée qui se glissent partout. J'ai aimé l'infinie délicatesse et la grande empathie de Tommy, la maladresse attendrissante de Nick, le désespoir et le courage de Merry, la rémanence des blessures de l'enfance chez tous les personnages. J'ai aimé découvrir la personnalité de Morty par les yeux des autres, les contradictions que ce prisme fait apparaître, les failles et la discrète générosité de cet égoïste difficile à aimer… Là aussi, une relecture s'imposerait : mes soupçons sont-ils fondés ? faut-il croire ce que sous-entend Reginald ? Mais bon, on ne peut quand même pas reprocher à un roman d'être riche au point de susciter une nouvelle lecture…
Merci au Grand Prix des Lectrices de Elle et aux éditions Gallmeister.
Challenge multi-défis 2019
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Nat_85
  03 octobre 2018
Je tiens à remercier Babelio pour cette dernière opération "Masse Critique" suite à laquelle j'ai eu le plaisir de recevoir le dernier roman de Julia Glass "Une maison parmi les arbres" aux éditions Gallmeister de la rentrée littéraire 2018 !
C'est une maison parmi les arbres, au coeur du Connecticut  dans laquelle s'est réfugié Morty Lear, considéré par beaucoup comme le plus grand auteur-illustrateur jeunesse du XXème siècle ! Mais suite à un banal accident domestique, il trouve tragiquement la mort.
p.14 : " Tommy n'a jamais douté que Morty serait généreux avec elle, mais elle ignorait qu'il lui léguerait la maison et tout ce qui l'entoure ; et encore moins qu'il ferait d'elle son exécuteur littéraire. "
Tomasina Daulair (alias Tommy) était l'assistante de Morty depuis plusieurs dizaines d'années. Dans l'ombre de l'écrivain, elle n'était ni sa femme ni sa compagne puisque Morty avait d'autres préférences.
p 180 : " Elle arrivait même à se consoler avec la certitude d'être en présence d'un homme beau et talentueux qui la connaissait bien et la traitait avec gentillesse, même affection. Si Morty avait été attiré par les femmes, peut-être, malgré leur écart d'âge, se seraient-ils mariés. "
Mais elle vivait avec lui, dans l'abnégation, entièrement dévouée, souvent dans l'incompréhension de son entourage.
p. 235 : " Tommy savait en effet que, lorsqu'on vit avec un artiste, l'artiste est incapable de laisser son travail de côté sur son bureau ou dans un attaché-case. L'esprit est le bureau, l'âme ou le coeur l'attaché-case. "
Mais cette complicité autant professionnelle que personnelle, date de très longtemps. Une époque où Tommy emmenait son petit frère Dani jouer dans le parc de Greenwich Village...L'artiste lui avait alors demandé l'autorisation de réaliser un portrait de Dani, sans imaginer qu'il deviendrait l'icône d'un des plus grand succès de littéraires de Morty.
Mais ce matin, Tommy est épouvantablement inquiète et un brin sur la défensive à l'idée de recevoir Nicholas Greene, l'acteur britannique pressenti pour jouer le rôle de Morty dans un biopic, projet encouragé par ce dernier de son vivant. Leur correspondance avait aidé l'acteur à comprendre le personnage qu'il allait être amené à incarner, mais il avait besoin de se rendre sur place, malgré les circonstances, pour s'imprégner totalement du personnage et des lieux.
p 343 : " Il vient vaguement à l'esprit de Tommy que Nick a comme une fragilité enfantine, une aura à la Peter Pan qui pourrait expliquer pourquoi Morty est tombé sous son charme. "
En effet, les deux hommes avaient en commun les blessures d'une enfance délicate.
p. 130 : " [...] Nick a tourné une clé dans la psyché de Mort Lear. Et, à vrai dire, Lear en a tourné une dans la sienne. Séparés par une quarantaine d'années, un océan et une grande partie d'un continent, ils ont eu des enfances étonnement semblables, du moins du point de vue de l'essence émotionnelles. "
Le succès de ce roman réside, pour ma part, dans la manière dont Julia Glass retranscrit la part d'ombre et de lumière que constitue la vie d'un artiste. Seul le lecteur va connaître au fil du récit, l'intégralité de la complexité du personnage.
Malgré un certain effort à entrer dans le roman, de par la multitude d'informations délivrées au démarrage de la lecture, celle-ci devient rapidement fluide, une fois le contexte posé. Chaque personnage a finalement une part d'ambiguïté à laquelle on s'attache et on se lie.
Je suis tombée sous le charme d'une écriture au style très "british", avec un brin humour subtil, une jolie dose de délicatesse, et un grand travail descriptif sur l'aspect psychologique des personnages.
Il est trop rare que soit également mis en lumière le travail des traducteurs, c'est pourquoi je tiens tout particulièrement à souligner ici celui de Josette Chicheportiche, qui contribue, sans conteste, au succès  de ce roman !
Lien : https://missbook85.wordpress..
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PetiteAbeille
  21 septembre 2018
♡♡ IMMENSE COUP DE COEUR ♡♡
Morty Lear est un écrivain et illustrateur de livres pour enfants reconnu.
Tomasina Daulair, son assistante, lui est dévouée depuis plus de trente ans.
Lorsque Morty décède accidentellement , elle découvre à la lecture de son testament qu'il lui lègue sa maison et qu'il l'a également désignée comme exécuteur littéraire... Elle va devoir prendre des décisions importantes sur ce qu'il adviendra du patrimoine artistique de Morty.
Mais avant tout, elle doit se préparer à accueillir Nicholas Green, acteur célèbre qui a été choisi pour incarner Mort Lear dans une adaptation cinématographique de sa vie.
Normalement les deux hommes auraient dû se rencontrer. Mais le décès impromptu de l'auteur oblige Tommy à accueillir Nick afin de lui parler de Morty Lear.
☆☆☆
Des enfances difficiles.
L'affrontement de la maladie.
La perte d'un être cher.
La peur de la solitude.
...
Autant de thèmes abordés avec finesse et élégance.
Chaque personnage possède ses parts d'ombres et de lumières et Julia Glass les dépeint avec justesse et délicatesse.
Parce que, oui, sa plume est douce et délicate. Ses personnages sont beaux et touchants. Les émotions sont palpables.
Cette maison parmi les arbres j'y ai vécu l'espace de quelques heures. Je m'y suis installée, j'ai partagé un bon repas avec Tommy et puis après, je suis sortie dans le jardin pour aller visiter l'atelier et m'émerveiller devant les illustrations de Morty.
J'ai habité ce roman et il continue à vibrer doucement en moi ♡♡♡♡♡♡
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critiques presse (2)
Liberation   12 novembre 2018
Beaucoup de thèmes s’entrecroisent dans ce roman. Un célèbre auteur pour enfants (il paraît que Julia Glass s’est inspirée de Maurice Sendak) vient de mourir : son assistante, et l’acteur prévu pour son biopic, ont quelques secrets à découvrir, et leur propre vie à raconter.
Lire la critique sur le site : Liberation
Actualitte   18 septembre 2018
Un long roman intérieur qui va et vient entre les différents personnages et leur passé. Tout cela car le grand Morty Lear est mort. Autour de lui continue de briller tout un monde de succès mais aussi de questions restées sans réponses. L'occasion de penser et repenser du début à la fin.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   03 septembre 2018
« CB: Pourquoi maintenant?
ML: J’écris pour les enfants, et si mon histoire est réussie, je suis à moitié un enfant. Ou un enfant tout entier, Dieu seul le sait ! Les gens prétendent que les auteurs de livres pour enfants sont des gosses qui ne savent toujours pas ce qu’ils veulent faire plus tard. Mais cela signifie que j’agis plus par instinct que vous, alors que vous avez peut-être la moitié de mon âge. Quelque chose, je l’appelle mon petit diable interne, me dit qu’il est temps de révéler cette histoire. Il se trouve que vous en êtes le receveur, tout ça parce que vous, ou vos chefs, avez décidé que c’était le moment de publier un article flatteur sur Mort Lear. Pas sûr que vous teniez l’article flatteur, hein?
CB: Eh bien, non. À mon avis, il ne l’est certainement pas.
ML: Quoi qu’il en soit, tout est une question de timing. En amour. À la guerre. Quand on raconte son histoire. »
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BibliorozBiblioroz   27 novembre 2018
— Et puis, avait repris Morty, ce n'est qu'un magazine. Qui se soucie des magazines aujourd'hui ? Ils sont là pour nous rassurer, à tort, sur le fait que les adultes savent encore lire. Dans deux mois, que sera devenue mon histoire ? Une paire de chaussettes en laine polaire ou un rouleau de papier toilette politiquement correct. Ou n'importe quoi que l'on produit à partir de la pâte à papier recyclée dans notre monde intelligent du "Fabriquons encore plus de choses !"
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cathulucathulu   23 août 2018
- C'est la raison pour laquelle cette histoire s'adresse à des enfants plus âgés. Des enfants qui ne sont plus vraiment des enfants. Qui comprennent ce qu'ils voient aux informations . Et au cas où vous l'auriez oublié , les adolescents ont, de façon innée des pensées sombres qu'ils ont tendance à garder pour eux. Ils se régalent de désastres fictifs. Il y a une espèce de réconfort à voir le monde brûler dans un livre. Un livre, comme un fourneau, peut être refermé, le feu contenu.
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ZarpsZarps   19 novembre 2018
En années Hollywood, j'ai largement l'âge d'être sa mère. D'après un calcul rétroactif en vigueur à Hollywood, on peut facilement devenir mère à huit ans. Je pense... j'espère même !... être affectée à une autre décennie de mamans. Si j'ai de la chance. Puis de grands-mères si je touche le jackpot. Les reines douairières ! Ça vaut mieux que tomber dans l'oubli.
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Cigale17Cigale17   01 janvier 2019
Les enfants ne cherchent pas à essayer de comprendre les actions de leurs grands-parents. Qu’ils se comportent de façon sympathique ou tyrannique, les grands-parents sont, comme les dinosaures et les Vikings, des êtres dépassés et illogiques, exempts des règles de la physique ou d’un comportement moderne décent. Tous les actes excentriques ou même brutaux qu’ils perpètrent sont excusés du fait de leur grand âge. (Peut-être qu’à leur époque, c’était normal de faire honte à ses enfants, comme il était normal de du temps des dieux nordiques de piller et de brûler.) p. 48
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Video de Julia Glass (1) Voir plusAjouter une vidéo
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La chronique de Gérard Collard - Refaire le monde
Si vous aimez lire, si vous êtes gourmet, si vous êtes gourmand... le livre que Gérard Collard vous présente aujourd'hui dans sa chronique, est pour vous!!! le libraire de Saint-Maur-des Fossé a choisi de vous parler du livre de Julia Glass "Refaire le monde" aux éditions J'ai Lu. Un roman qui se dévore... Regardez... La présentation du livre "Refaire le monde" par l'éditeur : Pâtissière à Greenwich Village, Greenie se consacre tout entière à son jeune fils et à son métier, tandis que son mari plonge dans la mélancolie. Lorsque le truculent gouverneur du Nouveau-Mexique, conquis par un gâteau à la noix de coco, lui propose de devenir chef cuisinière de sa résidence, elle accepte, par ambition autant que par désespoir, et part vers l'Ouest, bouleversant ainsi la vie de toute la famille... Vous pouvez commander "Refaire le monde" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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